a : (Gaffiot P. 1-3 -- Lebaigue P. 1).         


a, f., n., indécl., [première lettre de l’alphabet] : Cic. Div. 1, 23 II abréviations diverses : A. = Aulus [prénom] II = antiquo, je rejette [la proposition sur les bulletins de vote dans les comicesII = absolvo, j’absous [sur les bulletins des juges] ; d’où l’appellation] littera salutaris Cic. Mil. 15 II A. U. C. = anno urbis conditae ; a. u. c. = ab urbe condita ; a. d. VIII Kal. Nov. = ante diem octavum Kalendas Novembres II [dans les inscr.] A. = Augustus ; A.A. = Augusti duo ; A.A.A. = Augusti tres ; III viri A.A.A.F.F. = triumviri auro, argento, aeri flando, feriundo.

ā, ou āh, interj., v. ah.

ā, ăb, abs, prép. avec abl. (ἀπό).

I [point de départ] 

¶ 1 [avec des v. de mouvement, tr. ou int., simples ou composés] de : 

a) a signo Vortumni in Circum Maximum venire Cic. Verr. 1, 154 : venir de la statue de Vertumne au Cirque Maxime, v. proficiscor, discedo, arcesso, etc ;

b) [avec noms de pers.] de chez, d’auprès : a Caesare redire, Cic. Q. 2 , 4, 6 : revenir de chez César ;

c) [sans verbe] non ille Serranus ab aratro, Cic. Sest. 72 : non pas le fameux Serranus venu de sa charrue; quid tu, inquit, huc? a villa enim, credo, Cic. Fin. 3, 8 : eh! dit-il, pourquoi toi ici? c’est de ta maison de campagne que tu viens, sans doute; 

d) [en parl de lettres] de la part de : litterae adlatae ab L. Porcio praetore, Liv. 26, 39, 1 : une lettre apportée de la part du préteur L. Porcius, cf. Cic. Att. 7, 15, 5 ; 1, 15, 2; 

e) [avec adesse, marquant résultat du mouvement] adest a milite, Plaut. Ps. 924 : il est là venant de la part du militaire, cf. Mil. 958, 1046; Ter. And. 268; Virg. En. 7, 454; dona adsunt tibi a Phaedria, Ter. Eun. 465 : il y a là pour toi des présents de la part de Phaedria. 

f) [avec les noms de ville] de = des environs de [et non pas de l’intérieur de] : Cic., Caes.

¶ 2 [pour marquer la provenance] petere, postulare, quaerere, demander à; impetrare, obtenir de; accipere, recevoir de; habere, tenir de, etc.; emere, acheter à; sumere, haurire, prendre à, puiser à; trahere, tirer de; ducere, faire venir de, etc.; discere, audire, apprendre de, entendre de, etc. 

¶ 3 [idée d’origine

a) oriri, prendre naissance à; fluere, découler de; nasci, naître de; proficisci, partir de, provenir de; ea sunt omnia non a natura, verum a magistro, Cic. Mur. 61 : ces imperfections proviennent toutes non pas de la nature, mais du maître, cf. Har. 39; Fin. 1, 21; Off. 2, 69; sed haec et vetera et a Graecis, Cic. Tusc. 1, 74 : mais tout cela c'est ancien et aussi tiré de l’histoire grecque, cf. Fam. 3, 13, 1; 5, 3, 1; 9, 16, 7; Par. 11; Sest. 122; 

b) [idée de naissance, de descendance] a Deucalione ortus, Tusc. 1, 21 : né de Deucalion; a M. Tullio esse, Cic. Br. 62 : descendre de M. Tullius II [filiation philosophique, littéraire, etc.] ab his oratores exstiterunt, Cic. Fin. 5, 7 : d’eux (Péripatéticiens) sortirent des orateurs; erat ab isto Aristotele, Cic. de Or. 2, 160 : il était de l’école de votre Aristote, cf. Or. 113; Mur. 63; 

c) Turnus Herdonius ab Aricia, Liv. l, 50, 3 [= Aricinus] : Turnus Herdonius d’Aricie, cf. 6, 13, 8; 6, 17, 7; pastor ab Amphryso, Virg. G. 3, 2 : le berger Amphrysien [du fleuve AmphrysusII de la maison de, [en parl. d’un esclave] Plaut. Ps. 616; Mil. 160; Curc. 407; Ter. And. 756; 

d) [étymologie] mater autem est a gerendis fructibus Ceres tamquam "Geres", Cic. Nat. 2, 67 : quant à sa mère, son nom, Cérès, qui est comme Gérès, vient de gerere fructus, porter, produire les fruits, cf. 2, 64; 68; 2, 111; Leg. 2, 55; Varr. R. 1, 46; 2, 4, 17; 3, 12, 6, etc.; L. 5, 20; 5, 66 II  maerere a marcere, Varr. L. 6, 50 : maerere, s’affliger, vient de marcere, être affaissé; aures ab aveo, Varr. L. 6, 83 : le mot aures, oreilles, vient de aveo, désirer II [mots grecs au datif ] L. 5, 103, etc. 

¶ 4 [avec dare, possidere, promittere] : aliquid ab aliquo, donner, posséder, promettre qqch en le tenant de qqn, provenant de qqn, cf. Plaut. Cap. 449; Ps. 735; Cic. Flac. 44; Verr. 3, 177; a me argentum dedi, Plaut. Trin. 182 : j’ai donné l’argent de ma poche, cf. 1144; Men. 545; aliquid a me promisi, Cic. de Or. 1, 111 : j’ai promis qqch de mon fonds, cf. Pis. 84; Lucr. 4, 468; Suet. Caes. 84 II Antoni edictum legi a Bruto, Cic. Att. 16, 7, 7 : l’édit d’Antoine, je l’ai lu de Brutus, le tenant de Brutus. 

II [éloignement, séparation, au pr. et fig.] de, loin de :

¶ 1 v. les verbes : dimittere, renvoyer de (loin de); excludere, deterrere, chasser de, détourner de, etc.; abhorrere, distare, differre, être éloigné de, différer de, etc.; de turba et a subselliis in otium se conferre, Cic. de Or, 2, 143 : se retirer du milieu de la foule et loin des bancs du tribunal pour prendre du repos; ab oppido castra movere, Caes. BC. 3, 80, 7 : en levant le camp s’éloigner de la ville; v. solvo, fugo, ejicio, aufero, etc. II [sans aucun verbe] a Chrysippo pedem numquam, Cic. Ac. 2, 143 : de Chrysippe il ne s’éloigne jamais d’une semelle, cf. Att. 7, 3, 11; Fam. 7, 25, 2; nunc quidem paululum, inquit, a sole, Cic. Tusc. 5, 92 : pour le moment, dit-il, écarte-toi un tant soit peu de mon soleil II [nuances] unde dejecti Galli? a Capitolio? unde, qui cum Graccho fuerunt? ex Capitolio, Cic. Caec. 88 : d’où furent rejetés les Gaulois? de l’accès au Capitole : d’où les partisans de Gracchus? du Capitole, cf. 86

¶ 2 avec les verbes defendere, tueri, munire, tegere, prohibere, arcere, etc. défendre, protéger, garantir contre, écarter de II stabula a ventis hiberno opponere soli, Virg. G. 3, 302 : placer l’écurie à l’abri des vents [en face de] exposée au soleil d’hiver.

¶ 3 [expression] ab re, contrairement à l’intérêt : Plaut. Cap. 338; As. 224; Trin. 239; haud ab re duxi referre, Liv. 8, 11, 1 : j’ai cru qu’il n’était pas inopportun de rapporter.

III du côté de

¶ 1 [sens local] a tergo, a latere, a fronte, de dos, de franc, de front [de face] : a decumana porta, Caes. BG. 6, 37, 1 : du côté de la porte décumane; ab ea parte, Caes. BG. 6, 37, 2 : de ce côté; ab terra ingens labor succedentibus erat, Liv. 26, 46, 1 : du côté de la terre, il y avait d’énormes difficultés pour les assaillants, cf. Sall. J. 17, 4; Plin. Ep. 2, 17, 21; surgens a puppi ventus, Virg. En. 5, 777 : le vent s’élevant en poupe II ab Opis, Cic. Att. 6, 1, 17 [s.-ent. aede] : du côté du temple d’Ops (comp. ad Castoris), cf. Liv. 10, 47, 4 II Magnetes ab Sipylo, Cic. Q. 2, 9, 2 : les Magnésiens qui habitent près du mont Sipyle, les Magnésiens du mont Sipyle, cf. Tac. An. 2, 47.

¶ 2 [point de départ, point d’attache] : stipites ab infimo revincti, Caes. BG. 7, 73, 3 : troncs solidement attachés à la partie inférieure, par la base; cornua ab labris argento circumcludere, Caes. BG. 6, 28, 6: entourer d'argent les cornes sur les bords de la partie évasée. 

¶ 3 [fig.] du côté de, du parti de, en faveur de : abs te stat, Plaut. Rud. 1100 : il se tient de ton bord, cf. Cic. Inv. 1, 4; Br. 273; ab reo dicere, Cic. Clu. 93 : parler en faveur de l'accusé; vide ne hoc totum sit a me, Cic. de Or. 1, 55 : prends garde que cela ne soit tout en ma faveur; a petitore, a possessore agere, Plin. Ep. 6, 2, 2 : plaider pour le compte du demandeur, du défendeur.

¶ 4 du côté de, sous le rapport de : a materno genere, Cic. Sull. 25 : du côté maternel, par sa mère, cf. Ov. M. 2, 368; a re frumentaria laborare, Caes. BC. 3, 9, 5 : souffrir de l'approvisionnement en blé; a mitilibus, a pecunia imparati, Cic. Att. 7, 15, 3 : pris au dépourvu sous le rapport des troupes, de l'argent; ab exemplis copiose aliquid explicare, Cic. Br. 198 : développer qqch avec une grande richesse d'exemples; tempus mutum a litteris, Cic. Att. 8, 14, 1 : époque silencieuse sous le rapport des lettres [où l'on n'écrit point]; eorum impunitas fuit a judicio, a sermone, Cic. Post. 27 : ils ont agi impunément au regard de la justice, au regard de l'opinion publique; mons vastus ab natura et humano cultu, Sall. J. 48, 3 : montagne désolée sous le rapport de la nature du sol et de sa culture par l'homme [stérile et inculte]; ab omni parte, Hor. O. 2, 16, 27 : sous tous les rapports.

¶ 5 servus a pedibus meis, Cic. Att. 8, 5, 1 [mss] : esclave qui me sert du point de vue de mes pieds [qui fait mes courses] II [puis ab suivi du nom de l'objet confié à la garde, à la surveillance] servus ab argento, a frumento, a veste, a vinis, esclave préposé à l'argenterie, à l'approvisionnement, à la garde-robe, aux vins; a bibliotheca, bibliothécaire; a valetudinario, infirmier; liberti ab epistulis et libellis et rationibus, Tac. An. 15, 35 : affranchis chefs du secrétariat, maîtres des requêtes, chefs de la comptabilité; libertus et a memoria ejus, Suet. Aug. 79 : son affranchi en même temps que son historiographe; novum officium instituit a voluptatibus, Suet. Tib. 42 : il créa une nouvelle charge, l'intendance des plaisirs. 

IV à partir de : 

¶ 1 de, à partir de, depuis : a porta Esquilina video... Cic. de Or. 2, 276 : de la porte Esquiline je vois..., cf. Caes. BG. 2, 24, 2; ut erat a Gergovia despectus in castra, Caes. BG. 7, 45, 4 : étant donné que de Gergovie la vue plongeait dans le camp; a vestibulo curiae, Liv. 1, 48, 1 : dès le vestibule de la curie; gemere ab ulmo, Virg. B. 1, 58 : gémir au sommet de l'orme; ab equo oppugnare, Prop. 3, 11, 13 : assaillir à cheval; contra sensus ab sensibus repugnat, Lucr. 1, 693 : il va à l'encontre des sens en s'appuyant sur les sens; ab summo, Caes. BG. 2, 18, 1 : à partir du sommet, cf. 7, 73, 6; a medio ad summum, Cic. Tim. 20 : du centre aux extrémités; da ab Delphio cantharum circum, Plaut. Most. 347 : fais circuler la coupe en commençant par Delphium, cf. As. 891; orae maritimae praesum a Formiis, Cic. Fam. 16, 12, 5 : je commande le littoral à partir de Formies; ab eo loco, Fam. 7, 25, 2 : à partir de ce passage, de ces mots...

¶ 2 [évaluation d'une distance] : septumas esse aedes a porta, Plaut. Ps. 597 : [il m'a dit] que c'était la septième maison à partir de la porte, cf. Varr. R. 3, 2, 14; Caes. BG. 2, 7, 3; 4, 22, 4; 5, 32, 1; quod tanta machinatio ab tanto spatio instrueretur, Caes. BG. 2, 20, 3 : (ils se moquaient) de la construction à une si grande distance d'une si grande machine; v. longe, prope, procul avec ab; ultima stella a caelo, Cic. Rep. 6, 16 : étoile la plus éloignée du firmament II [limites d'un espace] ab... ad, depuis... jusqu'à : Caes. BG. l, 1, 7; Liv. 1, 2, 5, ab imo ad summum totus moduli bipedalis, Hor. S. 2, 3, 308 : de la base au sommet haut en tout de deux pieds; a Vestae ad Tabulam Valeriam, Cic. Fam. 14, 2, 2 : du temple de Vesta à la Table Valérienne.

¶ 3 à partir de = y compris, avec : teneram ab radice ferens cupressum, Virg. G. 1, 20 : portant un tendre cyprès avec ses racines; ab radicibus imis, Virg. G. 1, 319 : [épis arrachés] avec toutes leurs racines.

V [point de départ d'un jugement, d'une opinion, etc.

¶ 1 d'après : aliquid ab aliqua re cognoscere, Caes. BG 1, 22, 2 : reconnaître qqch d'après tel détail; a certo sensu et vero judicare de aliquo, Br. d. Fam. 11, 10, 1 : juger qqn avec un sentiment sûr et vrai; ab annis spectare, Virg. En. 9, 235 : considérer d'après l'âge; populum ab annis digerere, Ov. F. 6, 83 : partager l'ensemble des citoyens d'après l'âge, cf. M. 14, 323; Tr. 4, 6, 39; Ep. 2, 86 II ab arte inexperta, Tib. 2, 1, 56 : avec un art inexpérimenté, cf. 1, 5, 4; Ov. Tr. 2, 462.

¶ 2 [point de départ d'un sentiment], d'après, par suite de, du fait de : v. metuere, timere ab aliquo, craindre du fait de qqn, cf. Cic. Amer. 8; Fam. 5, 6, 2; Sul. 59; Phil. 7, 2; Liv.22, 36, 1; 24, 38, 9; v. sperare ab aliquo Cic. Off. 1, 49; Phil. 12, 26; Pis. 12; Liv. 21, 13, 3; metus omnis a vi atque ira deorum pulsus esset, Cic. Nat. 1, 45 : toute crainte de la puissance et de la colère des dieux serait chassée, cf. Liv. 23, 15, 7; 23, 36, 1; 25, 33, 5, etc.

VI à partir de [temps], depuis

¶ 1 a primo, a principio, dès le début; a principiis, dès les débuts; ab initio, dès le commencement; a puero, a pueritia, dès l'enfance; ab ineunte adulescentia, dès le commencement de la jeunesse II [à la prépos. se joignent souvent inde, jam, jam inde, statim, protinusII  longo spatio temporis a Dyrrachinis prœliis intermisso, Caes. BC. 3, 84, 1 : un long intervalle de temps s'étant écoulé depuis les combats de Dyrrachium; ab hoc tempore anno sescentesimo rex erat, Cic. Rep. 1, 58 : il était roi il y a six cents ans à compter de notre époque, cf. CM 19; ponite ante oculos unum quemque veterum; voltis a Romulo? voltis post liberam civitatem ab iis ipsis qui liberaverunt? Cic. Par. 11 : évoquez la vie de chacun des anciens; voulez-vous remonter à Romulus? voulez-vous remonter, après la fondation de la liberté, à ceux précisément qui l'ont fondée? lex a sexagesimo anno senatorem non citat, Sen. Brev. 20, 4 : la loi ne convoque pas le sénateur après soixante ans aux séances.

¶ 2 [noms de pers.] jam inde a Pontiano, Cic. Att. 12, 44, 2 : depuis Pontianus [l'affaire de Pontianus]; exspecto te, a Peducaeo utique, Cic. Att. 12, 51, 1 : je t'attends, en tout cas sans faute après Péducaeus [après l'affaire réglée avec Péducaeus]

¶ 3 [évaluation d'un laps de temps] : ab... ad (usque ad), depuis... jusqu'à : Cic. Br. 328; de Or. 2, 52; Caes. BG. 1, 26, 2; Liv. 26, 25, 11, etc. II [évaluation d'une durée, d'un rang chronologique] annus primus ab honorum perfunctione, Cic. de Or. 3, 7 : la première année après l'achèvement des magistratures; quartus ab Arcesilao fuit, Cic. Ac. 1, 46 : il fut le quatrième en partant d'Arcésilas; secundus a Romulo conditor urbis, Liv. 7, 1, 10 : le second fondateur de Rome après Romulus, cf. 1, 17, 10; Hor. S. 2, 3, 193; Virg. B. 5, 49. 

¶ 4 après, aussitôt après, au sortir de : ab re divina, Plaut. Pœn. 618 : après le sacrifice; ab decimae legionis cohortatione profectus, Caes. BG. 2, 25, 1 : étant parti, immédiatement après avoir harangué la dixième légion; a tuo digressu, Cic. Att. 1, 5, 4 : après ton départ; ab ea [auctione] Cic. Att. 13, 30, 1 : aussitôt après [la vente]; ab ipso cibo, Sen. Contr. 1, praef. 17 : aussitôt après avoir mangé.

VII du fait de, par l'effet de

¶ 1 [cause efficiente, surtout avec les inchoatifs] : calescere ab, Cic. Nat. 2, 138 : se réchauffer grâce à; mitescere a sole, Cic. frg. F. 1, 17 : s'adoucir sous l'action du soleil, cf. Varr. L. 5, 109; 7, 83; Ov. M. 1, 66; F. 5, 323 II  qua mare a sole conlucet, Cic. Ac. 2, 105 : sur toute l'étendue où la mer brille par l'effet du soleil, cf. Nat. 2, 92; zona torrida semper ab igni, Virg. G. 1, 234 : zone toujours brûlante par suite du feu; lassus ab, Hor. S. 2, 2, 10 : fatigué du fait de; a vento unda tumet, Ov. F. 2, 776 : le vent fait gonfler l'onde, cf. 1, 215.

¶ 2 par suite de, par un effet de, en raison de [avec un nom de sentiment] : scio me ab singulari amore ac benevolentia, quaecumque scriba, tibi scribere, Balb. Fam. 9, 7 B, 3 : je sais que c'est un attachement, un dévouement sans égal qui me font t'écrire tout ce que je t'écris; ab ira, Liv. 24, 30, 1 : par l'effet de la colère; ab odio plebis an ab servili fraude, Liv. 3, 15, 7 : par suite de la haine du peuple ou de la perfidie des esclaves; [constr. très fréq. d. Liv. cf. 5, 5, 3; 9, 40, 17; 10, 5, 2; 27, 17, 5; 28, 7, 9; 36, 24, 7; etc.]; a duabus causis punire princeps solet, Sen. Clem. 1, 20, 1 : deux raisons d'ordinaire amènent le prince à punir; ab hoc, Varr. R. 2, 3, 7 : par suite de cela, en raison de cela, cf. 2, 7, 6 II  gravis ab, Ov. H. 10, 138 : alourdi par; a somno languida, Ov. H, 10, 9 : alanguie par le sommeil; dives ab, Ov. H. 9, 96 : enrichi par.

VIII [après les verbes passifs] 

¶ 1 [avec un nom de pers. pour marquer le sujet logique de l'action; constr. courante]

¶ 2 [avec des noms de choses considérées comme des pers.] : a civitatibus, Cic. Verr. 3, 176 : par les villes; a classe, Verr. 5, 63 : par la flotte; a re publica, Cic. Mur. 7 : par l'état; a legibus, Cic. Mil. 9 : par les lois; a natura, Cic. Phil. 14, 32 : par la nature; a studiis adulescentium, Cic. de Or. 3, 207 : par le zèle des jeunes gens; a ventis invidiae, Cic. Verr. 3, 98 : par les vents de la malveillance; a more majorum, Cic. Fam. 13, 10, 1 : par la coutume des ancêtres; a vero, a falso, Cic. Ac. 2, 71 : par le vrai, par le faux; defici a viribus, Caes. BC. 3, 64, 3 : être abandonné par ses forces. 

¶ 3 [après l'adj. verbal] Cic. de Or. 2, 86; Pomp. 34; etc. 

¶ 4 [différent de per] : aliquid a suis vel per suos potius iniquos ad te esse delatum, Cic. ad Br. 1, 1, 1 : [il m'a paru soupçonner] que ses ennemis t'ont rapporté ou plutôt t'ont fait rapporter quelque histoire; qui a te defensi et qui per te servati sunt, Cic. Pet. 38 : ceux que tu as défendus et ceux que ton entremise a sauvés.

¶ 5 [avec des intr. équivalant pour le sens à des passifs] a paucis interire, Cic. Off. 2, 26 : périr sous les coups de quelques hommes, cf. Lucr. 6, 709; mori ab, Cic. Fam 15,17, 2; Sen. Contr. 5. 3; perire ab, Nep. Reg. 3, 3; Ov. P, 3, 3, 46; cadere ab, Tac. An. 16, 9; vapulare ab, Sen. Contr. 9, 4, 2; Sen. Apoc. 15; Quint. 9, 2, 12. Q.

====>> ¶ 1 abs est rare; se trouve devant t, surtout dans l'expr. abs te II aps Inscr. et divers mss. de Plaut. et des lettres de Cic. II af , signalé par Cic. Or. 158, se lit dans des Inscr.

¶ 2 d'après les gram. anciens a se place devant les consonnes, ab devant les voyelles et devant h; mais ni les mss. ni les Inscr. ne vérifient cette règle.

¶ 3 qqf a, ab se trouvent après le relatif (quo ab) : Plaut. As. 119; Rud. 555 II chez les poètes et chez Tacite, rarement ailleurs, entre le subst. et son déterminatif [adjectif, génitif, ou nom propre apposé] : judice ab uno Tac. An. 2, 60, par un seul juge; initio ab Suriae An. 4, 5, depuis les frontières de la Syrie; oppido a Canopo Tac. An 2, 60, à partir de la ville de Canope; uxore ab Octavia abhorrebat, Tac. An. 13, 12 : il se détournait de son épouse Octavie II chez Ovide, séparé par ipse du complément : H. 9, 96; 12, 18; Pont. 3, 3, 46, etc. II quand il y a deux compléments liés par une copule, placé devant le second : Plaut. As. 163; Prop. 4, 3, 39; Ov. H. 6, 108, etc.

¶ 4 en composition, a devant m, v, (amovere, avertere); abs devant c, p, t (abscondere, abstinere, asportare = absportare); au devant f (auferre, aufugere), sauf afui parf. de absum; ab devant les autres consonnes, sauf  aspernari au lieu de abspernari.

Ăărōn (Arōn), indécl. m. : Aaron (frère de Moïse, premier grand prêtre des Hébreux).
          - Ăārōn, Prud. Psych. 884.
          - Ăărōnĕus, a, um : P. Nol. d'Aaron.
          - voir hors site : Aaron.
ăb : c. a.
Aba, ae, f. : Plin. l'Aba (montagne d'Arménie).
ăbăcīnus, a, um [abacus] : Plin. de mosaïque.
ăbactĭo, ōnis, f. [abigo] : action d'enlever, détournement.
          - Hier. Jerem. 1, 5, 15.
ăbactŏr, ōris, m. [abigo] : celui qui détourne, celui qui vole (des bestiaux), voleur de bestiaux.
          - Apul. M 7, 26 ; Isid. 10,14.
abactus :
       1 - ăbactus, a, um : part. passé de abigo.
          - abactus amnis, Tac. : fleuve détourné.
          - medio jam noctis abactae, Virg. : la nuit déjà à moitié écoulée.
          - abacti oculi, Stat. : yeux enfoncés.
       2 - ăbactŭs, ūs, m. : détournement, vol (de troupeaux...), enlèvement du butin; expulsion.
          - cum abactus hospitum exerceret, Plin. Pan. : alors qu'il faisait du butin sur ses hôtes.
Abacuc (Habacuc), indécl. m. : Habacuc (prophète juif).
          - oratio Habacuc prophetae, Vulg. : prière de Habacuc, le prophète.
          - voir hors site : Habacuc.
ăbăcŭlus, i, m. : tablette de verre pour mosaïque, petit carreau de verre (qu'on employait dans la mosaïque ou dans certains jeux). --- Plin. 36,199.
          - gr. ἀϐακίσκος : petit carré de mosaïque.
          - voir hors site : abaculus.
ăbăcus, i, m. : (Lebaigue P. 1 et P. 2)
          - gr. ἄϐαξ.
          - voir hors site : abacus.
    1 - buffet, bahut, crédence (pour exposer la vaisselle de luxe).
      - Varr. L. 9, 46 ; Cic. Verr. 4, 35 ; 4, 57 ; Tusc. 5, 61 ; Liv. 39, 6.
    2 - table de calcul, tableau.
      - Pers. 1, 131 ; Apul. Apol. 16.
    3 - table de jeu, damier.
          - eburneis quadrigis cotidie in abaco ludere, Suet. : jouer tous les jours sur une table avec des quadriges d'ivoire.
      - Macr. Sat 1, 5, 11.
    4 - tablette (en marbre ou en verre, destinée à recouvrir les parois d'un appartement).
      - Vitr. 7, 3, 10 ; 7, 4, 4 ; Plin. 33, 159.
    5 - abaque, tailloir (partie supérieure d'un chapiteau).
      - Vitr. 4, 1, 11.
ābaddir, indécl. n. (ābaddir, īris, m.) : bétyle (notamment, la pierre que Rhéa donna à dévorer à Saturne au lieu de Jupiter enfant).
      - Th.-Prisc. 2, 34; Aug. Ep. 1, 17, 2.
Abaesamis, ĭdis, f. : Abésamis (ville d'Arabie). --- Plin. 6, 145.
ăbaestumo, āre : - intr. - mot forgé = autumo. --- cf. Gell. 15, 3, 4.
ăbaestuo, āre : - intr. - Gell. onduler (en parl. d'une vigne chargée de grappes), flotter sous le poids de.
ābaeto (ābīto, abbīto), ĕre : - intr. - s'en aller.
      - Plaut. Truc. 95; Epid. 304.
ăbăgĭo, ōnis, f. : mot que Varron emploie pour expliquer adagio.
ăbăgo, ĕre, ēgi, actum : - intr. - c. abigo.
ăbagmentum, i, n. [ab + ago] : Prisc. remède expulsif (pour l'avortement).
ăbăgo : c. abigo.
Abalē, ēs, f. : ville d'Éthiopie. --- Plin. 6, 79.
Abali, ōrum, m. : les Abales (peuple de l'Inde). --- Plin. 6, 67.
ăbălĭēnātĭo, ōnis, f. :
       1 - Cic. aliénation (vente ou cession légale d'une propriété), vente, cession. --- Cic. Top. 28
       2 - abandon, renoncement. --- Eccl.
ăbălĭēnātus, a, um : part. passé de abalieno.
ăbălĭēno, āre, āvi, ātum : - tr. -
       1 - éloigner (de soi ou d'un autre).
          - abalienare aliquem ab aliqua re : détourner qqn de qqch.
       2 - aliéner, détacher, donner de l'éloignement, refroidir.
          - abalienare a se judices, Cic. de Or. 2, 304 : s’aliéner les juges.
          - abalienare alicujus voluntatem a se, Cic. : s'aliéner les bonnes dispositions de qqn.
          - abalienare a se : éloigner de soi.
          - abalienare homines suis rebus, Nep. : détacher les hommes de ses intérêts.
          - crucior a viro me tali alienarier, Plaut. : je souffre d'être séparé d'un tel homme.
          - abalienare alicujus voluntatem a se, Cic. : détruire lers bonnes dispositions de qqn à son égard.
          - nos abalienavit, Ter. : il nous a repoussés.
          - suspicatur te ab se abalienatum, Cic. : il se doute que tu es en froid avec lui.
          - neque enim indigna patientium modo abalienabantur animi, Liv. 26, 38, 4 : *et, de fait, non seulement les esprits de ceux qui enduraient des souffrances indignes étaient devenus hostiles (à Hannibal), mais aussi les esprits de tous les autres* = et, de fait, (Hannibal) se fit l'ennemi non seulement de ceux qui enduraient des souffrances indignes, mais aussi de tous les autres.
       3 - aliéner (t. de droit), vendre, céder.
          - demptis tegulis, instrumento, pecore abalienato, Cic. Verr. : après avoir enlevé les couvertures, engagé les troupeaux et les instruments de labourage.
          - vectigalia abalienare, Cic. : aliéner les revenus de l'Etat.
       4 - aliéner (t. de médecine), altérer.
          - membra morbis abalienata praecidere, Quint. : amputer les membres altérés par le mal (les membres morts).
          - opium sensus abalienat, Scrib. : l'opium égare les sens (l'opium rend inconscient).
       5 - priver, délivrer.
          - jure civium abalienatus : privé du droit de cité, privé de ses droits de citoyens.
          - quod responsum Campanos metu abalienavit, Liv. 8 : cette réponse délivra les Campaniens de leur crainte.
Abălĭtēs sĭnus, m. : le golfe Abalite (dans la mer Erythrée). --- Plin. 6, 174.
ăbălĭud, adv. : d'un autre côté. --- Tert. Nat. 1, 9.
Abalus, i, f. : l'île Abalus (au nord de la Germanie). --- Plin. 37, 35.
ăbambŭlo, āre : - intr. - s'éloigner, se retirer.
          - P. Fest. 26, 10.
ăbămĭta, ae, f. : Dig. grand-tante (du côté paternel).
ăbantĕ :
       1 - adv. devant. --- Firm. Math. 2, 22.
       2 - prép. + acc. devant. --- Vulg.
Ăbantēus, a, um : d'Abas. --- Ov. M. 15, 164.
Ăbantĭădēs, ae, m. :
       1 - [Acrisius] fils d'Abas. --- Ov. M. 4, 607.
        2 - [Persée] petit-fils d'Abas. --- Ov. Am. 3, 12, 24, etc.
Abantĭăs, ădis, f. : nom prim. de l'île d'Eubée. --- Plin. 4, 64.
Ăbantĭus, a, um : d'Abanta (ancien nom de l'Eubée).
          - Abantia aequora, Stat. : mer d'Abanta (qui baigne l'Eubée).
ăbarcĕo (ăbercĕo), ēre : - tr. - empêcher, tenir éloigné, éloigner. --- P. Fest. 15, 13.
Abăres (Avăres), um, m. : les Abares (peuple scythe). --- Isid. 9, 2, 66.
Ăbarim, indécl. m. : Vulg. le mont Abarim (en Palestine).
Abărimōn : contrée de Scythie.
          - in quadam convalle magna Imaui montis regio est quae vocatur Abarimon, Plin. 7, 11 : dans une grande vallée du mont Imaüs, se trouve une région appelée Abarimon.
Abăris, is, m. (acc. -in) : Abaris. - 1 - prêtre d'Apollon. - 2 - autres du même nom.
          - gr. Ἄϐαρις.
      - Virg. En. 9, 342 ; Ov. M. 5, 86.
          - Ăbărĭtānus, a, um : Plin. Abaritain, d'Abaris (ville d'Afrique).
ăbartĭcŭlāmentum, i, n. : Placit. articulation.
Ăbās, antis, m. : Abas. - 1 - roi d'Argos, fils de Lyncée et d'Hypermnestre, père de Lyrcos, de Protéos, d'Acrisius - son successeur - et d'Idoménée. - 2 - un Centaure, fils d'Ixion. - 3 - un Ethiopien. - 4 - un compagnon de Diomède. - 5 - un compagnon d'Enée. - 6 - un chef toscan.
          - gr. Ἄϐας, αντος.
          - Ăbantēus, a, um : d'Abas.
          - gr. Ἀϐάντειος.
          - Ăbantĭădēs, ae, m. : un descendant d'Abas. - a - fils d'Abas (= Acrisius). - b - arrière-petit-fils d'Abas (= Persée).
          - gr. Ἀϐαντιάδης.
Abătŏs, i, f. : Luc. Abatos (île sur le Nil).
ăbăvĭa, ae, f. : trisaïeule.
ăbăvuncŭlus, i, m. : grand-oncle maternel.
ăbăvus, i, m. : trisaïeul.
          - abavi, ōrum, m. : les ancêtres.
ăbax, ăcis, m. et f. : c. abacus.
          - gr. ἄϐαξ, ακος.
Abazea, ōrum, n. : c. Sabazia.
abba :
       1 - abba (abbās), ātis, m. : abbé (chef d'une communauté religieuse).
       2 - Abba, ae, f. : Abba (ville d'Afrique).
abbaeto (abaeto), ĕre : - intr. - s'en aller
abbātĭa, ae, f. : Eccl. abbaye.
abbātissa, ae, f. : Eccl. abbesse.
abbīto (abaeto), ĕre : - intr. - s'en aller.
abblandĭor, īri : - intr. - Hilar. flatter, cajoler.
abbrĕvĭātĭo, ōnis, f. : abréviation.
abbrĕvĭātŏr, ōris, m. : Isid. abréviateur.
abbrĕvĭātus, a, um : part. passé de abbrevio. - Hier. raccourci.
abbrĕvĭo, āre : - tr. - 1 - abréger. - 2 - Hier. affaiblir.
abcīdo : c. abscido.
abcīsĭo : c. abscisio.
Abdageses (Abdagaeses), is, m. : Abdagèse (prince parthe).
Abdălōnymus, i, m. : Abdalonyme (roi de Sidon).
Abdĕnăgo, indécl. m : Abdénago (= Azarias).
Abdēra, ae, f. (Abdēra, ōrum, n.) : - 1 - Abdère (ville de Thrace, connue pour la stupidité de ses habitants). - 2 - Abdère (ville de Bétique).
          - gr. Ἄϐδηρα.
          - Abdērītae, ārum, m. : Abdéritains.
          - Abdērītānus, i, m. : d'Abdère, Abdéritain.
          - Abdērītēs, ae, m. : d'Abdère, Abdéritain.
          - gr. Ἀϐδηρίτης.
abdĭcātĭo, ōnis, f. [ab + dico] : - 1 - action d'exclure le fils de la famille avec privation d'héritage, exhérédation. - 2 - abandon d'une charge, abdication, renoncement.
          - abdicationem hereditatis revocare, C.-Just. : révoquer une abdication.
          - abdicatio dictaturae, Liv. : abdication de la dictature.
abdĭcātīvē, adv. : négativement.
abdĭcātīvus, a, um : Capel. négatif.
abdĭcātrix, īcis, f. : celle qui abdique, celle qui renonce à.
abdĭcātus, a, um : part. passé de abdico, āre.
abdico :
       1 - abdĭco, āre, āvi, ātum : - tr. - a - exclure de la famille, déshériter. - b - renier, désavouer. - c - se démettre (d'une charge), abdiquer. - d - renoncer à, rejeter; nier (t. de logique).
          - abdicare aliquem patrem, Liv. : renier qqn pour son père.
          - filium abdicare : renier un fils, ne pas reconnaître un fils.
          - se magistratu abdicare : renoncer à une magistrature.
          - abdicare dictaturam, Liv. : abdiquer la dictature.
          - abdicare se praetura, Cic. : se démettre de la préture.
          - abdicare se suo statu, Dig. : renoncer à son état.
          - dictaturaque se abdicat, Caes. : et il renonce à la dictature.
          - abdicavit ea in cibis, Plin. : il interdit ces choses comme aliments.
          - utinam posset e vita addicari aurum! Plin. : plût au ciel que l'or fût banni du monde!
          - laurus abdicat ignes crepitu, Plin. : le laurier proteste contre le feu par un pétillement.
       2 - abdīco, ĕre, dixi, dictum : - tr. - a - refuser d'adjuger. - b - repousser (un présage). - c - ne pas approuver, rejeter, interdire.
          - quum tres partes aves abdixissent, Cic. : les augures ayant interdit trois portions (d'une vigne).
          - abdicere aliquid ab aliquo, Pomp-jct. : débouter qqn de sa demande.
abdĭdi : parf. de abdo.
abdĭtē, adv. : en cachette, secrètement, furtivement.
abdĭtīvus, a, um : éloigné de.
          - abditivus a patre, Plaut. : soustrait à son père.
abdĭtus, a, um : part. passé de abdo. - 1 - éloigné, relégué. - 2 - caché, secret.
          - compar. abditior, Aug. Conf. 5 --- superl. abditissimus, Aug.
          - terrai penitus abdita (s.-ent. loca), Lucr. 6, 809 : les entrailles de la terre.
          - abdita rerum (= abditae res), Hor. A.P. 49 : idées encore inexprimées.
          - ex abdito : de provenance secrète, de source cachée.
          - in abdito, Plin. : en secret.
abdixi : parf. de abdīco.
abdo, ĕre, dĭdi, dĭtum : - tr. - 1 - placer hors de, placer à l’écart de, écarter, éloigner, reléguer. - 2 - dérober aux regards, dissimuler, cacher; recouvrir (pour cacher).
          - abdere in + acc. ou in + abl. ou abl. seul.
          - abdere in insulam, Tac. : reléguer dans une île.
          - reliqui sese fugae mandarunt atque in proximas silvas abdiderunt, Caes. BG. 1, 12 : les autres cherchèrent leur salut dans la fuite et se cachèrent dans les forêts voisines.
          - se abdere in litteras, Cic. : s’ensevelir dans l’étude, se plonger dans l'étude.
          - se abdere in intimam Macedoniam : aller se cacher au fond de la Macédoine.
          - penitus in Thraciam se abddidit, Nep. : il se retira au fond de la Thrace.
          - abditi in tabernaculis suum fatum querebantur, Caes. BG. 1, 39 : cachés dans leurs tentes, ils se plaignaient de leur sort.
          - se abdere litteris, Cic. : s’ensevelir dans l’étude, se plonger dans l'étude.
          - abdere gladium sinu, Tac. : cacher une épée sous sa robe.
          - quasdam corporis partes abdidit natura, Cic. : la nature a soustrait à la vue certaines parties du corps.
          - hinc procul abde faces, Tibul.: éloigne d'ici les torches.
          - pedestres copias ab eo loco abdere, Caes. : éloigner les troupes à pied de ce lieu.
          - aliquid sub veste abditum habere, Liv. 1 : avoir qqch de caché sous son vêtement.
          - inter sarcinas abditi, Tac. : se tenant cachés au milieu des bagages.
          - se abdere domum : aller se cacher dans sa maison.
          - consulis corpus, quod militum pietas humi abdiderat, Flor. : le cadavre du consul, que la piété des soldats avait enterré.
          - delphini abduntur tricenis diebus, Plin. : les dauphins disparaissent pendant trente jours.
          - abdere stultitiam, Plaut. : dissimuler sa folie.
          - avec datif - lateri capulo tenus abdere ensem, Virg. En. 2 : enfoncer l'épée dans le flanc jusqu'à la garde.
          - abditus carceri, Vell. : enfermé dans un cachot.
          - pugnare cupiebant, sed retro revocanda et abdenda cupiditas erat, Liv. 2 : ils désiraient combattre; mais il leur fallait réprimer et cacher ce désir.
abdōmĕn, ĭnĭs, n. : - 1 - ventre, bas-ventre, abdomen. - 2 - sensualité, gourmandise, gloutonnerie. - 3 - ventre de truie, tétine de truie (un mets recherché).
          - arch. abdumen, Charis.
          - abdomina thynni, Lucil. ap. Non. : ventres de thon.
          - avide abdomine devorato spiritum redditit, V.-Max. : après avoir dévoré gloutonnement une tétine de truie, il expira.
          - abdominis voluptates, Cic. : les plaisirs de la gourmandise.
          - natus abdomini suo non laudi et gloriae, Cic. : né pour son ventre et non pour la gloire.
          - alius libidine insanit, alius abdomini servit, Sen. Ben. 7 : l'un est furieux de débauche, l'autre est esclave de son ventre.
abdūco, ĕre, duxi, ductum, tr. : (Lebaigue P. 2 et P. 3)
          - arch. abdouco Cil 1, 30 --- impér. abduc, mais abduce Plaut. Bac. 1031; Curc. 693; Pœn. 1173, etc.; Ter. Ad. 482; Phorm. 410 --- parf. abduxti Plaut. Curc. 614.
       1 - conduire, emmener, enlever, emporter, détacher, détourner de (ab et abl.; ad et acc., pour mener à); distraire (d’une besogne, d’un sentiment, d’un devoir).
          - abducere armenta : emmener les troupeaux (d'un autre).
          - abducere aliquem (aliquid) alicui : enlever qqn (qqch) à qqn.
          - abducere aliquem a fide : détourner qqn de son devoir.
          - equitatum a consule abducere : enlever au consul sa cavalerie.
          - collegam vi de foro abducere, Liv. 2 : éloigner son collègue du forum par la force.
          - abducere in servitudinem : emmener en esclavage.
          - abducere aliquem convivam (abducere aliquem ad caenam), Ter. : emmener qqn dîner.
          - abducere caput ab ictu, Virg. : soustraire sa tête aux coups.
          - abducere exercitum ab aliquo, Cic. : détacher l'armée de qqn (d'un chef).
          - abducere aquam alicui, Dig. : détourner l'eau au détriment de qqn.
          - abducere exercitum ad infestissimam Ciliciae partem, Cic. Fam. 2, 10, 3 : conduire l'armée vers la région la plus hostile de la Cilicie.
          - ut eos nulla privati negotii cura a populorum rebus abduceret, Cic. Rép. 5, 2 : pour que nul souci d'affaires privées ne les détournât des affaires publiques.
          - quam ab lenone abduxti hodie, scelus viri, Plaut. Curc. : (la fille) que tu as prise chez le marchant aujourd'hui, canaille.
          - pluteos ad alia opera abduxerunt, Caes. BC. 2, 9, 6 : on retira les mantelets pour (les employer à) d'autres ouvrages.
          - abducere divinationem a conjecturis, Cic. : dégager la divination des conjectures.
          - abducere artem ad quaestum, Cic. : abaisser l'art au niveau d'un métier.
          - abducere se ab omnibus molestiis et angoribus, Cic. : se soustraire aux embarras et aux chagrins.
          - abduci ut, Cic. : se laisser persuader de.
          - abduci a cogitationibus, Cic. : être distrait.
       2 - prendre (une boisson), boire.
          - potio datur abducenda, Scrib. : on donne une potion à prendre.
       3 - enterrer, ensevelir.
          - uxorem abducere, Inscr. : ensevelir sa femme.
abductĭo, ōnis, f. : - 1 - action d'emmener. - 2 - expulsion, captivité. - 3 - retraite, solitude.
abductus, a, um : part. passé de abduco; éloigné.
          - bos abductus aratro, Claud. : boeuf éloigné de la charrue.
          - abducti montes, V.-Fl. : montagnes qui disparaissent.
          - abducto intus visu, Plin. : nos regards se concentrant sur nous-mêmes.
abdūmĕn, ĭnĭs, n. : arch. Char. c. abdomen.
abduxi : parf. de abduco.
abduxti (Plaut.) = abduxisti : v. abduco.
Abeatae, ārum, m. : les habitants d'Abéa (en Achaïe). --- Plin. 4, 22.
ăbĕcĕdārĭum, ĭi, n. : alphabet.
ăbĕcĕdārĭus, a, um : abécédaire, alphabétique. --- Eccl.
          - ăbĕcĕdārĭus, ĭi, m. : celui qui en est à l'alphabet. --- Eccl.
          - abecedarium : l'a b c. --- Eccl.
ăbēgi : parf. de abigo.
Ăbēl, indécl. (Ăbēl, Ăbēlis; Ăbēlus, i) m. : Abel (fils d'Adam). --- Eccl.
          - Ăbēlicus, a, um : d'Abel. --- Myth. 3, 6, 15.
Ăbella (Ăvella), ae, f. ou Ăbellae, ārum, f. : Abella (ville de Campanie, où abondaient les noisetiers).
          - Ăbellāni, ōrum, m. : habitants d'Abella. --- Just. 20, 1, 13.
ăbellāna (ăbellina, ăvellāna), ae, f. : aveline, noisette.
          - avellana nux : *la noisette d'Abella*, aveline, noisette.
Ăbellāni, ōrum, m. : v. Abella.
Abellīnās, ātis, m. : habitant d'Abellinum. --- Plin. 3, 105.
Ăbellīnum, i, n. : Abellinum. - 1 - ville du Samnium. - 2 - ville de campanie.
          - Ăbellīnus, a, um : d'Abellinum.
ăbĕmĭto, impér. de abemo, inusité : Fest. qu'il emporte.
abēna (habena), ae, f. : courroie, lanière, bride, rênes.
Abentinus (mons), i, m. : le mont Aventin.
ăbĕo, īre, īvī (ĭī), ĭtum, intr. :
          - impér. abei Cil. 1, 1007, 8 --- abin = abisne, Plaut., Ter. --- le parf abivi ne se trouve nulle part; les formes sync. abi, abit se trouvent en poésie; l'inf. abisse est presque de règle.
       1 - s'en aller.
          - abire ex eorum agris, Cic. Verr. 3, 79 : s'en aller de leurs terres.
      - abire ex conspectu, Caes. G. 6, 43, 5 : s'éloigner de la vue.
      - abire ab his locis, Plaut. Men. 553 : s'éloigner de ces lieux.
      - abire ab urbe, Liv. 36, 3, 3 : s'éloigner de la ville.
      - abire ab aliquo, Plaut. Cap. 487 : s'éloigner de qqn, quitter qqn.
      - cf. Plaut. Mil. 1084 ;Ter. Eun. 791 ; Cic. Verr. 2, 54 ; Flac. 50 ; Liv. 28, 24, 8.
      - abire ab oculis, Plaut. Trin. 989 : s'éloigner des regards.
      - cf. Plaut. Cas. 302 ; Truc. 477 ; Sen. Ep. 36, 10.
          - quia te illinc abisse constabat, Cic. : parce que je savais que tu n'étais pas là.
          - abibitur : on s'en ira.
          - abire cubitum : aller se coucher.
          - abi in malam crucem (abi in malam rem) : va-t-en au diable, va te faire pendre.
      - cf. Plaut., Ter.; Cic. Phil. 13, 48.
          - (Catilina) abiit, excessit, evasit, erupit, Cic. Cat. 2 : le voilà (Catilina) parti, il est loin, il s'est échappé, il a brisé (ses chaînes).
          - abire ab aliquo, Ter. : sortir de chez qqn.
          - abire exsulatum (abire in exsilium), Liv. : partir pour l'exil.
       2poét. pénétrer dans, s'enfoncer dans.
         - in corpus abire, Lucr. 4, 1111 : s'enfoncer dans le corps
      - cf. Virg. En. 9, 695; Stat. Th. 8, 495 ; 11, 631.
        3s'en aller, disparaître.
         - abiit ille annus, Cic. Sest. 71 : cette année-là s'écoula. --- cf. Cael. 74 ; Mur. 7 ; etc.
         - illa mea... abierunt, Cic. Fam. 9, 20, l : mes propos d'autrefois... s'en sont allés.
         - sensus abiit, Cic. Tusc. 1, 109 : le sentiment a disparu. --- cf. Fam. 14, 1, 3 ; Att. 41, 10, 2 ; Liv. 2, 4, 2.
        4 - sortir (d'une fonction, de la vie), partir d'une idée.
          - abire honore, Suet. : quitter une charge.
          - magistratu abire : quitter une magistrature, sortir de charge.
          - abire e vita : mourir.
          - qui abierunt hinc, Plaut. : ceux qui ont quitté la terre.
          - illuc, unde abii, redeo, Hor. : je reviens au point d'où je suis parti.
        5 - s'écarter de, abandonner.
          - abire incepto, Tac. : s'écarter de son sujet.
          - abeo a sensibus, Cic. : j'en finis avec les sens (je quitte ce sujet).
          - abire impune : s'en aller impuni, rester impuni.
          - abire ab jure : s’éloigner du droit, violer le droit.
          - ne longius abeam, Cic. Fin. 2, 96 : pour ne pas faire une trop longue digression. --- cf. Rep. 3, 38 ; Caec. 95 , etc.
          - quid ad istas ineptias abis? Amer. 47 : pourquoi t'écartes-tu de ton sujet pour dire de pareilles sornettes?
        6 - passer d'un état à un autre. 
          - ad deos abiit Hercules, Cic. : Hercule est passé au rang des dieux.
          - abire pro ludibrio in ora virûm (= virorum), Liv. : devenir la risée du monde.
          - abire in somnum, Lucr. : s'endormir.
        7 - s'écouler, s'éloigner, passer.
          - tota abit hora, Hor. : une heure entière s'écoule.
          - nausea jamne abiit? Cic. : le dégoût est-il passé?
          - pallor abiit, Ov. : la pâleur a disparu.
        8 - se changer en, passer à, aboutir à, se passer.
          - abire in aliquam rem : se transformer en qqch.
          - in villos abeunt vestes, Ov. : ses vêtements se changent en poils.
          - oppidum abiit in villam, Plin. : la ville n'est plus qu'une villa.
          - abibunt in vanum monentium verba, Sen. : les conseils s'en iront en fumée.
          - mirabar hoc si sic abiret, Ter. : je m'étonnais que la chose prît cette tournure.
          - non, non hoc sic abibit, Cat. : non, la chose ne se passera pas ainsi.
        9 - se propager, s'étendre.
          - longius nefas abiit, Ov. : le mal se répandit au loin.
      10 - échapper à (dans une vente).
          - ne res abiret ab eo, Cic. : de peur que la chose ne lui échappât (par une surenchère).
      11 - baisser, diminuer.
          - ut reditus agrorum sic etiam pretium retro abiit, Plin. Ep. 3, 19 : le rendement des terres a diminué tout comme leur prix.
Ăbĕōna, ae, f. [abeo] : Abéona (déesse romaine qui présidait au départ, déesse des voyageurs, notamment des enfants qui quittent le foyer pour la première fois). --- Aug. Civ. 4, 21.
          - Abeona <> Adeona.
ăbĕquĭto, āre, āvi : - intr. - partir à cheval, s'éloigner à cheval. --- Liv. 24, 31, 10.
ăbercĕo : c. abarceo.
ăbĕram : imparf. de absum.
ăbĕro : fut. simple de absum.
ăberrātĭo, ōnis, f. : éloignement, fuite, évasion, diversion.
          - a molestiis nullam aberrationem habere, Cic. : n'avoir aucune distraction à ses ennuis.
ăberro, āre, āvi, ātum : - intr. -
       1 - s'écarter du chemin, errer loin de, s’éloigner, s’égarer, se fourvoyer.
          - aberrare ab aliqua re : s’écarter de qqch.
          - aberrare a praescriptione, Cic. : s'écarter d'une prescription.
          - aberrantes ex agmine naves Liv. 37, 13, 1, des navires allant à l'aventure loin du gros de la flotte.
          - qui pecore aberrasset, Liv. 41, 13, 2 : [un taureau] qui errait égaré loin de son troupeau.
          - aberrare verbo, conjecturā, Cic. : se tromper sur un mot, dans ses conjectures.
          - artificem ne in melius quidem sinas aberrare, Plin. Ep. 4 : ne souffre pas que le peintre s'écarte de l'original, même pour l'embellir.
          - aberrare ad alia : s’égarer sur d’autres idées.
          - puer inter homines aberravit a patre, Plaut. Men. 31 : l'enfant s'égara au milieu des hommes loin de son père.
       2se distraire, faire diversion.
          - nullo modo a miseria aberrare possum, Cic. : je ne puis en aucune façon me distraire de mes peines.
          - absol. ego hic scribendo dies totos nihil equidem levor, sed tamen aberro Cic. Att. 12, 38, 1 : en passant ici toutes mes journées à écrire, je ne me sens nullement consolé, mais je me distrais de mes pensées pénibles.
ăbĕs, ind. prés. ou impér. 2° pers. de absum.
Abesamis, ĭdos, f. : Abésamis (ville de l'Arabie Heureuse).
Abessālōn : c. Absalon.
ăbesse : inf. prés. de absum.
abforem : subj. imparf. de absum.
Abgar et Abgarus, i, m., nom de plusieurs rois. --- Eccl.
 
          - Acbarus Tac. An. 12, 12 (Ἄκβαρος Appien).
abgrĕgo, āre : - tr. - séparer du troupeau. --- P. Fest. 23, 7.
ăbhĭbĕo, ēre : - tr. - éloigner. --- *Pl. Trin. 263.
ăbhĭĕmat, impers. : il fait un temps d'hiver. --- *Plin. 18, 354.
ăbhinc, adv. :
       1d'ici, de cet endroit. 
      - aufer abhinc lacrimas, Lucr. 3, 953 : chasse tes larmes loin d'ici.
       2 - à partir de maintenant, à partir de ce moment, depuis, jusqu'à ce jour. 
          - avec acc. hoc factumst ferme abhinc biennium, Plaut. Bac. 388 : cela s'est passé il y a maintenant deux ans environ.
          - cf. Plaut. Cas. 39 ; Ter. And. 69 ; Hec. 822, etc. ; Cic. Com. 37.
          - abhinc annos prope trecentos fuit, Cic. Div. 2, 118 : il vécut voilà près de trois cents ans.
          - cf. Cic. Verr. 1, 34; Balb. 16 ; Phil. 2, 119, etc.
          - avec abl. abhinc annis quindecim, Cic. Com. 37 : il y a quinze ans maintenant.
          - cf. Cic. Verr. 2, 130 ; Att. 12, 17 ; Gell. 1, 10, 2.
        3 - désormais.
      - inde abhinc, Pacuv. 21 : désormais.
ăbhorrens, entis : part. prés. de abhorreo. - 1 - éloigné de, contraire à. - 2 - déplacé, inopportun, inconciliable (avec qqch, alicui rei).
          - lacrimae abhorrentes, Liv. : larmes déplacées.
          - abhorrens alicui rei, Liv. : qui contraste avec qqch.
ăbhorrĕo, ēre, horrŭi : - intr. avec ab + abl. ou avec abl. seul -
       1 - s'éloigner avec horreur, éprouver de l’horreur, avoir de l’aversion pour, avoir de la répugnance pour, détester, fuir, éviter.
          - abhorret a scribendo animus, Cic. : mon esprit se refuse à écrire.
          - abhorrere ab re uxoria, Ter. : n'avoir aucun penchant pour le mariage.
          - abhorreant talibus vitiis, Cic. : qu'ils fuient de tels vices.
          - avec l'acc. - omnes illum abhorrebant, Cic. : tous l'évitaient avec effroi.
          - pumilos abhorrebat, Suet. : il avait horreur des nains.
       2 - s'éloigner de, différer de.
          - temeritas non procul abhorret ab insania, Cic. : l'irréflexion diffère peu de la folie.
          - abhorrere a ceterorum consilio, Nep. : s'écarter de l'avis des autres.
          - orationes (eorum) abhorrent inter se, Liv. : leurs discours sont en désaccord.
       3 - être éloigné de, ne pas s'accorder avec, être étranger à; être exempt de, être à l'abri de.
          - ab aliqua re abhorrere : être éloigné de qqch, être étranger à qqch
          - abhorrere debet a suspicione, Cic. : il doit être à l'abri du soupçon.
          - ab eo tantum facinus non abhorret, Cic. : un si grand forfait n'est pas étranger à son caractère.
          - nostra aetas a castris abhorret, Cic. : notre âge est impropre à la vie des camps.
          - res abhorret a fide, Liv. : le fait est incroyable.
          - qui terror a Fabio abhorret, Liv. 10 : cet affolement est inadmissible de la part de Fabius.
          - avec le dat. - huic pacatae profectioni abhorrens mos, Liv. : coutume qui ne s'accorde pas avec ce paisible départ.
ăbhorresco, ĕre : frémir d'effroi, frissonner de crainte.
ăbhorrĭdē, adv. : (Lebaigue P. 4) d'une manière choquante.
ăbī : impér. prés. de abeo. (il s'emploie souvent comme adverbe ou comme interjection).
          - abi, ludis me, Plaut. : allons donc! tu te moques de moi.
          - non es avarus; abi, Hor. : tu n'es pas avare; soit.
ăbĭbĭtur : on s'en ira.
ăbĭcĭo : c. abjicio.
ăbĭdum [abi + dum] : Tert. va-t-en donc.
ăbĭegnus, a, um : de sapin.
          - abiegnus equus : le cheval de Troie.
ăbĭens, ĕuntis : part. prés. de abeo.
ăbĭēs, ĕtis, f. : - 1 - sapin. - 2 - objet en sapin : lance, vaisseau, tablettes d'écolier.
ăbĭĕtārĭus, a, um : de sapin.
          - abietarius, ii, m. : Vulg. menuisier.
ăbĭga, ae, f. : l'ive musquée, l'ivette (herbe abortive : quia partum abigit).
Abigail, indécl. f. : Abigaïl (femme de David).
ăbĭgĕātŏr, ōris, m. : voleur de bestiaux.
ăbĭgĕātŭs, ūs, m. : vol de bestiaux.
ăbĭgĕo, āre : - tr. - Cypr. détourner, enlever (le bétail).
ăbĭgĕus, i, m. : voleur de bestiaux.
ăbĭgo (ăbăgo), ĕre, ēgi, actum : - tr. - 1 - chasser, renvoyer, éloigner. - 2 - pousser devant soi, emmener, détourner, voler. - 3 - expulser, faire disparaître, dissiper.
          - abigere ab (ex) aedibus, Plaut. : chasser de la maison.
          - uxorem abigere : renvoyer sa femme, répudier sa femme.
          - abigere curas, Hor. : bannir les soucis.
          - abigere morsus, Plin. : guérir les morsures.
          - abigere gregem : pousser devant soi un troupeau.
          - Herculem in ea loca boves mira specie abegisse memorant, Liv. 1, 7 : on raconte qu'Hercule avait conduit dans cet endroit des boeufs d'une beauté remarquable.
          - puer, abige muscas, Cic. de Or. 2, 247 : esclave, chasse les mouches.
          - partum (fetum) abigere : expulser le foetus, faire avorter, avorter.
          - voir abactus.
abii :
       1 - ăbĭi : parf. de abeo.
       2 - Abii, ōrum, m. : les Abiens (peuple scythe).
ăbin' : abisne.
ăbinde : c. inde
ăbintus, adv. : de l'intérieur.
ăbinvicem : c. invicem
Abiron, indécl. m. : Abiron (lévite qui se révolta contre Moïse).
ăbitĭo, ōnis, f. : - 1 - départ. - 2 - mort.
ăbīto (abaeto), ĕre : s'en aller.
ăbĭtŭs, ūs, m. : - 1 - départ, éloignement. - 2 - issue, sortie.
abjēci : parf. de abjicio.
abjectē, adv. : - 1 - d'une manière humble, d'une manière basse; lâchement, bassement. - 2 - négligemment.
          - in dolore est providendum, ne quid abjecte faciamus, Cic. Tusc. 2, 23, 55 : quand on souffre on doit veiller à ne rien faire de lâche.
          - abjectius nati, Tac. Or. 8 : nés dans une humble condition.
abjectĭo, ōnis, f. : - 1 - action de rejeter, suppression. - 2 - abattement, découragement.
abjectus, a, um : (Lebaigue P. 4) participe passé de abjicio. - 1 - jeté, rejeté, mis de côté. - 2 - jeté à bas, abattu. - 3 - abject, vil. - 4 - plat, banal, bas, humble, commun.
          - abjectior animus, Cic. : âme découragée.
          - abjectissimus quisque animus, Quint. : les âmes les plus basses.
abjĭcĭo (ăbĭcĭo), ĕre (ăbĭcĕre), abjēci, abjectum [ab + jacio] : - tr. -
       1 - jeter, repousser.
          - abjicere scutum, Cic. : jeter son bouclier.
          - se abjicere in mare, Cic. : se jeter dans la mer.
          - corpus abjecit in mare, Cic. : il fit jeter le corps dans la mer.
          - Claudiam ad matris januam nudam jussit abici, Suet. : il fit jeter Claudia nue devant la porte de sa mère.
          - se abjicere ad pedes alicui (alicujus) : se jeter aux pieds de qqn.
          - haec abjicienda est, Ter. : il faut se débarrasser d'elle.
          - si te uret sarcina, abicito, Hor. Ep. 1 : si ton fardeau vient à te peser, jette-le.
          - se abiecit exanimatus, Cic. : il tomba sans connaissance.
          - avec abl. - se abjicere in herba, Cic. : se jeter dans l'herbe.
       2 - laisser là, abandonner, rejeter, renoncer à.
          - abjicere gloriam, Cic. : renoncer à la gloire.
          - rei familiaris curam abjicere : laisser son bien à l'abandon.
          - si Catilina consilium belli faciendi abiecerit, Cic. : si Catilina renonce à son idée de faire la guerre.
          - odor abiecti in via cadaveris, Suet. : l'odeur d'un cadavre abandonné sur la route.
       3 - abattre, abaisser.
          - abjicere belluam, Cic. : terrasser une bête.
          - natura animantes abjecit, Cic. : la nature a courbé les animaux vers la terre.
       4 - au fig. abattre, abaisser, avilir, dégrader.
          - haec tu quamlibet abjice elevaque, Catul. : ravale ou dénigre à ton gré ce problème.
          - hic annus senatus auctoritatem abjecit, Cic. : cette année a avili l'autorité du Sénat.
          - abjiciet agros : elle vendra ses terres à vil prix.
          - abiiciunt se, Cic. : ils se dégradent.
       5 - rabaisser, rapetisser (par la parole), amoindrir.
          - cogitationes suas abjicere in + acc. : rabaisser ses pensées jusqu'à...
abjūdĭco, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - enlever par un jugement (qqch à qqn, aliquid ab aliquo). - 2 - enlever, ôter.
          - abjudicare sibi libertatem : renier sa qualité d’homme libre.
          - abjudicata a me modo est Palaestra, Plaut. Rud. 5.1.3 : une décision de justice m'a enlevé à l'instant Palestra.
          - me a vita abjudicabo, Plaut. : je m'ôterai la vie.
abjŭgo, āre : - tr. - détacher du joug, séparer.
          - ab aliqua re abjugare : séparer de qqch.
abjungo, ĕre, junxi, junctum : - tr. - 1 - détacher du joug, dételer, découpler. - 2 - séparer, éloigner. 
abjūrassit : v. abjuro.
abjūrātĭo, ōnis, f., négation d'un dépot. --- Isid 5, 26.
abjurgo, āre : - tr. - refuser par jugement.
abjūro, āre, āvi, ātum : - tr. et intr. - 1 - nier avec un faux serment. - 2 - abjurer (une croyance).
          - pecuniam abjurare : nier une dette par serment.
          - abjuratae rapinae, Virg. En. 8 : les vols qu'il avait niés.
          - nec metuo, quibus credidi hodie ne quis mihi in jure abjurassit (= abjuraverit), Plaut. Pers. 4, 3 : et je ne crains pas que l'un de ceux en qui j'ai fait confiance aujourd'hui nie (sa dette) en justice.
ablactātĭo, ōnis, f. : sevrage.
ablacto, āre, āvi, ātum : - tr. - sevrer.
ablăquĕātĭo, ōnis, f. : - 1 - déchaussement (pour dégager les racines).- 2 - fossé creusé autour des arbres.
ablăquĕo, āre, āvi, ātum : - tr. - déchausser (pour dégager les racines)
ablātĭo, ōnis, f. : action d'enlever.
ablātīvus (casus), i, m. : l'ablatif.
ablātŏr, ōris, m. : ravisseur.
ablātus, a, um : part. passé de aufero
ablēgātĭo, ōnis, f. : - 1 - action d'envoyer, envoi. - 2 - bannissement, relégation.
ablegmĭna, um, n. [ab + lego] : Fest. parties des entrailles mises à part pour être offertes aux dieux.
ablēgo, āre, āvi, ātum : - tr. - envoyer loin de, écarter de, éloigner de, reléguer.
          - ablegare peregre, Plaut. : envoyer en pays étranger.
          - hoc a fratris adventu me ablegat, Cic. : cette circonstance m'empêche d'assister à l'arrivée de mon frère.
          - pueros venatum ablegavit, Liv. 1 : envoyer au loin les enfants chasser.
ablepsĭa, ae, f. : Serv. aveuglement, distraction, inattention.
          - gr. ἀϐλεψία --- βλέπω : voir, regarder.
ablĕvo, āre : - tr. - soulager.
ablĭgurrĭo, īre, īvi (ĭi) : - tr. - 1 - lécher (pour faire disparaître), déguster. - 2 - dissiper, dilapider, consumer, manger (son bien).
ablĭgurrītĭo, ōnis, f. : Capit. action de dissiper.
ablĭgurrītŏr, ōris, m. : dissipateur, mangeur (au fig.).
ablingo, ĕre : - tr. - oindre, frotter.
ablŏco, āre : - tr. - céder en location, louer.
ablūdo, ĕre : - intr. - s’éloigner de, être différent, différer de, ne pas s'accorder avec.
          - haec a te non multum abludit imago, Hor. S. 2, 3, 320 : cet apologue n'est pas beaucoup différent de ta situation (cette fable s'accorde assez bien avec ta situation).
ablŭo, ĕre, lŭi, lūtum : - (Lebaigue P. 4 et P. 5) - tr. - 1 - laver, ôter en lavant, effacer, faire disparaître. - 2 - purifier par le baptême, purifier, expier. - 3 - faire disparaître en emportant, entraîner, emporter.
          - vorticibus caput abluet, Juv. : elle baignera sa tête dans les tourbillons du fleuve (pour se purifier).
          - abluere maculas a veste, Plin. : enlever une tache d'un vêtement.
          - sitis abluitur, Lucr. : la soif est étanchée.
          - terra sibi abluit umbras, Lucr. : la terre se dégage des ténèbres.
          - maculam veteris industriae abluerat, Plin. Ep. 3, 7, 3 : il avait effacé les taches de ses premières intrigues.
          - torrens abluit villas, Sen. : le torrent entraîne les fermes.
ablūtĭo, ōnis, f. : - 1 - lavage, nettoyage. - 2 - ablution. - 3 - purification.
ablūtŏr, ōris, m. : celui qui lave, celui qui purifie, celui qui baptise.
ablūtus, a, um : part. passé de abluo.
ablŭvĭo, ōnis, f. : érosion (provoquée par l'eau).
ablŭvĭum, ĭi, n. : déluge, inondation.
abnăto, āre : - intr. - s'éloigner à la nage, se sauver à la nage.
abnĕgātĭo, ōnis, f. : - 1 - dénégation. - 2 - négation (t. de gram.)
abnĕgātīvus, a, um : Prisc. négatif.
abnĕgātŏr, ōris, m. : Tert. celui qui nie.
abnĕgo, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - refuser catégoriquement. - 2 - nier (un dépôt).
          - aliquid alicui abnegare : refuser qqch à qqn.
          - rex tibi conjugium abnegat, Virg. En. 7, 424 : le roi te refuse une épouse.
          - ne depositum appellati abnegarent, Plin. Ep. 10, 95 : (s'engager) à ne pas nier un dépôt devant le juge.
          - abnegare + inf. : se refuser à, refuser de.
          - abnegat exsilium pati, Virg. En. 2, 637 : il refuse de supporter l'exil.
abnĕpōs, ōtis, m. : arrière-petit-fils.
abneptis, is, f. : Suet. arrière-petite-fille.
Abner, m. (indécl.) : Abner (général de Saül, puis de David).
Abnŏba, ae, f. : l'Abnoba (mont de Germanie).
          - mons Abnoba : le mont Abnoba.
abnocto, āre : - intr. - découcher, passer la nuit dehors.
abnōdo, āre, ātum : - tr. - couper les noeuds (d'un arbre).
abnormis, e : - 1 - qui n'appartient pas à une école, indépendant. - 2 - irrégulier, qui n'est pas conforme à la règle, anormal.
abnormĭtās, ātis, f. : Gloss. énormité.
abnŭentĭa, ae, f. : Aug. action de repousser (une accusation), réfutation.
abnuĕo, ēre : c. abnuo.
abnŭĭtĭo, ōnis, f. : refus.
abnŭĭtūrus, a, um : part. fut. de abnuo.
abnŭmĕro, āre : Gell. compter entièrement.
abnŭo, ĕre, nŭi, nŭĭtum (nūtum) : - intr. et tr. - 1 - faire un signe négatif (avec la tête ou la main), faire signe que non, dire non, nier, refuser, s'opposer. - 2 - refuser de prendre, refuser de donner, contester, s'opposer à, repousser.
          - si quidpiam orem, abnuunt, Plaut. : si je demande quelque chose, ils font signe que non.
          - abnuere aliquid : refuser qqch, nier qqch.
          - abnuere + inf. : refuser de.
          - non abnuebant parere, Liv. : ils ne refusaient pas d'obéir.
          - abnuere + prop. inf. : nier que.
          - non abnuere quin : ne pas s’opposer à ce que.
          - non abnuere + prop. inf. : ne pas s'opposer à ce que.
          - manu abnuit quidquam opis in se esse, Liv. 36, 34, 6 : il fit signe de la main qu'il n'y avait rien à espérer de lui.
          - nec abnuitur ita fuisse, si ad judices alios itum foret, Liv. 3, 72, 7 : et l'on reconnaît qu'il en aurait été ainsi si on s'était adressé à d'autres juges.
          - abnuere aliquid alicui : refuser qqch à qqn.
          - de nullo negotio abnuere, Sall. : ne rien refuser.
          - neque illi senatus de ullo negotio abnuere audebat, Sall. J. 84, 3 : et le Sénat n'osait rien lui refuser.
          - abnuere alicui de re : opposer à qqn un refus sur un point.
          - abnuitur : on nie.
          - non abnuitur, Liv. : on ne conteste pas.
          - non abnuere quin : ne pas s'opposer à ce que.
          - non abnuere se, quin cuncta infelicis domus mala patefierent, Tac. An. 13, 14 : (Agrippine) ne refuse pas que l'on expose au grand jour tous les drames d'une maison infortunée.
          - regi pacem neque abnuere neque polliceri, Sall. J. 47 : il ne refusait pas la paix au roi, ni ne la lui promettait.
          - abnuere crimen, Tac. : repousser une accusation.
          - subita belli locus abnuit, Tac. : la disposition des lieux s'oppose à un coup de main.
          - hoc spes abnuit, Tib. : je ne puis l'espérer.
abnūrŭs, ūs, f. : Gloss. femme de petit-fils.
abnūtīvus, a, um : Dig. négatif.
abnūto, āre : - tr. - refuser par signes répétés, refuser souvent, refuser obstinément.
Aboccis, is, f. : Aboccis (ville d'Ethiopie).
Abodiacum, i, n. : Abodiacum (ville de Vindélicie).
Abolani, ōrum, m. : Abolains (peuple du Latium).
ăbŏlēfacĭo, ĕre, fēci, factum : Tert. c. aboleo.
aboleo :
       1 - ăbŏlĕo, ēre, ēvi, ĭtum : - tr. - détruire, faire disparaître, anéantir, effacer, abolir.
          - abolere statuas, Tac. : briser des statues.
          - nomina reorum abolere, Suet. : rayer de la liste le nom des accusés.
          - abolere anginam, Plin. : guérir une angine.
          - abolere dedecus, Virg. : effacer une honte.
          - abolere corpus alicujus igni, Tac., An. 16, 6 : brûler le corps de qqn.
          - abolere legem (= abrogare), Quint. 1, 5, 29 : abroger une loi, abolir une loi.
          - aboleri (<> nasci), Plin. 7, prooem. § 4: être anéanti, mourir.
          - abolesset : abolevisset.
          - viscera undis abolere, Virg. : purifier les viscères par les ondes.
       2 - ăbŏlĕo, ēre (c. redoleo) : Gloss. renvoyer une odeur.
ăbŏlesco, ĕre, lēvi : - intr. - se détruire, périr insensiblement, dépérir, se perdre, s’effacer.
          - nomen vetustate abolevit, Liv. : le nom s'est effacé avec le temps.
          - poena abolevit, Gell. : le châtiment est tombé en désuétude.
ăbŏlĭtĭo, ōnis, f. : destruction, abolition, suppression, anéantissement.
          - abolitio (facti) : amnistie.
          - abolitio animarum, Flor. : morts violentes.
          - abolitio criminis reorum, Dig. : mise à néant d'une accusation, renvoi des accusés.
ăbŏlĭtŏr, ōris, m. : qui détruit, qui fait oublier.
abolitus :
       1 - ăbŏlĭtus, a, um : part. passé de aboleo.
       2 - ăbŏlĭtŭs, ūs, m. : destruction, désuétude, abolition, suppression.
abolla, ae, f. : - 1 - manteau de guerre. - 2 - manteaude philosophe. - 3 - manteau.
          - facinus majoris abollae, Juv. : méfait commis par un homme portant un large manteau (vêtement des philosophes grecs).
ăbŏlŭi, arch. : c. abolevi ---> aboleo.
ăbōmĭnābĭlis, e : abominable.
ăbōmĭnāmentum, i, n. : Tert. chose abominable.
ăbōmĭnandus, a, um : adj. verbal de abomino; abominable, exécrable.
ăbōmĭnantĕr, adv. : d'une manière abominable.
ăbōmĭnātĭo, ōnis, f. : - 1 - action de repousser ce qui semble exécrable, horreur (de qqch.). - 2 - abomination, chose abominable.
ăbōmĭnātus, a, um : part. passé de abominor. - 1 - qui a maudit. - 2 - sens passif  maudit, détesté.
ăbōmĭno, āre, āvi, ātum [ab + omen] : c. abominor, āri.
ăbōmĭnor, āri, ātus sum [ab + omen] : - tr. - 1 - repousser comme un mauvais présage, éloigner de ses voeux. - 2 - détester, avoir en horreur, exécrer.
          - abominari + inf. : avoir horreur de.
          - quod abominor, Ov. M. 9, 677 : puissent les dieux m'en préserver.
ăbōmĭnōsus, a, um : de sinistre présage, sinistre, menaçant.
Abora, ae, f. : fleuve de Mésopotamie. --- Amm. 23, 5 , 1.
Abŏrĭgĭnes, um, m. [ab + origo] : - 1 - Aborigènes (premiers habitants d'Italie). - 2 - les aborigènes, les premiers habitants d'un pays.
          - Aborigines, genus hominum agreste, sine legibus, sine imperio, Sall. C. 6, 1 : les Aborigènes, des hommes agrestes, sans lois, sans gouvernement.
          - Abŏrĭgĭnĕus, a, um : relatif aux Aborigènes.
ăbŏrĭor, īri, ăbortus sum : - intr. - 1 - mourir, disparaître. - 2 - mourir avant de venir au monde. - 3 - avorter.
ăbŏriscor, isci : c. aborior.
aborsus :
       1 - ăborsus, a, um : c. abortus.
          - ăborsus venter, Dig. : avortement.
       2 - ăborsŭs, ūs, m. : avortement.
abortio :
       1 - ăbortĭo, īre, īvi : - intr. - avorter.
       2 - ăbortĭo, ōnis, f. : avortement.
ăbortĭum, ĭi, n. : avortement.
ăbortīvum (s.- ent. medicamentum), i, n. : remède qui fait avorter.
ăbortīvus, a, um : - 1 - qui fait avorter. - 2 - né avant terme, avorton.
ăborto, āre, āvi : - intr. - avorter.
ăbortum, i, n. : Dig. un prématuré.
ăbortus :
       1 - ăbortus, a, um : part. passé de aborior.
       2 - ăbortŭs, ūs, m. : - a - avortement. - b - coucher des astres.
          - abortum facere (pati) : avorter.
          - abortum inferre : faire avorter.
ăbōsus, a, um : Commod. détesté.
abra, abrae, f. : jeune servante.
          - cum abrā meā, Vulg. Iudith. 8, 32 : avec ma jeune servante.
abrādo, ĕre, rāsi, rāsum : - tr. - 1 - ôter en raclant, racler, sarcler. - 2 - raser, enlever.
          - abradere aliquid ab aliquo : extorquer qqch à qqn, tirer qqch de qqn.
Abrahaeus, i, m. : Aug. descendant d'Abraham.
Abraham (indécl., qqf. gén. et dat. Abrahae) : Abraham (patriarche hébreu).
          - in sinu Abraham, Aug. Conf. 9, 3 : dans le sein d'Abraham.
          - Abrahamus (Abramus), i, m. : Abraham.
          - Abram (indécl.) : Abraham.
          - voir hors site : Abraham.
Abrāmĭda, ae, m. : descendant d'Abraham.
abrāsi : parf. de abrado.
abrāsĭo, ōnis, f. : action de raser.
abrāsus, a, um : (Lebaigue P. 5 et P. 6) part. passé de abrado.
          - abrasa supercilia, Cic : sourcils ras.
          - abrasae fauces, Luc. : gosier écorché.
Abraxās, ae, m. : Abraxas (divinité des Basilidiens).
abrĕlēgo, āre, āvi [ab + relego] : - tr. - éloigner, écarter, reléguer.
abrĕlictus, a, um [ab + relinquo] : Tert. délaissé, abandonné.
abrĕmissa, ae, f. (abrĕmissa, ōrum, n.) : Eccl. rémission.
abrĕmissĭo, ōnis, f. : Eccl. rémission.
abrĕnuntĭatĭo, ōnis, f. : Aug. renonciation.
abrĕnuntĭo, āre, āvi, ātum : - intr. avec dat. - renoncer à.
abreptĭo, ōnis, f. : Gloss. enlèvement.
abreptus :
       1 - abreptus, a, um : part. passé de abripio; entraîné, arraché, emporté.
       2 - abreptŭs, ūs, m. : enlèvement.
Abrincates, um (Abrincatae, ārum), m. : les Abrincates (les gens des Abers; auj. Avranches).
          - Abrincatui, ōrum, m. : les Abrincates.
          - Abrincatēni, ōrum, m. : les Abrincates.
          - voir hors site : Abrincates.
abrĭpĭo, ĕre, rĭpŭi, reptum [ab + rapio] : - tr. - 1 - emmener de force, arracher, enlever, entraîner, emporter violemment. - 2 - détacher de, ravir, détourner.
          - abripere aliquem de convivio in vincla atque in tenebras, Cic. Verr. 2, 4, 10 : emmener qqn de force du banquet à la prison ténébreuse.
          - arma vi fluminis arrepta, Caes. BC. 1, 64, 6 : armes emportées par la violence du fleuve.
          - (filium) etiam si natura a parentis similitudine abriperet, Cic. Verr. 2, 5, 12 : (fils) même si la nature l’entraînait à ne pas ressembler à son père.
          - a tribunali abripere, Cic. Verr. 5, 17 : arracher du tribunal.
          - avec dat. pecora litori abrepta Plin. Ep 8, 20, 8, troupeaux arrachés au rivage.
          - Romulum etiamsi natura ad humanum exitum abripuit, Cic. Rep. 1, 25 : Romulus, quoique la nature l’ait emporté brusquement vers une fin mortelle.
          - repente te quasi quidam aestus ingenii tui procul a terra abripuit, Cic. de Or. 3, 145 : soudain, pour ainsi dire, le flot impétueux de ton génie t’a entraîné loin du rivage.
          - voluntate omnes tecum fuerunt, tempestate abreptus est unus, Cic. Lig. 12 : tous (les trois) étaient de coeur avec toi : un seul a été écarté par la tempête.
          - se abripere : s’esquiver, se dérober.
          - abripuit sese subito, Plaut. : il s'est esquivé en un clin d'oeil.
          - cf. Liv. 22, 6, 10 ; Suet. Tib. 45.
abrŏdĭaetus (habrŏdĭaetus), i, m. : l'efféminé (surnom du peintre Parrhasius).
abrōdo, ĕre, rōsi, rōsum : - tr. - enlever en rongeant.
abrŏgātĭo, ōnis, f. : annulation, abrogation (d'une loi).
abrŏgātŏr, ōris, m. : celui qui abroge, destructeur.
abrŏgātus, a, um : part. passé de abrogo.
abrŏgo, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - supprimer (légalement), annuler, abroger. - 2 - détruire, enlever.
          - abrogare : abroger totalement <> derogare : abroger partiellement.
          - abrogare legem : abroger une loi.
          - abrogare imperium alicui (alicujus) : retirer à qqn son autorité.
          - huic legi nec obrogari fas est, neque derogari ex hac aliquid licet, neque tota abrogari potest, Cic. Rep. 3, 22: à cette loi il est criminel de substituer une loi contraire, il n'est permis de l'abroger ni totalement ni partiellement.
          - abrogare fidem alicui (alicui rei) : enlever le crédit à qqn (à qqch).
abrōsi : parf. de abrodo.
abrōsus, a um : part. passé de abrodo.
abrŏtŏnītēs vinum : Col. vin d'aurone.
          - gr. ἀϐρονίτης οἶνος.
abrŏtŏnum (habrŏtŏnum), i, n. : aurone (plante médicinale).
          - gr. ἀϐρότονον.
abrŏtŏnus (habrŏtŏnus), i, m. : Lucr. aurone (plante médicinale).
abrumpo, ĕre, rūpi, ruptum : - tr. -
       1 - détacher en rompant, arracher, rompre, briser, interrompre brusquement. 
          - abrupti nubibus ignes? Lucr. 2, 214 : les feux violemment détachés des nuages.
          - se abrumpere latrocinio Antonii, Cic. Phil. 14, 31 : s'arracher à la bande de brigands d'Antoine.
          - pars velut abrupta a cetero populo, Liv. 3, 19, 9 : portion en quelque sorte arrachée au reste du peuple.
          - cf. Liv. 28, 14, 20 ; 40, 2, 3.
          - abrumpere ramos, Ov. : détacher des branches (en les brisant).
          - Asiam Europae abrumpit mare, Plin. : la mer sépare l'Asie de l'Europe.
          - abrumpere vitam a civitate, Tac. : rompre avec sa patrie.
          - abrumpere vincula, Liv. : briser les liens.
          - abrumpere venas, Tac. : ouvrir les veines.
          - medios annos abrumpere, Luc. : interrompre le cours d'une existence.
          - abruptis turbata procellis freta, Virg. G. 3, 259 : les flots bouleversés par la tempête déchaînée. --- cf. En. 12, 451.
          - ingeminant abruptis nubibus ignes, Virg. En. 3, 199 : les feux redoublent en déchirant les nuages.
          - abrupto ponte, Tac. H. 3, 14 : le pont étant brisé.
          - locus retenti lapsu terrae in pedum mille admodum altitudinem abruptus erat, Liv. 21, 36, 2 : le lieu, par suite d'un récent éboulement du sol, s'était effondré à une profondeur d'environ mille pieds.
          - abrumpere somnos, Virg. G. 3, 530 : rompre le sommeil.
       2 - violer, renoncer à, en finir avec.
          - abrumpere fas omne, Virg. : violer toute justice.
          - abrumpere dissimulationem, Tac. An. 11, 26 : renoncer à la dissimulation, jeter le masque, en finir avec la dissimulation.
          - abrumpere vitam, Virg. : mettre fin à sa vie, en finir avec la vie.
          - abrumpere patientiam, Tac. : perdre patience.
abrūmus, a, um [ab + ruma] : Varr. sevré.
Abrupolis, is, m. : roi de Thrace. --- Liv. 42, 41, 11.
abruptē, adv. :
       1 - brusquement. --- Quint. 3, 8, 6 ; 4, 1, 79.
        2 - précipitamment. --- Just. 2, 15, 4.
      - abruptius, Amm. 20, 5, 5.
abruptĭo, ōnis, f. [abrumpo] :
       1 - rupture. --- Cic. Div. 2, 84.
        2fig. divorce. --- Att. 11, 3, 1.
abruptum, i, n. : - 1 - escarpement, précipice. - 2 - gouffre, abîme.
          - abrupta viarum, Luc. 10, 317 : précipices.
          - in abruptum ferri (trahi) : être entraîné dans un gouffre. --- Virg. En. 12, 687 ; Sen. Nat. 6, 1, 8 ; Tac. H. 1, 48.
          - sorbet in abruptum fluctus, Virg. : le flot engloutit dans l'abîme.
          - tractus in abruptum, Tac. : entraîné à sa perte.
          - per abrupta, Tac. Agr. 42 : par les voies périlleuses, par les coups hardis.
abruptus, a, um : part. passé de abrumpo. - 1 - détaché violemment, séparé; escarpé, abrupt, qui est à pic. - 2 - inaccessible par le caractère, difficile, intraitable, inabordable. - 3 - brisé entièrement, rompu, interrompu, abandonné.
          - abruptae ripae, Plin.-jn. : rives escarpées.
          - abrupta saxa, Tac. : rochers inaccessibles.
          - abrupta contumacia, Tac. An. 4, 20 : une obstination roide.
          - abruptus homo, Treb. : homme inabordable.
          - abruptae nubes, Virg. : nuages déchirés (par les éclairs).
          - abruptum conjugium, Cat. : mariage rompu.
          - abrupto sidere (sole) : le soleil étant caché (<interrompu>).
          - abrupta studia, Quint. : études abandonnées.
          - sibilus abruptus, Plin. : sifflement saccadé.
          - abruptus sermo : style haché.
      - cf. Sen. Contr. 2, pr. 2; Sen. Ep. 114, 1; Quint. 4, 2, 45 ; 12, 10, 80.
abs : c. a (prép.)
Absālōm (Absālōn), m. indécl. : Absalon (fils de David).
          - voir hors site : Absalon.
Absarum, i, n. (Absarus, i, m.) : l'Absarus (fleuve de Colchide). --- Plin. 6, 12.
abscēdentĭa, ĭum, n. : part. n. plur. de abscedo.
    1 - objets qui s'éloignent en perspective. --- Vitr. pr. 11.
     2 - abcès. --- Cels. 5, 18, 21.
abscēdo, ĕre, cessi, cessum : - intr. -
      - abscessem = abscessissem Sil. 8, 109.
    1 - se retirer, s'éloigner, s'en aller.
          - abscede, Plaut. Aul. 55 : va-t'en (retire-toi). --- cf. Liv. 26, 7, 1; 45, 11, 1.
      - somnus abscessit, Ov. F. 3, 307 : le sommeil s'en est allé.
      - metus abscessit, Tac. H. 4, 76 : la crainte est partie.
      - abscedere a curia, e foro, Liv. : quitter le sénat, le forum.
          - aequis manibus abscessum est, Tac. A. 1, 63 : on se sépara avec un avantage égal.
          - sol abscedit, Plin. : le soleil se couche.
      - abscedere ab aliquo, Liv. 37, 53, 18 : s'éloigner de qqn.
      - abscedere ab urbe, Liv. 3, 8, 8 : s'éloigner de la ville
      - a Capua abscedere, Liv. 26, 1, 2 : s'éloigner de Capoue [environs].
      - Regio abscedere, Liv. 24, 1, 12 : s'éloigner de Regium.
      - Armeniā abscedere, Tac. An. 13, 7 : quitter l'Arménie.
      - civilibus muneribus abscedere, Liv. 9, 3, 5 : se tenir à l'écart des fonctions civiles.
      - e foro abscedere, Liv. 27, 50, 4 : s'éloigner du forum.
      - e conspectu abscondere, Plaut. Cap. 434 : s'éloigner de la vue.
      - abscedere : s'éloigner en perspective. --- Vitr. 1, 2, 2.
     2 - renoncer à, abandonner.
      - abscedere irrito incepto, Liv. 20, 7, 1 : renoncer à un projet qui a échoué.
          - abscedente usufructu, Dig. 7, 1, 3, § 2 : l'usufruit perdu.
      - ab obsidione abscedere, Liv. 27, 43, 1 (obsidione abscedere, Liv. 36, 35, 1) : renoncer au siège, abandonner le siège.
      - custodiā loniae abscedere, Liv. 37, 25, 2 : abandonner la garde de l'Ionie.
     3 - se former en abcès.
      - Cels. 2, 7, etc.
     4 - s'en aller, se retrancher, diminuer [opposé à accedere, s'ajouter].
      - cf. Sen. Ep. 72, 7; Ben. 4, 40, 5.
abscessĭo, ōnis, f. :
     1 - action de s'éloigner, éloignement. --- Cic. Tim. 44.
     2 - séparation, apostasie (gr. ἀποστασία). --- Eccl.
abscessūrus, a, um : part. fut. de abscedo.
abscessŭs, ūs, m. :
       1acte de s'éloigner, éloignement.
          - Cic. Nat. 1, 24; Virg. En. 10, 444.
        2 - départ.
          - Tac. An. 14, 49.
        3 - absence.
          - Tac. An. 4, 57 ; 6, 38.
        4 - retraite.
          - Tac. An. 12, 33.
        5 - abcès.
          - Cels. 2, 1, etc.
abscidi :
       1 - abscīdi : parf. abscido.
       2 - abscĭdi : parf. de abscindo.
abscīdo, ĕre, cīdi, cīsum [abs + caedo] :
       1 - séparer en coupant, trancher.
          - caput abscidere, Cic. Phil. 11, 5 : trancher la tête.
          - cf. Liv. 31, 34, 5; Caes. BG. 3, 14, 7; 7, 73, 2.
        2fig. séparer.
          - abscisus in duas partes exercitus, Caes. BC. 3, 72 : l'armée scindée en deux parties.
          - hostium pars parti abscisa erat, Liv. 8, 25, 5 : une partie des ennemis se trouvait isolée de l'autre.
          - abscisa aqua, Liv. 41, 11, 4 : eau détournée [par une saignée].
        3retrancher, enlever [l'espoir, un appui].
          - Liv. 35, 45, 6; Tac. H. 3, 78.
          - nos omnium rerum respectum praeterquam victoriae nobis abscidamus, Liv. 9, 23 : n'ayons en vue rien d'autre que la victoire.
abscindo, ĕre, scĭdi, scissum : - tr. -
        1 - séparer en déchirant, arracher, enlever, couper, séparer. 
          - alicujus tunicam a pectore abscindere, Cic. Verr. 5, 3 : arracher à qqn sa tunique de la poitrine. --- cf. Virg. En. 5, 685.
          - [poét.] flaventes abscissa comas, Virg. En. 4, 590 : ayant arraché ses cheveux blonds.
          - eodem ferro venas abscindere, Tac. An. 16, 11 : s'ouvrir les veines du même fer.
          - abscindere plantas de corpore matrum, Virg. G. 2, 23 : arracher les rejetons de la souche maternelle.
          - Hesperium Siculo latus abscindere, Virg. En. 3, 417 : arracher de la Sicile le flanc de l'Italie. --- cf. Horr. 0. 1, 3, 21.
        2 - séparer. 
          - inane abscindere soldo, Hor. S. 1, 2 : séparer le vide du plein (l'apparence de la réalité).
        3 - ôter, supprimer, empêcher. 
          - reditus abscindere dulcis, Hor. Ep. 16, 35 : empêcher un heureux retour.
abscīsē, adv. : d'une manière concise. --- V.-Max. 3, 7, 6.
abscīsĭo, ōnis, f. :
       1 - action de retrancher. --- Aug. Civ. 7, 27, 2.
        2 - [rhét.] réticence. --- Her. 4. 67.
        3 - [gram.] apocope. --- Diom. 1, 452, 26.
abscissĭo, ōnis, f. : action d'arracher. --- Ambr. Paen. 10.
          - mot d'existence douteuse ; peut-être faut-il rétablir abscisio.         
abscissus, a, um : part. passé de abscindo. - 1 - arraché, séparé. - 2 - raide, sévère, rigoureux.
          - caput abscissum, Hor. : tête détachée du tronc.
          - abscissus vocis sonus, Scrib. : extinction de voix.
          - abscissa oratio, Plin.-jn. : style haché.
abscīsus, a, um :
       1 - part. passé de abscido.
          - spe undique abscisā, Liv. : tout espoir étant perdu.
        2abrupt, taillé à pic.
      - Liv. 32, 5, 12 ; 44, 6, 8 ; Sen. Ep. 70, 21.
      - saxum undique abscisum, Liv. 32, 4, 5 : rocher taillé à pic de tous côtés. --- Liv. 32, 25, 36; 32, 5, 12.
        3 - [en parl. du style] écourté, tronqué.
      - Quint. 9, 4, 118 ; Plin. Ep. 1,20,19.
        4 - fig. raide, intraitable, inaccessible.
      - Sen. Clem. 1, 2, 2.
      - abscisior justitia, V.-Max. 6, 5, 4 : justice trop rigoureuse.
abscondi (abscondĭdi) : parf. de abscondo.
abscondĭtē, adv. :
       1 - d'une manière cachée, secrètement. --- Vulg.
        2 - fig. d'une manière enveloppée. --- Cic. Inv. 2, 69.
        3 - d'une manière profonde. --- Cic. Fin. 3, 2.
abscondĭtĭo, ōnis, f. : action de se cacher. --- Eccl.
abscondĭtŏr, ōris, m. : celui qui cache. --- Tert. Marc. 4, 25.
abscondĭtus, a, um :
       1 - part. de abscondo.
        2adjt, caché, invisible. --- Cic. Phil. 2, 108.
        3fig. ignoré, secret, mystérieux. --- Cic. Verr. pr. 32 ; Cat. 3, 3.
abscondo, ĕre, abscondĭdi (abscondi), abscondĭtum (qqf. absconsum) : - tr. - (Lebaigue P. 6 et P. 7)
          - abscondidi Plaut. Merc. 360, etc. ; abscondi à partir de Sén. le rhét. ; absconsus Tert. et décad.
       1 - placer loin des regards, cacher loin de, dérober à la vue.
          - fumus absconderat caelum, Virg. : la fumée avait dérobé le ciel aux yeux.
          - protinus aerias Phaeacum abscondimus arces, litoraque Epiri legimus, Virg. En. 3, 291 : en allant plus loin, nous perdons de vue les hauteurs des Phéaciens et nous longeons les rivages d'Epire.
          - pueritiam abscondimus, Sen. Ep. 70 : nous laissons l'enfance derrière nous.
          - passif abscondi, Virg. G. 1, 221 : se coucher (astre).
          - absconditur stella, Plin. : une étoile se couche.
       2 - au fig. cacher, dissimuler.
          - Cic. Amer. 121 ; Sen. Ben. 2, 10, 4 ; Ir. 3, 36, 3 ; Ep. 84, 7 ; Tac. An. 13, 16 ; H. 3, 68.
          - abscondere aliquid in terram, Col. : cacher qqch dans la terre.
          - abscondere telum in aere, Sil. : <cacher un trait dans l'air> = lancer un trait à perte de vue.
          - abscondere dolorem, Tac. : renfermer sa douleur.
          - absol. abscondere Apul. M. 6, 12, se cacher.
absconsē, adv. : en secret. --- Hyg. Fab. 184.
absconsĭo, ōnis, f. : action de cacher. --- Eccl.
absconsŏr, ōris, m. : celui qui cache. --- Firm. Math. 3, 8.
absconsus, a, um : part. passé de abscondo
          - in absconso, Aug. 18, 32 : en secret. 
absectus, a, um [seco] : séparé. --- Cod. J. 12, 33, 5.
absegmen, ĭnis, n. [seco] : segment, fragment. --- Fest. 242.
absens, entis, part.-adj. de absum : - 1 - absent. - 2 - qui ne se porte pas candidat.
      - abl. absenti Plaut. Amp. 826; Men. 492; Mil. 1341; gén. absentum Plaut. Stich. 5 II absente nobis, Ter. Eun. 649; Afran. Tog. 6 : en mon absence, cf. Non. 76.
          - me absente : en mon absence.
          - te praesente absente, Ter. Eun. 5, 8, 29 : en ta présence ou en ton absence.
          - absens in Lucanis, Nep. : se trouvant (loin de là) en Lucanie.
          - versus absentes dicere, Gell. : réciter des vers de mémoire.
          - absentes comae, Mart. : faux cheveux.
          - mente atque sensu absentissimus, Aug. Conf. 4, 4 : qui a presque perdu sa connaissance et l'usage des sens.
          - tribunos absentes facere, Liv. : nommer des tribuns qui n'ont pas brigué cette charge.
     - absentissimus, Aug. Conf. 4, 4.
absentatio, ōnis, f. : absence. --- [décad.]
absentĭa, ae, f. : absence.
          - Cic. Pis. 37; Att. 14, 13 a, 1; Sen. Helv. 15, 3; Quint. 5, 7, 1.
absentĭum, ĭi, n. : c. absinthium.
absentīvus, a, um : absent depuis longtemps, qui arrive en retard. --- Petr. 33.
absento, āre :
       1 - tr. - éloigner, bannir. 
     - Ps. Cypr. Sing. cler. 30; Cod. Th. 12, 1, 84.
       2 - intr. - être absent.
      - Alcim. Ep. 72; 74.
absīda, ae, f. : c. absis.
      - Aug. Ep. 23, 3; P. Nol. Ep. 12, 17.
absīdātus, a, um : arqué, voûté. --- Cass. 4, 51.
          - absīdāta, ae, f. : Inscr. voûte.
Absilae, ārum, m. : peuple du Pont. --- Plin. 6, 14.
absĭlĭo, īre, līvi (lŭi) [ab + salio] : intr. -
       1 - sauter loin de, s'éloigner par des sauts. --- Lucr. 6, 1217.
        2 - sauter, rebondir. --- Stat. Th. 10, 87, 9.
      - tr. - nidos absilire, Stat. Th. 6, 98 : sauter hors des nids.
absim, is, it, etc. : subj. prés. de de absum.
absĭmĭlis, e, non semblable, différent.
          - non absimilis alicui, Suet. : qui ressemble à qqn.
          - non absimilis Tiberio principi fuit, Suet. Oth. 1 : il ressemblait tout à fait à l'empereur Tibère.
          - falces non absimili forma muralium falcium, Caes. BG. 3, 14, 5 : des faux ayant absolument la forme des faux murales.
absinthĭācus, a, um : d'absinthe. --- Th.-Prisc. 2, 2, 16.
absinthĭātus, a, um : qui contient de l'absinthe. --- Sen. Suas. 6, 16.
          - absinthiatum (s.-ent. vinum) : vin d'absinthe. --- Pall. 3, 32.
absinthītēs, ae, m. : vin d'absinthe.
          - Col. 12, 35; Plin. 14, 19.
absinthĭum, ĭi, n. : absinthe (plante amère).
          - gr. ἀψίνθιον.
          - Lucr. 1, 935; 2, 400; Varr. R. 1, 57 ; Quint. 3, 1, 5.
absinthĭus, ĭi, m. : absinthe. --- Varr. Men. 440.
absis, ou mieux apsis, īdis, f. :
       1 - arc, voûte. --- Plin. Ep. 2, 17, 8.
        2 - course d'une planète. --- Plin. 2, 63.
        3 - assiette. --- Dig. 34, 2, 19.
        4 - choeur d'une église. --- Eccl.
absisto, ĕre, abstĭtī : - intr. -
       1 - s’éloigner de. 
          - ab aliqua re absistere, Caes. BG. 5, 17, 2 : s'éloigner de qqch.
          - vestigiis hostis absistere, Liv. 27, 42, 17 : s'éloigner des traces de l'ennemi, perdre les traces de l'ennemi.
          - poét. ab ore scintillae absistunt, Virg. En. 12, 102 : des étincelles jaillissent de son visage
    2cesser de, renoncer à.
          - avec abl. oppugnatione absistere, Liv. 44, 12, 7 : renoncer au siège.
          - incepto absistere, Liv. 25, 5, 5 : abandonner une entreprise. --- cf. Liv. 21, 6, 8 ; 24, 10, 15 ; etc.
          - absistere continuando magistratu, Liv. 9, 34, 2 : cesser de maintenir sa charge, de se maintenir en charge. --- cf. 29, 33, 8.
          - avec inf. Liv. 7, 25, 5; 32, 35, 7; 36, 35, 4.
          - absiste moveri, Virg. En. 6, 399 : cesse de te troubler.
          - absiste viribus indubitare tuis, Virg. En. 8, 403 : cesse de douter de ta force.
     3 - [abst] s'arrêter, cesser.
          - Virg. En. 1, 192 ; Liv. 31 8, 2 ; 36, 45, 3 ; 44, 39, 9.
          - absistamus, Virg. En, 9, 355 : tenons-nous-en là.
absĭtus, a, um : éloigné. --- P. Nol. Carm. 21, 405.
absŏcĕr, ĕri, m. : bisaïeul du mari ou de la femme, grand-père du beau-père. --- Capit. Gord. 2.
absŏlesco, ĕre : - intr. - Tert. tomber en désuétude.
absŏlūbīlis, e : qui résout une question. --- Ambr. Psalm. 118, 12, 7.
absŏlūtē, adv. :
       1 - d'une façon achevée, parfaite.
          -  Cic. Ac. 2, 55; Tusc. 4, 38 ; Or. 227.
          -  absolutius, Plin. Ep. 4, 27, 2.
          -  absolutissime, Her. 2, 28.
        2d'une façon générale.
          -  Tert. Or 21, etc.
        3gram. absolument.
          -  Prisc.; Don. And. 817; Eun. 459 ; Ad. 49; Phorm. 52.
absŏlūtĭo, ōnis, f. [absolvo] :
        1 - acquittement.
      - Cic. Clu. 74 ; Font. 36 ; Cat. 3, 9.
      - absolutio majestatis, Cic. Fam. 3, 11, 1 : acquittement sur le chef de lèse-majesté.
        2acquittement d'une dette, décharge, quittance.
      - Dig. 46, 4, 1.
        3 - achèvement, perfection.
      - Cic. de Or. 1, 130 ; Br. 137 ; Fin. 5, 38.
         4rhét. exactitude [revue complète des genres relatifs à une cause].
      - Cic. Inv. 1, 32.
absŏlūtīvē, adv. :
        1 -  d'une façon absolue, précise. --- Charis. 263, 8. 
        2 - gram. au positif. --- Char. 114, 33.
absŏlūtīvus, a, um : absolu [opp. à relativus]. --- Serv. En. 10, 18.
absŏlūtŏr, ōris, m. : qui absout. --- Cass. 11, praef.
absŏlūtōrĭus, a, um :
        1 - qui acquitte.
      - Sen. Contr. 6, 5; Ascon. Mil. p. 55 B; Suet. Aug.
         2qui délivre de.
          - absolutorium (s.-ent. remedium) ejus mali, Plin. 28, 63 : remède souverain pour ce mal.
absŏlūtus, a, um :

        1 - part. passé de absolvo.

         2 - part.-adj.
         a - achevé, parfait.
      - Cic. Off. 3, 14 ; de Or. 3, 84 ; Or. 17 ; 182 ; Nat. 2, 34.
      - opus inchoatum, prope tamen absolutum, Cic. Off. 3, 7 : oeuvre commencée et qui pourtant touche à sa fin.
         b - complet, qui forme par soi-même un tout.
      - Cic. Inv. 1, 17 ; Part. 94 11.
      - gram. nomen absolutum, Prisc. 2, 59, 24 : nom qui a un sens complet par lui-même.
      - verbum absolutum : verbe pris absolument [sans complém. d'aucune sorte]. --- Prisc. 2, 375, 10.
      - ou verbum absolutum : qui exprime l'action complète [opp. à inchoatif, itératif ]. --- Diom. 1, 343, 29.
      - adjectivum, participium absolutum, Serv. En. 2, 26 : adjectif, participe employé seul, sans substantif.
      - [en parl. du positif des adj. et adv. (opp. à compar., superl.)] : Quint. 9, 13, 19; Gell. 5, 21, 13; Prisc.; Diom.
      - [en parl. du parfait dans les verbes] : Capel. 3, 314; Char., Diom.
      - absolutior, Plin. 33, 66, etc.; Plin. Ep. 3, 106.
      - absolu tissimus, Tim. 12; Her. 2, 28; Plin. Ep. 1, 20, 10, etc.
absolvo, ĕre, solvi, sŏlūtum : - tr. -
        1détacher, délier, dégager, laisser libre.
          - Apul. M. 9, 22 ; 11, 16, etc.
          - vinclis absoluti, Tac. An. 12, 37 : dégagés de leurs fers.
          -  lingua absoluta gutture, Plin. 11, 172 : langue détachée du gosier.
          - te absolvam brevi, Plaut. Ep. 466 : je t'expédierai promptement (j'en aurai vite fait avec toi). --- cf. Aul. 520 ; Ps. 1231.
         2dégager de, délier de, débarrasser de.
          - ab aliquo se absolvere, Cic. Com. 36 : se libérer au regard de qqn.
          - aliquem cura absolvere, Sall. Macr. 19 : débarrasser qqn d'un souci.
          - absolvere aliquem, Plaut. Most. 652, payer qqn. --- cf. Ep. 631 ; Ter, Ad. 277
         3acquitter, absoudre.
          -  Cic Clu. 105; Tusc. 1, 98 ; Verr. 2, 74.
          -  omnibus sententiis absolvi, Cic. Verr. 4, 100 : être acquitté à l'unanimité des suffrages.
          -  majestatis absolvi, Cic. Clu 116 : être acquitté du chef de lèse-majesté.
          -  capitis absolvi, Nep. Mill. 7, 6 : être acquitté d'une accusation capitale. --- cf. Paus. 2, 6.
          -  improbitatis absolvi, Cic. Verr. 1, 72 : être absous du grief de malhonnêteté.
          -  cf. Tac. An. 3, 78 ; 4, 13 ; 13, 30.
          -  ambitu absolvi, Cic. Cael. 78 : être absous du chef de brigue.
          -  crimine absolvi, Liv. 8, 22 3 : être absous d'une accusation.
          - caede hostis se absolvere, Tac. G. 31 : se racheter par le meurtre d'un ennemi.  
          -  cf. Tac. An. 1, 74 ; 13, 21.
          -  absolvere aliquem suspicione regni, Liv. 2, 8, 1 : absoudre quelqu'un du soupçon d'aspirer à la royauté.
          -  de praevaricatione absolutus, Cic. Q. 2, 16, 3 : absous du chef de prévarication.
          -  absolvere aliquem peccato, Liv. 1, 58, 10 : absoudre qqn d'une faute.
          -  se absolvere, Sen. Ir. 1, 14, 3 : s'absoudre.
          -  fidem absolvere, Tac. H. 2, 60 : absoudre la fidélité. --- cf. Sen. Ben. 3, 6, 2.
         4 - achever [des labours, un édifice, un sanctuaire].
          - Varr. R. 1, 32, 1; Cic Off. 3, 33; Att. 12, 19, 1.
          -  Catone absoluto, Cic. Or. 35 : mon Caton [de Senectute] étant achevé.
          -  absolvi beata vita sapientis non potest, Cic. Fin. 2, 105 : la vie heureuse du sage ne peut se parachever.
          -  paucis verum absolvere, Sall. C. 38, 3 : dire toute la vérité en peu de mots.
          -  cf. Sall. J. 17, 2; 33, 12, 2.
         5 - absol. achever un développement, un exposé.
          -  uno verbo absolvere, Plaut. Rud. 653 : dire tout d'un mot.
          -  absolvere de Catilinae conjuratione paucis, Sall. C. 4, 3 : sur la conjuration de Catilina faire un exposé complet en peu de mots.    
absŏnans, antis : contraire, opposé. --- Instit. 2, 25.
absŏnē, adv. :
         1 - d'une voix fausse. --- Apul. Apol. 5.
         2 - de façon absurde, sans rime ni raison. --- Gell. 15, 25, 1.
absŏno, āre : - intr. - détonner. --- Ter.-Maur. 2024.
absŏnus, a, um :
         1 - qui n'a pas le son juste, faux.
          -  Cic. de Or. 3, 41; 1, 115.
          -  littera absona, Quint. 12, 10, 32 : lettre ayant un son désagréable.
         2 - discordant, inharmonieux; qui ne s'accorde pas avec.
          -  Gell. 13, 21, 12 ; Apul. M. 8, 26.
          -  absonus alicui rei, Liv. 1, 15, 6 : qui ne s'accorde pas avec qqch.
          - ou absonus  ab aliqua re Liv. 7, 2, 5 : qui ne s'accorde pas avec qqch.
           - nihil absonum fidei divinae originis fuit, Liv. : rien ne démentit la croyance qu'on avait dans la divinité de son origine.
          - absona, ōrum, n. Gell. : des absurdités.
         3 - choquant, qui détonne.
          -  Quint. 6, 3, 107.
absorbĕo, ēre, bŭi, sorptum : - tr. - absorber, avaler, engloutir.
      - parf. absorpsi, Luc. 4, 100; Macr. S. 5, 1, 8.
          - hunc quoque absorbuit aestus quidam insolitae adulescentibus gloriae, Cic. Br. 81 : lui aussi se laissa prendre dans le tourbillon d'une gloire qui n'est pas d'habitude réservée aux jeunes gens.
      - tribunatus quodam modo absorbet orationem meam, Cic. Sest. 13 : son tribunat pour ainsi dire absorbe (accapare) mon discours.
      - Cic. Phil. 2, 67; Hor. S. 2, 8, 24.
absorbĭtĭo, ōnis, f. : action d'absorber, action d'engloutir. --- Aug. Serm. 162, 2.
Absoris, is ou idis, f. : c. Absoros. --- Hyg. F. 23.
Absoritānus, i, m. : habitant de l'île d'Absoros. --- Hyg. F. 26.
Absoros, f. : île de l'Adriatique [Ossero]. --- Mel. 2, 114.
absorptĭo, ōnis, f. : c. absorbitio. --- Hier. Psalm 140.
absorptus, a, um : part. de absorbeo.
Absortĭum, ĭi, n. : c. Absoros. --- Plin. 3, 140.
absp... ----> asp...
absque : (Lebaigue P. 7 et P. 8).

       1 - absque, prép. + abl. (surtout ante-class. et post-class.) :
      - apsque Plaut. Trin. 832, 1127.
    a - sans.  
          - absque te : sans toi.
          - avec le subj. de esse et ellipse de si - absque me esset : < si cela était arrivé sans moi > = sans moi.
      - absque te esset, hodie non viverem, Plaut. Men. 1022 : si les choses s'étaient passées sans toi [= sans toi], aujourd'hui je ne serais pas vivant.
          - absque me foret et meo praesidio, hic faceret te prostibilem, Plaut. Pers. 836 : sans moi et sans mon secours, il aurait fait de toi une prostituée.
      - quam fortunatus ceteris sum rebus, absque una hac foret, Ter. Hec. 601, comme je suis heureux en toutes choses, n'était celle-ci seule.
          - absque sententi ā : sans un avis, sans jugement, sans motif.
          - absque praejudicio, Gell. : sans préjudice.
    b - sauf, excepté.
          - absque paucis syllabis, Gell. 13 : excepté quelques syllabes, à quelques syllabes près.
      - qqf. adv. absque cum, Capel. 3, 280 : excepté quand .
     cen dehors de, loin de [local].
      - Apul. Apol. 55.

       2 - absque = et abs. --- cf. Macr. S. 3, 9, 8.
abstantĭa, ae, f. : distance, éloignement. --- Vitr. 9, 1, 11.
abstēmĭus, a, um :
      - abs + *temum, cf. Quint. 1, 7, 9; Gell. 10, 23, 1; Porph. Hor. Ep. 1, 12, 7.
        1 - qui s'abstient de vin.
      - cf. gr. ἄοινος .
          - vina fugit gaudetque meris abstemius undis, Ov. M. 15, 323 : (quiconque...) déteste le vin, s'en abstient et aime l'eau pure.
      -
Lucil. d. Non. 68, 30; Varr. d. Non.
        2 - sobre, tempérant, modéré.
      - abstemius alicujus rei : qui s'abstient de qqch. --- Hor. Ep. 1,12, 6 ; Plin. 22, 115.
        3 - à jeun.
      - Aus. Idyll. praef. 11.
abstensŭs, ūs, m. : action de s'abstenir de. --- Plac. Med. 30, 3.
abstentĭo, ōnis, f. :
        1 - action de s'abstenir de . ---  Aug. Ep. 196, 1, 3.
         2 -  suppression . --- C.-Aur. Acut. 3, 11, 103.
abstentus, a, um : part. passé de abstineo.
abstergĕo, ēre, tersi, tersum : - tr. -
      - formes de la 3e conj. abstergo SCRIBONIUS LARGUS, 288 II parf. sync. abstersti Catul. 99, 8.
        1 - enlever en essuyant, essuyer.
      - Cic. Phil. 14, 34, Liv. 1, 41, 5; 3, 26, 10.
        2 - fig. effacer, balayer, dissiper [la douleur, les ennuis, etc.].
      - Cic. Tusc. 3,43 ; CM 2; Top. 86; Q, 2, 8, 3 ; Fam. 9, 16, 9.
          - fletum abstergere, Cic. : essuyer les larmes.
          - dolorem abstergere, Q. Fr. 2, 9 : chasser la douleur.
          - omnes senectutis molestias abstergere, Cic. : chasser tous les ennuis de la vieillesse.
          - metum abstergere, Cic. : dissiper la crainte.
          - suspicionem abstergere, Cic. : dissiper le soupçon.
         3 - emporter, balayer.
          - everrite aedes, abstergite araneas, Titin. : balayez la maison, enlevez les toiles d'araignées.
          - remos abstergere, Curt. 9, 9, 16 : balayer les rames (les briser).
abstergo : v. abstergeo.
absterno, ĕre : - tr. - rejeter, repousser. --- Gloss.
absterrĕo, ēre, terrŭi, terrĭtum : - tr. - détourner (par la crainte), chasser.
          - absterrere ab aliqua re, Cic Verr. 2, 142 : détourner de qqch.
      - Cic. Planc. 66 ; Liv. 23, 1, 11.
      - absterrere de aliqua re, Plaut. Truc. 251 : écarter de qqch.
      - absterrere vitiis, Hor. S. 1, 4, 128 : détourner des vices.
      - absterrere bello, Tac. An, 12, 45 : détourner de la guerre.
      - absterrere homines a pecuniis capiendis, Cic. Verr. 2, 2, 58 : détourner les hommes de recevoir de l'argent.
      - cf. Hor. S. 2, 5, 83; Liv. 5, 41; Suet. Caes. 20.
      - absterrere ne : détourner de, empêcher de. --- Plaut. Most. 421.
          - non absterreri potuit quin : on ne put le détourner de. --- Val.-Max. 4, 5, 6.
          - absterrere aliquid alicui : refuser qqch à qqn. --- Lucr. 4, 1064 ; 1233.
      - absterrere hostem, Liv. 27, 28, 12 : chasser l'ennemi.
      - cf. Liv. 2, 35, 5 ; Sen. Marc. 17, 6 ; Tac. An. 13, 44.
absterritus, a, um : part. de absterreo.
abstersi : parf. de abstergeo.
abstersĭo, ōnis, f. : action d'essuyer. --- M.-Emp. 22.
abstersus, a, um : part. passé de abstergeo.
abstĭnax, ācis : habitué à l'abstinence. --- Petr. 42.
abstĭnens, entis :
        1 - part.-adj. de abstineo.
      - abstinentior Aus. 419, 66.
         2qui s'abstient, retenu, modéré, réservé.
      - Cic. Off. 1, 144 ; Q. 1, 1, 32 .
          - abstinentissimus rebus venereis, Col. : absolument chaste.
          - abstinens Jupiter fuit in Thetide, Lact. : Jupiter contint sa passion à l'égard de Thétis.
     3 - indifférent, désintéressé.
          - sociis abstinens, Cic. Planc. 26 : intègre à l'égard des alliés.
          - avec gén. abstinens pecuniae, Hor. O. 4, 9, 37 : indifférent à l'argent, désintéressé.
          - alieni abstinentissimus, Plin. Ep. 6, 8, 5 : tout à fait désintéressé du bien d'autrui.
abstĭnentĕr, adv. : avec désintéressement.
          - Cic. Sest. 37 ; Sen. Brev. 18, 3.
          -  abstinentius, Aug. Manich. 2, 13.
abstĭnentĭa, ae, f. :
      1action de s'abstenir, retenue, réserve.
          -  Cic. Att. 5, 15, 2 ; Sall. C. 3, 3 ; Nep. Ages. 71.
          -  avec gén. abstinentia alicujus rei, Sen. Contr. 2, 1, 24 : acte de s'abstenir de qqch. --- cf. Ep. 108, 16.
      2 - désintéressement.
          -  Cic. Off 2 77 ; Sest. 7 ; Tusc. 3, 16 ; Sall. C. 54, 5 ; Nep. Arist. 1 2 ; 3, 2. 
      3 - abstinence, continence.
          -  Sen. Ir. 1, 6, 2 ; Quint. 2, 2, 4.
          -  vitam abstinentia finire, Tac. An. 4, 35 : se laisser mourir de faim.
      4 - méd. rétention.
          -  C.-Aur. Chron. 3, 8, 108.
abstĭnĕo, ēre, nŭi, tentum [abs + teneo] :
      - tr. -
      1 - tenir éloigné de, maintenir loin de.
          -  abstinere ab aliquo manum, Plaut. Amp. 340 ; manus Cic. Verr. 1, 93 : tenir sa main, ses mains éloignées de qqn, s'abstenir de toucher à qqn.
          - abstinere  ab aliqua re, Cic. Verr. 4, 71, s'abstenir de toucher à qqch.
          - abstinere a Siculorum argento cupiditatem aut manus, Cic. Verr. 4, 34 : éloigner de l'argenterie des Siciliens sa convoitise ou ses mains.
          -  cf. Cic. de Or. 1, 194 ; Att. 3, 7, 2 ; Liv. 9, 5, 6.
          -  abstinere manus a se, Cic. Tusc. 4, 79 : ne pas tourner ses mains contre soi-même, s'épargner.
          -  accepta clades Latinos ne ab legatis quidem violandis abstinuit, Liv. 2, 22, 4 : la défaite essuyée ne détourna même pas les Latins d'outrager les ambassadeurs.
          -  cf. Liv. 4, 59, 8; 39, 25, 10.
          -  ab aede ignem abstinere, Liv. 7, 27, 8 : écarter le feu du temple.
          -  cf. Liv. 22, 23, 4 ; 26, 24, 12, etc.
          -  eorum populorum finibus vim abstinere, Liv. 8, 19, 3 : s'abstenir de toute violence contre ces pays.
          -  direptione militem abstinere, Liv. 38, 23, 2 : tenir le soldat éloigné du pillage. --- cf. 8, 21, 18.
          -  Aeneae Antenorique omne jus belli abstinere, Liv. 1, 1, 1 : s'abstenir d'user de tous les droits de la guerre [pour] à l'égard d'Enée et d'Anténor.
          -  abstinere sermonem de aliqua re, Plaut. Most. 897 : se dispenser de parler de qqch. --- cf. Ter. Haut. 373.
          - réfléchi se abstinere ab aliqua re, Cic. Fin. 2, 71 : s'abstenir de qqch.
          - cf. Cic. Ac. 2, 55 ; Sen. Ir . 3, 8, 8.
          - se abstinere nefario scelere, Cic. Phil. 2, 5 : s'abstenir d'un crime abominable.
          - cf. Cic. Fin. 3, 38; Div. 1, 102 ; Liv. 22, 25, 12, etc.
          - absol. se abstinere, Liv. 3, 11, 4 : se tenir à l'écart.
          - se abstinere : s'abstenir de nourriture. --- Varr. R. 2, 9, 10 ; Cels. 3, 15.
      - intr. -
      2s'abstenir de, se tenir à l'écart de.
      - proelio abstinere, Caes. BG. 1, 22, 3 : s'abstenir de combattre.
      - faba abstinere, Cic. Div. 2, 119 : s'abstenir des fèves.
          - curiā abstinere : s'abstenir de venir à la curie.
          - publico abstinuit, Suet. Claud. 36 : il s'abstint de paraître en public.
          - praenomine Imperatoris abstinuit, Suet. Claud, 12 : il refusa le prénom d'Imperator.
          - cibo omni aut potu abstinere : s'abstenir de toute nourriture et de toute boisson (observer une diète absolue).
      - nec meo nomine abstinent, Cic. Rep. 1, 6 : ils ne s'abstiennent pas de parler de moi, de me critiquer.
      - cf. Cic. Off. 3, 72 ; Sall. J. 64, 5 ; Liv. 2, 56, 7 ; 21, 5, 9, etc.
      - abstinere a mulieribus, Caes. BG. 7, 47, 5 : épargner les femmes.
      - cf. Cic. de Or. 3, 171; Liv. 3, 36, 7 ; 5, 21, 13.
         - ne ab obsidibus quidem ira belli abstinuit, Liv. 2, 16 : (*la colère de la guerre ne se tint pas même éloignée des otages*), la colère des vainqueurs n'épargna même pas les otages.
      - abstinere ne a legatis quidem violandis, Liv. 39, 25, 10 : ne s'abstenir même pas d'outrager les ambassadeurs. --- cf. 5, 21, 13, etc.
      - abstinere a voluptatibus, Cic. Tusc. 5, 94 : s'abstenir des plaisirs. --- cf. Part. 77.
      - a cibo abstinere, Cels. 1, 3 : s'abstenir de nourriture.
      - avec gén. Hor. O. 3, 27, 69; Apul. Apol. 10.
      - avec inf. Plaut. Curc. 180 ; Mil. 1309 ; Suet. Tib. 23.
      - non abstinere quin : ne pas s'abtenir de.
      - Plaut. Bac. 915 ; Liv. 2, 45, 10; Suet. Tib. 44; 72.
      - non abstinere quominus : ne pas s'abstenir de. --- Tac. An. 13, 4; Suet. Gram. 3.
          - aegre abstinent quin castra oppugnent, Liv. 2, 45, 10 : ils ont peine à s'abstenir d'attaquer le camp.
      - absol. abstinere : s'abstenir.
      - Plaut. Aul. 344 ; Men. 166 ; Virg. En. 2, 534 ; Liv. 40, 21, 4.
          - abstinere debet aeger, Cels. 2, 12, 2 : le malade doit s'abstenir de manger, le malade doit jeûner.      
abstĭtī : parf. de absisto et de absto.
absto, āre, abstĭtī : - intr. - être éloigné, être placé à distance. --- Hor. P. 362
          - abstandus est, Plaut. Trin 263 : on doit le tenir à l'écart.
abstollo, ĕre : - tr. - enlever. --- Ps. Ambr. Serm. 18, 3.
abstractĭo, ōnis, f. : - 1 - enlèvement. --- Dict. 1, 4. - 2 - abstraction. --- Boet. Anal. post. 1, 14.
abstractus, a, um : - 1 - part. passé de abstraho. - 2 - part.-adj. abstrait. --- Isid. 2, 24, 14.
          - quantitas abstracta, Cass. : quantité abstraite.
abstrăho, ĕre, traxi, tractum [ abs + traho] : - tr. - tirer, traîner loin de, séparer de, détacher de, éloigner de [au pr. et fig.].
          - inf. parf. sync. abstraxe, Lucr. 3, 650.
      - abstrahere aliquem ab aliquo : séparer qqn d'un autre.
      - abstrahere a rebus gerendis, Cic. CM 15 : détourner de l'activité politique. --- cf. Sull. 11 ; Arch. 12 , Phil. 3, 31.
      -  abstrahere a sollicitudine, Cic. Dej. 38 : arracher, soustraire à l'inquiétude.
      -  se abstrahere a similitudine Graecae locutionis, Cic. Br. 259 : se détourner d'une imitation du parler grec.
      -  a corpore animus abstractus, Cic. Div. 1, 66 : l'âme détachée du corps.
          - navem remulco abstraxit, Caes. BC. 2, 23 : il tira le bateau avec un câble (il remorqua le bateau).
          - mors abstrahit a malis, Cic. : la mort nous arrache aux misères.
          - abstrahere milites a duce, Cic. : détacher les soldats de leur chef.
          - magnitudine pecuniae a bono honestoque in pravum abstractus est, Sall. J. 29, 2: à cause d'une grosse somme d'argent, il fut détourné du bien et de l'honneur pour suivre la voie du mal.
      -  de matris amplexu aliquem abstrahere, Cic. Font. 46 : arracher qqn des bras de sa mère. --- cf. Ov. H. 15, 154.
      - abstrahere e sine gremioque patriae, Cic. Cæl. 59 : arracher du sein, du giron de la patrie.
          - abstrahere ex oculis hominum, Liv. 39, 49, 12 : soustraire aux regards des hommes.
      -  cf. Cic. Sull. 9 ; Liv. 37, 27, 6 ; 38, 49, 8.
      -  frumento ac commeatu abstractus, Cæs. BC. 3, 78, 3 : entraîné loin du ravitaillement et des approvisionnements.
      -  abl. ou dat. Ov. M. 13, 658 ; Sen. Med. 144 ; Tac. An. 2, 5 ; Luc. 6, 80.
          - abstrahit (me) sermonis egestas, Lucr. : la pauvreté de la langue m'arrête (= m'empêche d'expliquer).
      -  parto decori abstrahi, Tac. An. 2, 26 : être arraché à une gloire acquise. ---- cf. Amm. 20, 4, 18 ; 30, 7, 2.
      -  ad bellicas laudes abstrahere, Cic. Br. 239 : entraîner vers les exploits guerriers.
      -  cf. Sen. Ep. 88, 19 ; Const. 2, 3 ; Tac. An. 4, 13.
          - vix me hinc abstraxi, Ter. : j'ai eu de la peine à m'en tirer.
abstraxĕ : v. abstraho.
abstrūdo, ĕre, trūsi, trūsum : - tr. -  pousser violemment loin de;  cacher, dérober (à la vue), enfouir.
          - abstrudere sese tectum inter et laquearia, Tac. : se blottir entre le toit et le plafond.
          - abstrudere tristitiam, Tac. An. 3, 6 : dissimuler sa tristesse.
          - abstrudere aulam in fano, Plaut. Aul. 617 : cacher une marmite dans un temple.
          - in profundo veritatem abstrudere, Cic. Ac. 2, 32 : cacher la vérité dans les profondeurs.
          - in silvam se abstrudere, Cic. Att. 12, 15 : se cacher dans un bois.
          - abstrusus usquam nummus, Cic. Agr. 1, 11 : écu caché quelque part.
          - semina flammae abstrusa in venis silicis, Virg. En. 6, 6 : germes de flamme cachés dans les veines du silex.
abstrŭo, ĕre : cacher. --- Tert. Marc. 4, 27.
abstrūsē, adv. : voir abstrusius.
abstrūsĭo, ōnis, f. : action de cacher. --- Amm. 5, 37.
abstrūsĭus, adv. compar. de abstruse, inusité : plus secrètement. --- Amm. 28, 1, 49.
          - au superl. abstrusissime : très profondément. --- Aug. Quant. 63.
abstrūsus, a, um :
      1 - part.-adj. de abstrudo.
      2 - caché.
      - dolor abstrusus, Cic. Dom. 25 : douleur refoulée. --- cf. Agr. 2, 49 ; Ac. 2, 14.
          - in abstruso esse, Plaut. Poen. 342 : être caché.
      3 - abstrus, difficile à pénétrer.
      - disputatio abstrusior Cic. Ac. 2, 30 : argumentation un peu abstruse.
      4 - [caractère] dissimulé, fermé.
          - quamquam abstrusum et tristissima quaeque occultantem Tiberium perpulere, ut Drusum filium cum primoribus civitatis mitteret, Tac. An. 1, 24 : bien que Tibère fût renfermé et qu'il cachât les nouvelles les plus alarmantes, on le décida à envoyer son fils avec les premiers de la cité.
abstŭlās : v. aufero .
abstŭli : parf. de aufero.
absum, ăbesse, āfŭi (abfŭi), āfŭtūrus, intr. : (Lebaigue P. 8 et P. 9)
          - voir l'article absum de Gaffiot.
      - inf. fut. abfŏre (āfŏre).
          - abfŏrem... (āfŏrem...) = abessem...
      - les formes abfui, abforem, abfore, abfuturus ont moins d’autorité --- subj. prés. absiet Cato Agr. 19, 1 ; abfuat = absit Front p. 184, 4 --- formes apsum, apsens, dans quelques mss de Plaut. et Cic.
       1 - être absent, être hors de.
          - abesse ab domo : être hors de chez soi.
          - ab (ex) Urbe abesse, Cic. : être absent de Rome.
          - abesse (ab) aliquo : n'être pas auprès de qqn.
          - abesse in loco, Ov. : être ailleurs.
          - in propinqua oppida aberat, Suet. : il s'absentait pour se rendre dans les villes voisines.
       2 - se tenir éloigné de, manquer à, faire défaut à; ne pas assister (qqn), ne pas secourir (qqn).
          - quaerere quod abest, Ter. : chercher ce qui manque.
          - unum a praetura tua abest, Plaut. : une seule chose manque à ta préture.
          - abest historia litteris nostris (dat.), Cic. : l'histoire manque à notre littérature.
          - neque animus neque corpus a vobis aberit, Sall. : ni mon coeur ni mon bras ne vous feront défaut.
          - abesse alicui : ne pas assister qqn, ne pas secourir qqn.
          - qui Antonio afuerim, Cic. Sull. 5 : moi qui n'ai pas défendu Antonius.
          - qui Autronio non afuerim, Cic. : moi qui n'ai pas manqué d'assister Autronius.
          - absentibus nobis, Cic. Ac. 2 : sans notre aide.
       3 - être éloigné de, être distant de.
          - abesse ab Urbe millia passuum ducenta, Cic. : être à deux cent milles de Rome.
          - quoniam propius abes, Cic. : puisque tu es plus près.
          - ille longissime abest ut credat, Cic. : il est bien éloigné de croire.
          - multum (longe) abest ut : il s'en faut de beaucoup que.
          - non multum (non longe, paulum) abest quin : il ne s'en faut pas de beaucoup que.
          - haud multum afuit quin interficeretur : il s'en fallut de peu qu'il ne fût tué (il a bien failli être tué).
          - nos si pellant, nihil afore credunt, quin omnem Hesperiam sua sub juga mittant, Virg. En. 8 : s'ils nous repoussaient, rien ne les empêcherait, croient-ils, de soumettre à leur joug l'Hespérie tout entière.
          - tantum abest ut... Cic. : tant s'en faut que...
          - tantum a poenitentia afuit ut... Val.-Max. : il fut fut si loin de se repentir que...
          - id tantum abest ab officio, ut nihil magis officio possit esse contrarium, Cic. : cela est tellement différent du devoir que rien ne peut lui être plus contraire.
          - tantum abest ut... ut etiam... : tant s'en faut que... que, au contraire...
          - tantum abfuit laudare industrie gesta, ut etiam quaedam scriberet de Gallicanis intercepta thesauris, Amm. 15 : loin de louer les marques de son zèle actif, il signalait même, dans ses lettres, certains détournements effectués au préjudice du trésor public des Gaules.
          - tantum abest ut gratiam quaesisse videar ut multas susceperim simultates, Cic. : bien loin de paraître chercher à me rendre populaire, je me suis fait beaucoup d'ennemis.
          - quid abest quin pareamus?  Liv. : pourquoi hésiter à obéir (<à quoi tient-il que nous obéissions>)?
          - scimus musicen nostris moribus abesse a principis personâ, Nep. Ep. 1, 2 : nous savons que, d'après nos moeurs, la musique <est éloignée d'un personnage de premier plan> = ne convient pas à un personnage de premier plan.
          - quae absunt ab forensi contentione, Cic. : qui ne conviennet pas à un débat public.
       4 - se tenir loin de, s'abstenir, être exempt de.
          - abesse a bello (abesse bello), Caes. : ne pas prendre part à la guerre.
          - afuit a societate sceleris, Nep. : il n'a pas pris part au crime.
          - abesse a reprehensione, Cic. : être à l'abri d'un reproche.
          - abesse a culpa : <être éloigné d'une faute> = être exempt de reproche, n'avoir rien à se reprocher, être innocent, être irréprochable.
       5 - avoir de l'éloignement pour, répugner, être contraire à.
          - a consilio fugiendi absum, Cic. : je répugne à l'idée de fuir.
          - quod abest a tua fide, Brut. ap. Cic. : ce qui est contraire à ta franchise.
                        absim... : subj. prés. de absum (il s'emploie souvent comme formule de déprécation).
          - pauperies immunda procul absit, Hor. : loin de moi la hideuse pauvreté.
          - vos procul absitis, qui... Tib. : arrière, vous qui...
          - absit invidia verbo, Liv. : soit dit sans offenser personne.
          - quod absit! Apul. : ce qu'aux dieux ne plaise!
          - absit te quaerere, S. Sev. : garde-toi de chercher.
          - absit ut... Tert. : loin de moi la pensée de...
       6 - différer, être supérieur ou être inférieur.
          - longe a te abfuit, Cic. : il t'a distancé de beaucoup (dans une élection).
absūmēdo, ĭnis, f. : consommation. --- jeu de mot de Plaut. Cap. 904.
absūmo, ĕre, sumpsi, sumptum : - tr. -
      - forme apsumo dans qqs mss de Plaut. et Liv.
    1
- prendre entièrement; user entièrement, consumer, consommer, dépenser, dissiper, épuiser.
          - quid vini absumpsit ! Ter. : que de vin elle a consommé !
          - absumi lacrimis, Ov. : se consumer en larmes.
          - absumere pecuniam in re (in rem) : dépenser de l'argent pour qqch.
          - absumendi modum tenere, Suet. : limiter ses dépenses.
          - absumere satietatem rei, Ter. : user d'une chose jusqu'à la satiété.
          - putant dentes in cornua absumi, Plin. : on pense que leurs dents se changent en cornes.
          - magna vis frumenti, pecuniae absumitur, Liv. 23, 12, 4 : une grande quantité de blé et d’argent se consomme.
      - id tempus conloquiis absumptum est, Liv. 28, 6, 1 : ce laps de temps se consuma en entretiens.
          - res paternas absumere, Hor Ep. 1, 15, 26 : dissiper son patrimoine. --- cf. Suet. Ner. 26.
          - absumptis frugum alimentis, Liv. 23, 30, 3 : après avoir épuisé tous les moyens d’alimentation en céréales.
          - dicendo tempus absumere, Cic. Quinct. 34 : épuiser le temps en parlant. --- cf. Liv. 2, 4, 3 ; 22, 49.
     2 - détruire, anéantir, faire périr.
          - quot dies quam frigidis rebus absumpsi, Plin. Ep. 1, 9, 3 : que de jours j’ai perdus à des occupations combien frivoles!
          - plus hostium fuga absumpsit quam proelium, Liv. 2, 42 : la fuite coûta plus d'hommes à l'ennemi que le combat.
      - au passif absumi : être emporté, périr, être perdu.
      - ubi avunculus ejus absumptus erat, Liv. 9, 17, 17 : où son oncle avait péri.
          - jamjam absumor, Att. ap. Cic. : je me meurs.
          - absumpti sumus, Plaut. : nous sommes perdus.
      - multi ferro ignique absumpti sunt, Liv. 5, 7, 3 : beaucoup périrent par le fer et par le feu.
          - Glauci Potniades malis membra absumpsere quadrigae, Virg. G. 3, 268 : les cavales de Potnies dévorèrent de leurs mâchoires les membres de Glaucus.
          - absumet Caecuba, Hor. O. 2, 15, 25 : il engloutira ton Cécube.
absumptĭo, ōnis, f. : - 1 - Dig. consommation. - 2 - Macr. anéantissement, destruction.
          - absumptio corporum, Macr. : destruction des corps.
absumptus, a, um : part. passé de absumo. - 1 - consommé, dépensé, employé. - 2 - détruit, perdu.
absumt- : c. absumpt-
absurdē, adv. :
      - absurdius, Dig. ; absurdissime, Eccl.
    1d’une manière qui détonne.
          - absurde canere, Cic. Tusc. 2, 4, 12 : jouer faux.
     2d’une manière déplacée.
      - haud absurde memorare, Tac. H. 3, 51 : rappeler sans que ce soit mal à propos.
     3d’une manière absurde.
       - Cic. Ac. 2, 36 ; Fin. 2, 21 ; Div. 2, 119 ; Rep. 2, 28.
absurdĭtās, ātis, f. :
    1 - discordance. --- Prisc. 3, 494, 32.
     2 -  absurdité . --- Eccl.
absurdus, a, um :
      1 - qui a un son faux, discordant, faux, désagréable, choquant, désagréable, déplaisant. 
      - vox absona et absurda, Cic. de Or. 3, 11, 41 : timbre de voix faux et discordant.
          - avec datif - est hoc auribus animisque omnium absurdum, Cic. : cela choque toutes les oreilles et tous les esprits.
          - ingenium haud absurdum, Sall. : esprit qui n'est pas sans agrément.
      - Cic. Com. 19 ; Charis. 1, 185, 14.
      2 - qui détonne, qui jure, qui ne convient pas.
      - sin plane abhorrebit et erit absurdus, Cic. de Or. 2, 85 : s’il a une nature tout à fait rebelle et discordante. --- cf. Liv. 30, 44, 6.
      - ab imito causisque talium facinorum non absurda, Tac. H. 4, 48 : des faits qui ne sont pas sans relation avec l’origine et les causes de ces sortes de crimes.
      - aetati alicujus res absurda, Tac. An. 12, 9 : une chose qui jure avec l’âge de qqn.
          - lacrimae absurdae, Liv. : larmes déplacées.
      - haud absurdum est + inf. : il n’est pas déplacé de.
      - Sall. C. 3, 1 ; Tac. An. 4, 65 ; 12, 24.
      3en parl. des idées, des paroles, etc. absurde, saugrenu.
          -  Cic. Mur. 26; Tusc. 5, 112 etc.
          -  quo quid absurdius dici potest? Cic. Phil. 8, 4 : or est-il parole plus absurde que celle-là? --- cf. Div. 2, 98.
          - ratio absurda, Ter. : conduite déraisonnable.
      - absurdissima mandata, Cic. Att. 7, 13, 6 : des propositions tout à fait déraisonnables.
          - illud absurdum, quod... Cic. : c'est une chose contraire au bon sens que...
          - quid tam absurdum quam delectari inanibus rebus? Cic. : quoi de plus absurde que d'être charmé par des choses vaines?
          -  absurdum est + inf. : il est absurde de.
          - cf. Cic. Or. 160 ; Att. 2, 9, 1 ; 2, 22, 4; CM 66.
          - bene dicere haud absurdum est, Sall. C. 3 : bien parler n'est pas sans mérite.
          - absurdum est +  prop. inf. : il est absurde que.
          - cf. Cic. Fin. 2, 93; Sull. 37 ; Liv. 37, 52, 10.
          - quid tam absurdum quam si praeco praedicet… ? Cic. Off. 3, 55 : qu’y aurait-il d’aussi absurde que le crieur annoncant… ?
      4 - incapable, propre à rien.
          - absurdus orator, Cic. : orateur sans aptitude.
          - Valens non absurdus ingenio, Tac. : Valens, qui ne manquait pas de talent.
Absurītānus, a, um : d’Absyra. --- Plin. 5, 29.
absynthĭum : c. absinthium.
Absyrtĭdes, um, f. : les îles d'Absyrte (deux îles voisines de la mer Adratique). --- Plin. 3, 151.
          - gr. Ἀψυρτίδες νῆσοι.
Absyrtis, ĭdis, f. : Absyrte (île de l'Adriatique). --- Mel. 2, 114.
Absyrtus, i, m. :
      1 - l'Absyrtus (fleuve d'Illyrie). --- Luc. 3, 190.
      2 - Absyrte (fils d'Eétès et frère de Médée). --- Cic. Nat. 3, 48 ; Ov. Tr. 3, 9, 6.
          - gr. Ἄψυρτος.
          - voir hors site : Absyrte.
abtorquĕo, ēre (= obtorqueo) : - tr. - détourner.
Abudiacum : v. Abodiacum.
Abudius : nom de famille. --- Tac. An. 6, 30.
Abulites, ae, m. : Abulitès (un Perse, gouverneur de la Susianne).
          - Curt. 5, 2, 8 ; 5, 2, 17.
ăbundābĭlis, e : pléthorique. --- Cass.-Fel. 84, 17.
ăbundans, antis :
      1 - part.-adj. prés. de abundo.
      - ăbundan tior, Cic. Pis. 69 ; ăbundan tissimus, Rep. 2, 34.
      2qui déborde.
      -  Lucr. 1, 282 ; Plin. 2, 227; [fig] Cic. Rep. 2, 34.
      3qui est en abondance, à profusion, surabondant.
      -  Cic. Quinct. 40 ; Fin. 2, 111.
      4qui a en profusion, riche.
      -  Cic. Phil. 2, 66 .
      5riche en.
          - avec abl. bellicis laudibus abundans, Cic. Off. 1, 78 : riche en gloire guerrière. --- cf. Rep. 2, 11.
          -  avec gén. via omnium rerum abundans, Nep. Eum. 8, 5 : chemin offrant de tout en abondance. --- cf. Virg. B. 2, 20
  
ăbundantĕr, adv. : avec abondance, abondamment. --- Cic. de Or. 3, 53.
          - abundantius, Cic. Top. 41.
          - abundantissime, Plin. 5, 57.
ăbundantĭa, ae, f. :
      1abondance.
          -  Cic. Agr. 1, 18 ; 2, 97 ; Br. 320 ; Lael. 87, etc.
          - ingenii abundantia, Cic. Ac. 1, 18 : richesse de génie.
      2 - richesse, opulence.
          -  Cic. Cat. 2, 10 ; Nat. 2, 130.
      3rhét. surabondance, prolixité.
          -  Quint. 12, 1, 20, cf. Cic. Opt. 8.
  
ăbundātĭo, ōnis, f. : inondation, débordement (d'un fleuve).
          - Plin. 3, 121 ; Flor. 2, 13, 26.
ăbundātūra, ae, f. : Tert. abondance.
ăbundē, adv. :
      1 - copieusement, abondamment, amplement. 
      - Cic. CM 48 ; Div. 2, 3 ; Fam. 10, 23, 6.
      - alia omnia abunde erant Sall. J. 63, 2, il avait abondamment toutes les autres qualités.
      2 - suffisamment.
      - ad beatam vitam praecepta abunde sunt, Sen. Ep. 95, 6 : pour faire le bonheur les préceptes suffisent.
      - abunde magna praesidia, Sall. J. 14, 18 : secours suffisamment grands. --- cf. J. 1, 3; Sen. Clem. 1, 13, 4.
      - abunde similis, Quint. : entièrement semblable.
      - abunde est + inf. : c'est bien assez de, il suffit de.
      - interim abunde est si epistulae non sunt molestae, Plin. Ep. 7, 2 : en attendant ce serait bien assez de savoir que mes lettres ne sont pas ennuyeuses.
      - mihi abunde est, si satis expressi quod efficitur, Plin. Ep. 4 : pour moi, je m'estime satisfait si j'ai bien expliqué ce phénomène.
          - avec gén. fraudis abunde est, Virg. : c'est assez de ruses.
      - et eruditio in eo mira et libertas atque inde acerbitas et abunde salis, Quint. : chez lui, il y a à la fois une érudition admirable et un franc-parler qui lui donne du mordant et beaucoup de sel.
ăbundo, āre, āvi, ātum : - intr. -
      1 - déborder.
          -  Liv. 5, 15, 11 ; 30, 38, 10 ; Sen. Nat. 4, 1, 1 ; Virg. G. 1, 115.
          - mihi abundat pectus laetitiā, Plaut. : mon coeur déborde de joie.
      2 - être en abondance.
          -  quae de terris abundant, Lucr. 5, 920 : les productions qui viennent du sol en abondance.
          -  cf. Liv. 2, 41, 9 ; Sen. Marc. 33, 3 ; Helv. 18, 6.
      3avoir en abondance, être abondamment pourvu de.
          -  avec abl. equitatu abundare, Caes. G. 7, 14, 3 : être abondamment pourvu de cavalerie.
          -  cf. Cic. Rep. 2, 26 ; Tusc. 5, 44 ; Off. 2, 13 ; etc.
          -  villa abundat porco, lacte, caseo, melle, Cic. CM 56 : la maison de campagne a en abondance les porcs, le lait, le fromage, le miel.
          -  avec gén. Lucil. 308 ; Manil. 2, 600.
      4absol. être riche, être dans l’abondance.
          -  Cic. Par. 49 ; Lael. 23 ; Att. 15, 15, 3.
          - si quando abundare coepero, Cic. Att. 1, 4, 3 : si je deviens riche un jour.
          - in illis (causis) magis abundabit orator, Quint. : dans ces causes l'orateur aura un fonds inépuisable.
          - syllaba abundat, Prisc. : la syllabe est redondante.
          - ex abundanti, Quint. 4, 5, 15 : surabondamment.
      5 - excéder, dépasser.
          - avec acc. abundare quantitatem, Dig. : excéder la quantité.
ăbundus, a, um (c. abundans) : abondant. --- Gell. 1, 2, 2.
Aburas : v. Abora.
Aburius, ĭi, m. : nom d’h. --- Liv. 39, 4, 3.
Abusina, ae, f. : ville de Vindélicie. --- Anton.
ăbūsĭo, ōnis, f. [abutor] :
      1 - catachrèse, métaphore (emploi détourné d'un mot).
      - Her. 4, 33, 45 ; Cic. Or. 94 ; Quint. 10, 1, 11.
      - cf. gr. κατάχρησις.
      2 - mauvais usage, abus. --- Eccl.
ăbūsivē, adv. [abusivus] :
      1 - métaphoriquement, par catachrèse. --- Quint. 8, 6, 35.
      2 - de façon abusive, abusivement, improprement. --- Mamert. An. 1, 6 ; Amm. 24, 4, 19.
ăbūsīvus, a, um : employé de façon abusive. --- C.-Aur. Ac. 1, pr. 14.
ăbūsŏr, ōris, m. : qui abuse, prodigue, dissipateur. --- Salv. Gub. 8, 4.
ăbusque + abl. (= usque ab) : depuis, de.
          - abusque Pachyno, Virg. En. 7, 289 : depuis le promontoire de Pachynum.
      - Oceano abusque, Tac. An. 15, 37 : depuis l’Océan.
      - Tiberio abusque, Tac. An. 13, 45 : depuis Tibère.
abusus :
       1 - ăbūsus, a, um : part. passé de abutor. - 1 - qui a usé pleinement, qui a abusé. - 2 - sens passif : usé, employé.
       2 - ăbūsŭs, ūs, m. : consommation complète, mauvais usage, abus, gaspillage. --- Cic. Top. 17.
ăbūtendus, a, um : dont on peut abuser. --- Suet. Galb. 14.
ăbūto, ĕre : v. abutor.
ăbūtor, ăbūti, ăbūsus sum : - intr. avec abl. et arch. tr. -
          -  Lebaigue P. 9 et P. 10.
          - sens passif : abuti Varr. d. Prisc. 8, 16; V.-Max. 8, 1; abusus Plaut. As. 196.
      - tr. -
       1 - user jusqu'au bout, épuiser, consumer; dépenser.
          - caseum abuti, Cat. Agr. 76 : user complètement le fromage.
          -  abuti aurum, Plaut. Bac. 359 : dissiper une somme d'or.
          - abuti rem patriam, Plaut. Trin. 682 : dévorer son patrimoine.
          - abuti vim suam, Lucr. 5, 1032 : dépenser sa force.
      - in prologis scribundis operam abutitur, Ter. : il emploie tous ses soins à écrire des prologues.
      - Plaut. Bacch. 2, 3, 126; Pers. 2, 3, 10; Trin. 3, 2, 56; Phorm. 2, 3, 66.
      - intr. -
       2se servir pleinement de, user pleinement, employer complètement, tirer parti de.
          -  his festivitatibus insolentius abuti, Cic. Or. 176 : employer ces agréments du style avec une liberté un peu excessive.
          -  prooemio abuti, Cic. Att. 16, 6, 4 : utiliser un préambule [de facon définitive, une fois pour toutes].
          -  otio abuti, Cic. Rep. 1, 14 : employer entièrement ses moments de loisir.
          - elephantorum acutissimis sensibus abutimur, Cic. : nous tirons un bon parti des sens délicats de l'éléphant.
          - abuti libertate : user pleinement de la liberté ou abuser de la liberté.
      - abuti sole, Cic. Att. 12 : user librement du soleil.
       3 - user, se servir de, employer.
          - de Philippo et Nabide libero mendacio abutebatur, Liv. 35 : sur les intentions de Philippe et de Nabis, il mentait sans retenue.
          - nisi omni tempore, quod mihi lege concessum est, abusus ero, Cic. : si je ne dépense tout le temps que la loi m'a accordé.
          - abuti tecum hoc otio, Cic. : employer avec toi ce loisir (te consacrer entièrement ce loisir).
          - abuti otio liberaliter, Vell. 2, 105, 1 : faire un noble usage de ses loisirs.
          - abuti otio ad laborem, Fronto. : employer son temps de libre à travailler.
          - abuti sagacitate canum ad utilitatem nostram, Cic. : faire servir à notre usage le flair des chiens.
       4 - faire un mauvais usage, abuser, faire servir à son usage, utiliser autrement.
          - abuti legibus, Cic. : abuser des lois.
          - abuti muliere, Ter. : abuser d'une femme, déshonorer une femme.
          - abuti militum sanguine, Caes. BC. 3 : abuser de la vie de ses soldats (verser inutilement le sang de ses soldats).
          - abuti eloquentiā perverse, Cic. : faire un mauvais usage de l'éloquence.
          - quousque tandem abutere (= abuteris), Catilina, patientiā nostrā? Cic. Cat. 1 : jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Catilina?
      - insolenter et immodice abuti Thessalos indulgentiā populi Romani, Liv. 39 : les Thessaliens (dit-il) abusaient étrangement et au-delà de toute mesure de l'indulgence du peuple romain.
      - abuti communi consuetudine sermonis, Cic. Fat. 24 : se servir des mots de l'usage courant en les détournant de leur sens.
      -  sagacitate canum ad utilitatem nostram abuti, Cic. Nat. 2, 151 : faire servir à notre usage le flair des chiens.
      -  verbo abuti, Cic. : faire un emploi détourné d’un mot. --- cf. Or. 94 ; Part. 17 ; Leg. 1, 45.
      - abuti communi consuetudine sermonis, Cic. Fat. 24 : se servir des mots de l'usage courant en les détournant de leur sens.
          - avec acc. - abuti operam in scribendo, Ter. : perdre son temps à écrire ou employer tout son temps à écrire.
       5 - qqf. sens passif : être employé, être consumé, être dépensé.
          - abuti ab aliquo, Varr. : être employé par qqn. --- Suet. Galb. 14.
          - ubi illaec quae dedi ante? --- abusa, Plaut. As. 196  : où est l'argent que je t'ai donné? --- il est dépensé.
Abutucensis, e : d'Abutuca (ville d'Afrique). --- Plin. 5, 29.
Ăbȳdēnus, a, um : v. Abydos.
Ăbȳdŏs et Ăbȳdus, i, m. f. (Ăbȳdum, i, n.) : Ăbȳdos. - 1 - Plin. Ov. ville de l'Asie Mineure, sur l'Hellespont. - 2 - Plin. ville de la Thébaïde en Egypte.
          - gr. Ἄϐυδος.
      - Ăbȳdēnus, a, um : d'Abydos. --- Ov. H. 18, 100; Tr. 1, 10, 28, etc.
          - gr. Ἀϐυδηνός.
        - Ăbȳdēnus, i, m. : l'homme d'Abydos (Léandre, amant d'Hero). --- Ov. H. 17, 1.
          - Ăbȳdēni, ōrum, m. : les habitants d'Abydos.
      - Ăbȳdum, i, n. : c. Abydos.
      - Abydum oppidum, Plin. 5, 32, 40, 141 : Abydos.
      - voir hors site Abydos (ville d'Egypte).
Abyla, ae, f. : montagne de la Mauritanie. --- MEL. 1, 5, 3.
ăbyssus, i, f. (qqf. m.) : gouffre, abîme; l'enfer. --- Eccl.
          - gr. ἄϐυσσος (ce qui est sans fond) -- βυσσός : fond, fond de la mer -- abyssus, plus tard abysmus, puis abismus.
Abziritānus, a, um : d'Abzira [Afrique]. --- Plin. 5, 30.
          - Abziritanum oppidum, Plin. : Abzira.
Abzoae, ārum, m. : les Abzoens (peuple de Scythie). --- Plin. 6, 38.
ac (atquĕ) --- ac devant les consonnes; [écrit souvent adque dans les mss] et en plus de cela.
                        (Gaffiot P. 14-15 -- Lebaigue P. 10).
I conjonction copulative :

¶ 1 [ajoute un second terme qui enchérit] et en outre, et même (= et quidem) : jube prandium accurarier... ; atque actutum, Plaut. Men. 208 : dis qu'on prépare à dîner... ; et tout de suite; faciam... ac lubens, Ter. Haut. 763 : je te ferai [du bien pour tout cela], et de grand coeur; sine tuo quaestu ac maximo quaestu, Cic. Verr. 3, 52 : sans que tu aies eu un profit et un très grand profit, cf. 3, 23; Cat. 1, 9, etc. ; praeclaras duas artes constitueres atque inter se pares, Cic. de Or. 1, 236 : tu constituerais deux arts éminents, et, j'ajoute, égaux entre eux; ut viris, Romanis dignum est, Liv. 7, 13, 9 : de la manière qui convient à des hommes, à des Romains; confitetur atque ita libenter confitetur, ut... Cic. Caec. 24 : il avoue, et il avoue si volontiers que..., cf. Verr. 3, 53; Font, 40; Mur. 15, etc.
   - avec quidem (equidem) : Plaut. Bac. 974, etc.; id estne numerandum in bonis? - ac maxumis quidem, Cic. Leg. 2, 12 : doit-on le compter au nombre des biens ? - et même des plus grands biens, cf. de Or. 2, 278; Br. 211; Tusc. 2, 39, etc.
   - avec etiam : Plaut. Capt. 777, etc.; infirmā atque etiam aegrā valetudine, Cic. Br. 180 : d'une santé faible (délicate) et même maladive, cf. Clu. 111; Mur. 2; Cat, 3, 14, etc.
   - avec adeo : respondit mihi paucis verbis atque adeo fideliter, Plaut. Curc. 333 : il m'a répondu en peu de mots, mais aussi avec franchise; cum maximo detrimento atque adeo exitio vectigalium, Cic. Verr. 3, 19 : pour le plus grand dommage, ou mieux, pour la ruine des impôts publics, cf. Verr. 3, 21; 3, 33; (Clu. 79; Cat. 2, 27; 1, 9, etc.; non petentem atque adeo etiam absentem creatum tradidere quidam, Liv. 10, 5, 14, il fut nommé consul, selon certains historiens, sans faire acte de candidat, et même, mieux que cela, en son absence.
   - ac prope, ac paene : et presque : Cic, Verr. 2, 160 ; 3, 78; Dom. 131; Phil 2, 39 ; Div 1, 124, etc. ; Caes. G, 3, 12, 5; 6, 36, 2

¶ 2 simple copule : noctes ac dies, Cic. Arch. 29 : nuits et jours; ad frigora atque aestus vitandos, Caes. BG. 6, 22, 3 : pour éviter le froid et le chaud; una atque eadem persona, Cic. Cael. 30 : une seule et même personne; etiam atque etiam, Cic. Cat. 2, 27, etc. : encore et encore.
   - le second terme étant souvent le développement ou la définition plus précise du premier : donum dignum Capitolio atque ista arce omnium nationum, Cic Verr. 5, 184 : cadeau digne du Capitole, de cette citadelle de toutes les nations [même emploi de que, cohortahorque Fam. 2, 4, 2].

¶ 3 marquant une opposition entre deux propositions : atque hodie primum vidit, Plaut. Merc. 532 : et pourtant il l'a vue aujourd'hui pour la première fois.
   - souvent renforcé par tamen : id sustulit, ac tamen eo contentus non fuit, Cic Verr. 4, 190 : il enleva cette statue, mais il ne se tint pas pour satisfait, cf. Pis. 3; de Or. 1, 240, etc.
   - renforcé par potius : lacrumas mitte ac potius... prospice, Ter. Ad. 335 : cesse de pleurer et plutôt considère..., cf. Cic. Amer. 110; Verr. 1, 136; de Or. 1, 220; Off, 1, 67, etc.
   - opposant une prop. négative, ac non : quasi vero consilii sit res ac non necesse sit, Caes. BG. 7, 38, 7 : comme si vraiment la situation réclamait une délibération et que ce ne fût pas une nécessité de..., cf. Cic. Amer. 92 ; Verr. 5, 169 ; Mil, 92 ; Cat. 2, 12, etc.
   - [après une négative] mais plutôt (au contraire) : ne cupide quid agerent, atque ut... mallent, Cic. Off, 1, 33 : [les engager] à ne rien faire avec passion, à préférer au contraire, cf. Off. 2, 3 ; Leg. 1, 18 ; de Or. 3, 85, etc.

¶ 4 [marquant un rapport temporel] et alors (sur ces entrefaites, à cet instant) : quo imus, inquam, ad prandium ? atque illi tacent, Plaut. Capt. 479 : où allons-nous, dis-je, pour dîner? et ils se taisent; forte per impluvium despexi in proxumum atque ego aspicio, Plaut. Mil. 288 : par hasard j'ai regardé par la gouttière chez le voisin, et (alors) j'aperçois; huc mihi caper deerraverat, atque ego Daphnim aspicio, Virg. B. 7, 6 : mon bouc s'était égaré de ce côté-ci; et dans ces entrefaites j'aperçois Daphnis (et voilà que...)
   - dans la princip. après une subord. temporelle : quom ad portam venio, atque ego illam video praestolarier, Plaut. Ep. 217 : quand j'arrive vers la porte, (alors) moi, je la vois qui attend, cf. dum... atque, Plaut. Bac. 279; postquam... atque, Plaut. Merc. 256; quoniam... atque, Plaut. Most. 1050; ut... atque, Plaut. Poen. 650.

¶ 5 [en tête d'une phrase, lien logique très lâche et très varié] et j'ajoute que : Cic. Cat. 2, 28; Br. 265, etc.
   - et pour conclure : Mur. 22 ; Cat. 3, 10, etc.
   - et d'ailleurs : Off. 1, 5 ; 1, 24 ; 1, 36, etc.
   - mais (en voilà assez) : Off. 1, 27
   - [dans un récit, introduisant un fait nouveau] mais alors, or à ce moment : Caes. G. 3, 15, 3; 6, 35, 8, etc.; Cic. Cat. 3, 11, etc.
   - [annonçant la fin d'un développement] or, or donc : ac de primo quidem officii fonte diximus, Cic, Off. 1, 19 : or donc nous avons traité de la première source du devoir, cf. 1, 41; 1, 46; CM 50. etc.
   - [réflexion, souhait] atque ut (ne), et pour que (pour éviter que) : Cic, Amer. 14; Verr. 2, 108; Caec. 62; de Or. 2, 235, etc. ; atque utinam : et fasse le ciel que : Cic. Verr. I, 61, etc.

II particule de comparaison,

¶ 1 après adaeque, aeque, aequus, alius, alio, aliorsum, aliter, consimilis, contra, contrarius, digne, dispar, dissimilis, idem, ita, item, juxta, par, pariter, perinde, pro eo, proinde, pro portione, protinus, secus, sic, similis, similiter, simul, statim (ULP. Dig. I, 16, 1), talis, totidem; voir ces mots

¶ 2 sans antécédent marquant l'idée de comparaison : quem esse amicum ratus sum atque ipsus sum mihi, Plaut. Bac. 549 : [cet homme] dont j'ai cru qu'il était mon ami comme je le suis de moi-même, cf. Hor. Ep. 1, 16, 32 II ac si = quasi BELL. HISP. 13, 5 ; P. Fest. 78; 226; 247

¶ 3 après un comparatif accompagné d'une négation : Plaut. Cas. 860; Merc. 897; Ter. And. 698; Catul. 61, 172; Lucr. 2, 350; 3, 96, etc.; Virg. En. 3, 561; Hor. S. 1, 1, 46 ; 1, 2, 22, etc.
   - sans négat. : Hor. Epo. 15, 5; 12, 11; S. 1, 5, 5; 1, 6, 130.    
ăcăcĭa, ae, f. : mimosa. --- Plin. 13, 63, etc.
          - gr. ἀκακία.
Ăcădēmĭa (Ăcădēmīa), ae, f. :
          - gr. ἀκαδημία (ἀκαδημεια).
       1 - l'Académie (gymnase situé près d'Athènes, où enseignait Platon).
      - Cic. Or. 12; Fin. 5, 1; Sen. Ben. 6, 11.
       2 - l'Académie (une des parties de la villa de Tusculum).
      - Cic. de Or. 1, 98; Tusc. 2, 9; Att. 1, 4, 3; 1, 9, 2; Plin. 31, 6.
       3 - l'Académie (nom de plusieurs sectes philosophiques).
      - vetus Academia Cic. Br. 149, etc, l'ancienne Académie.
      - recens ou recentior Academia, Cic. Leg. 1, 39; de Or. 3, 68 : la nouvelle Académie.
          - voir hors site : Académie.
Ăcădēmĭcus, a, um : académique.
          - gr. ἀκαδημικός.
          - Ăcădēmĭci, ōrum, m. : les philosophes de l'Académie.
          - Academici libri, Cic. Tusc. 2, 4 : les Académiques [traité de Cic.].
          - Academica quaestio, Cic. Att. 13, 19, 3 : l'enquête sur la doctrine académique.
          - plur. n. Academica, Att. 13, 19, 5 : les Académiques.
          - plur m. Academici, Cic. Fin. 2, 34 : les philosophes de l'Académie.
          - voir hors site : les Académiques.
Acădēmus, i, m. : Hor. Académus (héros athénien dont le jardin devint le lieu d'enseignement de Platon).
          - gr. Ἀκάδημος.
          - inter silvas Academi quaerere verum, Hor. Ep. 2 ; chercher la vérité sous les arbres d'Académus.
Acadera (Acadira), ōrum, n. : Curt. Acadéra (ville de l'Inde).
Acalandrum flumen, n. : Plin. l'Acalandre (fleuve de Lucanie).
ăcălanthis, ĭdis, f. (acc. -ida) : chardonneret.
          - gr. ἀκαλανθίς, ίδος.
          - litoraque alcyonen resonant, acalanthida dumi, Virg. G. 3 : le rivage retentit des chants de l'alcyon et les buissons de ceux du chardonneret.
Acălē, ēs, f. : île voisine de la Lusitanie. --- Avien. Or. 184.
ăcălēphē, ēs, f. : Diosc. ortie. --- Diosc. 4, 89.
          - gr. ἀκαλήϕη, ης.
Acamantis, ĭdis, f. : Acamantis (nom primitif de Chypre). --- Plin. 5, 129.
Acămās, antis, m. : - 1 - Acamas (fils de Thésée). --- Virg. En. 2, 262. - 2 - Acamas (ouvrier de Vulcain). --- Val. Fl. 1, 583. - 3 - le cap Acamas (dans l'île de Chypre). --- Plin. 5, 129.
          - gr. Ἀκάμας, αντος -- ἀκάμας, αντος : infatigable.
          - voir hors site : Acamas.
Acampseon (flumen) : le fleuve Acampseon (qui se jette dans le Pont-Euxin). --- Plin. 6, 12.
Acampsis, is, m. : Plin. l'Acampsis (fleuve de Colchide).
ăcănŏs, i, m. : Plin. onoporde, chardon roland (plante qui arrête le sang). --- Plin. 22, 23.
          - gr. ἄκανος.
ăcantha, ae, f. : acanthe (plante). --- C.-Aur. Acut. 2, 197.
          - gr. ἄκανθα : épine, piquant.
ăcanthĭcē, ēs, f. (avec mastĭchē) : Plin. suc de la plante helxine. --- Plin. 21, 96.
          - gr. ἀκανθικὴ μαστίχη.
ăcanthillis : c. acanthyllis.
ăcanthĭnus, a, um : d'acanthe, semblable à l'acanthe, de la couleur d'acanthe. --- Col. 9, 4, 4.
          - gr. ἀκάνθινος.
ăcanthĭŏn, n. : un chardon. --- Plin. 24, 108.
          - gr. ἀκάνθιον.
acanthis :
       1 - ăcanthis, ĭdis, f. (acc. -ida) : - a - c. acalanthis. --- Plin. 10, 175. - b - séneçon (plante). --- Plin. 25, 167.
          - gr. ἀκανθίς, ίδος.
       2 - Acanthis, ĭdis, f. : Prop. Acanthis (femme corruptrice). --- Prop. 4, 5, 63.
Acanthĭus, a, um : d'Acanthe (ville de Macédoine). --- Plin. 31, 85.
Acanthō, f. : Acantho (mère du Soleil). --- Cic. Nat. 3, 54.
acanthus :

       1 - ăcanthus, i :
       a - masc. acanthe (la feuille de cette plante servait d'ornement en architecture). --- Virg. G. 4, 123; Plin. 22, 76.
       b - fém. acanthe (arbre épineux toujours vert), mimosa. --- Virg. G. 2 119.
          - gr. ἄκανθος.

       2 - Acanthus, i, f. : Acanthe.
       a - une ville de Macédoine. --- Liv. 31, 45, 16 ; 45, 30, 4; Plin. 4, 38.
       b - une île de la Propontide. --- Plin. 5, 151.
ăcanthyllis (ăcanthillis), ĭdis, f. : - 1 - chardonneret. --- Plin. 10, 96. - 2 - asperge sauvage. --- Apul. Herb. 84.
          - gr. ἀκανθυλλίς, ίδος.
ăcapnŏs, ŏn (ăcapnus, a, um) : sans fumée.
          - gr. ἄκαπνος --- καπνός : vapeur, fumée.
          - acapnon mel, Plin. : miel recueilli sans enfumer la ruche.
          - ligna acapna, Mart. 13, 15 : bois qui ne fume pas.
Acarnān, ānis, m. : - 1 - Acarnan (fils d'Alcméon et héros éponyme de l'Acarnanie). - 2 - adj. et subst. m. f. Acarnanien, d'Acarnanie.
          - gr. Ἀκαρνάν, ᾶνος.
          - Liv. acc. sing. -ana; acc. plur. -anas.
          - Acarnānes, um, m. : les Acarnaniens, les habitants d'Acarnanie.
          - Acarnānĭa, ae, f. : l'Acarnanie (partie de l'Epire). --- Plin. 4, 5.
          - gr. Ἀκαρνανία.
          - Acarnānĭcus, a, um : relatif à l'Acarnanie, de l'Acarnanie, acarnanien. --- Liv. 26, 25, 16.
          - gr. Ἀκαρνανικός.
          - Acarnānus, a, um : d'Acarnanie.
          - uxorem Acarnanam duxit, Nep. Them. 1, 2 : il épousa une femme d'Acarnanie.
ăcarnē, ēs, f. (c. acharne) : Plin. acharne (poisson).
Acascomarci, ōrum, m. : peuple du Pont. --- Plin. 6, 21.
Acastus, i, m. : Acaste. - 1 - le fils du Thessalien Pélias. --- Ov. M. 8, 306. - 2 - un esclave de Cicéron. --- Att. 6, 9, 1, etc.
          - voir hors site : Acaste.
ăcătălectus (ăcătălectĭcus), a, um : (vers) acatalectique (qui a son dernier pied complet). --- Diom. 1, 502, 8.
ăcătĭum, ĭi, n. : - 1 - barque, esquif (barque grecque). --- Plin. 9, 94. - 2 - grande voile d'un navire. --- Isid. 19, 3, 2.
          - gr. ἀκάτιον.
          - voir hors site : acatium.
Acatĭus, ĭi, m. : Acatius (nom d'homme). --- Sulp. Sev. Chr. 2, 38, 3.
ăcătus, i, f. : petit navire, navire léger, brigantin.
          - Aus. Ep. 22, 31; Tert. Marc. 5, 1..
Acaunensis (Agaunensis) : voir Acaunus.
ăcaunumarga, ae, f. (mot celtique) : marne pierreuse. --- Plin. 17, 44.
Acaunus, i, m. : Acaunus (ville de la Gaule transalpine, dans le Valais; plus tard Agaune, auj. Saint-Maurice).
          - Acauni, ōrum, m. : les habitants d'Acaunus.
          - Acaunensis (Agaunensis), e : d'Acaunus.
          - voir hors site : Acaunus.
ăcaustŏs, ŏn (ăcaustus, a, um) : non brûlé, incombustible (en parl. d'une pierre précieuse). --- Plin. 37, 92.
          - gr. ἄκαυστος.
Acbarus, i, m. : Acbarus (roi arabe). --- Tac. An. 12, 12; v. Agbar.
Acca, ae, f. : Acca.
       1 - compagne de Camille.
          - Virg. En. 11, 820, etc.
       2 - Acca Larentia [Laurentia] (nourrice de Romulus et Rémus, mère des Lares).
          - Varr. L. 6, 23 ; Stat. S. 2, 1, 100 ; Gell. 7, 7.
          - voir hors site : Acca Larentia.
accădo, ĕre : - intr. - tomber devant.
          - Sen. Suas. 6, 3; v. accido.
Accālĭa, ĭum, n. (= Larentalia) : les Accalies ou les Larentalies (fêtes en l'honneur d'Acca Larentia).
accăno, ĕre : - intr. - chanter avec. --- Varr. L. 6, 75.
accantĭto, āre : - intr. - chanter (auprès de qqn, alicui). --- Liv. And. Tr. 9.
accanto (adcanto), āre : chanter (auprès de qqn, alicui). --- Stat. S. 4, 4, 55.
accēdo, ĕre, cessi, cessum, intr. et qqf. tr. :
          - parf. sync. accestis Virg. En. 1, 201.
       1 - s'avancer vers, entrer dans, s'approcher, aborder.
          - aliquem ou ad aliquem accedere : aborder qqn.
          - accedere ad locum : s'approcher d'un lieu.
          - accedere in locum, Cic. : entrer dans un lieu.
      - in funus accedere, Cic. Leg. 2, 66 : se mêler à un cortège de funérailles.
          - accedere ad manus, Nep. : en venir aux mains.
      - ad hastam accedere, Nep. Att. 6, 3 : prendre part à une enchère publique.
          - ad amicitiam Caesaris accedere, Caes. BC. 1, 48 : entrer dans l'alliance de César.
          - ad veritatem accedere : se rapprocher de la vérité.
          - accedere ad condiciones : donner son adhésion à des conditions.
          - poét. accedere alicui loco : aborder un lieu.
          - accedere silvis, Ov. M. 5, 674 : gagner les forêts.
          - accedere delubris, Ov. M. 15, 745 : pénétrer dans les sanctuaires.
          - caelo accedere, Ov. M. 15, 818 : avoir accès au ciel (devenir dieu).
          - in Macedoniam accedere : se rendre en Macédoine.
          - accedere in aedes : pénétrer dans une maison.
          - qua accedi poterant (loca), Tac. : à l'endroit où l'accès était facile.
          - accedere locum, Virg. Liv. : s'approcher d'un lieu.
          - vos et Scyllaeam rabiem ... sonantis accestis (= accessisti) scopulos, Virg. En. 1 : vous avez approché la rageuse Scylla, ses écueils retentissants.
      - aliquem accedere, Sall. J. 62, 1 : aborder qqn. --- cf. 20, 3; 71, 5; Tac. An. 2, 58; H. 3, 24.
       2marcher contre, marcher sur, attaquer.
          - accedere ad oppidum : marcher contre une place-forte.
      - accedere ad urbem, Cic. Cat. 3, 8 : marcher sur Rome.
      - accedere ad castra, Caes. BG. 5 : marcher contre le camp.
        3 - s'ajouter à, venir comme surcroît, survenir, croître progressivement.
          - ad mala hoc mihi accedit, Ter. : à mes maux s'ajoute celui-ci.
      - accedet ei cura, Cic. Fin, 5,40 : il lui viendra en outre le souci.
      - cf. Cic. Att. 5, 20, 3; Nep. Milt. 4, 5; Liv. 24, 27, 8.
          - accedent tibi a me haec dona, Liv. : voici en outre les présents que tu recevras de moi.
          - accedit ut + subj. : il arrive (en outre) que, s'ajoute le fait que.
          - souvent avec un adverbe - huc (eo, istuc) accedit quod + ind. : à cela s’ajoute (le fait) que.
          - nihil novi accessit, Cic. : rien de nouveau n'est survenu.
          - illi aetas accessit, Cic. : il a vieilli.
          - ubi accedent anni, Hor. : quand les années s'accumuleront.
          - ad Appii Claudii senectutem accedebat etiam ut caecus esset, Cic. CM. 16 : à la vieillesse d'Appius Claudius s'ajoutait encore le fait qu'il était aveugle (... s'ajoutait encore sa cécité.)
      - huc accedebant collecti ex praedonibus latronibusque Syriae Ciliciaeque provinciae, Caes. BC. 3 : à eux s'était joint un ramassis de voleurs et de brigands, de Syrie, de Cilicie.
         4 - se disposer à, se charger de, encourir.
          - accedere ad rem publicam : aborder la carrière politique, aborder les affaires publiques.
          - accedere ad scribendum, Quint. : aborder la carrière des lettres.
          - ad periculum accedere : s'exposer au danger.
          - accedere periculum, Plaut. : s'exposer au danger.
          - accedere ad causam (accedere causae), Cic. : se charger d'un procès.
          - accedere ad vectigalia, Cic. : entreprendre la perception des impôts.
          - accedere in eamdem infamiam, Plaut. : encourir la même infamie.
        5 - accéder à, donner son assentiment, se joindre à.
          - accedere ad consilium alicujus, Nep. : se ranger à l'avis de qqn.
          - accedere praecibus, Plin.-jn. : se joindre aux prières.
          - accedere alicui, Tac. : embrasser la cause de qqn.
          - illis non accedo, Quint. : je me sépare d'eux.
          - societatem nostram accesserant, Tac. : ils étaient entrés dans notre alliance.
        6 - approcher de, ressembler à.
          - Antonio Philippus accedebat, Cic. Brut. 173 : Philippe ressemblait à Antoine.
          - hoc ad socordiam accedit, Plin. : cette croyance est voisine de la sottise.
acceĭa, ae, f. : bécasse. --- Gloss.
accĕlĕrātĭo, ōnis, f. : accélération (dans le débit). --- Her. 3, 23.
accĕlĕrātus, a, um : part. passé de accelero.
accĕlĕro, āre, āvi, ātum :
    1 - tr. - accélérer, hâter, presser. 
          - iter accelerare, Caes. BC. 2, 39, 6 : accélérer la marche.
          - gradum accelerare, Liv. 2, 43, 8 : presser le pas.
          - cf. Nep. Att. 22, 2 ; Lucr. 6, 772; Tac. An. 11, 35.
          - accelerare consulatum alicui, Tac. An. 3, 75 : hâter l'accès de qqn au consulat.
          - quantum accelerari posset, Liv. : avec toute la diligence possible.
    2 - intr. - se hâter.
          - Cic. Cat. 2, 6 ; Caes. BG. 7, 87, 3 ; Liv. 3, 27, 8 ; 23, 28, 3, etc. 
accendĭum, ĭi, n. : embrasement. --- Sol. 5. 23.
accendo :

       1 - accendo, ĕre, cendi, censum : - tr. -
       a - embraser, allumer, mettre le feu.
          - faces accendere, Cic. : allumer des torches.
          - nonne vides linum accendier? Lucr. : ne vois-tu pas qu'une mèche de lin prend feu?
       b - au fig. - animer, exciter, attiser, enflammer, allumer, éveiller.
          - odium accendere : attiser la haine.
          - discordiam accendere : exciter la discorde.
          - amore laudis accensi : enflammés par l'amour de la gloire.
          - accendere aliquem in aliquem (contra aliquem) : enflammer qqn contre qqn.
          - pugnando potius quam adhortando accendamus militum animos, Liv. 2 : excitons l'ardeur des soldats en combattant plutôt qu'en faisant des discours.
          - accendis quare cupiam magis illi proximus esse, Hor. S. 1, 9, 5 : tu attises mon désir d'être plus proche de lui.
       c - exciter à, pousser à. 
          - accendere animum ad virtutem, Sall. : exciter l'âme à la vertu.
          - accendere in rabiem, Liv. : pousser à la colère.
          - illi ad dominationem accensi sunt, Sall. Jug. 31, 16 : ils sont acharnés à vouloir dominer.
       d - augmenter, accroître.
          - pretium accendere, Plin. 23, 57 : augmenter le prix, donner de la valeur.
      - crystallina quorum accendit fragilitas pretium, Sen. Ben. 7, 9, 3 : des cristaux, dont la fragilité avive le prix.
          - acetum accenditur pipere, Plin. : le poivre rend le vinaigre plus fort.
          - accendere fiduciam Tyriorum, Curt. : fortifier la confiance des Tyriens.
       e - éclairer, faire briller.
          - gemmis galeam accendere, Sil. : faire resplendir un casque du feu des pierreries.
       - quae jacerent in tenebris, nisi litterarum lumen accenderet, Cic. : choses qui resteraient ensevelies dans les ténèbres, si les lettres ne les éclairaient pas de leur lumière.

       2 - accendo, ōnis, m. : celui qui excite (au combat).
          - accendōnes, um, m. : maîtres des gladiateurs. --- Tert. Pall. 6.

accensĕo, ēre, accensum : - tr. - joindre à, mettre au nombre de, rattacher à.
      - part. accensitus Varr. d. Non 59, 5.
          - accenseor illi, Ov. : je me joins à lui.
          - alicui, alicui rei accensere : rattacher à qqn, à qqch.
accensĭbĭlis, e : qui peut être allumé; qui flamboie. --- Vulg. Hebr. 12, 18.
accensĭo, ōnis, f. [accendo] : action de s'enflammer.
      - Itala, Ex. 39, 17 (cod. Lugd.); [fig.] Cass. Psalm. 6, 1.
accensitus, a, um : v. accenseo.
accensŏr, ōris, m. [accendo] : celui qui allume. --- Aug. Joan. tract. 23, 3.
accensus :
       1 - accensus, a, um : part. passé de accendo. - a - allumé, brûlé, échauffé. - b - enflammé, excité, animé.
          - accensae arae, Ov. : autel sur lequel le feu est allumé.
          - accensus in poenam, Plin. : acharné à punir.
          - studia accensa in aliquem, Sall. : sympathies ardentes pour qqn.
       2 - accensus, a, um : part. passé de accenseo -- adjoint, mis au nombre, enrôlé.
       3 - accensus, i, m. : - a - officier subalterne; huissier, appariteur (attaché à un magistrat). - b - messager. - c - subalterne, soldat de réserve.
          - accensi, ōrum, m. : soldats de réserve en surnombre, soldats surnuméraires.
      - accensi velati, Cic. Rep. 2, 40 : soldats surnuméraires, [litt. habillés, parce qu'ils n'étaient en armes que quand ils comblaient les vides].
          - voir hors site : accensi.
       4 - accensŭs, ūs, m. : Plin. action d'allumer. --- Plin. 34, 88; 37, 103.
accentĭuncŭla, ae, f. : accent, accentuation. --- Gell. 13, 6, 1.
accentŏr, ōris, m. [cantor] : celui qui chante avec un autre. --- Isid. 6, 19, 13.
accentŭs, ūs, m. :
       1accent, son d'une syllabe.
      - Quint. 1, 5, 22 (en grec προσῳδία); 1, 5, 25; 12, 10, 33; Gell. 12, 26, 3; 17, 3, 5; Diom. 1, 431, 3.
       2 - quantité d'une syllabe.
      - Char. 1, 35, 24.
       3 - son; son des flûtes.
      - Sol. 5, 19 11.
       4 - accentuation, augmentation.
      - accentus hiemis, Sid. Ep. 4, 6 : accentuation de l'hiver.
        5 - méd. paroxysme.
      - M.-Emp. 36, 5.
accēpi : parf. de accipio.
accepso : v. accipio.
accepta, ae, f. : lot de terrain [qui échoit dans un partage]. --- Grom. 14, 27 ; etc.
acceptābĭlis, e : acceptable, croyable ; agréable. --- Eccl.
acceptābĭlĭtĕr, adv. : d'une manière acceptable. --- Eccl.
acceptātĭo, ōnis, f. : acceptation. --- Tert. Marc. 5, 9.
acceptātŏr, ōris, m. : - 1 - celui qui accepte, qui agrée. --- Tert. Pat. 4. 2 - [fig.] moyen d'accès? --- CIL 14, 16, 6.
acceptātus, a, um : part. passé de accepto.
      - adj. quo sit acceptatius, Sen. Ben. 2, 7, 3 : pour que [ce que tu donnes] soit mieux agréé.
acceptĭo, ōnis, f. [accipio] :
       1action de recevoir, réception.
      - Cic. Top. 37; Sall. J. 29, 4; Don. Andr. 951.
        2admission, approbation d'une proposition (en logique).
      - Apul. Plat. 3 p. 271.
        3accueil fait aux personnes, faveur, partialité.
          - non est personarum acceptio apud Deum, Vulg. Rom. 2, 11 : devant Dieu, il n'y a point d'acception de personnes.
acceptĭto, āre : - tr. - recevoir souvent. --- Non. 134, 29.
accepto, āre, āvi, ātum : - tr. -
       1avoir l'habitude de recevoir.
      - Plaut. Ps. 627 ; Quint. 12, 7, 9.
        2recevoir, accueillir.
      - jugum acceptare, Sil. 7, 41 : supporter le joug.
          - humo acceptante occultum opus, Curt. 4, 6, 8 : le terrain permettant un travail souterrain.
acceptŏr, ōris, m. [accipio] :
       1 - celui qui reçoit, qui fait accueil, qui approuve. --- Plaut. Trin. 204.
        2 - receveur d'impositions, de droits. --- CIL. 14, 2, 6 ; 14, 150, 1.
        3 - acceptor personarum, Vulg. Act. 10, 34 : partial.
        4accipiter, épervier. --- Lucil. 1170 (Charis. 98, 11).
        5 - oiseleur. --- Gloss.       
acceptōrārĭus, ĭi, m. : fauconnier. --- Anth. 300.
acceptōrĭus, a, um : qui sert à recevoir.
          - acceptorius modulus, Frontin. Aqu. 34 : tuyau de réception d'eau.
acceptrix, īcis, f. : celle qui reçoit. --- Plaut. Truc. 571.
acceptum, i, n. [accipio] : ce qui est entré en caisse, recette.
          - acceptum <> expensum, ce qui est sorti.
      - ratio accepti atque expensi, Plaut. Most. 304 : compte des recettes et des dépenses.
      - ratio acceptorum et datorum, Cic. Lael. 58 : compte des entrées et des sorties.
      - in acceptum referre (ferre) alicui, Cic. : porter au crédit de qqn (dans le chapitre des recettes), porter au compte de la recette.
          - tabulae (codex) accepti et expensi, Cic. : livre des recettes et des dépenses.
          - opus in acceptum referre, Cic. : tenir compte d'un bienfait.
          - accepto ferent dii vestri, quod...Tert. : vos dieux vous sauront gré de ce que...
acceptus :

       1 - acceptus, a, um, part. passé de accipio. - a - reçu. - b - appris, qu'on a entendu dire. - c - reçu, accueilli, traité.
      - aliquid acceptum ferre, referre alicui : - a - porter sur son registre au nom de qqn qqch comme reçu, porter qqch au crédit de qqn, se considérer quitte envers qqn pour qqch. - b - fig. imputer qqch à qqn.
          - aliquid acceptum ferre, referre alicui : porter, relater sur son registre au nom de qqn qqch comme reçu = porter qqch à l'avoir, au crédit de qqn.
         - quod minus Dolabella Verri acceptum rettulit quam Verres illi expensum tulerit HS quingenta triginta quinque milia, Cic. Verr. 1, 100 : attendu que Dolabella a consigné au crédit de Verrès cinq cent trente cinq mille sesterces de moins que Verrès n'en a porté à son débit.
        - expensa Chrysogono servo HS sescenta milia accepta pupillo Malleolo rettulit, Cic. Verr. 1, 92 : il porta comme débités à l'esclave Chrysogonus six cent mille sesterces qui étaient à l'avoir de son pupille Malléolus.
          - fig. omnia mala alicui accepta referre, Cic. : imputer tous ses maux à qqn.
          - omnia uni accepta Antonio referre, Cic. Phil. 2, 55 : porter tout au compte d'Antoine seul.
          - virtutem deo acceptam referre, Cic. Nat. 3, 86 : reconnaître qu'on est redevable à Dieu de posséder la vertu.
          - cf. Cic. Fam. 10, 24, 6 ; Att. 1, 14, 3 ; 11, 1, 2 ; 15, 19, 1; Caes. BC. 3, 57, 4.

       2 - acceptus, a, um, adj. :
        a - bien accueilli, agréable.
      - acceptus alicui : agréable à qqn.
          - res senatui grata acceptaque, Cic. Phil. 13, 50 : chose agréable et bienvenue pour le sénat.
          - cf. Fam. 16, 21, 7; Tusc. 5, 45.
          - nihil deo acceptius quam, Cic. Rep. 6, 13 : rien de plus agréable à Dieu que.
          - Rhodia uva dis et mensis accepta secundis, Virg. G. 2, 101 : le vin de Rhodes, délices des dieux et de nos desserts.
        b - bien vu, bienvenu.
          - maxime plebi acceptus, Caes. BG. 1, 3, 5 : le mieux vu du peuple, le plus dans les bonnes grâces.
          - longe ante alios acceptissimus militum animis, Liv. 1, 15, 8 : placé bien avant les autres dans l'affection des soldats.
          - cf. Sall. J. 12, 3; 108, 1; Liv. 35, 15, 4.
          - apud aliquem acceptissimus, Plaut. Cap. 714 : le mieux vu de qqn.
          - diis est acceptum quod... Varr. : les dieux voient avec plaisir que...
accerso : c. arcesso.
accessa, ae, f. : flux, marée. --- Serv. En. 1, 246.
accessĭbĭlis, e : accessible. --- Tert. Prax. 15.
accessĭbĭlĭtās, ātis, f. : accessibilité, accès facile. --- Tert. Prax. 15.
accessĭbĭlĭtĕr, adv. : par accident (opposé à essence). --- Mam. Anim. 27, 13 ; 28, 12.
accessĭo (adcessio), ōnis, f. [accedo] :
       1 - action d'approcher, approche. 
          - quid tibi huc accessio est? Plaut. Trin. 3, 2, 86 : que viens-tu faire ici?
      - quid tibi ad hasce adcessio est aedīs prope? Plaut. Truc. 2, 2, 3 : pourquoi t'approches-tu de cette maison?
        - is suis accessionibus consequebatur ut summa pecuniae referretur, Cic. Verr. 2, 2 : par ses visites à domicile, il réussit à recueillir une grosse somme d'argent.
       2 - arrivée progressive (d'une maladie), accès (de fièvre), paroxysme.
      - Cels. 2, 12; 3, 3 etc.; Sen. Ep. 85, 12; id. N. Q. 6, 18, 6; Suet. Vesp. 23.
       3arrivée en plus, addition, accroissement, augmentation.
      - quaecumque tibi accessiones fient dignitatis, Cic. Fam 2, 1, 2 : quels que soient pour toi les accroissements de considération.
      - paucorum annorum accessio, Cic. Lael. 11 : un prolongement de quelques années.
          - accessio pecuniae, Nep. Att. 14, 2 : accroissement de fortune.
      - Cic. Tim. 18 ; Or. 124 ; Fin. 4, 67 ; Att. 12, 23, 2.
        4 - partie ajoutée, partie annexe, accessoire.
          - accessionem adjunxit aedibus, Cic. Off. 1 : il a agrandi la maison.
      - fig. Syphax accessio Punici belli fuerat, Liv. 45, 7, 2 : Syphax n'avait joué qu'un rôle secondaire dans la guerre punique.
      - cf. Liv. 45, 26, 7 ; 45, 39, 7 ; etc.
        5 - philo. idée ajoutée, notion supplémentaire, complément.
      - Cic. Fin. 2, 35 ; 2, 42 ; Ac. 2, 112.
        6 - ce qu'on donne en plus de la chose due ou stipulée, addition, supplément, surplus.
      - accessio decumae, Cic. Rab. 11 : addition au dixième.
      - Cato. Agr. 144; Cic. Verr. 3, 83; 3, 118; Sen. Ep. 97, 5.
        7 - garantie accessoire, caution.
      - Dig. 21, 1, 25, 9 ; 21, 1, 1, 1.
accessĭto, āre [accedo] : - intr. - venir vers sans discontinuer. --- Cato, Orig. 1, 20.
accessus :

       1 - accessus, a, um : part. passé de accedo.

       2 - accessŭs, ūs, m. :
      - dat. sing. accessu Apul. Mund. 34.
       a - arrivée, approche.
          - Cic. Mil. 52 ; Sest. 131; Nat. 2, 19 ; Div. 2, 89.
          - accessus ad res salutares, a pestiferis recessus, Cic. Nat. 2, 34 : disposition à se porter vers ce qui est salutaire, à s'écarter de ce qui est nuisible.
          - accessus hominum fugere, Stat. : fuir l'approche des hommes.
          - accessus solis, Cic. : la proximité du soleil (par rapport à la terre).
          - accessus et discussus aestuum, Cic. : le flux et le reflux.
       b - accès auprès de qqn, possibilité d'approcher qqn.
      - Cic. Q. 1, 1, 25 ; Sen. Clem. 1, 13, 4.
        caccès dans un lieu, abord.
      - Virg. En. 8, 229 ; Liv. 44, 28, 13.
      - navibus accessum petere, Liv. 29, 27, 9 : chercher un lieu d'abordage pour les navires.
          - explorare accessus, Flor. : explorer les abords d'un pays.
        d - accès, attaque d'une maladie.
          - accessus febris, Plin. : accès de fièvre.
accestis = accessistis : v. accedo.
Acci, ōrum, m. : colonie romaine de l'Espagne. --- Anton. 402, 1.
accia :
       1 - Accĭa : v. Accius.
        2- accia : v. acceia.
Accĭānus, a, um, d'Accius [le poète].
      - Cic. Tusc. 3, 62; Fam. 9, 16, 4.
accidens :

       1 - accidens, entis : part. prés. de accido.

       2 - accidens, entis, n. (surtout au plur.) :
        a - accident [opposé à substance], manière d'être accidentelle, non essentielle, accessoire.
      - Sen. Const. 9, 1; Quint. 3, 6, 36.
        b - accident, cas fortuit.
      - per accidens, Firm. Math. 5, 4 : par hasard.
      - ex omnibus, quae moventur, alia per se moventur, alia ex accidenti, Macr. : de tous les êtres qui se meuvent, les uns se meuvent par eux-mêmes, les autres par accident.
        cévénement malheureux, accident fâcheux.
      - Sen. Ep. 120, 12; Quint. Decl. 4, 11; 5, 1.
accĭdentālis, e : accidentel. --- [décad.]
accĭdentālĭtĕr et acĭdentĕr, adv. : accidentellement. --- [décad.]
accidentĭa, ae, f. [accido] : accident, événement.
      - Plin. 32, 19 [cod. Voss.] ; Tert. An. 21; 52.
accido :
      - voir l'article accido de Gaffiot.

       1 - accīdo, ĕre, cīdi, cīsum [ad + caedo] : - tr. - a - commencer à couper, entailler, entamer, abattre. - b - couper entièrement, couper à ras, tondre, élaguer. - c - porter un coup, affaiblir, détruire, anéantir, exterminer, épuiser (vivres). - d - ronger.
          - accidunt arbores, tantum ut summa species earum stantium relinquatur, Caes. BG. 6 : ils coupent les arbres, mais seulement de manière que la partie supérieure laisse l'impression d'arbres debout.
          - ita proelio uno accidit Vestinorum res ut..., Liv. 8 : en un seul combat il abattit les forces des Vestins si bien que... (en un seul combat il porta aux (forces des) Vestins un coup si rude que...).
          - accisa ornus, Virg. En. 2, 626 : orne abattu.
          - fames accisis coget dapibus consumere mensas, Virg. En. 7 : une fois les mets épuisés, la faim te forcera à consommer les tables.
          - accisae res : situation désespérée, situation perdue, défaite.
          - post accisas a Camillo Volscorum res, Liv. 6 : après la défaite des Volsques, infligée par Camille.

       2 - accĭdo, ĕre, cĭdi [ad + cado] : - intr. - a - tomber sur, tomber auprès. - b - parvenir à, aboutir à, se rapporter à. - c - arriver, survenir. - d - tourner bien, tourner mal.
      - part. prés. accadens Sen. Suas. 6, 3.
          - accidere ad pedes : tomber aux pieds.
          - ad genua accidere alicujus (alicui) : tomber aux genoux de qqn.
          - ad pedes omnium singillatim accidente Clodio, Cic. Att. 1 : Clodius tombant aux pieds de chaque sénateur.
          - tantum calumniarum metum injecit, ut ad genua sibi accideret, Suet. : avec ses calomnies, il jeta une telle crainte que l'autre se jeta à ses genoux.
          - ut limen exirem, ad genua accidit, Ter. Hec. : comme j'allais franchir le seuil, elle tombe à mes genoux.
          - avec dat. - genibus alicujus accidere : tomber aux genoux de qqn.
          - accidere ad aures (avec dat. accidere auribus) : arriver aux oreilles.
          - accidere ad oculos : tomber sous les yeux.
          - accidere ad terram : tomber à terre.
          - si quid tibi accidat : s’il t’arrive quelque malheur.
          - si res aliter acciderit, Cic. Verr. 5, 173 : si l'affaire tourne autrement.
      - sin aliter acciderit, humaniter feremus, Cic. Att. 1 : s'il en est autrement, je le supporterai avec résignation.
          - quorsum hoc accidat, incertum est? Ter. : on ne sait où cela aboutira.
          - istuc verbum in te accidit, Ter. : ce mot s'applique à toi.
          - cetera quae ei generi accidunt, Quint. : tout ce qui se rapporte à ce genre.
          - timebam ne evenirent quae acciderunt, Cic. : je craignais de voir arriver les malheurs qui sont survenus.
          - accidit ut : il arrive que.
          - id aliquot de causis acciderat, ut subito Galli belli renovandi consilium caperent, Caes. BG. 3 : plusieurs raisons avaient poussé subitement les Gaulois à prendre la décison de recommencer la guerre.
          - magno accidit casu ut in ipsum incideret, Caes. BG. 6 : ce fut un grand hasard de tomber sur lui.
      - accidit casu ut legati apud Flamininum cenarent, Nep. : le hasard fit que les ambassadeurs dînèrent chez Flamininus.
      - accidit ut una nocte omnes Hermae dejicerentur, Nep. : il arriva que tous les bustes de Mercure furent renversés dans une seule nuit.
          - mihi accidit ut : il m’arrive de.
          - accidit ut non : il arrive que ... ne ... pas.
          - accidit quod (avec adv.) : il arrive que.
          - perincommode accidit quod : il arrive bien mal à propos que.
          - accidit perincommode, quod eum nusquam vidisti, Cic. Att. 1 : bien malheureusement, tu ne l'as pas rencontré.
          - oportunissima res accidit, quod postridie ejus diei mane... ad eum in castra venerunt, Caes. BG. 4 : une circonstance très favorable survint : le lendemain matin, ils vinrent le trouver dans son camp.
          - percommode accidit quod : c’est une chance que.
          - nec enim acciderat mihi opus esse, Cic. : et en effet le cas ne s'était pas présenté que j'eusse besoin (de lui).
          - si quid mihi humanitus accidisset, Cic. : <si qqch m'arrivait selon la nature>= s'il m'arrivait quelque malheur (si la nature venait à disposer de moi).

accĭdŭus, a, um : qui arrive inopinément. --- P. Nol. Ep. 1, 7, 2.

Accienses : peuple de l'ancien Latium. --- Plin. 3, 69.

accĭĕo, ēre, īvi, ĭtum : - tr. - faire venir.
          - ego illum huc acciebo, Plaut. Mil. 935 : moi, je vais le faire venir ici.
      - Diom. 1. 366, 33; Sil. 13, 368.
accinctĭo, ōnis, f. : Eccl. action de ceindre, de s'armer.
accinctus, a, um :
          - voir hors site : accinctus.
       1 - part. passé de accingo.

        2 - adj.
        a bien ajusté.
      - accinctior, Aus. Grat. act. 27, 19.
        b prêt, dispos.
      - Plin. Pan. 20, 3.

        3 - accinctŭs, ūs, m., le fait de se ceindre, de s'armer. --- Eccl.
accingo, ĕre, cinxi, cinctum [ad + cingo] : - tr. -
       1 - adapter par une ceinture, ceindre (une épée).
          - ensem lateri accingere, Stat. Th. 1, 428 : adapter (ceindre) une épée au côté.
          - fig. magicas artes accingier, Virg. En. 4, 493 : se ceindre de pratiques magiques = recourir aux pratiques de la magie.
          - accingi ferro, armis, ense : se ceindre du glaive, de ses armes, de son épée. --- cf. Virg. En. 2, 614 ; 6, 184; 7, 640 ; Tac. An. 6, 2, etc.
          - gladiis accincti, Liv. 40, 13, 12 : des gens armés.
          - accinctus : armé. --- cf. Tac. An. 11, 18 ; H. 2, 88, 2, 89.
          - feminae pellibus accinctae, Tac. An. 11, 31 : femmes vêtues de peaux.
      - accinctus gemmis fulgentibus ensis, Val. Fl. 3, 514 : épée garnie de pierreries éclatantes.
       2munir de, pourvoir de, armer de.
          - avec abl. accincta flagello, Virg. En. 6, 570 : armée d'un fouet.
          - faucibus pubes accingitur, Virg. : la jeunesse s'arme de torches.
          - accingere se juvene partem curarum capessituro, Tac. An. 12, 25 : se pourvoir d'un jeune homme destiné à prendre une part des soucis du pouvoir.
          - fig. accingere aliquem ad fastigium paternum, Tac. An. 6, 32 : armer qqn en vue du trône paternel.
          - animos accinge futuris, V.-Fl. : arme-toi de courage pour les maux qui vont arriver.
          - juvenis studio popularium accinctus, Tac. : jeune homme fort de l'amour de ses concitoyens.
       3préparer, disposer à. 
          - se accingere rei : se préparer, se disposer en vue d'une chose. --- Virg. En. 6, 210
          - pass. réfléchi accingi : se préparer.
          - accingere (s.-ent. se) operi, Virg. : se préparer au travail.
          - accingere, Ter. Phorm. 318 : prépare-toi. --- cf. Eun. 1060 Liv. 1, 47, 3; Tac. H. 4, 68.
          - accingere in rem : se préparer en vue d'une chose. --- Liv. 2, 12, 10; Tac. D. 16; H. 3, 35; 3, 66.
          - accingere ad rem, Liv. 6, 35, 2 : se préparer en vue d'une chose. --- Liv. 28, 41, 8; Tac. An. 4, 66; 11, 28; H. 4, 79.
          - accingere rei, V.-FL. 2, 197 : se préparer en vue d'une chose.
          - avec inf. accingar dicere pugnas, Virg. G. 3, 46 : je me disposerai à chanter les combats. --- cf. Tac. An. 15, 51.
          - absol. sens réfléchi accinge ad molas, Pompon. : prépare-toi pour la meule.
      - in hoc discrimen, si juvat, accingere, Liv. 2 : prépare-toi à ce péril, si tu le crois bon.
accĭno, ŭi, ĕre [ad + cano) : - tr. - chanter à, chanter pour.
          - Diom. 1, 485, 6; Prisc. Gram. 11, 35. 
accinxi : parf. de accingo.
accĭo, īre, īvi (ĭi), ītum : - tr. - faire venir, mander, appeler.
          - imparf. accibant Lucr. 5, 996.
      - accire aliquem filio doctorem, Cic. de Or. 3, 141 : faire venir qqn pour servir de maître à son fils.
          - accire ex Etruria, Cic. Har. 25 ; e castris Lael. 5, 8, 12 : faire venir d'Etrurie, du camp.
          - ab Tarracone accire, Liv. 28, 19, 4 : mander de Tarragone.
          - aliquem Romam Curibus accire, Cic. Rep. 2, 25 : faire venir qqn de Cures à Rome.
      - scientiam artemque haruspicum accire, Tac. H. 2, 3 : importer la science et l'art des haruspices.
          - everti per accitam lasciviam, Tac. 14, 20 : être détruit par une licence importée.
          - accire mortem, Vell. 2, 38 : se suicider, se donner la mort.
          - accire voluptatem, Cic. : causer du plaisir.
accĭpensĕr : v. acip-.
accĭpĕtrīna (mss. accipe trina) : Plaut. Bac. 274 : em accipetrina haec nunc erit, [y a-t-il encore quelque chose de plus ?] hé! il va y avoir cet oiseau de proie dont je vais te parler maintenant; [sans doute ce mot féminin est forgé sur accipiter et il désigne le vaisseau des pirates dont il est parlé plus loin].
accĭpĭo, ĕre, cēpi, ceptum [ad + capio] - tr. - :
      - voir l'article accipio de Gaffiot.
      - chez les comiques accipin = accipisne; accepistin = accepistine --- fut. ant. accepso PAC. Tr. 325 --- inf. accipei = accipi CIL 1, 202 --- accipiundus Cato, Agr. 2,5.
       1 - recevoir, prendre; éprouver, souffrir, subir.
          - accipere rem ab aliquo, Cic. : recevoir une chose de qqn.
          - accepi litteras a patre : j'ai reçu une lettre de mon père.
          - naves accipiunt imbrem, Virg. : les vaisseaux sont envahis par l'eau.
          - accipere decumas, Cic. : percevoir la dîme.
          - se negant usquam, nisi acceperint, Cic. : ils refusent de marcher s'ils ne sont pas payés.
          - accipere poenas, Luc. : punir.
          - accipere injuriam : subir une injustice.
          - accipere speciem rei, Plin. : prendre l'aspect de qqch.
          - nubes accipit ignem, Virg. : le nuage prend feu.
          - accipere voluptatem, Cic. : ressentir de la joie.
       2 - entendre, entendre dire, apprendre; comprendre, interpréter.
          - accipere aliquid oculis, Cic. : percevoir qqch par les yeux.
          - hoc accipe dictum, Enn. : écoute ces paroles.
          - hoc a majoribus accepimus : nous avons appris cela de nos ancêtres, nous tenons cela de nos ancêtres.
          - accipere + prop. inf. : entendre dire que, apprendre de qqn (ab aliquo) que.
          - quae tradentur accipiet, Quint. : il comprendra nos leçons.
          - id quo facilius accipi possit, Cels. : afin que cette vérité puisse être plus facilement saisie.
          - aliquid accipere in bonam (malam) partem : prendre qqch en bonne (en mauvaise) part.
          - accipere aliquid ad verbum, Cic. : prendre qqch à la lettre.
          - sicuti ego accepi, Sall. C. 6, 1 : comme je l'ai appris.
          - aliquid accipere aspere, Tac. : prendre mal qqch. (une nouvelle).
          - accipere aliquid in plures sententias, Cic. : interpréter qqch de plusieurs manières.
          - aliquid accipere aliorsum ou aliter atque ... Ter. : interpréter qqch autrement que ...
          - accipere ad contumeliam, Ter. : considérer comme un outrage.
          - accipio omen : j'en accepte l'augure.
          - accipere in omen, Liv. : interpréter comme un présage.
          - accipere prodigii loco, Tac. : interpréter comme un prodige.
       3 - accepter, recevoir volontairement, se décharger de, agréer, approuver.
          - accipere judicium, Cic. : accepter un débat en justice.
          - accipere ad se litem, Plaut. : se charger d'un procès.
          - accipere rogationem, Cic. : adhérer à une proposition de loi.
          - accipere condicionem pacis : accepter des conditions de paix.
          - accipere de plebe consulem, Cic. : admettre la candidature d'un consul plébéien.
          - accipio, Hor. : j'accepte; je le veux bien; d'accord.
       4 - recevoir chez soi, accueillir, traiter.
          - accipere convivio, Curt. : recevoir à sa table.
          - accipere in amicitiam, Caes. : admettre dans son amitié.
          - accipere clementer, Liv. : accueillir avec bienveillance.
          - accipere indignis modis, Ter. : traiter indignement.
          - ego te miseris jam accipiam modis, Plaut. Aul. 4.4.3 : je vais te traiter d'une triste façon.
          - accipere aliquem tecto : accueillir qqn sous son toit.
          - voir acceptum
accĭpĭtĕr, tris, m. (gén. plur. accipitrum) : épervier, faucon; en gén. oiseau de proie.
          - Cic. Nat. 3, 47 ; Plin. 10, 21, etc.
      - accipiter, Plaut. Pers. 409 : un homme rapace.
      - fém. Lucr. 4, 1009.
accĭpĭtrārĭus, ĭi, m. : fauconnier. --- lat. tardif.
accĭpĭtrīna, ae, f. : laitue sauvage. --- cf. Apul. Herb. 30.
accĭpĭtro, āre : - tr. - déchirer (comme un oiseau de proie), mettre en pièces. --- Laev. d. Gell. 19, 7, 11.
Accisi, ōrum, m. : les Accises (peuple sarmate). --- Plin. 6, 21.
accīsĭo, ōnis, f. : action de couper. --- P.-Nol. Ep. 23, 10.
accīsus, a, um : part. passé de accīdo [ad + caedo].
Accĭtānus, a, um, d'Acci.
          - Plin. 3, 25 ; Macr. 1, 19, 5. 
accītĭo, ōnis, f. : évocation, appel. --- Arn. 4, 12.
accīto, āre : - tr. - faire venir. --- [décad.]
accitus :
       1 - accītus, a, um : - a - part. passé de accio. - b - adj. importé, d'origine étrangère.
          - everti per accitam lasciviam, Tac. 14, 20 : être détruit par une licence importée.
       2 - accītŭs, ūs, m. (seul. à l'abl. accitū) : appel, convocation.
          - Agyrio magistratus et quinque primi accitu istius evocantur, Cic. Verr. 3, 68 : les magistrats et les cinq premiers citoyens sont appelés d'Agyrium par ordre de Verrès.
          - cf. Virg. En. 1, 677; Tac. An. 2, 80.
Accĭus, ĭi, m. et Accĭa, ae, f. : nom de fam.
          - qqf Attius d. les mss.
      - L. Accius : poète romain.
          - T. Accius Pisaurensis : T. Accius de Pisaurum.
accīvi : parf. de accio.
acclāmātĭo (adclāmātĭo), ōnis, f. :
       1 - cris à l'adresse de qqn; acclamation [en bonne part].
      - Liv. 31, 15, 2 ; Curt. 7, 2, 7; 9, 4, 23 ; Quint. 8, 3, 3 ; Plin. Ep. 1, 8, 17.
       2 - clameur hostile, huée.
      - Cic. Att. 1, 16, 4 ; Q. 2, 3, 2.
      - acclamatio adversa populi, Cic. de Or. 2, 239 : cris hostiles du peuple.
       3 - action de crier.
      - Her. 3, 21.
       4 - rhét. exclamation.
      - Quint. 8, 5, 11.
acclāmo (adclāmo), āre, āvi, ātum : - intr. -
       1 pousser des cris à l'adresse de qqn ou de qqch, pour protester ou blâmer.
          - [abst] acclamatur Cic. Pis. 65, on pousse des cris hostiles.
          - non metuo, ne mihi adclametis, Cic. Brut. 73 : je ne crains pas que vous vous récriiez contre moi.
          - cf. Cic. Verr. 2, 48; Liv. 34, 37, 3.
          - acclamare alicui, Cic. Br. 256 : se récrier contre qqn, huer qqn.
          - cf. Cic. Mur. 18 ; Sen. Ep. 47, 13.
          - acclamare + prop. inf. : crier en réponse que, protester que. --- Cic. Caec. 28.
       2 pousser des cris d'approbation, de joie, acclamer.
          - ei adclamatum est, Plin. Ep. 4, 9, 18 : il fut salué par des acclamations. --- Suet. Claud. 27; Dom. 13.
      - populus et miles Neroni Othoni adclamavit, Tac. H. 1, 78 : le peuple et le soldat crièrent : "vive Néron Othon".
       3 - répondre par des cris.
          - adclamatur « recita, recita » Sen. Ep. 95, 2 : en réponse s'élèvent les cris : "lis, lis".
          - adclamare + prop. inf. : répondre par acclamation que. --- Liv. 34, 50, 4.
      - acclamare ut, Tac. An. 1, 19 : en réponse demander à grands cris que...
       4 avec acc. de la chose criée crier à l'adresse de qqn.
          - servatorem liberatoremque acclamare, Liv. 34, 50, 9 : proclamer qqn sauveur et libérateur.
          - nocentem acclamare, Tac. An. 1, 44 : par ses cris désigner qqn comme coupable.
acclāro, (adclāro), āre, āvi [ad + clarus] : - tr. - rendre clair, faire voir clairement.
      - uti tu signa nobis certa adclarassis (= adclaraveris), Liv. 1, 18, 9 : puisses-tu nous donner clairement des signes précis!
acclīnātĭo, ōnis, f. [acclino] : couche, lieu de repos. --- Eccl. 
acclīnātōrĭum, ĭi, n. : accotoir [d'un lit]. --- Eccl.
acclinātus, a, um : parf. de acclino; penché, appuyé sur.
          - terris maria acclinata, Stat. : mer qui repose sur son lit, mer calmée.
acclīnis, (adclīnis), e : adossé à, penché vers, appuyé contre, enclin à.
          - acclinis alicui rei : appuyé contre qqch.
      - adclinis parieti, Just. : appuyé contre la muraille.
      - acclinis falsis animus meliora recusat, Hor. S. 2, 2, 6 : l'âme, penchée vers l'erreur, refuse ce qui est mieux.
          - arboris adclinis trunco, Virg. En. 10. 834 : appuyé contre le tronc d'un arbre.
      - acclini jugo, Ov. F. 5, 154 : sur un sommet légèrement en pente.
acclīno, (adclīno), āre, āvi, ātum : - tr. - pencher sur, appuyer à, appuyer contre, incliner vers.
          - cf. gr. κλίνω.
      - se ad aliquem adclinare : se pencher vers qqn.
          - circumspexit Athin seque adclinavit ad illum , Ov. M. 5 : il chercha du regard autour de lui Athis et s'appuya sur lui.
          - haud gravate acclinaturos se ad causam senatus, Liv. 4, 48 : (il dit) qu'ils appuieraient de bon gré le parti du sénat.
      - castra tumulo adclinata, Liv. 44, 3, 7 : camp adossé à un tertre.
acclīvis, (adclīvis), e : (pente) qui va en montant.
      - acclivus, a, um, P. Fest. 59, 16; Heges. S, 46.
          - leniter ab infimo acclivis, Caes. BG. 7, 19, 1 : depuis le bas s'élevant en pente douce. --- cf. Liv. 48, 20, 4.
      - valde acclivis, Cic. Q. 3, 1, 4 : montant fortement.
acclīvĭtās, (adclīvĭtās), ātis, f. : - 1 - montée, pente en montée. --- Caes. BG. 2, 18, 2. - 2 - hauteur, colline. --- Amm. 14, 2, 13
acclīvus, a, um : c. acclivis.
acclūdo, sī, ĕre [claudo] : - tr. - fermer. --- Gloss.
Acco, ōnis, m. : Acco (nom d'un personnage gaulois).
      - Caes. BG. 6, 4, 1; 6, 44, 2; 7, 1, 4.
accognosco (adcognosco), ĕre, ōvi, ĭtum : - tr. - reconnaître.
      - Varr. R. 2, 2, 15; Sen. Ep. 118, 12; Petr. 69.
accŏla, ae, m. [accolo] : qui habite auprès de, voisin, riverain.
          - accolae Cereris, Cic. Verr. 4, 111 : **les voisins de Cérès**, les voisins du temple de Cérès.
          - pastor accola ejus loci, nomine Cacus, Liv. 1, 7 : un berger des environs, nommé Cacus.
      - accolae Oceani, Liv. 21, 22, 3 : riverains de l'Océan.
      - accolae fluvii, Tac. An. 1, 79 : les cours d'eau voisins, les affluents.
accŏlātŭs, ūs, m. : fait d'habiter auprès. --- Aug. Psalm. 104, 15.
accŏlens, entis, m. : voisin. --- Plin. 36, 77.
accŏlo (adcŏlo), ĕre, accŏlŭi, accultum : - tr. - habiter auprès.
          - accolere flumen : habiter auprès d'un fleuve.
          - accolere viam, Liv. : habiter le long d'un chemin.
          - gens quae illum locum adcolit, Cic. Rep. 6, 19 : le peuple qui habite dans le voisinage de cet endroit.
          - qui Tiberim accolunt, Liv. 4, 52, 5 : les riverains du Tibre.
          - Baetis accolitur oppidis, Plin. 3, 9 : le Bétis est bordé de villes.
      - qui aedibus propinquos nostris accolis, Plaut. Bacch. 173 : toi qui habites près de notre maison.
accommŏdātē, adv. : (Lebaigue P. 12 et P. 13) d'une manière conforme, d'une manière appropriée, d'une manière qui convient.
          - accommodate ad persuadendum, Cic. : d'une manière propre à persuader.
          - ad naturam accommodatissime, Cic. Fin. 5, 24 : de la manière la plus conforme à la nature.
          - accommodatius, Cic. Or. 117.
          - accomodate + dat. Aug. Civ. 9, 5; Serm. 41, 1.
accommŏdātĭo, ōnis, f. : - 1 - action d'approprier, action d'ajuster, arrangement. - 2 - esprit d'accommodement.
          - ex accommodatione magistratuum, Cic. : par l'indulgence des magistrats.
accommŏdātīvus, a, um : approprié au sens. --- Prisc. 14, 25; 37, 20.
accomŏdātŏr, ōris, m. : artisan d'on ne sait quel métier. --- CIL. 6, 9105.
accommŏdātus, a, um : - part. passé de accommodo. - 1 - ajusté à, attaché à. - 2 - propre à, approprié à, adapté à, fait pour, qui se prête à.
          - alicui rei ou ad aliquam rem accommodatus : approprié à qqch.
          - oratio ad persuadendum adcommodata, Cic. Ac. 1, 8 : discours propre à persuader.
          - puppes ad magnitudinem fluctuum adcommodatae, Caes. BG. 3 : vaisseaux adaptés à la violence des vagues.
          - minime sum ad te consolandum accommodatus, Cic. Fam. 5, 16, 1 : je suis le moins propre du monde à t'adresser des consolations.
          - homines ad otium accommodati, Cic. Verr. 1, 63 : gens faits pour une vie paisible.
          - avec dat. reliqua tempora demetendis fructibus et percipiendis accommodata sunt, Cic. CM 70 : les autres saisons se prêtent à la moisson et à la récolte des fruits.
      - vir publicarum rerum administrationi accommodatus, Quint. 1, 9, 10 : homme apte à l'administration des affaires publiques. --- cf. 6, 3, 110 ; 10, 1, 69, etc.
          - accommodatus naturae, Cic. : conforme à la nature.
          - nihil est naturae hominis accommodatius, Cic. Off. 1, 42 : rien n'est mieux approprié à la nature humaine.
          - sibi accommodatissimas fabulas eligunt, Cic. Off. 1, 114 : ils choisissent les pièces qui leur conviennent le mieux.
accommŏdē, adv. : d'une manière appropriée.
          - accommodissime, Quint. 9, 3, 82.
accommŏdo (adcommŏdo), āre, āvi, ātum, tr. : (Lebaigue P. 13)
       1 - adapter, ajuster.
          - aliquid alicui rei accommodare : adapter qqch à qqch.
          - rem rei accomodare, Cic. Tim. 26 : ajuster une chose à une autre.
          - sibi personam accommodare, Cic. Off. 1, 115 : s'adapter un rôle, une personnalité.
          - umeris alas accommodare, Ov. M. 8, 209 : ajuster des ailes aux épaules.
          - aliquid ad aliquam rem accommodare : adapter qqch à qqch.
          - sibi coronam ad caput accommodare, Cic. de Or. 2, 250 : s'ajuster une couronne à la tête. --- cf. Plaut. Trin. 719.
       2 - accommoder, approprier, conformer à.
          - avec dat. accommodare orationem multitudinis auribus, Cic. de Or. 2, 159 : approprier son éloquence aux oreilles de la foule.
          - naturae se accommodare, Sen. Ep. 17, 9 : s'accommoder à la nature.
          - avec ad : accommodare ad virium imbecillitatem dicendi genus, Cic. Br. 202 : adapter sa manière oratoire à la faiblesse de ses forces physiques.
          - ad aliquem exacuendum orationem suam accommodare, Cic. de Or. 1, 131 : destiner ses paroles à aiguillonner qqn.
          - accommodare testes ad crimen, Cic. Verr. pr. 55 : produire les témoins appropriés à un chef d'accusation.
          - accommodare aliquem ad sententiam, Cic. Fin. 1, 34 : mettre qqn d'accord avec une maxime.
          - largitio ad facultates accommodanda est, Cic. : il faut proportionner ses libéralités à sa fortune.
          - accomodari in + acc. : s'adapter à, s'appliquer à.
      - in omnem eventum consilia accommodabantur, Liv. 40, 57, 8 : le plan s'adaptait à toute éventualité.
      - cf. Cic. Inv. 1, 26 ; 2, 155 ; Div. 2, 111.
          - se accommodare : s'adapter, se conformer.
          - accommodare se dicenti, Quint. : conformer son attitude au discours de qqn.
          - ad hanc notionem nihil video quod potius accommodem, quam... Cic. : de cette notion je ne vois pas de meilleure conclusion à tirer que...
          - accommodare operam studiis, Quint, 1, 10, 15 : consacrer son activité aux études, se consacrer aux études.
      - alicui accommodare de aliqua re, Cic. Fam. 13, 2 : donner des accommodements à qqn à propos de qqch, se montrer accommodant à l'égard de qqn à propos de qqch.
       3 - employer, appliquer (son attention, ses soins...)
          - lapis dentifriciis accommodatur, Plin. : cette pierre est utilisée pour les dentifrices.
          - accommodare se ad rempublicam, Cic. : se consacrer aux affaires publiques.
          - accommodare operam fabulis, Quint. : s'occuper de sornettes.
          - accommodare se alicui assertorem, Suet. : se faire le défenseur de qqn.
          - accommodare animum negotio, Suet. Aug. 98 : appliquer son esprit à une affaire.
          - accommodare operam studiis, Quint. 1, 10 , 15 : consacrer son activité aux études.
      - accommodare pecoribus curam, Quint. 1, 12, 7 : donner ses soins aux troupeaux.
       4 - accorder; faire une concession, accorder des facilités.
          - alicui actionem accommodare, Dig. 39, 3, 22 : accorder le droit d'instance à qqn.
      - fidem accommodare, Dig. 34, 9, 10 : interposer sa parole.
      - accomodare tempus orandi, Cic. : donner tout le temps de plaider.
          - accomodare mendacium alicui, Cic. : obliger qqn par un mensonge.
          - accommodare alicui de habitatione, Cic. Fam. 13, 2 : mettre un logement à la disposition de qqn.
accommŏdus, a, um : convenable pour, adapté à, propre à.
          - accommodus alicui rei : adapté à qqch.
      - valles adcommoda fraudi, Virg. En. 11 : vallée adaptée aux embûches. --- Stat. Th. 4, 443, etc.
accongĕro (adcongĕro), ĕre, congessi : - tr. - entasser. --- Plaut. Truc. 1, 2, 17.
accorpŏro, āre : - tr. ajouter, incorporer. --- Sol. 37, 8, et décad.
accrēdo (adcrēdo), ĕre, dĭdĭ, dĭtum [ad + credo] : - intr. avec dat. - ajouter foi à, croire à.
          - subj. prés. arch. accreduas Plaut. As. 854.
          - alicui adcredere : s'en rapporter à qqn.
      - Plaut. As. 627 ; 854 ; Lucr. 3, 856 ; Hor. Ep. 1, 15, 25.
      - absol. Cic. Att. 6, 2; Nep. 3; Dat. 3, 4.
accreduas, arch. : v. accredo.
accrēmentum, i, n. [accresco] : accroissement. --- Boet. Elench. Soph. 2, 9.
accresco (adcresco), ĕre, crēvi, crētum : - intr. -
       1 - aller en s'accroissant, s'accroître, grossir (fleuve).
          - flumen subito accrevit, Cic. Inv. 2, 31, 97 : soudain le fleuve grossit.
          - in dies dolores accrescere sensit, Nep. Att. 21, 4 : il sentit ses souffrances s'accroître de jour en jour.
          - redde rationem quid tibi accreverit, Sall. : rends compte de l'accroissement de ta fortune.
      - jus adcrescendi : le droit d'accession, d'accroissement. --- Gai. 2, 126; Dig. 7, 2, 1, § 3.
       2 - venir en surcroît, s'ajouter à.
      - accrescere 
alicui rei : s'ajouter à qqch.
          - veteribus negotiis nova adcrescunt, Plin. Ep. 2, 8 : de nouvelles affaires viennent s'ajouter aux anciennes.
      - in partem pretii vectigal accrescebat, Tac. An. 13, 31 : l'impôt s'ajoutant faisait une part du prix d'achat.
accrētĭo (adcrētĭo), ōnis, f. : accroissement, augmentation. --- Cic. Tusc. 1, 68.
accrētus (adcrētus), a, um : part. passé de accresco.
      - uruca accrescit... araneo accreta, Plin. 11, 112 : la chenille se développe... adhérente à son cocon.
accrēvi : parf. de accresco.
Accua, ae, f. (c. Acuca) : Accua (ville d'Apulie).
accŭbātĭo : c. accubitio.
accŭbĭtālĭa, ĭum, n. : couvertures et coussins étendus sur les lits de table. --- Trebell. Claud. 14, 10.
accŭbĭtāris, e : relatif au lit de table. --- Diocl. 16, 6.
accŭbĭtātĭo, ōnis, f. : lit de table. --- Spart. Ael. 5, 8.
accŭbĭtĭo, ōnis, f. [accumbo] :
       1 - action de s'étendre, de se coucher.
      - Cic. Nat. 1, 94 ; Off. 1, 128.
        2 - action de prendre place sur un lit de table.
      - bene majores accubitionem epularem amicorum... convivium nominaverunt, Cic. CM 45 : nos ancêtres ont eu raison de donner le nom de convivium [vie en commun, festin] au fait de prendre place à table entre amis.
        3 - lit de table.
      - Lampr. Alex. 34, 8.
accŭbĭto, āre : - intr. - se coucher pour manger. --- Sedul. Pasch.. praef. 2.
accŭbĭtŏr, ōris, m. : voisin de table. --- Porph. Hor. Ep. 1, 18, 10.
accŭbĭtōrĭum : - 1 - tombeau. --- CIL 8, 9586. - 2 - bâtiment pour sépulcre. --- CIL 14, 1473.
accŭbĭtum, i, n. : lit de table [semicirculaire].
      - Lampr. Hel. 19, 9 ; Schol. Juv. 5, 17.
accŭbĭtŭs, ūs, m. :
       1 - (= accubitio) action de s'étendre sur un lit de table, de prendre place sur un lit de table. --- Stat. Th. 1, 714; Ach. 1, 109.
       2 - lit de table. --- Isid. 15, 3, 8.
accŭbo (adcŭbo), āre [ad + cubo] : - intr. avec dat. -
      - parf. accubuit Prof. 1, 3, 3.
       1 - être couché auprès, étendu auprès
          - theatrum Tarpeio monti accubans, Suet. Caes. 44 : théâtre adossé au mont Tarpéien.
          - quoi (= cui) bini custodes semper accubant, Plaut. Mil. : auprès de qui deux gardes sont toujours couchés.
          - absol. accubare : être couché. --- Liv. 24, 16, 18 ; 25, 39, 8.
          - cadus accubat horreis, Hor. O. 4, 12, 18 : la jarre repose dans le magasin.
          - poét. nemus accubat umbrā, Virg. G. 3, 333 : la forêt étend son ombre sur le sol.
        2 - être étendu sur le lit de table, être à table.
          - Cic Tusc. 4, 3 ; Att. 14, 12, 3.
          - avec acc. lectum accubare, Apul. M. 5, 6 : prendre place sur un lit.
          - apud aliquem accubare : dîner chez qqn.
          - accubare alicui, Cic. : être à côté de qqn à table.
          - accuba, Plaut. : mets-toi à table.
accŭbŭi (adcŭbŭi) : parf. de accubo et de accumbo.
accŭbŭō, adv. : forgé plaisamment par Plaute, comme réplique à adsiduo ; en couchant à côté : Truc. 422.
accūdo, ĕre : - tr. - frapper en plus (pièces de monnaie), ajouter. --- Plaut. Merc. 432.
accumbĭtōrĭum, ĭi, n. : c. accubitorium.
accumbo (adcumbo), ĕre, bŭi, bĭtum [ad + cumbo, inusité] : - intr. -
       1 - se coucher, s'étendre.
      - Nep. Ages, 8, 2.
          - alicui accumbere : se coucher à côté de qqn. --- Tib. 1, 9, 75.
          - aliquem accumbere : se coucher à côté de qqn. --- Plaut. Bac. 1189.
       2 - s'étendre sur le lit de table.
          - avec acc. mensam accumbere, Lucil. 384, prendre place à table.
          - avec dat. accumbere epulis divum, Virg. En. 1, 79 : prendre part aux festins des dieux.
          - in convivio accumbere, Cic. Verr. 1, 66 : prendre place à un repas.
          - absol. accumbere : prendre place, assister à un repas.
          - cf. Cic. Vat. 30; Dej. 17; de Or. 1, 27; Verr. 5, 81.
          - in robore accumbere, Cic. Mur. 74 : s'étendre sur le bois dur [à même le bois].
          - eodem lecto accumbere, Liv. 28, 18, 5 : s'étendre sur le même lit.
          - apud Volumnium (accubueram)... supra me Atticus, infra Verrius, Cic. Fam. 9, 26, 1 : (j'étais à table) chez Volumnius... ayant au-dessus de moi [à gauche] Atticus, au-dessous [à droite] Verrius.
          - adcumbe, Plaut. Pers. : mets-toi à table.
          - accumbere supra aliquem : être à table <au-dessus de qqn> = à gauche.
          - accumbere infra aliquem : être à table <au-dessous de qqn> = à droite.
          - accumbere in epulo, Cic. (accumbere epulis, Virg.) : prendre place à un banquet.
          - accumbere in lecto, Plaut. (accumbere lecto, Liv.) : s'étendre sur un lit.
          - accumbere in summo, Plaut. (accumbere summum, Hor.) : occuper le haut d'un lit (la gauche).
        
accŭmŭlātē, adv. : abondamment, largement. --- Cic. Flacc. 89.
          - accumulate polliceri, Apul. : faire de magnifiques promesses.
      - accumulatissime, Her. 1, 27.
accŭmŭlātĭo, ōnis, f. : - 1 - accumulation. --- Ambr. Virg. 16. 2 - rechaussement d'un arbre. --- Plin. 17, 246.
accŭmŭlātor (adcŭmŭlātor), ōris, m. : qui accumule.
          - opum immensum primus adcumulator, Tac. An. 3, 30 : il fut le premier à accumuler d'immenses richesses.
accŭmŭlo, āre, āvi, ātum [ad + cumulo] : - tr. -
       1mettre en monceau, amonceler, accumuler.
          - Cic. Agr. 2, 59.
       2mettre par-dessus, ajouter.
          - Sil. 11, 143; Gell. 17, 10, 16.
          - rei accumulari, Ov. F. 2, 122 : s'ajouter à qqch.
       3 - augmenter.
          - accumulare aliquem aliqua re, Virg. En. 6, 885 : combler qqn de qqch.
          - accumulare rem re : augmenter une chose d'une autre chose, ajouter une chose à une autre.
          - cf. Manil. 4, 493 ; Sil. 11, 254, etc.
          - accumulare primordia paribus factis, Sil. : couronner son début par des actes qui y répondent.
          - accumulare caedem caede, Lucr. 3, 71 : entasser meurtre sur meurtre.
          - accumulare crinibus caput, Prud. : relever les cheveux.
          - honorem alicui accumulare, Ov. F. 2, 122 : combler d'honneur qqn.
          - aliquem dōnis accumulare, Virg. En. 6, 886 : combler qqn de dons.
          - accumulare germinationem terrā, Plin. : couvrir de terre les semences.
       3 - rechausser.
          - radices accumulare, Plin. 17, 139 : rechausser des racines.
          - vineas accumulare, Plin. 18, 230, etc. : rechausser la vigne.
 
accūrasso, arch. (Plaut.) = accuravero : v. accuro.
accūrātē, adv. : avec soin, exactement, avec circonspection.
          - aliquem accurate habere (recipere) : traiter qqn avec prévenance (avec égards).
          - accurate fallere, Ter. And. 494 : tromper avec adresse.
          - accūrātius, Cic. Part. 14.
          - accūrātissime, Cic. Div. 1, 22.
accūrātĭo, ōnis, f. : action d'apporter ses soins, soin, exactitude.
          - inveniendis componendisque rebus mira accuratio, Cic. Brut, 238 : il apportait des soins remarquables à trouver des moyens et à les accommoder.
accūrātus, a, um : part.-adj. passé de accuro; fait avec soin, soigné, exact.
          - accurato opus est, Plaut. : il faut du soin, il faut de l'exactitude.
          - nimis accuratus cultus corporis, Gell. : mise trop recherchée.
          - accuratae et meditatae commentationes, Cic. de Or. 1, 257 : exercices [oratoires] travaillés et médités.
          - accurata malitia, Plaut. Truc. 473 : ruse soigneusement ourdie.
          - (litterarum) accuratissima diligenlia sum delectatus, Cic. Att. 7, 3, 1 : j'ai été charmé de l'exactitude si scrupuleuse (de ta lettre).
          - accūrātĭor, Cic. Br. 283.
accūro (adcūro), āre, āvi, ātum [ad + curo] : - tr. - apporter ses soins à, préparer avec soin, soigner, s'occuper de.
          - accurassis = accuraveris Plaut. Pers. 393 ; Pseud. 929 accurarier inf. prés. pass. : Plaut. Men. 208 ; Most. 399. accurassis = accuraveris Plaut. Pers. 393 ; Pseud. 929 accurarier inf. prés. pass. : Plaut. Men. 208 ; Most. 399.
          - adcurare aliquem : régaler qqn (un invité).
          - accurare... (ut) + subj. : apporter ses soins à, veiller à ce que....
          - accurare ne... : apporter ses soins à ... ne... pas.
          - omnes bonos bonasque adcurare addecet, suspicionem et culpam ut ab se segregent, Plaut. Trin. : tous les braves gens, hommes ou femmes, doivent apporter leurs soins à éloigner d'eux le soupçon et la faute.
          - accurare victum humanum, Cic. : pourvoir à la nourriture de l'homme.
          - accurare pensum suum, Plaut. : bien s'acquitter de sa tâche.
          - accurare advenientes hospites, Plaut. Ep. 662 : faire accueil aux hôtes qui arrivent (leur donner ses soins].
accurro, ĕre, curri (cucurri) [ad + curro] : - intr. et qqf. tr. - 1 - courir vers, accourir. - 2 - se présenter (à l'esprit).
          - accurrere ad aliquem, Caes. : courir vers qqn.
          - auxilio alicui accurrere : courir au secours de qqn.
          - Marius adcurrit auxilio suis, Sall. J. 101, 10 : Marius accourt au secours de ses soldats.
          - accurrere epulas, Apul. : accourir à un festin.
      - accurres in Tusculanum Cic. Att. 15, 3, 1, tu viendras en hâte dans ma villa de Tusculum.
      - impers. accurritur ab universis, Tac. An. 1, 21 : on accourt de partout.
          - istae imagines accurrunt, Cic. Div. 2, 67, 138 : ces images se présentent soudain.
accursŭs, ūs, m. : action d'accourir; concours, affluence. --- Tac. H. 2, 43 ; 4, 43 ; An. 1, 27, etc.
accūsābĭlis, e : qui mérite d'être inculpé, accusable, blâmable, répréhensible. --- Cic. Tusc. 4, 75.
accūsātĭo, ōnis, f. : (Lebaigue P. 14) action d'accuser, d'incriminer.
       1 - accusation, [surtout au sens judiciaire].
          - Cic. Cael. 6 ; 30 ; Verr. pr. 56, etc.
          - accusationem adornare, Cic. Mur. 46 : préparer une accusation.
      - accusationem comparare, Cic. Verr. 1, 2 : disposer une accusation.
      - accusationem factitare, Cic. Br. 130 : faire métier d'accusateur.
      - accusationem suscipere, Cic. Clu. 48 : se charger d'une accusation.
      - accusationes exercere, Tac. H. 2, 10 : faire métier de délateur.
      - avec gén. subj. Catonis accusatio, Cic. Mur. 7 : accusation portée par Caton. --- cf. Clu. 114.
      - mea accusatio, Cic. Verr. 5, 189 : accusation portée par moi, etc.
      - gén. obj. accusatio M'. Aquili, Cic. Br. 222 : accusation contre M'. Aquilius. --- cf. Att. 7, 8, 5.
       2discours de l'accusateur, accusation.
          - subscribere accusationibus alicujus, Liv. : appuyer les accusations dirigées contre qqn.
          - Cic. de Or. 1, 121; Br. 277 ; Sest. 96, etc.
      - en part., les discours contre Verrès : in accusationis septem libris, Cic. Or. 103 : dans les sept livres de mon accusation.
      - accusatorem legere, Plin. 7, 110 : lire un réquisitoire.
accūsātīvus (s.-ent. casus), m. : l'accusatif. --- Varr. L. 8, 67.
          - subst. m. accūsātīvus : l'accusatif. --- Quint. 7, 9, 10.
          - accusativae praepositiones, Isid. Orig. 1, 13, 1 : prépositions qui régissent l'accusatif.
accūsātŏr, ōris, m. :
       1 - accusateur. accusateur, celui qui intente une accusation ; accusateur de métier.
          - Cic. de Or. 2, 220 ; Br. 131; Off. 2, 50.
       2délateur.
          - Tac. H. 4, 44 ; An. 2, 28, etc.
accūsātōrĭē, adv. : en accusateur, avec l'acharnement d'un accusateur, avec passion, avec animosité. --- Cic. Verr. 3, 164 ; 4, 2.
accūsātōrĭus, a, um : d'accusateur.
          - accusatorio animo, Cic. Clu. 11 : avec une âme d'accusateur.
          - accusatorii libelli, Dig. 48, 5, 17 : actes d'accusation.
          - accusatoriam vitam vivere, Quint. 12, 7, 3 : passer sa vie à accuser.
          - accusatoria lex, Cic. Mur. 5 : loi qui régit les accusations.
accūsātrix, īcis, f. : accusatrice. --- Plaut. As. 513; Plin. Ep. 10, 59.
accūsātus, a, um : part. passé de accuso.
accūsĭto, āre : - tr. - accuser obstinément, accuser sans cesse, s'en prendre (sans cesse) à. --- Plaut. Most. 712.
accūso, āre, āvi, ātum [ad + causa] : - tr. -
       1 - accuser (en justice), accuser publiquement, inculper officiellement, appeler en justice, mettre en cause; être accusateur.
          - finem accusandi facere, Cic. Verr. 5, 183 : cesser de jouer le rôle d'accusateur. --- cf. Caes. BG. 32 ; 54, etc.
          - avec acc. accusare aliquem, Cic. Clu. 108, etc. : accuser qqn, intenter une accusation à qqn (contre qqn).
          - accusare aliquem ad populum, Liv. : accuser qqn devant le peuple.
          - avec gén. du crime dont on accuse accusare ambitus, Cic. Clu. 114 : accuser de brigue.
          - accusare aliquem furti : accuser qqn de vol.
          - accusare aliquem capitis : intenter à qqn une accusation capitale.
          - accusare aliquem ambitūs : accuser qqn de brigue.
          - accusare pecuniae captae, Liv. 38, 51, 2 : accuser de vénalité [d'avoir reçu de l'argent].
          - avec de : accusare de pecuniis repetundis, Cic. Clu. 114 : accuser de concussion.
          - accusare aliquem de veneficiis, Cic. : accuser qqn d'empoisonnement.
          - avec propter à cause de. --- Cic. Verr. 2, 118.
          - accusare propter injurias, Cic. : accuser pour injures.
          - avec inter accusare inter sicarios, Cic. Amer. 90 : accuser (comme faisant partie d'assassins) d'assassinat.
          - avec in et abl. de res ou d'un pron. neutre : accuser à propos d'une chose.
          - Cic. Font. 2 ; Sull. 63 ; Verr. 3, 206.
          - avec ob, à cause de : Sen. Contr. 2, 3, 12 ; 2, 4, 7.
          - avec quod et subj. accusare aliquem, quod fecerit, Nep. Them. 8, 2, accuser qqn d'avoir fait.
          - avec prop. infin. accusare violatum ab eo thesaurum Aesculapii, Tac. An. 14, 18 : porter l'accusation qu'il avait violé le trésor d'Esculape.
          - avec inf. accusata injecisse... Tac. An. 4, 22 : accusée d'avoir provoqué...
          - avec le gén. de la peine encourue accusare aliquem capitis : intenter à qqn une accusation capitale.
          - Cic. Opt. 21; Fin. 2, 27 ; Nep. Paus. 2, 6.
          - avec l'abl. crimine ou criminibus accuser qqn au moyen de tel ou tel chef d'accusation, invoquer contre qqn tel ou tel grief. --- Cic. Verr. 1, 43 ; 5, 117 ; Clu. 59.
          - crimine veneni accusatus, Cic. Clu. 105 : objet d'une accusation d'empoisonnement.
          - accusare crimine furti : accuser pour vol.
          - aliquem absentem invidiae crimine accusare, Nep. : accuser qqn en son absence par jalousie.
       2 - accuser, blâmer, reprocher, demander raison de.
          - accusare pigritiam alicujus (aliquem de pigritia, aliquem in pigritia) : blâmer la paresse de qqn.
          - accusare aliquem de re (in re), Cic. : reprocher une chose à qqn.
          - accusare culpam alicujus, Cic. : s'en prendre à qqn.
          - quotidie accusabam, Ter. : tous les jours je lui demandais de se justifier.
          - graviter aliquem accusare, Cic. : faire de sévères remontrances à qqn.
          - accusare inertiam adulescentium, Cic. de Or. 1, 246 : adresser aux jeunes gens le reproche de paresse.
          - avec cur : quod me saepe accusas, cur... feram, Cic. Att. 3, 13, 3 : quant au reproche que tu me fais souvent, demandant pourquoi je supporte... Verr. 3, 16.
          - accusare aliquem quod [subj.] : reprocher à qqn de... Cic. Verr. 3, 17 ; 5, 102.
          - legatos Lacedaemonem miserunt qui Lysandrum accusarent, quod sacerdotes fani corrumpere conatus esset, Nep. : ils envoyèrent des députés à Lacédémone pour accuser Lysandre d'avoir tenté de corrompre leurs prêtres.
          - casus accusandi, Varr. : l'accusatif (t. de gram.).
Acdestis : c. Agdestis.
Acē, ēs, f. : Acé (ville de Galilée, auj. Saint-Jean d'Acre). --- Nep. Dat. 5, 1; Plin. 5, 75.
ăcēdĭa, ae, f. : dégoût, indifférence, découragement. --- Cassian. Inst. 5, 1.
          - gr. ἀκηδία.
ăcēdĭor, āri : - intr. - être dégoûté, être découragé, supporter avec peine. --- Vulg. Sir. 6, 26 ; 22, 16.
ăcēdĭōsus, a, um : indifférent. --- Ps. Aug. Pecc. 7.
Acelum, i, n. : ville de la Véné tie. --- Plin. 3, 130.
ăcentētus, a, um : sans défauts [en parlant du cristal]. --- Plin. 37, 28.
          - gr. ἀκέντητος.
          - acenteta, ōrum, n. : cristaux purs.
ăcĕo, ēre, ăcui : [ac-, cf. acer, acerbus] : - intr. - être aigre. --- Cato, Ag. 148.
Acĕphăli, ōrum, m. : v. acephalus.
ăcĕphălus, a, um : sans tête, sans chef, sans commencement.
          - gr. ἀκέϕαλος.
          - acephalus versus : vers acéphale (dont la tête manque). --- Mar. Vict. 67, 16.
          - Acephali, ōrum, m. : les Acéphales (des hérétiques qui ne reconnaissaient pas la suprématie de l'Eglise. --- Isid. Orig. 8, 5, 66.
acer :

       1 - ăcĕr, ăcĕris, n. : érable, bois d'érable.
          - acer coloribus inpar, Ov. M. 10 : <l'érable dissemblable par ses couleurs> = l'érable aux feuilles de couleurs variées.
      - fém. dans Serv. En. 2, 16.

       2 - ācĕr, cris, cre [cf. aceo, acies] :
      - acer f., Enn. An. 406 : acres m., Enn. An. 369 acrus, a, um [décad.] II acre, acc. n. adv Sall. H. 4, 76 ; Pers. 4, 127.
      - cf. gr. ἀκίς, ἀκών, άκμή, ἄκρος.
       a - pointu, perçant.
          - ferrum acre, Tac. G. 6 : fer acéré.
          - acres stimuli, Virg. En. 9, 718 : aiguillons poignants.
        b - perçant, pénétrant, âpre, rude, vif [en parlant de ce qui affecte les sens].
          - acetum acre, Cato, Agr. 104, 1 : vinaigre piquant.
          - suavitate acerrima, Cic. de Or. 3, 99 : [parfum] d'une douceur très pénétrante.
          - sonitus acer flammae, Virg. G. 4, 409 : crépitement de la flamme.
          - acrior frigoris vis, Liv. 21, 54, 8 : la force plus pénétrante du froid.
          - acris hiems, Hor. O. 1, 4, 1 : l'âpre, le rude hiver.
        c - perçant, pénétrant [en parlant des sens et de l'intell.].
          - sensus acerrimus, Cic. Fin. 2, 52 : [la vue] le sens le plus pénétrant, le plus vif.
          - animus acer, Cic. de Or. 2, 84 : esprit vif.
        d - [en parlant du caractère] ardent, impétueux, énergique, ou [en mauv. part] violent, fougueux, passionné.
          - milites acres, Cic. Cat. 2, 21 : soldats ardents.
          - hostis acerrimus, Cic. Verr. 5, 76 : l'ennemi le plus acharné.
          - acerrimi duces, Cic. Mur. 33 : chefs les plus énergiques.
          - Aufidus acer, Hor. S. 1, 1. 58 : le violent Aufide.
          - in dicendo acrior, Cic. Br. 86 : orateur plus ardent.
          - avec ad acer ad efficiendum, Cic. Clu. 67 : prompt à réaliser.
          - avec in abl. acer in rebus gerendis, Cic. Fam. 8, 15, 1 : ardent dans l'action.
          - avec in acc. litterae acriores in aliquem, Liv. 6, 22, 3 : lettre plus violente à l'égard de qqn.
          - avec abl. acer bellis, Virg. En. 10, 411 : ardent dans les batailles.
          - avec gén. acer militiae, Tac. H, 1, 5 : infatigable soldat.
          - acer inf. : ardent à faire qqch. --- Sil. 3, 338.
        e - vif, violent, rigoureux [bonne ou mauv. part, en parlant de sentiments ou de choses abstraites].
          - acer amor gloriae, Cic. Arch. 28 : vif amour de la gloire.
          - acrioribus suppliciis, Cic. Cat. 1, 3 : avec des supplices plus rigoureux.
          - acerrima pugna, Cic. Mur. 34 : combat le plus acharné.
          - acrioribus remediis, Cic. Clu. 67 : avec des remèdes plus énergiques, avec des moyens plus efficaces.
          - nox acerrima fuit, Cic. Sull. 52 : ce fut la nuit la plus terrible.
          - acris oratio, Cic. Or. 66 : vivacité du style.
      - acre, acris, subst. n. : âpreté, violence. --- Hor. S. 1, 10, 14.

ăcĕrătŏs : v. aceratus.

aceratus :
          - Gaffiot P. 21-24.
       1 - ăcĕrătus, a, um (ăcĕrătŏs, ŏn) : qui n'a pas de cornes. --- Plin. 30, 46.
          - gr. ἀκέρατος.
       2 - ăcĕrātus, a, um [acus,eris] : mêlé de paille. --- Lucil. 325; Non. 445.
ăcerbātĭo, ōnis, f. : action d'enve nimer.
          - acerbitiones criminosae, Cypr. Ep. 45, 2 : accusations envenimées.
ăcerbātrix, īcis, f. : celle qui exaspère. --- Salv. Gub. 3, 44.
ăcerbātus, a, um : part. passé de acerbo.
ăcerbē, adv. [acerbus] :
       1 - âprement, durement, cruellement.
      - Cic. Verr. 5, 19, etc.
       2 - péniblement.
      - acerbe ferre aliquid Cic. Clu. 59 ; Caes. BG. 7, 17, 4, etc. : supporter qqch avec peine.
      - acerbius, Cic. Lael. 57.
      - acerbissime, Cic. Planc. 86.
         
ăcerbĭtās, ātis, f. :
       1âpreté, âcreté, amertume; verdeur des fruits.
      - Cic. Planc. 92.
       2 - âpreté, dureté [moeurs, caractère].
      - Cic Phil. 12, 26 ; Arch. 31; CM. 65 ; Lael. 87, etc.
      - sine acerbitate dissensio, Cic. Off. 1 : désaccord sans amertume.
       3 - âpreté, dureté [style].
      - Cic. Q 1, 2, 7 ; Fin. 4, 79 ; Lael. 89.
       4 - calamité, malheur.
      - omnes acerbitates perferre, Cic. Cat. 4, 1 : supporter sans interruption toutes les cruautés du sort.
      - acerbitates meae, Cic. : mes misères.
ăcerbĭter = acerbe. --- Ps. Aug. Cogn 1.
ăcerbĭtūdo, ĭnis, f. : c. acerbitas. --- Gell. 13, 3, 2.
ăcerbo, āre, ātum [acerbus] : - tr. - rendre amer, gâter, aggraver.
          - cum se pavidum contra mea jurgia fingit artificis scelus et formidine crimen acerbat, Virg. En. 11, 407 : quand il prétend qu'il a peur de mes emportements, c'est une ruse de comédien et il envenime l'accusation par son effroi.
          - ingratum munus acerbare, Stat. : augmenter une charge déjà pénible.
      - gaudia acerbare, Stat. Th. 12, 75 : gâter (troubler) la joie .
ăcerbum, i, n. : - 1 - amertume (de la mer). - 2 - contrariété. - 3 - le malheur.
ăcerbus, a, um :
          - ăcerbior, Cic. Verr. 4, 134 ; ăcerbissimus Cic. Clu. 10.
       1 - aigre, aigu (son).
          - vox acerba, Quint. 11, 3, 169, voix aigre.
          - plur. n. acerba sonans, Virg. G. 3, 149 : avec un bruit strident.
          - acerbus serrae horror, Lucr. : l'horrible grincement de la scie.
       2qui n'est pas à maturité, acerbe, âpre au goût, vert (fruit).
        - acerba uva, Phaedr. 4, 3, 4 : raisin âpre (vert).
          - cf. Cato, Agr. 65, 1; Varr. R. 1, 44, 4.
          - acerbus odor, Val. Flac. 4, 493 : odeur âcre.
          - res acerbae, Cic. Prov. 34 : affaires inachevées.
          - virgo acerba, Varr. Men. 11 : jeune fille qui n'est pas nubile.
          - acerbum funus, Plaut. As. 595 ; Virg. En. 6, 429 : mort prématurée.
          - Neptuni corpus acerbum, Lucr. : l'onde amère (le corps salé de Neptune).
          - sapor acerbus, Plin. : goût âpre.
          - acerbum pirum, Varr. : poire verte.
       3 - imparfait, prématuré.
          - acerba virgo, Ov. : jeune fille qui n'est pas nubile.
          - acerbus partus, Ov. : enfant né avant terme.
          - acerbum funus, Virg. : mort prématurée.
          - acerba mors : mort prématurée.
          - res acerbae, Cic. : ouvrage inachevé.
       4 - âpre, rude, dur, impitoyable, cruel.
          - possunt acerbi e Zenonis schola exire, Cic. : il peut sortir des bourrus de l'école de Zénon.
          - res acerbae, Lucr. : le malheur.
          - acerba in partus, Ov. : (mère) dure pour ses enfants.
          - acerbum habuimus Curionem, Cic. : Curion nous a été hostile.
          - acerbus recitator, Hor. : lecteur importun.
          - acerbissimi feneratores, Cic. : usuriers impitoyables.
      - in Massiliensis es acerbus, Cic. Phil. 8, 18 : tu es impitoyable à l'égard des Marseillais.
      - acerbae linguae fuit, Liv. 39, 40, 10 : il eut une langue acerbe, mordante.
       5 - amer, fâcheux, triste, morose (en parl. de choses).
          - recordatio acerba, Cic. Br. 266 : souvenir amer.
      - acerba fortuna, Cic.Verr. 5, 119 : cruelle destinée.
          - acerba, ōrum, n. : choses pénibles.
      - multa acerba habuit ille annus, Cic. Sest. 27, 58 : cette année a vu bien des malheurs.
          - acerbus delectus, Liv. : levée rigoureuse.
          - acerba cavillatio, Suet. : plaisanterie amère.
          - res acerbae, Lucr. : le malheur.
          - acerbum, i, n. : le malheur. --- Ov. Tr. 5, 2, 21; Virg. En. 12, 500.
          - acerba gemens, Ov. : poussant un douloureux gémissement.
          - acerbum est + inf. : il est pénible de. --- Cic. Quinct. 95.
ăcernĕus, a, um [acer, acris] : d'érable, de bois d'érable. --- Fort. Carm. proef. 5.
ăcernus, a, um [acer, acris] : d'érable, de bois d'érable. --- Virg. En. 9, 87; Hor. S. 2, 8, 10, etc.
ăcĕrōsus, a, um : mêlé de paille. --- Lucil. 502; Non. 445.
acerra :

       1 - ăcerra, ae, f. :
    a - petite boîte à encens. 
          - Virg. En. 5, 745; Hor. O . 3, 8, 2.
    b - autel (où l'on brûlait l'encens dans les funérailles).
          - P. Fest. 18, 7 ; Cic. Leg. 2, 60.
          - voir hors site : acerra.

        2 - Acerra, ae, m. : surnom. --- Mart. 1, 28.
Acerrae, ārum, f. : les Acerres. - 1 - ville de Campanie. --- Virg. G. 2, 225; Liv. 23, 17, 4. - 2 - ville d'Ombrie. --- Plin. 3, 114
          - Acerrani, ōrum, m. : les habitants d'Acerres. --- Liv 23, 17, 5, etc.
ăcerrime : superl. de acriter.
ăcerrimus, a, um : superl. de acer.
Acerrōnĭus, ĭi, m. : nom propre. --- Cic. Tull. 16; 17.
ăcersĕcŏmēs, ae, m. : celui qui a des cheveux longs, jeune efféminé, esclave favori. --- Juv. 8, 128.
          - gr. ἀκερσεκόμης.
ăcērus, a, um : sans cire.
          - gr. ἄκηρος.
          - mel acerum, Plin. 11, 15, 15, § 38 : miel qui coule spontanément des rayons.
ăcervālis, e [acervus] : qui procède par accumulation [désignation du sorite]. --- Cic. Div. 2, 11.
ăcervātim, adv. : 
       1 - par tas, par monceaux, en tas, en monceau. 
          - Lucr. 6, 1263.
       2en accumulant [les mots].
          - acervatim multa frequentare, Cic. : accumuler beaucoup de choses (dans une seule période).
        3 - en gros (sommairement).
          - Cic. Clu. 30.
ăcervātĭo, ōnis, f. [acervo] : (Lebaigue P. 15) accumula tion.
          - Sen. Nat. 2, 2, 3; Plin. 11, 282.
          - Quint. 9, 3, 53 [polysyndète et asyndète].
ăcervātus, a, um : part. passé de acervo.
Acervetis, is, f. : Acervetis (ville sur les bords du Pont-Euxin).
ăcervo, āre, āvi, ātum [acervus] : - tr. - entasser, amonceler, accumuler [au pr. et fig.].
          - Liv. 5, 48, 3 ; Sen. Ben. 2, 29, 5; Quint. 9, 3, 47.
 
ăcervus, i m. :
       1 - tas, amas, monceau, meule. 
          - stragis acervus, Virg. : monceau de cadavres.
          - acervi facinorum, Cic. : amas de crimes.
          - acervi aerumnarum, Amm. : excès de misères.
       2 - sorite (sorte d'argument).
      - Cic. Ac. 2, 49 ; Hor. Ep. 2, 1, 47.
ăcesco, ĕre, ăcŭi : - intr. - devenir aigre.
          - Hor. Ep. 1, 2, 54 ; Plin. 20, 147, etc.
Acēsimbrŏtus, i, m. : c. Agēsimbrŏtus.
Ăcĕsĭnēs, ae, m. : Acésines (fleuve de l'Inde). --- Curt. 9, 4, 8, etc.
Ăcĕsīnus, i, m. : - 1 - fleuve de l'Inde. --- Plin. 6, 71. -  2 - fleuve de Scythie. --- Plin. 4, 83
          - Acesinus, a, um, Val. Fl. 6, 69 : de l'Acésinus.
ăcĕsis, is, f. : cornéole ou chasse-peste (une herbe médicinale). --- Plin. 33, 92.
          - cf. gr. ἄκεσις : guérison; un emplâtre.
Acesta, ae, f. : Ségeste (ville de Sicile). --- Virg. En. 5, 718.
          - Acestaeus, a, um : de Ségeste. --- Plin. 3, 91.
          - Acestenses, ium, m. : les habitants de Ségeste. --- Cic. Verr. 3, 83.
Acestēs, ae, m. : Aceste (roi de Sicile). --- Virg. En. 1, 550, etc.
ăcētābŭlum, i, n. [acetum] :
       1 - vase à vinaigre, vinaigrier, [puis, en gén.] bol, écuelle. --- Quint. 8, 6, 35 ; Petr. 56, 8. 
       2 - gobelet de prestidigitateur. --- Sen. Ep. 45, 8.
       3 - [mesure] quart d'une hémine. --- Cato, Ag. 102 ; Plin. 21, 185.
       4 - instrument de musique. --- Cassiod. [MIGNE 70, 1209] ; Isid. Orig. 3, 22, 11.
       5 - concavité où s'emboîtent les os. --- Plin. 28, 179.
       6 - suçoir [de polype]. --- Plin. 9, 85.
        7 - calice [des fleurs]. --- Plin. 21, 92.
          - voir hors site : acetabulum.
ăcētābŭlus, i, m. : c. acetabulum. --- Apic. 9, 241.
ăcētārĭa, ōrum, n. [acetum] : légumes assaisonnés au vinaigre, salade. --- Plin. 19, 58, etc.
ăcētasco, ĕre [acetum] : - intr. - devenir aigre, aigrir. --- Apul. Herb. 3.
aceto :
       1 - ăcēto, āre, āvi [acetum] : - a - intr. - devenir aigre. --- Ps. Apul. Herb. 4, 8. - b - tr. - aigrir. --- Dioscor. 5. 9.
       2 - ăcĕto, āre, arch. : c. agito. --- P. Fest. 23.
ăcētōsus, a, um : aigre. --- Schol. Pers. 6, 17.
acetum :

       1 - ăcētum, i, n. : - a - vinaigre. - b - pénétration, sagacité. - c - sel, raillerie, esprit caustique.
          - mulsum acetum, Cato, Agr. 157, 6 : vinaigre adouci avec du miel.
          - sitne acetum tibi cor acre in pectore, Plaut. (inter. indir.) : si tu as dans l'âme une pointe de bon sens.
          - perfusus aceto, Hor. : abreuvé de railleries.
          - satirae mordacis acetum, P.-Nol. : sel mordant de la satire.

        2 - ăcētum, i, n. : miel vierge. --- Plin. 11, 38.
      - gr. ἄκοιτον.
Achab, indécl. m. : Achab (roi d'Israël). --- Bibl.
Achaei, ōrum, m. : les Achéens.
       1 - Achéens [nord du Péloponnèse].
          - Liv. 27, 30, 6, etc.
       2 - les Grecs [expression homérique].
          - Plin. 4, 28 ; Juv. 3, 61.
        3 - habitants de la Grèce réduite en prov. romaine.
          - Cic. Caecil. 64 ; Sest. 94, etc.
        4 - hab. d'une colonie gr. du Pont-Euxin.
          - Ov. P. 4, 10, 27 ; Plin. 6, 16.
          - gr. Ἀχαιοί.
          - voir hors site : Achéens.
Achaeias : c. Achaias.
Ăchaemĕnēs, is, m. : Achémène (souche des Achéménides, premier roi de Perse, grand-père de Cyrus).
          - gr. Ἀχαιμένης.
      - Hor. O. 2, 12, 21; Tac. An. 12, 18.
          - voir hors site : Achémène.
Ăchaemĕnĭdae, ārum (ūm), m. : Achéménides [peuple perse]. --- Plin. 6, 98.
          - gr. Ἀχαιμενίδαι.
          - voir hors site : Achéménides.
Ăchaemĕnĭdēs, ae, m. : compa gnon d'Ulysse. --- Virg. En. 3, 614.
          - gr. Ἀχαιμενίδης.
achaemĕnis, ĭdis, f. : achéménis (une plante magique de l'Inde). --- Plin. 24, 161.
Achaemĕnĭus, a, um (= Persicus) : de Perse.
          - Hor. O. 3, 1, 44, Ov. M. 4, 212, etc.
Achaetus, i, m. : l'Achaétus (fleuve de Sicile). --- Sil. 14, 267.
Achaeus :
       1 - Achaeus, i, m. : Achéus. - a - héros éponyme des Achéens. --- Serv. En. 1, 242. - b - roi de Syrie. --- Ov. Ib. 299.
       2 - Achaeus, a, um : d'Achaïe; de Grèce; v. Achaei.
          - gr. Ἀχαιός.
Achāĭa, ae, f. : l'Achaïe.
          - gr. Ἀχαΐα.
       1 - le nord du Péloponnèse.
          - Plin. 4, 12; Liv. 36, 21, 5, etc.
       2 - [poét.] la Grèce.
          - Ov. M. 13, 325, etc.
        3 - [après la destr. de Corinthe, désigne la Grèce réduite en prov. romaine].
          - Cic. Fam. 15, 15, 2, etc. ; Plin. Ep. 8, 24, 2.
Achāĭăs, ădis, f. : Achéenne, Grecque. --- Ov. H. 3, 71.
          - gr. Ἀχαιϊάς, άδος.
Achāĭcus, a, um :
        1 - d'Achaïe, achéen. 
          - Cic. Att. 11, 14,1 ; Phil. 11, 17.
        2 - de Grèce, grec.
          - Virg. En. 5, 623, etc.
        3 - de la Grèce, prov. romaine.
          - Caes. BC. 3, 5, 3 ; Cic. Fam 4, 4, 2, etc.
        4 - Achaïque.
          - Achaicus, i, m. Vell. 1, 13, 2 : l'Achaïque (surnom de Mummius, général romain).
      - [surnom fém.] Suet. Galb. 3.
Achāĭs, ĭdis, f. : - 1 - Achéenne, Grecque. --- Ov, M. 15, 293. - 2 - Achaïe, Grèce. --- Ov. M. 5, 577 ; 7, 504.
Achāĭus : c. Achaicus. --- Virg. Catal. 5, 1.
Achan ou Achar : Hébreu lapidé par l'ordre de Josué. --- BIBL.
Achana flumen : l'Achana (rivière d'Arabie).
achantum, i, n. : l'achante (matière odorante). --- Veg. Vet. 1, 20.
ăchăris, itis : sans grâce, sans esprit. --- Vulg. Eccli. 20, 21.
          - gr. ἄχαρις.
          - adv. achariter, Vulg. Eccli. 18, 18.
Acharistio : titre d'une pièce perdue de Plaute.
          - Plin. 14, 92; Non. 157.
Acharnae, ārum, f. : Acharnes (bourg de l'Attique). --- Stat. Th 12, 623.
          - gr. Ἀχαρναί.
          - Acharneūs, ĕi, m. : Acharnien. --- Sen. Phaed. 21.
          - Acharnānus, a, um : d'Acharnes, Acharnien. --- Nep. Them. 1, 2.
acharne :
       1 - acharnē, ae (ēs), f. : acharne (un poisson de mer). --- Lucil. 50; Plin. 32, 145.
       2 - Acharnē, ēs, f. : Acharné (ville de Magnésie). --- Plin. 4., 32.
Acharrae, ārum, f. : Acharres (ville de Thessalie). --- Liv. 32, 13, 13.
achates :
       1 - achātēs, ae, m. ou f. : agate (pierre précieuse).
          - gr. ἀχάτης.
          - masc., Sol. 5, 25 ; Claud. 10, 91; fém., Plin. 37, 139, etc.
       2 - Achātēs, ae, m. : - a - Achate (compagnon d'Enée). --- Virg. En. 1, 174, etc. - b - l'Achate (fleuve de Sicile). --- Plin. 3, 90.
Achaton : mont d'Etolie. --- Plin. 4, 6.
Achaz, indécl. m. : Achaz (roi de Juda).
Ăchĕlōĭăs, ădis (ădos), f. : voir Achelous.
Ăchĕlōĭs, ĭdis (ĭdos), f. : voir Achelous.
Ăchĕlōĭus, a, um : voir Achelous.
Ăchĕlōus, i, m. : - 1 - l'Achéloüs (fleuve d'Epire). - 2 - Achéloüs (le dieu de ce fleuve). - 3 - l'eau du fleuve, l'eau.
          - Ăchĕlōĭăs, ădis (ădos), f. : Achéloïde (fille d'Achéloüs). --- Sil. 12, 33.
          - Ăchĕlōĭs, ĭdis (ĭdos), f. : - 1 - de l'Achéloüs. - 2 - Achéloïde, fille d'Achéloüs.
      - au plur. : les Achéloïdes, les Sirènes (les filles d'Achéloüs). ---- Ov. M. 5, 552.
          - Ăchĕlōĭus, a, um : de l'Achéloüs.
          - Acheloius heros, Stat. Th. 2, 142 : le héros de l'Achéloüs (= Tydée).
      - pocula Acheloia, Virg. G. 1, 9 : coupes d'eau.
          - voir hors site : Achéloüs.
Achenum : fleuve d'Arabie. --- Plin. 6, 147.
Acherini, ōrum, m. : les habitants d'Achéris, les Achériniens [Sicile]. --- *Cic. Verr. 3, 103.
Ăchĕrōn, ontis, m. (acc. -ontem ou onta) : l'Achéron.
          - gr. Ἀχέρων, οντος.
          - voir hors site : l'Achéron.
       1 - fleuve des Enfers. --- Cic . Nat. 3, 43.
       2 - les enfers. --- Cic. Quir. 25 ; Hor. O. 1, 3, 36 ; Virg. En. 7, 312.
       3 - dieu du fleuve. --- Virg. En. 7, 91, etc.
       4 - fleuve d'Epire. --- Liv. 8, 24, 2 ; Plin. 4, 4.
       5 - fleuve du Bruttium. --- Plin. 3, 73 ; Liv. 8, 24, 11. 
       6 - fleuve de Bithynie. --- V.-FL. 4, 594 ; Amm. 22, 8, 17.
Ăchĕrontēus, a, um : de l'Achéron. --- Claud. Pros. 2, 350.
Achĕrontĭa, ae, f. : Achérontia (ville d'Apulie). --- Hor. O. 3, 4, 14.
Achĕrontĭcus, a, um, Arn. Nat. 2, 62; (Achĕrontĭus, a, um, Serv. En. 8, 398) : de l'Achéron.
Acherontini, ōrum, m. : les Achérontins (peuple du Brutium). --- Plin. 3, 73.
Acheros, i, m. (c. Acheron) : l'Achéron (fleuve du Bruttium). --- Liv. 8, 24, 11. 
Ăchĕruns, untis, m. (Ăchĕrōn, ontis) : Plaut. Lucr. Nep l'Achéron, fleuve des enfers.
          - locatif, Plaut. : Acherunti.
          - Ăchĕruntĭcus, a, um : de l'Achéron. --- Arn. Nat. 2, 62.
      - Achĕrontĭus, a, um : de l'Achéron. --- Serv. En. 8, 398.
          - voir hors site : l'Achéron.
Ăchĕrūsĭa, ae, f. : Achérusie. - 1 - marais d'Epire. --- Plin. 4, 4. - 2 - lac de Campanie. --- Plin. 3, 61. - 3 - caverne de Bithynie, entrée des enfers. --- Mel. 1, 103 ; Plin. 6, 4.
          - gr. Ἀχερουσία.
Ăchĕrūsis, ĭdis, f. : Achérusie (caverne de Bithynie). --- V.-Fl. 5, 73.
Ăchĕrūsĭus, a, um : achérusien.
        2 - des enfers, infernal.
      - Lucr. 1, 120 ; 3, 25.
          - Acherusia fit vita, Lucr. 3, 1023 : la vie devient un enfer.
        2 - [avec lacus].
      - Acherusius lacus : le lac achérusien (en Campanie). --- Sen. Ep 55, 6, cf. Plin. 3, 61.
        3 - relatif à l'Achéron de Bithynie.
      - Mel. 2, 51.
       
āchĕta, ae, f. : cigale (celle qui chante, le mâle). --- Plin. 11, 92.
      - gr. ἀχέτης (dor. ἠχέτης).
Achilla (Acilla, Acholla), ae, f. : Achilla (ville d'Afrique).
          - Achillatini, ōrum, m. : les habitants d'Achilla.
Achillās, ae, m. : Achillas (meurtrier de Pompée). --- Caes. BC. 3, 104, 2; Luc. 5, 538.
achillea :
       1 - achillēa, ae, f. (achillēos, i, f.) : millefeuille (plante médicinale, découverte, dit-on, par Achille). --- Plin. 25, 164 ; 25, 42.
       2 - Achillēa, ae, f. : Achilléa (île de la mer Egée).
Achillēis, ĭdos (ĭdis), f. : l'Achilléide (poème de Stace).
Achillēon, i, n. : ville de Troade. --- Plin. 5, 125.
achilleos :
       1 - achillēos, i, f. : v. achillea.
        2 - Achilleos dromos : péninsule sur le Pont-Euxin. --- Mel. 2. 5 ; Plin. 4, 83.
Achillēs, is, m. (acc. em ou en ou ea) :
       1 - Achille (héros grec, fils de Pélée et de la néréide Thétis, il participa à la guerre de Troie au cours de laquelle il tua Hector qui avait tué son ami Patrocle).
       2 - un Achille (= un héros ou un jeune homme beau et fort). --- Plaut. Mil. 1054 ; Virg. En. 6, 89.
          - poét. - Achilleus, ei (i), m. : Achille.
          - gr. Ἀχιλλεύς : Achille.
          - magni currus Achilli, Virg. : le char du grand Achille.
          - voir la déclinaison
          - voir hors site : Achille.
achillēum, i, n. : éponge très dense. --- Plin. 9, 148.
Achillēus, a, um : d'Achille, achilléen.
          - gr. Ἀχίλλειος.
          - Achilleae statuae, Plin. : les statues achilléennes (les statues nues et qui tenaient une lance).
          - Achilleus cothurnus, Prop. : le style épique.
          - poét. - Achilleus, ei (i), m. (c. Achilles) : Achille.
Achilliacus, a, um : d'Achille. --- Fort. Carm. 8. 64.
Achillidēs, ae, m. : Achilléide, descendant d'Achille. --- Ov. H. 8, 3.
achillium, i, n. : v. achilleum.
Achimelech, indécl. m. : Achimélech (grand prêtre des Hébreux).
Achina : v. Acina.
Achinapolus, i, m. : nom d'h. --- Vitr. 9, 6, 2.
Achisarmi, ōrum, m. : les Achisarmes (peuple d'Ethiopie).
Achitophel, indécl. m. : Achitophel (conseiller de David).
Achīvus, a, um : achéen, grec. --- Ov. P. 1, 4, 33.
          - Achivi, ōrum (um), m. : les Grecs. --- Virg. En. 6, 837, etc.
achlis, is, f. : l'achlis, l'élan (?), une bête sauvage. --- Plin. 8, 39.
Achnē, ēs, f. : Achné (île voisine de Rhodes). --- Plin. 5, 133.
Achoali, ōrum, m. : les Achoales (peuple de l'Arabie Heureuse).
Acholla (Achollitanum oppidum) : c. Achilla.
achŏr, ōris, m. (achora, ae, f.) : croûte sur la tête, teigne. --- [décad.].
Achōreūs, ei (eos), m. : (Lebaigue P. 16) Achorée (prêtre d'Isis). --- Luc. 8, 475.
Achrădīna, ae, f. : Achradine (un des quartiers de Syracuse). --- Cic. Verr. 4, 119; Liv. 24, 33, 9, etc.
          - gr. Ἀκραδινή.
achrăs, ădos (ădis), f. : poirier sauvage. --- Col. 7. 9, 6.
          - gr. ἀχράς.
ăchrōmŏs, ŏn : sans couleur. --- Fort. Rhet. 1, 3.
          - gr. ἄχρωμος.
Achulla : v. Acilla.
achynops : plantain. --- Plin. 21, 89; 21, 101.
          - gr. ἀχύνωψ.
Achyro, ōnis, f. : villa près de Nicomédie. --- A.-Vict. Caes. 41, 16.
Aci, ōrum, m. : peuple du Caucase. --- Plin. 6, 17.
ăcĭa, ae, f. : fil à coudre. ---- Cels. 5, 26, 231.
          - ab acia et acu : de fil en aiguille (en passant d'un sujet à un autre).
          - ab acia et acu mihi omnia exposuit, Petr. 76, 11 : il m'a tout raconté de fil en aiguille.
ăcĭcŭla, ae, f. : c. acucula. --- M.-Emp. 21.
Ăcīdălĭus, a, um : - 1 - d'Acidalie, acidalien (fontaine de Béotie où se baignaient Vénus et les Grâces). - 2 - relatif à Vénus, de Vénus.
          - Acidalia (mater) : Acidalie (surnom de Vénus).
          - Acidalio nodo ludere, Mart. : jouer avec la ceinture de Vénus.
Acidanes, is, m. : montagne de Perse. --- Plin. 37, 147.
ăcĭdē, adv. : de façon amère, pénible, désagréable.
          - acidius, Petr. 92, 5.
ăcīdia : v. acedia.
Acidīnus, i, m. : surnom romain. --- Cic. de Or. 2, 260.
ăcĭdĭtās, ātis, f. : acidité, aigreur. --- M.- Emp. 20, 88.
ăcĭdo, āre (ĕre) : - intr. - devenir acide. --- Gloss.; Alex. Trall. 2, 48.
          - tr. - acidatus, *Sen. Contr. 10, 5, 22.
ăcĭdŭlus, a, um : aigrelet. --- Plin. 15, 54.
ăcĭdus, a, um [aceo] :
       1 - acide, aigre. 
          - Virg. G. 3, 380; Hor. S. 2, 2, 44.
          - acida creta, Mart. 6, 93, 9 : craie délayée dans du vinaigre [pour farder].
       2 - aigre, désagrable, choquant, mordant.
          - acidum canticum, Petr. : chant qui déchire l'oreille.
          - acidae nuptiae, Apul. : noces déplaisantes.
          - homo acidae linguae, Sen-tr. : homme à la langua acérée, mauvaise langue.
      - acidior Petr. 68; acidissimus Plaut. Ps. 739.
acie, arch. (= aciei) : gén. de acies.
Acienses, ĭum, m. : les Aciens (peuple du Latium).
ăcĭēris, is, f. : hache d'airain (utilisée par les sacrificateurs). --- P. Fest. 10, 1.
ăcĭēs, ēī, f. : - Lebaigue P. 16)
      - gén. arch. acii Matius d. Gell. 9, 14, 14, et acie Caes. BG. 2, 23, 1; Sall. H. 1, 41.
       1 - tranchant, pointe d'un objet pointu; pointe de l'épée, fil de l’épée, épée.
          - acies securis, Cic. : tranchant de la hache.
          - acies gladii, Plaut. : pointe de l'épée.
          - acies unguium, Plin. : bout des ongles.
          - aciem trahere (excitare) : aiguiser.
          - aciem hebetare (praestringere) : émousser.
          - stricta acies, Virg. : épée nue.
       2 - vivacité du regard, vue; prunelle de l'oeil, oeil; éclat des astres.
          - acies (oculorum) : la vue.
          - aciem oculorum ferre, Caes. : soutenir les regards perçants.
          - aciem intendere : porter (diriger) son regard.
          - cupit ipsa pupula ad te sibi dirigere aciem, Cat. 63.56 : mes prunelles, d'elles-mêmes, désirent diriger vers toi leurs regards.
          - acies humana, Sen. : la pénétration des regards humains.
          - acies ipsa, quae pupula vocatur, Cic. : l'organe de la vue qu'on appelle pupille.
          - acie hebetiore esse, Suet. : avoir la vue faible.
          - utramque aciem nasus discernit, Lact. : le nez sépare les deux yeux.
          - tanta est animi tenuitas ut fugiat aciem, Cic. Tusc. 1, 22 : l’âme est si ténue qu’elle échappe à la vue.
          - stellarum acies obtusa videtur, Virg. : l'éclat des étoiles paraît s'affaiblir.
       3 - pénétration de l'esprit, intelligence; puissance intellectuelle, puissance morale.
          - acies (mentis, animi, ingenii) = acumen : pénétration, vivacité, subtilité de l'esprit.
          - exacuere ingenii aciem, Cic. : rendre l'esprit plus pénétrant.
          - animi acies obtusior, Sen. : esprit sans pénétration.
          - acies intentionis : force de l'attention.
       4 - rang de soldats, ligne de bataille, armée rangée en bataille, flotte rangée en bataille.
          - cadere in acie : tomber sur le champ de bataille.
          - prima acies : la première ligne.
          - media acies : le centre.
          - quod expeditior erat quam ii qui inter aciem versabantur, tertiam aciem laborantibus nostris subsidio misit, Caes. BG. 1 : parce qu'il était mieux à même de suivre l’action que ceux qui se trouvaient dans la mêlée, il envoya les troupes de troisième ligne au secours de celles qui étaient en péril.
          - duplex acies : armée rangée sur deux lignes.
          - triplex acies : armée rangée sur trois lignes.
          - aciem instruere : ranger l’armée en ligne de bataille.
          - dextra acies (= dextrum cornu), Liv. 27, 48, 8 : l'aile droite.
          - acies exercitus, Cic. : le front de l'armée.
          - acies transversa, Liv. : flanc d'une armée.
          - procurrere ab acie, Liv. : s'élancer hors de la ligne de bataille.
          - inclinat acies, Liv. : l'armée plie.
        5 - bataille rangée, lutte, combat.
      - Cic. Dej. 24; Marc. 31; Caes. BG. 7, 29, 2 ; Liv. 25, 6, 22 ; 27, 49, 5, etc.
          - equestris acies, Curt. : combat de cavalerie.
          - acies Pharsalica, Cic. Lig. 9 : bataille de Pharsale.
          - acies Cannensis : bataille de Cannes.
          - fig. in aciem veniamus, Cic. : engageons le combat (engageons la discussion).
          - ad philosophos me revocas, qui in aciem non saepe prodeunt, Cic. Tusc. 2, 60 : tu me ramènes aux philosophes, qui ne font pas souvent progresser la discussion.
      - cf. Quint. 2, 10, 8; 6, 4, 17; 10, 1, 29.
ăcĭi, arch. (= aciei) : gén. de acies.
Acila, ae, f. : Acila (marché en Arabie). --- Plin. 6, 151.
Ăcīlĭānus, a, um : d'Acilius [l'historien]. --- Liv. 25, 39, 12 ; 35, 14, 5.
          - Aciliani annales : les annales d'Acilius.
Acilius :
       1 - Ăcīlĭus, ĭi, m. : nom de famille ; notamment C. Acilius Glabrio, historien. --- Cic. Off. 3, 115.
       2 - Ăcīlĭus, a, um : d'Acilius.
          -  lex Acilia, Cic. Verr. 1, 26 : loi Acilia [sur les concussions].
Acilla (ou Acylla, Acholla, Achilla, Achulla) : ville d'Afrique, près de Thapsus.
          - B. Afric. 33, 1; Liv. 33, 48, 1
          - Acillitānus, a, um : d'Acilla. --- Plin. 5, 30; B. Afric. 33, 5 (Acyllitani).
Acimincum (ou Acumincum) : ville de Pannonie. --- Amm. 19, 11, 8.
acina :
       1 - ăcĭna, ōrum : v. acinus.
       2 - Acina, ae, f. : Acina (ville d'Ethiopie). --- Plin. 6, 184.
ăcīnăcēs, is, m. : acinace, courte épée (des Orientaux).
          - gr. ἀκινάκης.
      - Hor. O. 1, 27, 5; Curt. 3, 3, 18; 4, 15, 30, etc.
          - voir hors site : acinaces.
ăcĭnārĭus, a, um : relatif au raisin. --- Varr. R. 1, 22, 4.
ăcĭnātĭcĭus (ăcĭnātĭcus), a, um : fait avec du raisin. --- Pall. 1, 6, 9.
Acinatius : v. Aginatius.
Acincum (Aquincum), i, n. : Acincum (ville de Pannonie). --- Amm. 30, 5, 13.
Acindynus, i, m. : nom d'homme. --- Symm. Ep. 1, 1, 2.
Acīnētos, i, m. : l'Immobile [un des Eons de l'hérésiarque Valentin]. --- Tert. Val. 8.
          - gr. ἀκίνητος.
Acinippo : ville de la Bétique. --- Plin. 3, 14.
ăcĭnos, i, f. : espèce de basilic [plante]. --- Plin. 21, 174.
ăcĭnōsus, a, um [acinus} : en forme de grain de raisin. --- Plin. 12, 47.
ăcĭnus, i, m. (ăcĭna, ōrum, n. Cato, Ag. 112, 3) : - 1 - petite baie ; grain de raisin. --- Cic. CM 52. - 2 - baie du lierre, de la grenade, etc. --- Plin. 16, 146.
           - acina, ae, f., *Catul. 27, 4 ; Gell. 6, 20, 6.
ăcĭpensĕr (acupenser, aquipenser), ĕris, m. : esturgeon.
           - Lucil. 1240; Cic. Fin. 2, 91; Tusc. 3, 43; Hor. S. 2, 2, 47.
ăcĭpensis, is, m. : esturgeon. --- Mart. 13, 91.
Aciris, is, m. : l'Aciris (fleuve de Lucanie). --- Plin. 3, 97.
Acis, ĭdis (voc. Aci; acc. Acin ou Acidem), m. :
       1 - l'Acis (fleuve de Sicile). --- Ov. F. 4, 168
       2 - Acis (un berger, aimé de Galatée). --- Ov. M. 13, 750
       3 - au fém. : une des Cyclades. --- Plin. 4, 66.
          - voir hors site : Acis (le berger).
acisco : c. acesco.
aciscŭlārĭus, ĭi, m. : tailleur de pierres. --- Gloss.
aciscŭlus, i, m. : marteau de tailleur de pierres. --- Boet. Mus. 5, 2.
acītābŭlum : v. acetabulum.
Acitavones, um, m. : les Acitavons (peuple des Alpes). --- Plin. 3, 137.
Acitoali, ōrum, m. : peuple d'Arabie. --- Plin. 6, 157.
aclassis, is, f. : tunique ouverte sur les épaules. --- P. Fest. 20, 11.
Aclissae, ārum,  m. : peuple de l'Inde. --- Plin. 6, 67.
aclys, aclydis, f. : un javelot (bâton court armé de pointes et attaché à une courroie). --- Virg. En. 7, 730.
          - gr. ἀγκυλίς, ίδος.
          - voir hors site : aclys.
Acmē, f (acc. Acmen) : Acmé (nom de femme). --- Catul. 45.
Acmodae, ārum, f. : les Acmodes (îles situées au nord des Orcades). --- Plin. 4, 103.
Acmōn, ŏnis, m. (acc. -ona) : Acmon. - 1 - compagnon d'Enée. --- Virg. En. 10, 127. - 2 - compagnon de Diomède. --- Ov. M. 14, 494.
          - gr. Ἄκμων, ονος.
Acmonensis civitas, f. : Acmonie (ville de la Grande Phrygie). --- Flacc. 34 ; 36 ; 38.
          - Acmonenses, ium, m. : les habitants d'Acmonie.
Acmŏnĭdēs, ae, m. : Acmonide (un des ouvriers de Vulcain). --- Ov. F. 4, 288.
acna, ae, f. : v. acnua.
acnafus (agnafus), a, um : non foulé, encore neuf. --- Eccl.
          - gr. ἄγναϕος.
acnua (acna, agnua), ae, f. : mesure de superficie [120 pieds carrés].
      - gr. ἄκενα ou ἄκαινα.
          - Varr. R. 1, 10, 2 ; Col. 5, 1, 5.
acoenŏnŏētus, i, m. : qui n'a pas le sens commun (surnom d'un pédagogue).
          - gr. ἀκοινονόητος.
      - Juv. 7, 218; cf. Cic. Att. 6, 1, 7.
Acoetēs, is, m. : Acétès. - 1 - pers. mythologique. --- Ov. M. 3, 577, 582, etc.2 - compagnon d'Enée. --- Virg. En. 11, 30. - 3 - un  Thébain. --- Stat. Th. 8, 444.
acoetis, is, f. : épouse, femme. --- Lucil. 542.
          - gr. ἄκοιτις.
acoetum (acetum), i, n. : miel vierge. --- Plin. 11, 38.
      - gr. ἄκοιτον.
ăcŏlūthus (ăcŏlūthos, ăcŏlythus), i, m. : acolyte (clerc qui sert le prêtre à l'autel). --- Isid. Orig. 7, 12, 29.
          - gr. ἀκόλουθος.
          - acoluthos, on ou um, adj. : qui suit.
ăcŏna (ăcŏnē), ae, f. : pierre à aiguiser. --- Plin. 27, 10.
          - gr. ἀκόνη.
acone :
       1 - ăcŏnē : v. acona.
        2 - Aconē, f. : port de la Bithynie. --- Plin. 6, 4.
ăcŏnīti, adv. : <sans poussière>= sans peine. --- Plin. 35, 139.
          - gr. ἀκονιτί.
ăcŏnītum (ăcŏnītŏn), i, n. :
          - gr. ἀκόνιτον.
       - acc. ăcŏ nīt ŏ n Ov. M. 7, 407
       1 - aconit (plante vénéneuse) [d'ordin. au plur. aconita]. --- Virg. G. 2, 152, etc.
       2 - breuvage empoisonné, poison. --- Ov. M. 1, 147; Juv. 1, 158, etc. 
Aconteus, i, m. : nom propre. --- Virg. En. 11, 612; Ov. M. 5, 201.
ăcontiās, ae, m. : - 1 - un serpent d'Egypte. --- Amm. 22, 15, 27. - 2 - météore rapide comme une flèche. --- Plin. 2, 89.
          - gr. ἄκοντιας --- ἄκων, οντος : javelot.
Acontisma, n. : Acontisma (défilé en Macédoine). --- Amm. 26, 7, 12 ; 27, 4, 8.
Acontius
       1 - Acontĭus, ĭi, m. : le mont Acontius (mont de Béotie). --- Plin. 4, 25.
          - gr. Ἀκόντιον ὄρος.
       2 - Acontĭus, ĭi, m. : Acontius (amant de Cydippe). --- Ov. H. 19 et 20.
          - gr. Ἀκόντιος.
          - voir hors site : Acontius.
ăcontizo, āre : - intr. - s'élancer, partir (comme un javelot); jaillir (en parlant du sang). --- Veg. Mul. 1, 27, 2, etc.
          - gr. ἀκοντίζω : lancer un javelot; s'élancer (comme un javelot).
Acontizŏmĕnos, i, m. : titre d'une pièce de Naevius. --- Charis. 1, 199, 21; 211, 7.
ăcŏpŏn, i, n. : une plante. --- Plin. 27, 30.
          - gr. ἄκοπον.
acopos :
       1 - acŏpŏs, ŏn (um), adj. : qui délasse, qui calme la douleur.
          - gr. ἄκοπος.
       2 - acŏpŏs, i, f. - 1 - (s.-ent. herba) bois puant (= anagyros, plante médicinale, qui dégage une odeur fétide). - 2 - (s.-ent. gemma) une pierre précieuse. --- Plin. 37, 143.
ăcŏpum, i, n. : sorte de lénitif. --- Plin. 23, 157, etc.; Cels. 5, 24, 1.
acŏr, ōris, m. [aceo] : aigreur, acidité.
      - Colum., Plin. ; Quint. 9, 3, 27. 
          - jucundissimam vitam acoribus condire, Plin. Ep. 7, 3, 5 : assaisonner de déplaisirs les charmes de la vie.
acōra : v. achor.
Acōreūs, m. : nom d'homme. --- Luc. 8, 475.
Acoridos Comē (Aporidos ms. B) : bourg chez les Pisides. --- Liv. 38, 15, 12.
ăcŏrĭŏn, n. : c. acoron [plante]. --- Plin. 25, 158.
          - gr. ἀκόριον.
ăcorna, ae, f. : chardon béni. --- Plin. 21, 95.
          - gr. ἄκορνα.
ăcŏrŏn, i, n. (ăcŏrŏs, i, m.) : iris jaune. --- Plin. 25, 157, etc.
          - gr. ἄκορον (ἄκορος).
ăcosmos : (beauté) négligée. --- Lucr. 4, 1160.
          - gr. ἄκοσμος.
acquĭesco (adquĭesco), ĕre, quĭēvi, quĭētum, intr. : - Lebaigue P. 16 et P. 17)
      - parf. sync. acquierunt Cic. Mil. 102.
       1 - se reposer, reprendre haleine; s'appuyer sur, s'arrêter à; qqf. mourir. 
          - acquiescere lassitudine, Nep. : se reposer de ses fatigues.
          - non te acquiescere passus est, Liv. : il ne t'a pas laissé respirer.
          - acquiescere Cremonae, Tac. : s'arrêter à Crémone.
          - vinea modico adminiculo (dat.) acquiescit, Col. : la vigne porte sur un léger étai.
          - acquiescere gravi sopore, id. 6, 10, 6 : s'endormir d'un profond sommeil.
          - acquiescere morte, Tac. An. 14, 64 : se reposer dans la mort.
          - sic vir acquievit, Nep. Hann. 13, 1 : ainsi mourut cet homme.
          - fessa bello acquiescit civitas, Liv. : la ville se repose des fatigues de la guerre.
      - somno acquiescere, Curt. 9, 5, 30 : dormir.
      - dolor acquiescit, Plin. Ep. 4, 21, 4 : la douleur s'assoupit.
      - numquam adquiescit, Cic. Off. 1, 19 : [l'agitation de l'esprit] ne connaît jamais le repos, ne s'arrête jamais.
      - rem familiarem acquiescere, Liv. 4, 60, 2 : que leurs biens étaient en repos [en sécurité].
       2 - trouver le calme de l'âme, mettre sa tranquillité dans, mettre son bonheur dans, être satisfait de, se livrer à.
          - acquiescere in aliqua re : trouver le calme dans qqch.
          - in tuis oculis, in tuo ore acquiesco, Cic. Dej. 5 : tes regards, ton visage me tranquillisent, me rassérènent.
          - in quo uno acquiesco, Cic. Att. 9, 10, 1 : c'est là seulement que je trouve un soulagement.
          - in libris nostris acquiescent, Cic. Div. 2, 5 : ils se plaisent à mes écrits [à me lire].
          - in adulescentium caritate acquiescere, Cic Lael. 101 : se complaire dans l'affection des jeunes gens.
          - Clodii morte acquiescere, Cic. Mil. 102 : être soulagé par la mort de Clodius.
parens in unico filio acquiescens, Curt. : père réduit à s'appuyer sur un seul fils.
          - aures in extremo acquiescunt, Cic. Or. 59 : l'oreille s'arrête aux derniers sons.
          - qui in nostris libris acquiescunt, id. Div. 2, 2, 5 : ceux qui se plaisent à lire mes ouvrages.
          - in tuo nomine acquiesco, Cic. : je me plais à m'adresser à toi.
          - acquiescere honori, Suet. : être tout entier à ses fonctions.
          - acquiescere spei, Sen. : se livrer à l'espérance.
       3se reposer sur, avoir foi, avoir confiance; acquiescer, consentir.
          - Bell. Afr. 10, 4 ; Sen. Ep. 24, 1; Suet. Vit. 14 et les écriv. chrétiens.
          - non acquiescere : ne pas consentir à. --- Eccl.
          - ego Celso acquiesco, Ulp. : je me range à l'opinion de Celsus.
          - alicui velut oraculo acquiescere, Suet. Vit. 14: croire qqn comme un oracle.
          - acquiescis, assentiris, Cic. Ac. 2, 46, 141 : tu te rends, tu approuves.
          - acquiescere alicui, Dig. : accorder une autorisation à qqn.
acquīro (adquīro), ĕre, quīsīvī, quīsītum [ad + quaero] : - tr. -
          - formes syncopées : acquisisti Cic. Fam. 6, 11, 2 ; acquisierint Cic. de Or. 3, 131; acquisierat Just. 16, 2, 2 ; 39, 2, 2 ; acquisierant Bell. Afr. 47, 4 ; acquisisses Quint. Decl. 321 p. 262 ; acquisisse Sen. Contr. 1 pr. 14.
       1 - ajouter à, acquérir en plus.
          - acquirere aliquid ad vitae fructum, Cic. Cat. 3, 28 : ajouter qqch aux avantages qu'on a déjà dans la vie. --- cf. Fam. 3, 7, 5.
          - absol. acquirere ad fidem, Cic. Cat. 2, 18 : ajouter à (augmenter) son crédit.
          - aliquid adquirere, Caes. BG. 7, 59, 4 : acquérir qqch en plus, obtenir qq avantage.
          - acquirere dignitatem, Cic. Att. 6, 11, 2 : augmenter la considération dont on jouit.
          - vires adquirit eundo, Virg. En. 4, 175 : [la renommée] acquiert une plus grande force (augmente sa force) en cheminant.
          - nihil sibi acquirens, Cic. Tusc. 5, 9 : sans chercher à augmenter en rien son avoir.
          - ea illi plurimum venerationis adquirunt, Plin. Ep. 1, 10, 6, cet extérieur lui attire par surcroît beaucoup de respect.
          - acquirere amicos, Sall. : se faire des amis.
          - acquirere moram, Cic. Caecin. 2 : gagner du temps.
          - acquirere famam, Phaedr. 1, 14 : se faire une réputation.
        2 - acquérir, [se] procurer.
          - adquirendae pecuniae brevius iter, Tac. An. 16, 17 : un chemin plus court pour s'enrichir.
          - acquirere reverentiam nomini, Traj. d. Plin. Ep. 10, 82, 1 : attirer le respect sur son nom.
          - absol. acquirere : acquérir, s'enrichir. --- Quint. 12, 7, 10 ; Juv. 14, 125.
          - justa acquirendi ratio, Quint. 12, 7, 10 : moyen légitime de faire fortune.
acquīsii (= acquisivi) : parf. de acquiro.
acquīsītĭo (adquīsītĭo), ōnis, f. : - 1 - acquisition. --- [décad.]. - 2 - accroissement, augmentation. --- Front. Aq. 10, etc.
          - acquisitiones rerum, Dig. : acquisitions.
acquīsītīvus, a, um : qui procure, qui fait acquérir. --- Prisc. 18, 24.
acquīsītŏr, ōris, m. : acquéreur. --- Aug. Serm. 302, 7.
acquisitus :
       1 - acquīsītus, a, um : part. passé de acquiro.
       2 - acquīsītŭs, ūs, m. : acquisition.
acquīsīvī : parf. de acquiro.
acra :
       1 - Acra, ae, f. : Acra Iapygia [promontoire en Calabre]. --- Plin. 3, 100.
       2 - acra, ōrum, n. : pointe, extrémité.  
          - gr. ἄκρα.
          - acra Olympi, Apul. : les sommets de l'Olympe.
      - Soran. 2, 2; 2, 10; sing. Soran. 2, 4.
Acrabătēna, ae, f. : contrée de la Judée. --- Plin. 5, 70.
Acrădīna : v. Achradina.
Acrae, ārum, f. : Acres. - 1 - ville de Sicile. --- Liv. 24, 36, 1. - 2 - ville de la Chersonèse Taurique. --- Plin. 4, 86.
Acraephia, ae, f. : Acraphée (ville de Béotie).
      - Plin. 4, 26; Liv. 33, 29, 6.
Acraeus, a, um : Acréen (épithète donnée à des divinités honorées sur des hauteurs).
          - gr. ἀκραῖος.
      - Liv. 38, 2, 1; 32, 23, 10.
Acrăgās, antis, m. (acc. -antem ou -anta) : Agrigente (ville de Sicile, située sur une hauteur).
          - gr. Ἀκράγας, αντος.
      - Virg. En. 3, 703 ; Ov. F. 4, 475.
          - Acragantīnus, a, um : d'Agrigente. --- Lucr. 1, 716.
          - gr. Ἀκραγαντῖνος.
          - Acragantini, ōrum, m. : les Agrigentins, les habitants d'Agrigente.
Acrāthoon, n. : ville située au sommet du mont Athos. --- Plin. 4, 37.
acratŏphŏrŏs, i, m. (acrataphŏrŏn, i, n.) : vase à vin.
          - gr. ἀκρατοϕόρος (ἀκρατοϕόρον).
      - Varr. R. 1, 8, 5; Cic. Fin. 3, 15.
Acrauceles, um, m. : peuple d'Afri que. --- Plin. 5, 33.
acrĕ, adv. : - 1 - vivement. - 2 - avec ardeur, avec force, énergiquement.
      - v. acer, acris, acre.
acrēdo, ĭnis, f. : âcreté. --- Pall. 2, 15, 9.
acredŭla, ae, f. : sorte de grenouille.
      - Isid. 12, 6, 59 ; Cic. Div. 1, 14.
Acrenses, ĭum, m. : les habitants d'Acré (Sicile). --- Plin. 3, 91.
Acriae, ārum, f. : Acries (ville maritime de Laconie). --- Liv. 35, 27, 2.
acricŭlus, a, um [acer, acris, e] : légèrement mordant. --- Cic. Tusc. 3, 38.
acridĭum, ĭi, n. : scammonée. --- Isid. 17, 9, 64, v. diagrydion.
acrĭfŏlĭum,  ĭi, n. Macr. Sat. 3, 20, 3 (ăquĭfŏlĭum, ĭi, n., Plin. 27, 63) : houx.
      - acrŭfŏlĭus, a, um, Cato, Agr. 31, 1 : de houx.
      - ăquĭ fŏlĭa, ae, f. = ăquĭfŏlĭum, Plin. 24, 116 ; Plin. 16, 73 : houx.
Acrillae, ārum, f. : Acrilles (ville de Sicile). --- Liv. 24, 35, 3.
ācrĭmōnĭa, ae, f. :
       1 - âcreté, acidité.
      - Cato, Agr. 157, 5; Plin. 18, 128, etc.
       2 - âpreté [de caractère], dureté.
      - Naev. Tr. 35.
       3 - âpreté, énergie.
      - Cic. Verr. pr. 52.
       4 - énergie, efficacité [d'un argument].
      - Cic. Inv. 2, 143.
     
acrior : compar. de acer.
acris, arch. : c. acer.
Acrĭsĭōnē, ēs, f. : la fille d'Acrisius (= Danaé). --- Virg. Catal. 9, 33.
          - gr. Ἀκρισιώνη.
          - Acrĭsĭōneus, a, um : d'Acrisius, argien, d'Ardée. --- Virg. En. 7, 410.
          - Acrĭsĭōnĭădēs, ae, m. : le petit-fils d'Acrisius (= Persée). --- Ov. M. 5, 69.
Acrĭsĭus, ĭi, m. : Acrisius (roi d'Argos, fils d'Abas et père de Danaé).
          - gr. Ἀκρίσιος.
      - Hor. O. 3, 16, 1; Ov. M. 4, 608.
acritas :
       1 - acrĭtās, ātis, f. : force pénétrante (fig).
      - Acc. Tr. 467 [Gell. 13, 3, 2].
       2 - Acritās, ae, m. : Acritas (promontoire de Messénie).
      - Mel. 2, 3, 8 ; Plin. 4, 15.
acrĭtĕr, adv. :
       1d'une façon perçante, pénétrante [fig.].
          - acrius vitia videre, Cic. de Or. 1, 116 : voir avec plus de pénétration les défauts.
          - acriter intellegere, Cic. Pis. 68 : avoir l'intelligence vive.
        2 - vivement, énergiquement, ardemment.
          - acriter pugnare, Caes. BG. 1, 26, 1 : combattre avec acharnement.
          - acriter vigilare, Cic. Cat. 1, 8 : veiller avec ardeur.
          - caedunt acerrime virgis, Cic. Verr. 5, 142 : ils le frappent de verges avec la dernière violence.
          - minari acriter, Cic. Verr. 4, 66 : faire de violentes menaces.
          - acriter exspectare, Cic. Fam. 15, 4, 10 : attendre avec impatience.
          - acriter solem intueri, Cic. Tusc. 1, 73 : regarder avec persistance le soleil.
          - acriter monere, Cic. Lael. 44 : avertir sévèrement.
          - dilectum habere acrius intentiusque Liv. 27, 38, 1 : faire une levée (enrôlement] avec plus de rigueur et d'attention.
          - acriter viridis, Plin. 37, 69 : d'un vert vif.
          - acriter ire, Ov. : s'élancer avec impétuosité.
          - acriter pronuntiare, Plin.-jn. : déclamer avec chaleur.
          - acriter rem agere, Sall. : combattre vigoureusement.
          - acriter consilium asservare, Cic. : cacher soigneusement un projet.
          - acriter corripere aliquem, Plin.-jn. : réprimander qqn vertement.
          - acriter exercere victoriam, Sall. : user rigoureusement de la victoire.
acrĭtūdo, ĭnis, f. : - 1 - aigreur, âpreté. --- Vitr. 2, 9, 12.  - 2 - énergie. --- Gell. 10, 27, 1. - 3 - âpreté, rudesse [caractère]. --- Apul. M. 9, 17.
acrivoces (plur) : ayant la voix aigre. --- *Arn. 3, 14.
acrizymus : c. acrozymus.
ăcro (acrōn), ōnis, m. : - 1 - extrémité (d'un pied de cochon). --- Veg. Mul. 2, 28, 17. - 2 - extrémité (de la tige d'une plante). --- Apic. 4, 4.
          - gr. ἄκρων, ωνος.
ăcrŏāma, ătis, n. :
          - gr. ἀκρόαμα, ατος.
       1 - tout ce qu'on entend avec plaisir : audition, concert.
      - Petr. 53 ; 78.
       2l'artiste qui se fait entendre, virtuose.
      - Cic. Sest. 116 ; Verr. 4, 49; Arch. 20; Nep. Att. 14, 1; Plin. Ep. 6, 31, 13 ; Suet. Aug. 74 ; Vesp. 19.
ăcrŏāmaticus, a, um : c. acroaticus.
acrŏāsis, is, f. : - 1 - réunion de savants, savant auditoire, conférence. - 2 - dissertation, discours, leçon publique.
          - gr. ἀκρόασις, εως.
          - facere acroasim, Vitr. : ouvrir une école, faire un cours.
Acroathon, i, n. : Acroathon (ville de la Chalcidique, sur l'Athos).
ăcrŏāticus, a, um : fait pour des auditeurs; en parlant des livres d'Aristote qui contiennent la doctrine professée oralement, livres ésotériques [opp. exotériques].
          - gr. ἀκροατικός.
      - Gell. 20, 5, 6, etc.
acrobaticus, a, um : qui sert à monter.
          - acrobatica machina, Vitr. : échafaudage, tréteaux.
Acrŏcĕraunĭa, ōrum, n. : les monts Acrocérauniens (en Epire). --- Plin. 3, 145.
          - Acrŏcĕraunĭus, a, um : des monts Acrocérauniens.
          - Acroceraunia vita, Ov. Rem. 736 : vie exposée aux périls.
          - Acrŏcĕraunĭum, ĭi, n. : Acrocéraunium (promontoire d'Epire). --- Plin. 3, 97.
Acrocerretes, um, m. : peuple des Pyrénées. --- Avien. Or. 550.
acrochōrdon, ŏnis, f. : durillon. --- Cels. 5, 28, 14.
acrocolephĭum, ĭi, n. : partie supérieure du pied (de porc). --- Veg. Mul. 6, 1, 2.
acrocolĭum, ĭi, n. : cuisse (de porc). --- Veg. Mul. 3, 47, 1.
          - cf. gr. ἀκροκώλιον extrémité (du corps d'un animal).
Acrŏcŏrinthus (Acrŏcŏrinthŏs), i, f. : l'Acrocorinthe, citadelle de Corinthe. --- Liv. 33, 31, 11.
          - Gaffiot P. 25-27
          - gr. Ἀκροκόρινθος.
acrocorĭum, ĭi, n. : un oignon.
acrŏlithus, a, um : dont les extrémités sont en pierre ou en marbre.
          - gr. ἀκρόλιθος.
      - Vitr. 2, 8, 11; Treb. Tyr. 32, 5.
acrōma : c. acroama. --- N.-Tin. 106, 77.
acron :

       1 - acron : c. acro.

       2 - Acrōn, ōnis, m. : Acron.
          - gr. Ἄκρων, ωνος.
       a - roi des Céniniens. --- Prop. 4, 70, 7 (acc. Acrona).
    b - guerrier tué par Mézence. --- Virg. En. 10, 719. 
    c - Hélénius Acron [grammairien, milieu du 4e s. ap.J -C ; commentateur de Térence et d'Horace]. --- Charis. 119,12 ; 210, 11; 15 (acc. Acronem).
Acronius (Acronus) lacus, m. : le lac Acronien (une partie du lac de Constance). --- Mel. 3, 2, 8.
Acrŏnŏma (Acrunŏma) saxa, n. : les "saxa Acronoma" (un lieu inconnu de l'Italie méridionale). --- Cic. Att. 13, 40, 2.
acronychus (acronychos), a, um : du commencement de la nuit.
          - gr. ἀκρόνυχος.
      - Ps. Cens. 3, 7; Chalc. Comm. 71.
acronyctus, a, um : qui se lève à l'approche de la nuit.
          - gr. ἀκρόνυκτος.
          - acronyctae stellae, Firm. Math. 2, 8, 1 : étoiles qui se lèvent à l'approche de la nuit.
acrŏpŏdĭum, ĭi, n. : piédestal. --- Hyg. Fab. 88.
          - gr. ἀκροπόδιον.
Acropolis, is, f. : Acropole (citadelle de Thèbes). --- Schol. Stat. Theb. 12, 632.
acrŏr, ōris, m. : âcreté, amertume. --- Fulg. Virg. p. 85, 3.
acrostichis, idis, f. : acrostiche.
          - gr. ἀκροστιχίς, ίδος.
      - Honor. Cosmog. 1; en grec d. Cic. Div. 2, 111.
Acrŏta, ae, m. : Acrota (roi d'Albe).
      - Ov. M. 14, 617; 619.
Acrotadus, i, f. : Acrotadus (île du golfe Persique). --- Plin. 6, 99.
ăcrōtērĭa, ōrum, n. : - 1 - promontoires. --- Vitr. 5, 12, 1. - 2 - supports saillants, stylobates. --- Vitr. 3, 5, 12.
          - gr. ἀκρωτήρια.
          - voir hors site : acrotère.
acrozymus, a, um : Isid. légèrement fermenté.
acrufolius (acrifolius), a, um : de houx.
acrus :
       1 - acrus, a, um (décad.) : c. acer.
       2 - acrus, acra, acrum : extrême. --- Cass. Fel. 36, p. 78.
          - gr. ἄκρος.
acta :

       1 - acta, ae, f. : - a - rivage, plage. --- Cic. Verr. 5, 63; Nep. Ages. 8, 2 ; Virg. En. 5, 613.  - b - vie sur la plage, plaisirs de plage. --- Cic. Verr. 5, 94 ; Cael. 35.
          - gr. ἀκτή.

       2 - acta, ōrum, n. (pluriel de actum) :
          choses faites
       a - actions, faits. --- Cic. Att. 2, 11, 1 ; de Or. 2, 63 ; Sall. J. 53, 8.
          - acta Herculis, Ov. M. 9, 134 : exploits d'Hercule.
          - pueritiae acta recordari, Quint. : se rappeler ce qu'on a fait comme enfant.
                actes [en langue officielle]
        b - lois, ordonnances, décisions de magistrats.
          - acta Dolabellae, Cic. Phil. 2, 83 ; Caesaris Cic. Phil. 2, 100, etc., actes de Dolabella, de César.
          - acta senatus : recueil des procès-verbaux des séances du sénat, comptes rendus officiels.
          - acta publĭca ou absol. acta : registre des actes publics, compte rendu des actes officiels.
          - acta urbana, Cic. Att. 6, 2, 6 : les actes officiels de Rome.
          - senatus acta diurna Suet. Jul. 20 : le journal des actes du sénat.
          - acta populi Romani, Plin. 8, 145 : le journal officiel du peuple romain.
          - acta [seul]. --- Cic. Att. 12, 28, 2, etc. 
          - fig. beneficia in acta non mitto, Sen. Ben. 2, 10, 4 : je ne publie pas mes bienfaits dans les journaux.
          - acta fŏri : actes judiciaires. --- Inscr.
          - acta triumphōrum : procès-verbaux des triomphes. --- Plin. 37, 2, 6, § 12.
          - acta militarĭa : registre militaire (où l'on consignait chaque jour ce qu'avait fait une légion). --- Veg. R. R. 2, 19.
          - acta apostolica : les Actes des Apôtres. --- Eccl.
        c - relations des faits et dits des empereurs.
          - Suet. Dom. 20.
          - ou des particuliers. --- Plin. Ep. 3, 18, 11.
        d - procès-verbaux judiciaires.
          - Modestin. Dig. 4, 6, 33, 1; Paul. Dig. 42, 1, 45 ; Scaev. Dig. 26, 8, 21.
actaea, ae, f. : actée en épi [plante]. --- Plin. 27, 43.
Actaei, ōrum, m. : - 1 - peuple d'Arabie. --- Plin. 6, 154. - 2 - les Athéniens. --- Nep. Thras. 2, 1.
Actaeōn, ŏnis, m. (acc. -ŏnem ou -ŏna) : Actéon [changé en cerf et dévoré par ses chiens]. --- Ov. M. 3, 138, etc.
      - (Lebaigue P. 18).
          - gr. Ἀκταίων, ωνος (poét. ονος).
          - Fils d'Aristée et d'Autonoé, il devint un habile chasseur grâce à Chiron. Pour avoir aperçu Artémis se baignant nue sur le mont Cithéron et pour avoir été plusieurs fois insolent à son égard, il fut changé en cerf.
          - voir Ovide M. 3, 138 sq. (hors site).
actaeus :
       1 - actaeus, a, um [acta] : situé sur le rivage. --- Avien. Arat. 1394.
        2 - Actaeus, a, um : de l'Attique, attique, athénien. --- Virg. B. 2, 24 ; Ov. M. 2, 720.
          - Actaei, ōrum, m. : les Athéniens. --- Nep. Thras. 2, 1.
Actalenses, ĭum, m. : peuple de Galatie. --- Plin. 5, 147.
Actanĭa, ae, f. : Actania (île au nord de la Germanie). --- Plin. 4, 97.
actārĭus : c. actuarius. --- CIL. 6, 9106.
acte :
       1 - actē, actēs, f. : sureau, yèble (hièble). --- Plin. 26, 120.
          - gr. ἀκτή.
       2 - Actē, Actēs, f. : l'Acté (nom primitif de l'Attique). --- Plin. 4, 23 ; Gell. 14, 6, 4.
          - gr. Ἀκτή.
       3 - Actē, Actēs, f. : Acté (l'affranchie de Néron). --- Suet. Ner. 28 ; 50 ; Tac. An. 13, 12.
Actĭăcus, a, um : d'Actium. --- Liv. 1, 19, 3 ; Tac. An. 1, 42 ; Ov. F. 1, 711; Suet. Aug. 18; en parlant d'Apollon qui avait un temple sur le promontoire d'Actium. --- Ov. M. 13, 715.
          - gr. Ἀκτιακός.
Actĭăs, ădis, f. : - 1 - d'Attique, Athénienne. attique. --- Virg. G. 4, 463. - 2 - d'Actium. --- Stat. S. 3, 2, 120.
actīnŏphŏroe : qui portent des raies (en parlant d'escargots). --- Plin. 32, 147.
          - gr. ἀκτινοϕόροι.
actīnōsus, a, um : radieux.
actĭo, ōnis, f. [ago] : (Lebaigue P. 18)
       1 - action de pousser; au plur. actiones : enroulement (t. d'architecture).
       2 - action de l'orateur ou du comédien, geste, débit, attitude, jeu de l'orateur; action de la tragédie, intrigue.
          - actio paulo agitatior, Quint. : gestes un peu désordonnés.
          - accipere aptos ex actione motus, Quint. : conformer ses gestes à son débit.
          - actio tragica, Cic. : attitude théatrale.
       3 - faculté d'agir, activité, action, acte, fait, accompllissement.
          - duos omni actione privare, Cic. : retirer aux dieux toute espèce d'action. (les supposer inactifs).
          - actio vitae, Cic. : l'activité de la vie, la vie active.
          - actio mentis, Cic. : activité de l'esprit.
          - actio gratiarum, Cic. (actio laudum, Sid.) : action de grâces.
          - actiones honestae (actiones honestatis), Cic. : actions honnêtes.
          - actio illarum rerum aperta, Cic. Off. 1, 12 : accomplissement de ces choses au grand jour.
          - actio rerum, Cic. Ac. 2, 62 : action de faire qqch, action, activité.
          - actio gratiarum, Cic. Fam. 12, 26, 1 : action de remercier.
          - avec gén. subj. actio vitae, Cic. Off. 1, 17 : vie active, pratique.
          - actio corporis, Div. 1, 70 : action du corps, activité physique.
          - actio honesta, Cic. Lael. 47 : action honorable.
          - aequabilitas universae vitae, tum singularum actionum, Cic. Off. 1, 111 : l'unité dans la vie en général, comme dans chaque action en particulier.
          - singulis tetrantum actionibus, Vitr. 3, 5, 6 : dans chaque exécution d'un quart de cercle.
       4 - acte de la vie publique, motion, négociation, initiative d'un magistrat.
          - actiones Ciceronis, Sall. : les actes politiques de Cicéron.
          - actioni resistere, Liv. : combattre une proposition.
          - movebatur actio, Liv. : on agitait la motion de ...
          - actio de pace sublata est, Cic. Att. 9, 9, 2 : toute action [de caractère officiel] pour le maintien de la paix a été supprimée.
          - actiones tribuniciae, Liv. 3, 24, 2 : actions [interventions] des tribuns.
          - nulla erat consularis actio, Liv. 4, 55, 1 : aucune mesure n'était prise par les consuls.
          - seditiosae actiones, Liv. 4, 43, 6 : des motions séditieuses.
          - meae actiones publicae, Cic. Or. 148 : mon activité politique.
       5 - action judiciaire, procès, procédure, plaidoierie, plaidoyer.
          - actio perduellionis : procès de haute trahison.
          - actiones scribere : rédiger ses plaidoyers.
          - actionem intendere (instituere), Cic. : intenter un procès, poursuivre en justice.
          - actionem restituere, Suet. : autoriser un appel, renvoyer devant d'autres juges.
          - actio est in auctorem his verbis, Cic. : la formule d'accusation contre le vendeur est ainsi conçue.
          - actiones Hostilianae, Cic. : règles de procédure données par Hostilius.
          - actionem perduellionis intendere, Cic. Mil. 36 : intenter une action [accusation] de haute trahison.
          - prima actio, Cic. Verr. 1, 156 ; prior actio, Cic. Verr. 1, 21 : la première action.
          - dare actionem, Cic. Verr. 2, 61 ; Flacc. 49 : donner l'autorisation de poursuivre, permettre d'assigner.
          - actionem postulare, Cic. Verr. 2, 60 : demander l'autorisation de poursuivre.
          - actio : formule de la poursuite. --- Cic. Caec. 54 ; Fin. 5, 88, etc.
          - inde illa actio « ope consilioque tuo furtum aio factum esse » Cic. Nat. 3, 74 : d'où cette formule d'action « j'affirme que le vol a été fait par ton oeuvre, par ton initiative».
          - expositis a Cn. Flavio primum actionibus, Cic. de Or. 1, 186 : les formules des actions ayant été publiées pour la première fois par Cn. Flavius.
          - Hostilianae actiones, Cic. de Or. 1, 245 : le recueil des formules d'Hostilius.
       6 - discours prononcé.
          - est oratio actionis exemplar, Plin.-jn. : le discours écrit est le modèle du discours débité.
          - actiones meae, Cic. : mes harangues (politiques).
          - (causae) actio, Quint. : plaidoyer.
actiōnālia, n. plur. : registres des actes. --- *Ulp. Dig. 27, 3,1, 3.
actiōnārius, i, m. : agent, intendant. --- Greg. M. Ep. 1, 42, p. 68, 20.
Actionicēs, ae, m. : vainqueur aux jeux actiaques. --- CIL 6, 10120.
          - gr. Ἀκτιονίκης.
actĭōsus, a, um : actif, remuant. --- Varr. L. 7, 66.
actitātus, a, um : part. passé de actito; dirigé, conduit (à propos d'une poursuite judiciaire).
actĭto, āre, āvi, ātum : - tr. - s'occuper habituellement, plaider souvent, jouer souvent (au théâtre).
          - actitare causas, Cic. Br. 246 : plaider fréquemment.
          - actitavit mimos, Tac. H. 3, 62 : il joua souvent des mimes.
Actium, i, n. : - ville et promontoire d'Acarnanie, célèbres par la défaite navale d'Antoine, battu par Octave. - 2 - port de l'île de Corcyre.
actĭuncŭla, ae, f. : petit discours judiciaire
Actĭus, a, um : d'Actium.
          - Actius, ii, m. : le dieu d'Actium (Apollon adoré à Actium).
activē, adv. : activement (t. de gram.).
activĭtās, ātis, f. : signification active (t. de gram.).
actīvus, a, um : - 1 - actif, qui agit. - 2 - actif (t. de gram.).
actor :

       1 - actŏr, ōris, m. :

       a - celui qui fait avancer, conducteur (de troupeau).
          - actor pecoris, Ov. : conducteur d'un troupeau, pâtre.
          - actor habenae, Stat. : frondeur.
       b - celui qui fait, celui qui exécute, agent, instigateur.
          - actor rerum, Cic. : homme d'action.
          - auctor et actor, Cic. : conseiller et agent.
          - auctor, actor rerum illarum fuit, Cic. Sest. : c'est lui qui eut cette idée et qui l'exécuta.
       cqui prononce un discours, orateur.
          - orator verborum actorque rerum, Cic. : orateur et homme d'action.
          - orationem aliam fore putat, actore mutato, Cic. : il pense que le discours ne sera pas le même dans une autre bouche.
       d - celui qui joue, acteur, comédien.
          - actor suorum carminum, Liv. : qui représente ses propres pièces.
          - actor tertiarum partium, Cic. : qui joue le troisième rôle.
       e - celui qui plaide, accusateur, plaignant, avocat, mandataire (en justice).
          - actor causarum, Cic. : avocat, mandataire en justice, orateur.
          - si tu eris actor constitutus, Cic. : si tu es désigné comme avocat.
       g - chargé d'affaires, gérant, administrateur, intendant, régisseur.
          - actor civitatis, Dig. : chargé des intérêts de la cité.
          - actor publicus : agent du trésor public, intendant de l'Etat.
          - actor summarum : caissier, trésorier, payeur.
          - actor negotii (negotiorum), Cic. : intendant, homme d'affaires.
          - actor (praediorum) : régisseur ou fermier.
          - fit ut et actor et familia peccent, et ager saepius infametur, Col. : il arrive que le fermier et ses gens se comportent mal et que trop souvent la terre est discréditée.
       h - C. Just. tuteur substitué à un autre. 

       2 - Actŏr, ŏris, m (acc. Actŏrem ou Actŏra) : Actor. - a - fils de Neptune. - b - compagnon d'Enée.

Actŏrĭdēs, ae, m. : Actoride (descendant d'Actor, Patrocle ou Moenécée).
actorius :
       1 - actōrĭus, a, um : actif.
       2 - Actŏrĭus Naso, m. : Actorius Naso (historien latin).
Actrida, ae, f. : Actrida (ville d'Arabie).
actrix, īcis, f. : - 1 - demanderesse en justice. - 2 - intendante. - 3 - actrice.
actŭālis, e : actif, agissant, pratique.
actŭāria (s.-ent. navis), ae, f. : vaisseau léger.
actŭārĭŏlum, i, n. (actŭārĭŏla, ae, f.) : petite embarcation à rames, barque.
          - voir hors site : actuariolum.
actuarius :
       1 - actŭārĭus, a, um : - a - rapide, léger. - b - relatif au passage.
          - actuaria (navis) : vaisseau léger.
          - actuarius limes, Hyg. : espace de 12 pieds entre les propriétés, chemin de pourtour.
       2 - actŭārĭus, ii, m. : - a - scribe, greffier, sténographe, comptable. - b - intendant militaire, officier comptable.
          - voir hors site : actuarius.
actum, i, n. (surtout au plur.) :
       1 - acte, action, fait, exploit. 
          - patriis actis superbire, Ov. : s'enorgueillir des exploits de son père.
       2 - au plur. : actes publics et officiels, lois, ordonnances, décrets émanant d'un magistrat.
          - acta alicujus tueri, rescindere, Suet. : maintenir, annuler les ordonnances de qqn.
          - jurare in acta principis, Tac. : jurer sur les actes de l'empereur (lui prêter serments d'obéissance pour ses actes passés et futurs).
       3 - registre des actes officiels.
          - acta patrum (acta senatus) : actes du sénat.
          - acta publica (acta urbana, acta rerum urbanarum ou simplement acta) : journal de Rome, registre des actes publics, actes publics (registre officiel où l'on inscrivait les délibérations du peuple, les mariages, les naissances et les décès)
          - aliquid in acta referre (mittere) : consigner qqch dans les actes publics.
          - beneficium in acta mittere, Sen. (au fig.) : divulguer un bienfait.
          - ab actis : celui qui tient les actes, archiviste.
          - acta triumphorum, Plin. : actes des triomphes (où figuraient les noms et les exploits du triomphateur).
          - acta forensia : pièces d'un procès.
          - acta militaria, Veg. : registres militaires (où l'on consignait l'effectif de la légion, la solde...)
          - aliquid acti : qqch de réalisé, progrès réalisé.
          - acta apostolica, Alc. : actes des apôtres.
actŭōsē, adv. : avec passion, avec véhémence, avec énergie, activement.
actŭōsus, a, um : actif, énergique.
actus : (Lebaigue P. 18 et P. 19)

           1 - actus, a, um : part. passé de ago. - a - conduit, poussé, introduit, poursuivi, agité. - b - fait, écoulé, accompli, terminé (temps).
          - praedam prae se actam ostentare, Liv. : faire voir le bétail qu'on a pris, en le poussant devant soi.
          - imber actus aquilonibus, Virg. : pluie amenée par l'aquilon.
          - actae per glebas radices, Ov. : racines qui s'enfoncent dans le sol.
          - pestis acta medullis, Ov. : peste qui est répandue dans la moelle des os.
          - casibus actus, Virg. : tourmenté par le malheur.
          - res in Africa actae, Sall. : événements accomplis en Afrique.
          - actum ou acta ou rem actam agere, Cic. : faire une chose déjà faite, perdre son temps.
          - actum est (acta res est), Ter. : c'en est fait.
          - actum est de isto, Cic. : c'en est fait de lui.
          - vita bene acta, Cic. : vie bien remplie.

       2 - actŭs, ūs, m. :
       a - action de pousser devant soi. 
          - actu inflectere feram, Cic. Rep. 2, 40 : diriger un animal en le poussant.
       b - droit de conduire (charrette, bestiaux), droit de passage, chemin de passage.
       c - acte (mesure d'arpentage).
          - actus minimus, Dig. : acte simple (= 480 pieds carrés).
          - actus quadratus, Dig. : acte carré (= 14.400 pieds carrés).
       d - action de mouvoir, impulsion, mouvement (imprimé par une cause externe).
          - mellis cunctantor actus, Lucr. 3, 192 : lenteur du miel à couler.
          - unda levi actu tremit, Sen.-tr. : l'onde est agitée d'un léger mouvement.
          - in ipso actu bene cedentium rerum, Sen. : dans le cours même de la prospérité.
       e - action de se mouvoir, poussée, impulsion, mouvement, marche, allure.
          - equus spectabilis actu, Ov. : cheval remarquable par son allure.
       f - action théâtrale, action oratoire, représentation (d'une pièce de théâtre).
          - verborum colori suum actum accommodare, Quint. : approprier ses gestes à la nature de ses paroles.
          - actus histrionum veris affectibus minor, Quint. 10, 2, 11 : le jeu des comédiens n'approche pas des sentiments naturels.
          - actus fabellarum, Liv. : la représentation des pièces de théâtre.
          - in tragico quodam actu, Suet. Ner. 24 : pendant la représentation d'une tragédie.
       g - action, vie active, exercice, occupation.
          - ab actu recedere, Quint. : se retirer de la vie active.
          - usque ad vitae finem in actu esse, Quint. : être à l'oeuvre jusqu'à son dernier jour.
          - actus forensis, Quint. : la pratique du barreau.
          - actus rei, Quint. : débat d'un procès.
          - actus rerum, Suet. : administration de la justice.
          - actus (plur.), Dig. : affaires de barreau.
       h - charge, office, administration, intendance, régie.
          - ad actum reverti, Plin.-jn. : revenir à ses fonctions.
          - actum administrare, Ulp. : remplir les fonctions de régisseur.
       ii - acte, fait, action; le fait, l'acte (en philo. <> potentia : la puissance, la possibilité).
          - pravi actus, Cic. : les mauvaises actions.
          - Herculei actus, Claud. : les travaux d'Hercule.
        j - partie d'un tout, acte (division d’une pièce de théâtre), rayon (ruche); série de nombres.
          - neu sit quinto productior actu fabula, Hor. A. P. 189 : que la pièce n'ait pas plus de cinq actes.
          - primus vitae actus, Cic. : le premier acte de la vie, le début de la vie.
          - ad quartum actum accedimus, vindemiam, Varr. : nous arrivons à la quatrième opération, à la vendange.
          - limites bini circa singulos actus, Plin. : deux sentiers sont autour de chaque rayon.
          - primus actus est ab uno ad nonaginta, Varr. : la première série est de 1 à 90.

actūtum, adv : immédiatement, aussitôt.
ăcŭārĭus, ii, m. : fabricant d'aiguilles.
ăcŭcŭla, ae, f. : petite aiguille.
ăcŭi : parf. de acuo.
acula :
        1 - ăcŭla, ae, f. : petite aiguille.
       2 - ăcŭla (aquula), ae, f. : petit ruisseau, filet d'eau, un peu d'eau.
ăcŭlĕātus, a, um : - 1 - qui a des aiguillons, qui a des piquants. - 2 - subtil, pointu.
Acŭlĕo, ōnis, m. : Aculéon (surnom)
ăcŭlĕus, i, m. [acus] : - 1 - aiguillon, dard, pointe (d'un trait); ergot. - 2 - au fig. aiguillon, stimulant, piquant. - 3 - raisonnement pointilleux, subtilités, finesses.
          - apis aculeus,Cic. Tusc. 2, 52 : dard de l'abeille. --- Plin. 11, 17, 17; Cic. Fin. 5, 15; Col. 8, 2, 8; Vulg. Apoc. 9, 10.
          - fig. aculeo emisso, Cic. Flacc. 41 : après avoir laissé son aiguillon (dans la plaie). --- cf. Liv. 23, 42, 5 ; Curt. 4, 14, 13.
          - carduorum aculei : les piquants des chardons.
          - meum pectus pungit aculeus, Plaut. Trin. 1000 : un souci poignant me tourmente.
          - aculei orationis, Cic. Sull. 47 : aiguillons de la parole [mots capables de percer, de blesser]. --- Cic. Verr. 3, 95; Planc. 58.
          - noli aculeos orationis meae excussos arbitrari, Cic. : ne crois pas que mon éloquence soit désarmée.
          - fuerunt nonnulli aculei in Caesarem, Cic. Q. 2, 1, 1 : il y eut quelques traits satiriques lancés contre César.
          - ad animos stimulandos aliquem aculeum habent, Liv. 45, 37, 11 : [ces paroles] ont du mordant pour exciter les esprits. --- cf. Cic. Or. 62 ; de Or. 2, 64.
          - in mentibus quasi aculeos quosdam relinquere, Cic. de Or. 3, 138 : laisser comme une sorte d'aiguillon enfoncé dans l'âme de l'auditeur [faire une impression profonde].
          - pungunt quasi aculeis interrogatiunculis angustis, Cic. Fin. 4, 3 : ils piquent avec de courtes interrogations comme avec des pointes acérées. --- Cic. Ac. 2, 31Planc. 24; Liv. 23, 42, 5.
          - ut istos aculeos relinquamus, Cic. : pour en finir avec ces raisonnements pointilleux.
ăcŭlŏs (ăcylŏs), i, f. : gland (de l'yeuse). --- Plin. 16, 19.
          - gr. ἄκυλος.
ăcūmĕn, ĭnĭs, n. [acuo] :
       1 - pointe, fer de lance, sommet (d'un cône), queue d'un animal, dard, aiguillon.
          - auspicia ex acuminibus, Cic. Nat. 2, 9 : auspices tirés des pointes de lance [étincelantes en temps d'orage].
      - sub acumen stili subeunt, Cic. de Or. 1, 151 : [les idées] viennent sous la pointe du stylet (de la plume).
          - acumen seminis, Pall. : pointe d'une graine.
          - acumen nasi, Lucr. 6, 1193 : pointe du nez amincie (avant la mort).
       2 - au fig. point culminant, degré le plus élevé, apogée.
          - in acumine pulchritudinis esse, Arn. : être dans tout l'éclat de sa beauté.
          - dolorum acumina, Prud. : douleurs poignantes.
       3 - aiguillon, piquant, goût piquant.
          - saporis acumina, Plin. : saveur piquante.
       4 - pénétration (de l'esprit), finesse, vivacité, puissance d'invention, intelligence, subtilité.
          - homo sine acumine, Cic. : homme sans finesse.
          - acumen ingeniorum, Cic. Flacc. 9 : finesse des esprits.
          - acumen dialecticorum, Cic. de Or. 1, 128 : finesse (pénétration) des dialecticiens.
          - interpretatio nominis quae habet acumen, Cic. : étymologie ingénieuse.
          - Graecis admovit acumina chartis, Hor. : il appliqua son intelligence aux livres des Grecs.
          - ubi est acumen tuum? Cic. Tusc. 1, 6 : où est ta pénétration habituelle?
          - acumen verbi aut sententiae, Cic. de Or. 2, 244 : finesse piquante de l'expression ou de la pensée.
          - acumen habere, Cic. de Or. 2, 257 : avoir du piquant.
       5 - au plur. subtilités, ruses, roueries, arguties, artifices.
          - meretricis acumina, Hor. Ep. 1, 17, 55 : les artifices d'une courtisane.
          - ipsi se compungunt acuminibus suis, Cic. : ils se blessent avec leurs propres arguties.
       6 - accent aigu (t. de gram.). 
ăcūmĭnārĭus, a, um : qui sert à aiguiser.
ăcūmĭnātus, a, um : part. passé de acumino; aiguisé, pointu, en pointe. --- Plin. 11, 3.
          - acuminata lingua, Sid. : langue acérée.
ăcūmĭno, āre, āvi, ātum : - tr. - rendre pointu. --- Lact. Opif. 7, 7 ; Aus. 419, 70.
Acunum, i, n. : Acunum (ville de Gaule, auj. Montélimar).
ăcŭo, ĕre, ăcŭi, ăcūtum [ac- cf. acus, acies] : - tr. -
       1 - rendre aigu, rendre pointu, aiguiser, rendre tranchant.
          - acuere falcem, Col. : affiler une faux.
          - acuere sagittam, Hor. : aiguiser la pointe d'une flèche.
          - audiunt ne stridorem quidem serrae, tum cum acuitur, Cic. : ils n'entendent pas non plus le grincement de la scie, quand on l'aiguise.
       2 - au fig. aiguiser, rendre pénétrant, donner du ressort, donner de la vivacité.
          - acuere lumina, Cic. : aiguiser la vue.
          - multa e corpore exsistunt quae acuant mentem, multa quae obtundant, Cic. Tusc. 1, 80 : *beaucoup d'influences proviennent du corps, qui aiguisent l'intelligence, et beaucoup qui l'émoussent* = du corps proviennent beaucoup d'influences pour aiguiser l'intelligence, mais beaucoup d'autres pour l'émousser.
          - acuere linguam, Cic. de Or. 3, 121 ; Br. 331 : aiguiser sa langue [par l'exercice de la parole].
          - linguam causis acuis Hor. Ep. 1, 3, 23, tu affiles ta langue en vue de plaidoiries.
          - acuere mentem, Cic. Tusc. 1, 80; ingenium Cic. Br. 126 : aiguiser l'intelligence, l'esprit.
       3 - aiguillonner, animer, exciter, stimuler; augmenter.
          - hos aetas acuet, Ter. : l'âge les rend hostiles.
          - gloria vos acuat, Ov. : que la gloire vous enflamme.
          - acuere iras, Virg. : irriter la colère.
          - acuere desiderium, Plin.-jn. : raviver le regret.
          - acuere gradum, Stat. : doubler le pas.
          - fletus acuunt, V.-Fl. : elles redoublent de larmes.
          - nec alia provincia militem magis ad virtutem acuebat, Liv. 39 : aucune autre province n'excitait davantage le soldat à la vaillance.
          - eorum ipsorum ad crudelitatem te acuit oratio, Cic. : leur discours t'excite à la cruauté.
          - acuere aliquem ad aemulandas virtutes, Liv. : exercer qqn à imiter les vertus.
          - se acuere ad ... Cic. : se mettre en état de ... Cic. Or. 142; Lig. 10; Liv. 26, 51, 7, etc.
          - acueram me ad exagitandam hanc ejus legationem, Cic. Att. 2 : je m'étais mis en état de critiquer son ambassade.
          - acuere in + acc. : animer contre. --- Liv. 8, 36, 10.
          - curam acuebat quod... Liv. 8, 6, 15 : ce qui avivait les préoccupations, c'est que [le fait que]... --- cf. 70, 45, 7.
          - acuere studia, Liv. 10, 13, 8 :augmenter le dévouement, les sympathies.
       4 - rendre aigu, prononcer d'une façon plus aiguë ou plus accentuée (t. de gram.).
          - acuitur prima (syllaba), Quint. : la première syllabe est marquée de l'accent aigu.
          - ante se positam acuet, Quint. : elle rendra aiguë la syllabe précédente. --- Gell. 6, 7, 4; 13, 23, 2.
          - voir acutus.
ăcŭpĕdĭus, ĭi, m. [acer + pes] : coureur agile. --- P. Fest. 9.
          - cf. gr. ὀξύπους, ὠκύπους.
ăcŭpensĕr : v. acipenser.
ăcūpictūra, ae, f. : broderie. --- Caes.-Arel. Reg. virg. 42.
ăcŭpictus, a, um : brodé. --- Isid. 19, 22, 22.
ăcŭs :

       1 - ăcŭs, ĕris, n. : balle du blé, de l'avoine..., cosse des légumes.
          - Cato, Agr. 37, 2 ; Varr. R. 1, 52, 2.

       2 - ăcŭs, i, m. : aiguille (poisson de mer).
      - Plin. 9, 166 ; Mart. 10, 37, 6.

       3 - ăcŭs, ūs, f. (dat. et abl. plur. : acubus) : - a - aiguille (à coudre, à broder, pour peindre les sourcils). - b - épingle. - c - aiguille de chirurgien. --- Cels. 5, 26, 23; 7, 7, 4, etc.
          - masc. dans Plin. 26, 5; Prisc. 5, 33; 6, 75; dat. sing. acu Plin. 28, 179.
          - vulnus acu punctum, Cic. Mil. 65 : blessure faite avec une aiguille.
          - acu pingere, Ov. M. 6, 23 : broder.
          - acu rem tetigisti, Plaut. Rud. 1306 : tu as mis le doigt dessus (tu as deviné).
          - acus comatoria, Petr. (acus crinalis, Apul.) : épingle à cheveux, aiguillede tête.
Acusagonoē, ēs, f. : île près de la Crète. --- Plin, 4, 61.
Ăcūsĭlās, ae, m. : Acusilas (historien grec). --- Cic. de Or. 2, 53.
ăcūtālis, e : terminé en pointe. --- Front. Col. p. 132.
ăcūtātus, a, um : part. passé de acuto, inusité : aiguisé. --- Veg. Mul. 1, 22, 4.
ăcūtē, adv. [acutus] : de façon aiguë, perçante, fine, pénétrante.
          - [avec l'idée de penser] Cic. Off. 1, 56.
          - [de raisonner, disserter] Cic. Fin. 3, 2; Tusc. 5. 28.
          - [de parler, d'écrire] Cic. Brut. 108; Lae. 6; Verr. 2, 20, etc.
          - acute cernere, Lucr. 4, 810 : voir distinctement (distinguer nettement).
          - acute sonare, Cic. Rep. 6, 18 : avoir un son aigu.
          - acute audire, Sol. 19, 11 : avoir l'ouïe fine.
          - acutius, acutissime. --- Cic.
ăcūtēla, ae, f. : Prisc. aiguisage.
ăcūtĭangŭlus, a, um : qui a des angles aigus.
          - acutiangulum, i, n. : Grom. angle aigu.
ăcūtĭātŏr, ōris, m. : Gloss. rémouleur.
Acutilĭus, ĭi, m. : Acutilius (nom d'homme).
          - Acutilianus, a, um : d'Acutilius.
ăcūtŭlē, adv. : d'une manière un peu piquante.
          - acutule moveri, Aug. : éprouver une légère émotion.
ăcūtŭlus, a, um : légèrement aigu, un peu subtil, un peu fin.
ăcūtus, a, um : (Lebaigue P. 19 et P. 20) part. passé de acuo.
          - acutum, acuta, pris comme adverbes :
          - canis ululat acuta, Enn. : le chien pousse un aboiement perçant.
          - cernere acutum, Hor. : avoir la vue perçante.
       1 - aigu, aiguisé, tranchant.
          - acutus probe culter, Plaut. : couteau bien affilé.
          - acuta cornua, Cic. : les cornes pointues du croissant (de la lune).
       2 - vif, pénétrant, aigu, piquant, fort.
          - ab acutissimo sono ad gravissimum, Cic. : depuis la note la plus élevée jusqu'à la note la plus basse.
          - syllaba acuta, Quint. : syllabe marquée de l'accent aigu.
          - acutus gustus, Plin. : saveur piquante.
          - acutiora unguenta, Plin. : parfums trop pénétrants.
          - acutum gelu, Hor. : froid piquant.
          - febris acuta, Cels. : fièvre aiguë.
          - per acuta belli, Hor. : dans les périls de la guerre.
       3 - subtil.
          - aures acutae, Hor. : oreilles fines.
          - oculus acutus, Plaut. : oeil vif.
       4 - qui va au fond des choses, pénétrant, profond, fin, ingénieux.
          - orator non satis acutus, Cic. : orateur superficiel.
          - oratio acuta prudentiaeque plena, Cic. : discours profond et substantiel.
          - acutus ad fraudem, Nep. : habile à tromper.
       5 - subtil (sens péj.).
ăcylŏs (ăculŏs), i, f. : Plin. gland (de l'yeuse).
          - gr. ἄκυλος.
ăcyrŏlŏgĭa, ae, f. : impropriété d'expression. --- Charis. 1, 270, 23.
          - gr. ἄκυρολογία.
Acys : c. Acis.
Acytos : île (Mélos). --- Plin. 4, 70.
ad :
                    A - ad (arch. ar), prép. avec acc. : (Gaffiot P. 27-29 -- Lebaigue P. 20)           
I [sens local]

A [idée générale de mouvement, de direction, au pr. et au fig.]

¶ 1 vers, à : legatos ad aliquem mittere : envoyer des ambassadeurs à qqn II avec les noms de lieu, ad exprime l'idée d'approche ou bien l'idée d'arrivée; l'idée d'entrée dans le lieu est exprimée par in : ad urbem proficisci, Caes. BC. 1, 32, 1 : partir pour la ville [Rome] ; ad urbem venire, Cic. Verr. 2, 167 : venir à la ville II avec les noms de villes et de petites îles, ad exprime la direction ou l'arrivée dans les environs : ad Genavam pervenit, Caes. BG. 1, 7, 1 : il arriva près de Genève; ad Mutinam proficisci, Cic. Phil. 12, 8 : partir pour Modène; dux classium fuit ad ilium, Cic. Div. 1, 87 : il [Calchas] dirigea les flottes vers Ilion II [en lang. milit. vers, contre : ad hostes contendere, Caes. BG. 5, 9, 1 : marcher contre les ennemis; ad castra pergere, Caes. BG. 3, 18, 8: se porter contre le camp II ad vim atque arma confugere, Cic. Verr. 1, 78 : chercher un refuge dans (recourir à) la force et les armes; ad insolitum genus dicendi labi, Cic. Sest. 119 : se laisser glisser vers un genre de discours insolite ; [avec ellipse du v.] nunc ad ea quae scripsisti, Cic. Att. 3, 8, 2 : venons-en maintenant à ce que tu m'as écrit.

¶ 2 [idée d'attacher, lier] : ad terram naves deligare, Caes. BG. 4, 29, 2 : attacher des vaisseaux au rivage II [idée d'ajouter, annexer]: complecti vis amplissimos vires ad tuum scelus, Cic. Pis. 75 : tu veux envelopper dans ton crime les hommes les plus considérables; ad cetera volnera, Cic. Vat. 20 : outre les autres blessures, cf. Clu. 30 ; Liv. 7, 16, 2; ad naves viginti quinque, Liv. 23, 38, 7 : en plus des 25 navires, cf. 24, 45, 3 ; 25, 3, 7, etc ; ad haec, en outre : Varr. R. 3, 5, 11; Liv. 6, 20, 7, etc ; ou ad hoc, Sall. C. 14, 3 17, 4, etc ; ad id, Liv. 3,62, 1, etc.

¶ 3 [idée de diriger, incliner] : ad centuriones ora convertunt, Caes. G. 6, 39, 2 : ils tournent leurs visages vers les centurions; omnium mentibus ad pugnam intentis, Caes. G. 3, 26, 2 : l'attention de tous étant portée sur le combat; ad aegrotandum proclivitas, Cic. Tusc. 4, 28 : tendance (disposition) à la maladie; paulatim angustiore ad infimum fastigio, Caes. BG. 7,73, 5 : la pente allant en se resserrant peu à peu vers le bas [en entonnoir] II ad omne periculum opponitur (consulatus), Cic. Mur. 87 : (le consulat) s'expose à tous les dangers; ergo haec ad populum, Cic. Att. 6, 8, 4, donc voilà pour le peuple. II [idée de protection, de defense contre] : ad meos impetus opponitur... Cic. Verr. 5, 2 : à mes assauts on oppose.

¶ 4 [idée d'adresser par écrit, par la parole, etc.] : ad aliquem omnia in dies singulos persequi, Cic. Att. 15, 26, 1: envoyer à qqn une relation quotidienne de tous les événements; sibi a Lentulo ad Catilinam datas esse (litteras), Cic. Cat. 3, 12 : que Lentulus lui avait remis une lettre à l'adresse de Catilina; epistula C. Verris ad Neronem, Cic. Verr. 1, 83 : lettre de C. Verrès à Néron II [verbe non exprimé] : tu modo quam saepissime ad me aliquid, Cic. Att. 4, 6, 4 : pourvu que tu m'envoies le plus souvent possible quelques lignes; velim scribas ad me primum placeatne tibi aliquid ad illum, Cic. Att. 13, 16, 2 : je voudrais que tu m'écrives d'abord, si tu es d'avis que je lui dédie qq ouvrage.

¶ 5 [indication de distance, de limite] à, jusqu'à : ex eo oppido pons ad Helvetios pertinet, Caes. BG. 1, 6, 3: de cette ville un pont s'étend jusque chez les Helvètes; usque ad ultimas terras, Cic. Verr. 4, 64 : jusqu'aux confins de la terre II [au fig.] ad vivum, Cic. Lael. 18 : jusqu'au vif; ad plenum, Virg. G. 2, 244 : jusqu'au plein; pecunia ad sanum modum habendi parata, Sen. Ben. 1, 11, 5 : l'argent acquis jusqu'à un raisonnable degré de possession; non ad perfectum nec ad plenum, Sen. Ep. 71, 18 : non pas jusqu'à la perfection ni à la plénitude; si ea mercatus esses ad eam summam quam volueram, Cic. Fam. 7, 23, 1 : si tu avais fait l'achat en te limitant à la somme que je voulais II ad numerum obsides mittere, Caes. BG. 5, 20, 4 : envoyer des otages jusqu'au nombre fixé; in eorum locum et ad eorum numerum, Cic. Verr. 5, 73 : à leur place et en pareil nombre; equitatus omnis, ad numerum quattuor milium, Caes. BG. 1, 15, 1 : toute la cavalerie, à l'effectif de 4.000 hommes; ad certum pondus examinare, Caes. BG. 5, 12, 4 : peser jusqu'à un poids déterminé; Tossas ad eandem magnitudinem perficere, Caes. BC. 1, 42, 1 : creuser des fossés à la même profondeur II ad verbum unum contracta brevitas, Cic. de Or. 3, 157 : brièveté ramassée en un mot unique; numerum ad trecentorum summam explevit, Liv. 2, 1, 10 : il compléta le nombre jusqu'à un total de 300 II usque ad novem, Cic. Ac. 2, 94 : jusqu'à neuf; omnes ad unum, Cic. Lael. 86 : tous jusqu'au dernier, tous sans exception; omnibus navibus ad unam incolumibus, Caes. BC. 3, 6, 3 : tous les navires sans exception étant indemnes.

   B [sans idée de mouvement]

¶ 1 près de, chez : fuit ad me sane diu, Cic. Att. 10, 4, 8 : il resta chez moi très longtemps; in servitute ad suum patrem manere, Plaut. Cap 49 : rester comme esclave chez son propre père, cf. Ter. Haut. 979 ; Varr. R. 1, 17, 3; Cato. Agr. 7, 2; Liv. 24, 48, 9; Sen. Ep. 108, 4  II ad recuperatores dicere, Cic. Verr. 3, 68 : parler devant les récupérateurs; ad judicem Cic. Br. 289 : devant le juge; ad populum agere, Cic. Phil. 12, 17 : plaider devant le peuple II ad exercitum manere, Caes. BG. 5, 53 : rester à l'armée, cf. 7, 5, 3; ad Caesarem primum pilum ducere, Caes. BG. 6, 38, 1 : être centurion primipile dans l'armée de César II ad pedes : près des pieds, aux pieds : Cic. Div. 1, 46 ; Sen. Ben. 3, 27, 1, etc. II ad omnes nationes sanctum nomen, Caes. BG. 3, 9, 3 : titre sacré auprès de toutes les nations, cf. BG. 4, 16,7 ; 7, 5, 3 ; 21, 60, 4, etc.

¶ 2 [proximité d'un lieu] près de : ad urbem esse, Cic. Verr. 2, 21 : être près de la ville [Rome]; ad oppidum constitit, Caes. BC. 1, 16, 4 : il s'arrêta près de la ville; pons qui erat ad Genavam, Caes. BG. 1, 7, 2 : le pont qui était près de Genève. II [en parl. de batailles]  : proelium ad Nolam, Cic. Br. 12 : bataille de Nola; ad Tenedum, Cic. Mur. 33 : de Ténédos; ad Magetobrigam, Caes. BG. 1, 31, 12 : à Magetobriga; ad Cannas, Liv. 23, 11, 7, etc.  II à, dans [emploi rare] : ad villam ali, Cic. Amer. 44 : se nourrir dans la maison de campagne; quae ad aedem Felicitatis sunt, Cic. Verr. 4, 4 : [statues] qui sont dans le temple du Bonheur II [avec ellipse de aedem] : ad Castoris, Cic. Quinct. 17 : près du temple de Castor; senatus ad Apollinis fuit, Cic. Q. 2, 3, 3 : le sénat tint séance au temple d'Apollon.  II du côté de, vers : pugnatur acriter ad novissimum agmen, Caes. BC. 1, 80, 5 : le combat est acharné du côté de l'arrière-garde, cf. BC. 1, 63, 3 ; 2, 42, 5; castris ad eam partem oppidi positis? Caes. BG. 7, 17, 1 : le camp ayant été établi de ce côté de la ville; equestribus proeliis ad aquam factis, Caes. BG . 5, 50, 1 : des engagements de cavalerie ayant eu lieu près du ruisseau; ad laevam, ad dextram, Cic. Tim. 48 : vers la gauche, vers la droite (à g., à dr.); ad pulvinaria, Cic. Cat. 3, 23 : [près des coussins] à tous les temples; ad solarium, Cic. Quinct. 59 : aux alentours du cadran solaire; ad speculum barbam vellere, Sen. Nat. 1, 17, 2 : s'épiler devant un miroir; ad ignem coquere, Cato. Agr. 81 : cuire au feu, sur le feu.

¶ 3 [adaptation accompagnement] : cantare ad chordarum sonum, Nep. Epam. 2, 1 : chanter aux sons d'un instrument à cordes; ad tibicinem, Cic. Agr. 2, 93; Tusc. 1, 3, etc. : avec accompagnement du joueur de flûte II ad lucernam, Sen. Ir. 3, 18, 4 : à la lueur d'une lampe, cf. Cic. Q. 3, 7, 2; ad faces, Sen. Brev. 20, 5 : à la lueur des torches; ad lunam, Virg, En. 4, 513 : à la lumière de la lune; ad clepsydram, Cic. de Or. 3, 138 : sous le contrôle de la clepsydre [avec un temps mesuré].

¶ 4 [adhérence] : ad radices linguae haerens, Cic. Nat. 2, 135 : fixé à la base de la langue; ad saxa inhaerens, Cic. Nat. 2, 100 : attaché aux rochers.

¶ 5 [participation à], [au lieu de scribendo adesse, Cic. Fam. 8, 8, 5, etc.] ad scribendum esse : être à (participer à) la rédaction d'un sénatus-consulte : Cic. Att. 1, 19, 9 ; Fam. 12, 29, 2.

II [sens temporel] :

¶ 1 jusqu'à : ad summam senectutem, Cic. Br. 179 : jusqu'à la plus grande vieillesse; usque ad hanc diem, Cic. Verr. 4, 130; ad hanc diem, Cic. Cat. 3, 17 : jusqu'aujourd'hui; ad hoc tempus, Cic. Verr. 3, 216 : jusqu'au moment présent; ad multam noctem, Caes. BG. 1, 26, 3 : jusqu'à un moment avancé de la nuit; ad nostram memoriam, Nep. Them.10, 3 : jusqu'à notre époque; ad reditum nostrum, Cic. Att. 8, 2, 3 : jusqu'à notre retour; veteres illi usque ad Socratem, Cic. de Or. 3, 72 : ces anciens jusqu'à Socrate.

¶ 2 [approximation] vers : ad vesperam, Catul. 2, 6 : sur le soir; ad lucem, Cic. Div. 1, 99 : vers le point du jour; ad extremam orationem, Caes. BG. 7, 53, 1 : sur la fin du discours; ad exitum defensionis tuae, Cic. Verr. 5, 32 : (sur) à la fin de ta défense; ad adventum imperatorum, Nep. Att. 10, 2 : à l'arrivée des triumvirs, cf. Cic. Att. 2, 17,3; 13, 15, 2.

¶ 3 [précision] à : ad diem, Caes. BG. 2, 5, 1 : au jour fixé, cf. 7, 77, 10 ; Cic. Off. 3, 45; ad idus, Caes. BG. 1, 7, 6 : aux ides; ad tempus : à temps, au moment opportun Cic. Verr. 1, 141; Caes. BG. 4, 23, 5 [mais Fin. 5, 1 et Att. 16, 2, 2, au moment fixé] ; ad extremum, Cic. Or. 174 ; de Or. 1, 142 : enfin.

¶ 4 [durée limitée, sens voisin de jusqu'à] pour : brevis est et ad tempus, Cic. Off. 1, 27 : [passion qui] est courte et pour un temps; bestiae ex se natos amant ad quoddam tempus, Cic. Lael. 27 : les bêtes aiment leur progéniture pour un temps limité; ad tempus lectus, Liv. 28, 24, 5 : élu provisoirement, cf. 21, 25, 14.

¶ 5 [avenir] dans : ad annum, Cic. Att 5, 2, 1, [il sera tribun de la plèbe] dans un an, l'année prochaine, cf. de Or. 3, 92; ad decem milia annorum, Cic. Tusc. 1, 90 : dans 10.000 ans.

III [rapports variés] :

¶ 1 pour, en vue de [avec les verbes qui signifient exhorter à, pousser à, préparer à, disposer pour; se servir pour; travailler à; envoyer pour, etc. ; avec les adjectifs et, d'une manière générale, les expressions qui marquent le but ; très souvent ad est suivi du gérondif ou de l'adj. verbal] : ad celeritatem onerandi paulo facit humiliores (naves), Caes. BG. 5, 1, 2 : en vue de la promptitude du chargement, il fait faire les vaisseaux un peu plus bas; ad omnes casus, Caes. BG. 4, 31, 2, etc. : (en vue de) pour toutes les éventualités; naves factae ad quamvis vim perferendam, Caes. BG. 3, 13, 3 : navires faits pour supporter n'importe quelle violence; tu omnia ad pacem; ego omnia ad libertatem, Cic. ad Br. 2, 7, 1 : [ellipse du verbe] toi, c'était tout pour la paix; moi, tout pour la liberté; non ad eam rem, sed ut... Cic. Tusc. 49 : ce n'est pas dans cette intention, c'est pour que... ; ad hoc, ut + subj. Liv. 28, 39, 7; 45, 39, 8 : en vue de, pour que.

¶ 2 [marquant le résultat, l'aboutissement] : ex agresti vita exculti ad humanitatem, Cic. Lep. 2, 36 : façonnés et amenés d'une vie sauvage à la civilisation; efferavit ea caedes Thebanos ad execrabile odium Romanorum, Liv. 33, 29, 1 : ce meurtre déchaîna les Thébains et leur inspira une haine implacable contre les Romains; mutatis repente ad misericordiam animis, Liv. 24, 26, 14 : la fureur populaire s'étant changée soudain en compassion II ad necem, Cic. Tusc. 2, 34 : [frapper] jusqu'à ce que mort s'ensuive; ad insaniam aliquid concupiscere, Cic. Verr. 2, 87 : désirer qqch jusqu'à être fou; nihil intolerabile ad demittendum animum, nimis laetabile ad ecferendum, Cic. Tusc. 4, 37 : rien qui soit intolérable, au point d'abattre l'âme, qui cause trop de joie, au point de la transporter.

¶ 3 relativement à : genus praedandi ad magnitudinem quaestus immensum, Cic. Verr. 5, 22 : genre de pillage sans limite quant à la grandeur des profits; ad cetera egregius, Liv. 37, 7, 15 : remarquable sous tous les autres rapports II quid id ad rem? Cic. Quinct. 79 : quel rapport cela a-t-il avec l'affaire? quid ad praetorem? Cic. Verr. 1, 116 : en quoi cela intéresse-t-il le préteur? quid egerit, nihil ad causam, Cic. Sest. 71 : ce qu'il a accompli? cela ne regarde pas le procès; ad ea quae scribis... Cic. Att. 11, 21, 1 : quant à ce que tu écris...

¶ 4 suivant, conformément à, d'après : ad meam rationem usumque non aestimo, Cic. Verr. 4, 13 : à consulter mes principes et mon usage personnel, je ne formule pas d'évaluation; versare suam naturam ad tempus, Cic. Cael. 13 : modifier son caractère suivant les circonstances; hanc ad legem, Cic. de Or. 3, 190 : d'après ces principes; ad naturam, Cic. Fin. 1, 30 : conformément à la nature; ad nutum alicujus, Cic. Verr. pr. 13 : selon la volonté de qqn; ad perpendiculum, Cic. Verr. 1, 133 : suivant la perpendiculaire; ad istorum normam sapiens, Cic. Lael. 18 : sage suivant leur (équerre) règle.

¶ 5 en comparaison de : terram ad universi caeli complexum quasi puncti instar obtinere, Cic. Tusc. 1, 40 : que la terre occupe pour ainsi dire l'équivalent d'un point en comparaison de l'étendue qu'embrasse le ciel; sed nihil ad Persium, Cic. de Or. 2, 25, mais ce n'est rien au prix de Persius, cf. Leg. 1, 6.

¶ 6 comme suite à, par suite de : ad clamorem convenerunt, Caes. BG. 4, 37, 2 : aux cris poussés, ils se rassemblèrent; ad infirmitatem laterum contentionem omnem remiserat, Cic. Br. 202 : en raison de la faiblesse de ses poumons, il avait renoncé à tout effort violent; ad quorum stridorem odoremque et aspectum territi equi, Liv. 30, 18, 7 : au bruit, à l'odeur et à l'aspect de ces animaux, les chevaux effrayés; obstupuerant ad magnitudinem pristinae ejus fortunae, Liv. 39, 50, 2 : ils restaient béants devant la grandeur de son ancienne fortune; ad quorum discessum respiravit Mago, Liv. 28, 30, 2 : à leur départ Magon respira II ad auditas voces, Ov. M. 5, 509 : entendant ces paroles; ad haec visa auditaque, Liv. 2, 23, 7 : à cette vue, à ces paroles; ad crescentem tumultum, Liv. 2, 45, 12 : devant le tumulte croissant.

¶ 7 [direction vers, réponse à] : cum ad singula acclamaretur, Liv. 34, 37, 3 : comme à chaque point énoncé des cris de protestation s'élevaient, cf. 24, 14, 9; est ridiculum ad ea quae habemus nihil dicere, Cic. Arch. 8 : c'est une plaisanterie que de ne rien répliquer à des faits dont nous avons la constatation; ad tuam epistolam redditae sunt meae litterae, Cic. Att. 9, 9, 3 : en réponse à ta missive on t'a remis ma lettre II [sans verbe] : longum est ad omnia, Cic. Nat. 1, 19 : il serait trop long de faire réponse à tout; ad ista alias, Cic. Nat. 2, 1 : à une autre fois la réponse à cela; haec fere ad litteras, Cic. Fam. 12, 30, 7 : voilà d'une manière générale ma réponse à la lettre; nisi quid ad haec forte vultis, Cic. Lael. 32 : à moins que vous ne vouliez par hasard faire qq objection.

¶ 8 [idée d'approcher, d'appliquer contre], [d'où sens instrumental] : cornu ad saxa limato, Plin. 8, 71 : la corne étant limée aux rochers; ad cribrum, Plin. 16, 54; ad circinum, Vitr. 10, 4, 1; ad tornum, Lucr. 4, 361; ad cotem, Plin. 24, 89, au crible, au compas, au tour, à la pierre à aiguiser [comp. au figuré ad normam]; mucronem ad linguam probare, Petr. 70 : éprouver une pointe à la langue II ad digiti sonum vocare aliquem, Tibul. 1, 2, 32 : appeler qqn au bruit des doigts ; [enfin, dans la 1. vulg.] : ad pectinem capillum flectere, Spart. Hadr. 2, 6, 1 : arranger au peigne sa chevelure; ad fundas lapides jacere, Veg. Mil. 2,15 : jeter des pierres à la fronde; ad spongiam... detergere, Veg. Mut. 3, 4, 2 : essuyer à l'éponge.

¶ 9 [approximation] vers, environ [devant un nom de nombre] : ad hominum milia decem, Caes. BG. 1, 4, 2 : environ 10.000 hommes II [emploi adverbial] : occisis ad hominum milibus quattuor, Caes. B G. 2, 32, 5 : 4.000 hommes environ ayant été tués.

====>> placé après le relatif : quem ad, Plaut. Bac. 176; quam ad, Ter. Phorm. 524; quos ad, Cic. Nat. 2, 10 II après le subst. : ripam ad Araxis, Tac. An. 12, 51 II entre le qualific. et le subst. : augendam ad invidiam, Tac. An. 12, 8 II la forme ar se trouvait assez souvent en composition à l'époque archaïque : arveho, Cato. Agr. 135, 7; arfuisse, CIL 1, 196, 21; etc.

                   B - ad, a(d)c-, a(d)f-, a(d)g-, a(d)l-, a(d)n-, a(d)p-, a(d)r-, a(d)s-, a(d)t- préfixes :
       1 - rapprochement, proximité
          - ac-cedere : aller vers, aller à côté.
          - at-trahere : tirer à soi, attirer.
          - as-sistere : se tenir auprès, assister.
          - an-nare : nager vers, à, côté de.
       2 - addition
          - ac-cedere : s'ajouter.
          - ad-dere : ajouter.
          - ad-doceo : enseigner (en complétant).
       3 - renforcement
          - ad-probe = approbe : très bien.
          - at-tondere : (bien) tondre, escroquer.
       4 - commencement
          - ad-edere : entamer.
          - ad-amare: se mettre à aimer, s'éprendre.
          - an- (préfixe) = a(d)n ou ambi-
ădactĭo, ōnis, f. : action de contraindre, engagement par serment.
          - adactio jurisjurandi, Liv. : obligation de prêter serment.
adactus :
       1 - ădactus, a, um : part. passé de adigo.
       2 - adactŭs, ūs, m. : - a - atteinte. - b - impulsion.
          - ădactus dentis, Lucr. : morsure.
Adad :
       1 - Adad ou Adădus, i, m. : Macr. Adad (dieu des Assyriens).
       2 - Adad, indécl. : Bibl. Adad (nom de rois).
ădadūnĕphros, i, m. : Plin. sorte de pierre précieuse.
          - gr. Ἀδάδου νεϕρός : rein d'Adad.
ădaequātĭo, ōnis, f. : action d'égaler, justesse.
ădaequātus, a, um : part. passé de adaequo; mis de niveau avec, rendu égal.
ădaequē, adv. : d'une manière égale.
          - adaeque... atque (adaeque... ut) : autant que.
          - avec l'abl. me ad aeque miser, Plaut. Cas. 683 : aussi malheureux que moi, cf. Most. 30.  
          - quemadmodum... adaeque, *Liv 4, 43, 5, = ut.. ita.
ădaequo, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - mettre de niveau avec, rendre égal. - 2 - égaler, atteindre (qqch.). - 3 - comparer.
          - aliquem cum aliquo adaequare : rendre qqn égal à qqn.
          - rem rei adaequare : rendre qqch égal à qqch, comparer une chose à une autre.
          - avec dat. tecta adaequare solo, Liv. : raser les maisons (les mettre au niveau du sol).
          - urbem adaequare (s.-ent. solo), Flor. : raser une ville.
          - rem rei adaequare, Tac. An. 2, 73; Sil. 12, 278 : comparer une chose à une autre.
          - aetatem, genus mortis magni Alexandri fatis adaequare, Tac. An. 2 : comparer à la destinée d'Alexandre la vie et le genre de mort (de Germanicus).
          - nomen adaequare cum omni posteritate, Cic. : faire vivre son nom aussi longtemps que la dernière postérité.
          - adaequare altitudinem muri, Caes. : atteindre le sommet du mur.
          - adaequare famam alicujus, Sall. J. 4, 6 : égaler la renommée de qqn.
          - adaequare aliquem gratiā apud Caesarem, Caes. BG. 5, 12, 7 : égaler qqn en crédit auprès de César (égaler qqn dans la faveur de César).
          - absol. senatorum urna absolvit, equitum adaequavit, Cic. : les votes des sénateurs furent pour l'acquittement, ceux des chevaliers se répartirent par moitié.
          - emploi intr., exceptionnel, avec dat. être égal à, égaler : Hirt. BG. 8, 41, 5; B. Alex. 16, 5.  
ădaerātĭo, ōnis, f. : C. Th. estimation en argent, évaluation, appréciation.
ădaero, āre, āvi, ātum [ad + aes] : - tr. - 1 - évaluer en argent, taxer. - 2 - calculer, compter.
          - adaerata praedia, C. Th. : terres soumises à une redevance en argent.
ădaestuo, āre : - intr. - bouillonner (lors du reflux), mugir autour.
ădaggĕro, āre, āvi, ātum : - tr. - entasser, amonceler, accumuler.
          - terram circa arborem adaggerato usque ad ipsum insitum, Col. 5 : entasse de la terre autour de l'arbre jusqu'à la greffe.
ădăgĭo, ōnis, f. : adage, dicton, proverbe.
ădăgĭum, ĭi, n. : Gell. adage, dicton, proverbe.
ădagnĭtĭo, ōnis, f. : Tert. connaissance
ădagnosco, ĕre : Tert. reconnaître.
ădallĭgo, āre, āvi, ātum : - tr. - Plin. attacher, lier
          - adalligare aliquid ad aliquam rem : attacher qqch à qqch.
          - adalligare aliquid alicui rei : attacher qqch à qqch.
Ādām, indécl. m. (Ādāmus, i, m.) : Adam.
          - vocavit Adam nomen uxoris suae Heva, Vulg. : Adam donna à son épouse le nom d'Eve.
          - vetus Adam, Prud. : le vieil homme, le péché.
          - voir hors site : Adam.
adama, ae, f. : Hier. la race d'Adam, le genre humain.
ădămābĭlis, e : Gloss. bien digne d'être aimé.
ădămantēus, a, um : dur comme l'acier, dur comme le fer
ădămantĭnus, a, um : dur comme l'acier, dur comme le fer
          - gr. ἀδαμάντινος.
ădămantis, ĭdis (ĭdos), f. (acc. -ida) : Plin. Apul. l'adamantis (une herbe à laquelle on attribuait une vertu magique).
          - gr. ἀδάμας : indomptable.
Adămantĭus, ĭi, m. : Hier. Adamantius ("l'homme de fer", surnom d'Origène).
          - gr. Ἀδάμάντιος.
ădămās (ădămans), antis, (acc. sing. -anta), m. : - 1 - acier, fer dur, métal solide. - 2 - Plin. diamant.
          - gr. ἀδάμας, αντος.
          - in pectore ferrum aut adamanta gerit, Ov. : il a un coeur de fer ou d'acier.
          - adamante texto vincire, Sen. : lier avec des chaînes de fer.
Adămastŏr, ōris, m. : Sid. Adamastor (un Géant).
Adămastus, i, m. : Virg. Adamastus (un habitant d'Ithaque).
ădămātŏr, ōris, m. : Tert. amant.
ădămātus, a, um : part. passé de adamo.
ădambŭlo, āre : - intr. - marcher auprès.
          - adambulare ad ostium, Plaut. : rôder autour de la porte.
          - adambulare alicui, Apul. : faire route à côté de qqn.
          - adambulare lateri alicujus, Apul. : se promener aux côtés de qqn.
ădămĕnŏn, i, n. : Apul. jusquiame (plante).
Ādāmĭāni, ōrum, m. : les Adamiens ou les Adamites (hérétiques qui imitaient la nudité d'Adam).
          - voir : Adamites.
ădămĭta, ae, f. : Isid. grand-tante (au quatrième degré).
Adamitae, ārum, m. : - 1 - les Adamites (hérétiques qui imitaient la nudité d'Adam). - 2 - les hommes (issus d'Adam)
          - voir : Adamites.
ădămo, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - prendre en affection, se mettre à aimer, s'éprendre pour. - 2 - aimer d'un amour coupable.
          - Platonem adeo adamavit, ut... Nep. : il se prit d'une telle affection pour Platon que...
ădamplĭo, āre, āvi, ātum : - tr. - Inscr. agrandir, élargir.
ădămussim, adv. : voir amussis.
Adamus, i, m. : Cypr. c. Adam.
Adana, ōrum, n. : Plin. Adana (ville de Cilicie).
ădăpĕrĭo, īre, pĕrŭi, pertum : - tr. - 1 - ouvrir entièrement. - 2 - découvrir, mettre à nu, mettre au jour.
          - caput adaperiam, Sen. : je me découvrirai.
          - adapertae vites, Col. vigne déchaussée.
          - omnia adaperire, Plin. : dégager tous les organes, purger.
          - ad criminationem invidiorum adapertae sunt aures, Curt. 9 : ses oreilles s'ouvrirent à la calomnie des envieux.
          - nubes discussae adaperuere caelum, Plin. : les nuages, en se dissipant, laissèrent voir le ciel.
          - adaperta fides, Stat. : loyauté manifeste.
ădăpertĭlis, e : Ov. qu'on peut ouvrir, qui peut s'ouvrir.
ădăpertĭo, ōnis, f. : - 1 - action d'ouvrir. - 2 - action de découvrir.
          - adapertio legis, Aug. : explication de la loi.
ădăpertus, a, um : part. passé de adaperio. - 1 - ouvert entièrement. - 2 - découvert, mis à nu, manifeste.
          - rosa adaperta, Col. : rose épanouie.
          - adapertae vites, Col. : vignes déchaussées.
          - adaperta fides, Stat. : bonne foi manifeste.
ădaptātus, a, um : part. passé de adapto -- adapté, ajusté
ădapto, āvi, ātum : - tr. - Suet. adapter, ajuster, arranger.
ădăquo, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - arroser. - 2 - faire boire, abreuver.
          - adaquari, Suet. : être mené à l'abreuvoir.
ădăquor, āri : - intr. - s'approvisionner en eau.
          - cum ... nec sine periculo possent adaquari (= aquari) oppidani, Caes. BG. 8 : et comme les assiégés ne pouvaient venir chercher de l’eau sans risquer leur vie.
ădarca, ae, (ădarcē, ēs), f. : Plin. Veg. écume salée (qui s'attache aux herbes des marais).
          - gr. ἀδάρκη.
ădāresco, ĕre, ădārŭi : - intr. - Cato. être sec.
          - ubi ea adaruerit, vestimenta condito, Cato : lorsque cet enduit sera sec, mets tes habits dans le buffet.
ădārĭārĭus, a, um : c. odariarius.
ădarmo, āre : - tr. - facund. armer.
ădăro, āre : - tr. - Plin. labourer.
ădasĭa, ae, f. : P. Fest. vieille brebis qui vient de mettre bas.
ădaucto, āre, āvi [adaugeo] : - tr. - augmenter.
ădauctŏr, ōris, m. : Tert. celui qui enrichit (moralement).
adauctus :
       1 - ădauctus, a, um : part. passé de adaugeo.
       2 - ădauctŭs, ūs, m. : augmentation, accroissement.
          - lunae adauctus, Sol. : le croissant de la lune.
ădaudĭo, īre : - tr. - Schol. Pers. ajouter par la pensée.
ădaugĕo, ēre, auxi, auctum : - tr. - ajouter, augmenter (en ajoutant).
          - haec maleficia aliis nefariis cumulant atque adaugent, Cic. Rosc. Am. : ils y ajoutent encore, ils y mettent le comble par d'autres atrocités.
          - (pabulum) hordeo adaugere, Caes. BC. 3, 58, 4 : ajouter de l'orge (au fourrage).
          - Hercules, decumam esse adauctam, tibi quam vovi gratulor, Plaut. : Hercule, la dîme que je t'avais promise est bien augmentée, je t'en félicite.
ădaugesco, ĕre : - intr. - augmenter (en ajoutant), croître, prendre de l'accroissement.
ădaugmĕn, ĭnĭs, n. : Lucr. accroissement, augmentation.
ădăvĭa, ae, f. (= abavia) : aïeule au quatrième degré.
ădăvuncŭlus, i, m. : oncle au quatrième degré.
ădăvus, i, m. (= abavus) : aïeul au quatrième degré.
ădaxint, arch. = adigant ---> adigo.
adbello, āre : - tr. - attaquer.
adbĭbo, ĕre, adbĭbi : - tr. - 1 - boire. - 2 - écouter avidement (un discours), s'en pénétrer.
adbīto, ĕre : - intr. - Plaut. s'approcher, s'avancer.
adblandĭor, īri : - intr. - Eccl. chercher à obtenir par flatterie, cajoler.
adblătĕro, āre : - tr. - Apul. débiter avec volubilité.
adc- : voir acc-
adclarassis, arch. ---> adclaraveris, de adclaro, inusité : que tu manifestes (Liv.).
addax, ācis, m. (mot africain) : Plin. chevreuil d'Afrique (qui a des cornes recourbées).
addĕcet, impers. : il convient (à qqn, aliquem), il faut.
          - peculiosum esse addecet servom et probum, Plaut. : il faut un esclave riche et honnête.
          - meo me aequom'st morigerum patri, ejus studio servire addecet, Plaut. : il est juste que j'obéisse à mon père, je dois être au service de sa passion.
addĕcĭmo, āre : - tr. - Vulg. lever la dîme sur.
addendus, a, um : adj. verb. de addo.
addensĕo, ēre: - tr. - Virg. rendre plus épais, rendre plus compact.
addenso, āre : - tr. - rendre plus épais, plus compact, épaissir, condenser.
          - addensari : Plin. s'épaissir, se condenser.
addīce, arch. (Plaut.) = addic ----> addico.
addīco, ĕre, dixi, dictum, intr. et tr. : (Lebaigue P. 21 et P. 22)
       1 - être favorable, approuver, autoriser (---> augure).
          - ei pulli non addixerunt, Liv. : les poulets sacrés lui furent défavorables.
          - addicentibus auspiciis, Liv. : les augures étant favorables.
          - quem aves addixerant, Fest. : celui que les augures avaient désigné.
          - auguria addicunt miraculum, Apul. : les augures sanctionnent le prodige.
       2 - désigner, assigner (un juge).
          - judex qui huic actioni addictus est, Dig. : le juge qui a été chargé de cette affaire.
          - te arbitrum addiximus, Sen. : nous t'avons pris pour arbitre.
       3 - adjuger, mettre en vente, vendre, livrer au plus offrant, accorder, attribuer (par jugement) la propriété de.
          - addicere in publicum : adjuger au fisc, adjuger au trésor public, confisquer.
          - eorum bona in publicum addicebat, Caes. BC. 2, 18, 5 : leurs biens étaient confisqués.
          - a praetore addicebantur (debitores), Gell. : ils étaient adjugés comme esclaves par le préteur.
          - addicere in servitudinem, Liv. : adjuger comme esclave.
          - addicere regna pecuniâ, Cic. : vendre des royaumes à prix d'argent.
          - alicujus sanguinem addicere, Cic. Pis. 34, 83 : mettre à prix la tête de qqn.
          - addicere sententiam, Cic. : vendre sa voix, vendre son suffrage.
          - addicere rem nummo sestertio, Cic. : vendre qqch pour un sesterce, vendre pour la forme.
          - quod ei ferunt animo iniquo qui certis quibusdam destinatisque sententiis quasi addicti et consecrati sunt, Cic. Tusc. 2, 2, 5 : et cela, ils le supportent mal, ceux qui sont pour ainsi dire liés et dévoués à certains préceptes.
       4 - consacrer, dévouer, livrer.
          - agros addixit deae, Vell. : il consacra les terres à la déesse.
          - addicere se alicui, Cic. : se dévouer à qqn.
          - addicere se sectae, Quint. : s'attacher à une secte.
          - addicere aliquem morti, Cic. : vouer qqn à la mort.
          - alicui credulitatem suam addicere, Curt. : accorder toute sa confiance à qqn.
       5 - attribuer.
          - quae nomini ejus addicuntur, Gell. : les ouvrages qui sont mis sous son nom.
          - voir addictus
addictĭo, ōnis, f. : adjudication, fixation (du jour pour une vente).
          - addictio in diem, Dig. : adjudication provisoire.
addictŏr, ōris, m. : Aug. celui qui condamne.
addictus :
       1 - addictus, a, um : part. passé de addico. - a - désigné (à propos d'un juge). - b - adjugé aux enchères, vendu. - c - condamné à payer, condamné, dévoué à. - d - engagé, lié.
          - pretio addicta fides, Cic. : conscience mise à prix.
          - addictus alicui, Cic. : livré à son créancier.
          - gladiatorio generi mortis addictus, Cic. Phil. 11.7.16 : destiné à la mort des gladiateurs.
          - addicti, Cypr. : les damnés.
          - Prasinae factioni addictus, Suet. Cal. 55 : attaché à la faction Prasine.
          - addictus certis sententiis, Cic. : assujetti à des dogmes fixes.
       2 - addictus, i, m. : débiteur adjugé comme esclave, esclave pour dette.
addĭdi : parf. de addo.
Addiris, is, m. : Plin. l'Addiris (nom de l'Atlas, chez les indigènes).
addisco, ĕre, dĭdĭci : - tr. - apprendre en outre, ajouter à ce qu'on sait, apprendre, entendre dire.
          - addiscere + inf. : apprendre en outre à.
          - qui se cotidie aliquid addiscentem dicit senem fieri, Cic. Sen. : qui se fait gloire d'apprendre quelque chose chaque jour, bien que vieux.
addĭtāmentum, i, n. : addition, augmentation, supplément, surcroît.
          - additamentum aedium, Dig. : dépendances d'une maison.
          - sapientia vitae additamentum, Sen. : la sagesse, le complément de la vie.
addĭtīcĭus, a, um : c. addĭtītĭus.
addītĭo, ōnis, f. : action d'ajouter, addition.
          - additio figurarum, Quint. : emploi des figures.
addĭtītĭus (addĭtīcĭus), a, um : Dig. qui s'ajoute, additionnel, complémentaire, supplémentaire.
addĭtīvus, a, um : Prisc. qui s'ajoute, ajouté.
addĭtus, a, um : part. passé de addo; ajouté, attaché, mis à côté de, mis avec.
          - additus numero deorum, Tac. : mis au rang des dieux.
          - addito tempore, Tac. : avec le temps.
          - additā aetate, Plin. : avec l'âge.
          - additus legioni, Tac. : incorporé dans une légion.
          - vocantur addito consultandum, Tac. : on les convoque en ajoutant qu'il faut délibérer.
          - addito ut... Plin. : en observant d'ailleurs que...
addīvīnans, antis : Iren. devinant, imaginant.
addixi : parf. de addico.
addo, ĕre, dĭdī, dĭtum, tr. :
       1 - approcher de, placer à côté de, attacher à, mettre dans.
          - addere frena feris, Virg. : mettre le frein à des chevaux fougueux.
          - alicui socium se addere, Virg. : s'attacher comme compagnon à qqn.
          - addere manus in arma, Ov. : mettre les armes à la main.
          - addere virgas alicui, Liv. : frapper qqn de verges.
          - addere allium in cava dentium, Plin. : introduire de l'ail dans les dents creuses.
          - addere se in florem, Ov. : passer à l'état de fleur.
       2 - au fig. : apporter, donner.
          - fletus ingenio muliebri additus est, Pac. : les larmes sont le partage des femmes.
          - alicui animum (animos) addere : donner du courage à qqn, donner un surcroît de courage à qqn.
          - addere dignitatem, Sall. : donner de la considération.
          - addere moram rebus, Virg. : retarder une entreprise.
          - addere modum dextrae, Sil. : suspendre ses coups.
       3 - ajouter à (ad + acc., ou dat.), adjoindre, joindre, donner (en surplus).
          - nihil addo, Cic. de Or. 2, 63, 255 : je ne mets rien de plus, je ne renchéris pas.
          - addere res novas in edictum, Nep. : ajouter de nouvelles dispositions à un édit.
          - avec dat. addere flammae aquam, Tib. 2, 4, 42 : jeter de l'eau sur le feu.
          - rem ad rem addere : ajouter qqch à qqch.
          - avec dat. non esse malo addendum malum, Phaedr. 6 : il ne faut pas à un mal ajouter un autre mal.
          - rogo ut pari simplicitate, si qua existimabitis addenda commutanda omittenda, indicetis mihi, Plin. Ep. 3, 10 : je vous prie de m'indiquer en toute simplicité les ajouts, les modifications et les suppressions qu'il y a lieu de faire.
          - magnitudinem animi in addendo, non demendo reipublicae, ostendere, Sall. : mettre sa grandeur d'âme à enrichir et non à dépouiller la république.
          - addere + prop, inf. : ajouter que.
          - addere ut : ajouter que.
          - addere ne : ajouter que... ne... pas.
          - addere gradum (s.-ent. gradui) : doubler le pas, presser le pas.
          - (huc) adde quod : (à cela) ajoute le fait que.
          - hunc laborem ad cotidiana opera addebant, Caes. BC. 3, 49 : ils ajoutaient cette peine à leurs tâches quotidiennes.
          - eas epistulas in eundem fasciculum velim addas, Cic. Att. 12, 53 : je voudrais que tu joignes les lettres au même paquet.
          - conpertum ego habeo verba virtutem addere, Sall. C. 58 : je sais bien que les paroles ne donnent pas de courage.
          - addere alicui calcar : éperonner qqn, stimuler qqn.
          - multum animis eorum addere, Sall. J. 75 : accroître leur courage.
          - addere de aliqua re, Caes. BG. 5, 41 : parler en outre de qqch.
          - pauca addit, Caes. BC. 1, 8, 4 : il ajoute quelques mots.
          - ceteris audaciam addere, Sall. J. 94 : inspirer de l'audace aux autres.
          - nugis pondus addere, Hor. Ep. 1, 18 : donner de l'importance à des bagatelles.
          - addere arti plurimum, Quint. : contribuer beaucoup au progrès de l'art.
       4 - additionner, faire une addition.
          - addendo deducendoque videre quae reliqui summa fiat, Cic. Off. 1, 18, 59 : <en ajoutant et en retranchant, voir ce que devient le total du reste> = par des additions et des soustractions, voir ce qui reste au total.
addŏcĕo, ēre, cŭi, doctum : - tr. - Hor. enseigner (en plus de ce qui a été appris).
addormĭo, īre : - intr. - s'endormir.
addormisco, ĕre : - intr. - Suet. s'endormir un peu, faire un petit somme.
Addua (Adua), ae, m. : Tac. l'Adua (rivière qui se jette dans le Pô).
addubanum, i, n. (c. dubitum) : Fest. doute.
addŭbĭtātĭo, ōnis, f. : - 1 - doute, incertitude. - 2 - dubitation (fig. de rhét.).
addŭbĭto, āre, āvi, ātum : - intr. - douter, être indécis, être incertain. - tr. - mettre en doute.
          - addubitato augurio : l'augure ayant été jugé douteux.
          - addubitatum est de... Liv. : on hésita au sujet de...
          - addubitare in re, Cic. : être indécis sur un point.
          - addubitare aliqua re : douter de qqch.
          - addubitare an ... Hor. : se demander si...
          - non addubitat + inf. Sil. : il ne craint pas de...
          - res addubitata, Cic. : chose laissée indécise.
addūce, arch. (Plaut.) = adduc, impér. de adduco.
addūco, ĕre, duxi, ductum : - tr. -
          - arch. addues = addideris P. Fest. 27, 4; adduit = addiderit Fest. 246, 1 II inf. prés. passif addier Arn. 7, 14.
       1 - tirer à soi, amener avec soi.
          - architectum secum adduxit, Vitr. : il amena un architecte à sa suite.
       2 - apporter, causer.
          - adducere febres, Hor. : donner la fièvre.
          - adducere taedium vini, Plin. : amener le dégoût du vin.
       3 - mener vers qqn, conduire dans un lieu, apporter dans un lieu; traduire en justice.
          - adducere nutricem puero, Ter. : amener une nourrice à un enfant.
          - adducere medicum ad aegros, Cic. : amener un médecin auprès des malades.
          - adducere (in jus), Cic. : faire comparaître en jugement, citer en justice.
          - adducere lacum ad flumen, Plin.-jn. : amener l'eau du lac jusqu'au fleuve.
          - adducere in judicium, Cic. : citer en justice.
          - adducere moles, Curt. : mettre en mouvement de lourdes machines.
       4 - attacher à, introduire dans.
          - adducere sapientiam in corpus eloquentiae, Quint. : incorporer la sagesse à l'éloquence.
       5 - amener à, réduire, pousser, entraîner à.
          - adducere aliquid ad effectum, Liv. : réaliser une chose, effectuer une chose.
          - adducere aliquem in suspicionem, Nep. : rendre qqn suspect.
          - adducere se ad ultimum discrimen, Liv. : se mettre dans un danger extrême.
          - adducere aliquem in spem, Cic. : faire espérer qqn.
          - adducere ad desperationem : réduire au désespoir.
          - adducere ad finem : finir.
          - adducere aliquem ut credat, Cic. : amener qqn à croire, persuader qqn.
          - adducere ut : amener à.
          - adduci in sermonem : faire parler de soi (en mauvaise part).
          - adduci ut : être amené à.
          - non adducor ut credam, Cic. : je ne suis pas amené à croire.
          - adduci + prop. inf. Cic. : être amené à penser que..., se persuader que...
          - adducor et assentior, Cic. : je me rends et j'approuve.
       6 - tirer, ramener à soi; courber, tendre, serrer, rider, contracter.
          - adducere ostium, Petr. : fermer la porte (la tirer à soi).
          - adducere habenas, Cic. : serrer le frein.
          - adducit cutem macies, Ov. : la maigreur ride la peau.
          - adducere frontem, Sen. : froncer le sourcil.
          - voir adductus
adductĭo, ōnis, f. : - 1 - C.-Aur. action de tirer à soi. --- C.-Aur. Acut. 2, 1, 32. - 2 - action de tirer, contraction. --- C.-Aur.
          - adductio superciliorum : froncement de sourcils. --- Erasm. Cic. 1877.
adductĭus, adv. compar. de adducte, inusité : avec plus de force; avec plus de sévérité.
          - adductius regnantur, Tac. : ils sont gouvernés plus durement.
adductŏr, ōris, m. : qui amène, qui livre, entremetteur. --- Iren. 1, 13, 6.
adductōrĭum, ĭi, n. : tapisserie (à l'eentrée du tabernacle), portière. --- Aug. Hept. 2, 177, 8.
adductus, a, um : part. passé de adduco. - 1 - amené, poussé. - 2 - tiré à soi, ramené, tendu, courbé, resserré, contracté. - 3 - raide, sévère, sérieux.
          - dicas adductum Tarentum, Hor. : on croirait Tarente transportée ici.
          - adductus misericordiā, Cic. : poussé par la pitié.
          - arcus adductus, Virg. : arc bandé.
          - adducta funibus arbor, Ov. : arbre qu'on fait plier avec des cordes.
          - adductus equus, Ov. : cheval retenu par le frein.
          - adducti nodi, Cic. : noeuds serrés.
          - adducta clava, Ov. : massue ramenée en arrière (pour frapper).
          - Nero rursus adductus, Tac. : Néron ayant repris un air grave.
          - adductum servitium, Tac. : joug rigoureux.
addŭit : v. addo.
addulco, āre [ad + dulcis] : - tr. - adoucir. --- C. Fel. 6.
adduxe : c. adduxisse (Plaut.)
adduxi : parf. de adduco.
adduxti = adduxisti (Ter.) ---> adduco.
ădĕdo, ĕre, ēdi, ēsum [ad + edo] : - tr. - 1 - commencer à manger, entamer. - 2 - consumer, miner, gaspiller (argent).
          - cum adesum inflatu renovatumst jecur, tum rursum taetros (aquila Jovis satelles) avida se ad pastus refert, Cic. Tusc. 2, 24 : quand mon foie rongé a repris de sa grosseur, alors (l'aigle, ministre de Jupiter) avide revient encore une fois à son horrible festin.
          - voir adesus
ădēgi : parf. de adigo.
Adelphi (Adelphoe), ōrum, m. : les Adelphes (comédie de Térence).
ădelphis, ĭdis, f. : Plin. une sorte de datte.
ădēmi : parf. de adimo.
ădempsit, arch. ---> ademerit  ---> adimo.
ădemptĭo, ōnis, f. : enlèvement.
          - ademptiones bonorum, Tac. : confiscations.
ădemptŏr, ōris, m. : (Lebaigue P. 23) Aug. celui qui enlève.
ădemptus, (ădemtus), a, um : part. passé de adimo -- enlevé, ôté.
          - ademptus (fato) : ravi par la mort.
Adendros, i, f. : Plin. île près du promontoire Spiraeum.
adeo :
                   A - ădĕō, adv. :
       1 - Cet adverbe exprime la limite de lieu et de temps : à ce point, jusque-là.
          - surculum artito usque adeo quo ... Cato. : enfonce la baguette aussi avant que ...
          - adeo res rediit ... Ter. : la chose en est venue à ce point ...
          - adeo dum, Plaut. (usque adeo donec, Ter.; usque adeo quoad, Cic.) : jusqu'à ce que, tant que.
       2 - Cet adverbe exprime la limite d'état ou d'action : autant, ainsi; tellement, tant.
          - adeo non (adeo nihil) : si peu.
          - haec dicta adeo non moverunt ut : ces paroles émurent si peu que.
          - non adeo : pas beaucoup, guère.
          - orthographiam non adeo custodivit, Suet. : il n'observait guère l'orthographe.
          - adeo ut + ind., Plaut. : autant que.
          - adeo ut + subj. : tellement que, à tel point que (adv. corrélatif de ut consécutif)
          - adeo fessus ut : si fatigué que.
          - adeone ignarus es, ut ...? Cic. : es-tu si ignorant que ...?
          - adeo quasi (adeo tamquam) : autant que si.
          - gaudere adeo occepit quasi qui ... Ter. : il se montra joyeux comme un homme qui ...
          - adeo astutus quin ... Ter. : assez fin pour ne pas ...
          - quorum adeo Syllam non paenitet, ut ... Sall. : choses que Sylla regrette si peu que ...
          - eos adeo non sustinuerunt, ut contra pedem referrent, Liv. : au lieu de les soutenir, ils lâchèrent pied.
          - adeo multum est...! = tant il est important...!
          - adeo me sermonis pertaesum est, Plaut. : tellement la conversation m'a ennuyé!
          - adeo, quanto rerum minus, tanto minus cupiditatis erat! Liv. : tant il est vrai que moins on possédait, moins on désirait!
       3 - Cet adverbe marque la gradation : et, et même, bien plus, surtout, ou plutôt.
          - atque adeo : et même, et on peut même dire, ou plutôt.
          - intra moenia atque adeo in Senatu : à l'intérieur de nos murs et même jusqu'au Sénat.
          - hoc consilio atque adeo hac amentia impulsi : conduits par ce dessein, ou plutôt poussés par cette folie.
          - tuque adeo : toi surtout, et toi en particulier.
          - adeo etiam, Plaut. : en outre.
          - adolescens tuus atque adeo noster, Treb. ap. Cic. : ton jeune homme ou plutôt le nôtre.
          - hoc consilium atque adeo haec amentia, Cic. : ce dessein, que dis-je? cette folie.
          - adeo + négation : encore bien moins.
          - aequalium quoque, adeo superiorum intolerans, Tac. : ne pouvant supporter d'égaux, encore moins de supérieurs.
       4 - Cet adverbe exprime l'affirmation : oui, certes, justement.
          - teque adeo consule : et justement c'est sous ton consulat que.
          - id adeo : principalement, surtout.
          - id adeo facile scitu est : cela, il est facile de le savoir.
          - tres adeo dies erravi : j'ai erré pendant au moins trois jours.
          - et merito adeo, Ter. : et c'est à bon droit, il y a bien de quoi.
          - adeo nuper, Gell. : tout récemment.
          - id adeo hodie expertus sum, Plaut. : c'est là justement ce que j'ai éprouvé aujourd'hui.
          - adeo est assez souvent employé pour mettre en relief, comme le montrent les derniers exemples; à la période postclassique adeo peut signifier à plus forte raison.

                   B - ădĕo, īre, īvī (ĭī), ĭtum, tr. et intr. :
       1 - aller trouver, aller dans, aller vers, se rendre à, approcher de, accoster, aborder.
          - urbem adire : aller dans une ville.
          - ad (in) urbem adire : aller dans une ville.
          - ad aliquem adire : aller trouver qqn.
          - adibam ad istum fundum, Cic. Caec. 29 : je me rendais à cette propriété.
          - adire in jus : aller en instance, comparaître en justice.
          - adire in conspectum alicujus, Cic. : se présenter devant qqn.
          - adire vias castrorum, Tac. : traverser les rues du camp.
          - quum adiri non possent, Cic. : comme ils étaient inabordables (invisibles).
          - adiri non posse, Curt. : être inaccessible.
       2 - visiter, inspecter un lieu, parcourir.
          - adire provincias, Suet. : parcourir les provinces.
          - adire hiberna, Tac. : visiter les quartiers d'hiver.
       3 - s'adresser à qqn, avoir recours, invoquer.
          - adire magos, Cic. : consulter les mages.
          - libros Sibyllinos adire : aller consulter les livres sibyllins.
          - divûm pacem votis adire, Lucr. : implorer la clémence des dieux.
       4 - aborder pour attaquer, attaquer.
          - in arcem Romanos ad omnem adeundam simul fortunam persecuti fuerant, Liv. 25, 10 : ils avaient suivi les Romains dans la citadelle, disposés à affronter jusqu'au bout leur fortune.
       5 - commencer, entreprendre, se charger de, affronter, accepter.
          - ad rem publicam adire : aborder les affaires publiques.
          - adire honores, Plin.-jn. : entrer dans les honneurs.
          - adire iter, Tac. : se mettre en route.
          - adire periculum : s’exposer à un péril.
          - periculum capitis adire, Cic. Rosc. Am. 38 : exposer sa vie.
          - adire inimicitias, Cic. : encourir des inimitiés.
          - ad extremum vitae periculum adire, Caes. B. C. 2, 7 : <aller jusqu'à l’extrême péril de leur vie> = aller jusqu'à exposer leur vie (courir le plus grand risque pour leur vie).
          - adire alicujus hereditatem : *entrer dans l'héritage de qqn* = accepter d’être l'héritier de qqn.
          - adire manum alicui, Plaut. Poen. : *tendre la main à qqn (pour le tromper)* = tromper qqn.

Adeodatus, i, m. : Adéodat (fils de Saint-Augustin).
Adeona, ae, f. : Adéona (déesse de la bienvenue)
          - quid necesse erat Opi deae commendare nascentes, deae Adeonae adeuntes, Abeonae abeuntes? Aug. Civ. 4 : était-il nécessaire de recommander à la déesse Opis l’enfant qui naît, à la déesse Adéona ceux qui nous abordent, à la déesse Abéona ceux qui s’en vont?
          - opus facit cum deabus ignobilissimis Abeona et Adeona, Aug. Civ. 7 : elle accomplit sa tâche avec des déesses très obscures, Abéona et Adéona.
ădeps, ĭpis, m. ou f. : - 1 - graisse, saindoux, suif. - 2 - terre grasse, marne. - 3 - indolence, mollesse, apathie. - 4 - bouffissure du style. - 5 - Plin. aubier.
ădeptĭo, ōnis, f. [adipiscor] : acquisition.
          - hic saltem nesciamus, ut hic felicior sit exspectatio quam illic adeptio summi boni, Aug. Civ. 12 : restons dans notre ignorance du moins ici-bas, pour être plus heureux de l'espérance actuelle que de la possession future du souverain bien.
adeptus :
       1 - ădeptus, a, um : part. passé de adipiscor. - a - qui a atteint, qui a acquis. - b - sens passif : acquis.
          - adepta libertas, Sall. : liberté acquise.
       2 - ădeptŭs, ūs, m. : acquisition.
ădĕquĭto, āre, āvi, ātum : - intr. - aller à cheval vers, aller à cheval auprès, s'approcher à cheval.
          - adequitare ad aliquem, Caes. : se présenter à cheval devant quelqu'un.
          - adequitare in ordines, Curt. : se présenter à cheval devant les rangs.
          - avec dat. adequitare portae, Plin. : se présenter à cheval devant une porte.
          - adaequitare castris, Tac. : approcher du camp à cheval.
          - avec acc. de lieu adequitare Syracusas, Liv. 24 : s'approcher à cheval de Syracuse.
          - adequitare urbem, Liv. : se présenter à cheval auprès de la ville.
          - Numidae adequitare, dein refugere, Liv. 35 : les cavaliers Numides avançaient, puis reculaient.
ăderro, āre : - intr. - errer auprès.
ădes : 2 ème pers. de l'ind. prés. et de l'impér. prés. de adsum.
Adesa (Aedesa), ae, f. : l'Adésa (fleuve de Lycie).
adescātĭo, ōnis, f. : Ps. Sorin. action d'engraisser.
adescātus, a, um : part. passé de adesco, inusité; nourri, repu.
adesdum, (ades + dum) : viens donc.
adest : - 1 - 3 ème pers. de adsum - 2 - 3 ème pers. de adedo.
ădēsurĭo, īre, īvi : - intr. - Plaut. commencer à avoir faim.
ădēsus, a, um : part. passé de adedo. - 1 - entamé. - 2 - mangé complètement.
          - adesum jecur, Cic. : foie rongé.
          - adesus aquis scopulus, Ov. : roche usée par les eaux.
          - adesus cladibus, Sil. : affaibli par les désastres.
          - adesa bona, Tac. : fortune dissipée.
adfăbĕr (affăbĕr), bra, brum : - 1 - fait avec art. - 2 - habile.
adfābĭlis, e : accessible, affable, poli.
adfābĭlĭtās, ātis, f. : affabilité, politesse, abord facile.
adfābĭlĭtĕr, adv. : d'une manière affable, d'une manière polie.
adfăbrē, adv. : avec art, artistement.
adfăbricātus, a, um : part. passé de adfabrico, inusité : créé par l'art, artificiel.
adfābŭlātĭo, ōnis, f. : moralité (d'une fable).
adfāmĕn, ĭnĭs, n. : discours, langage.
adfāniae, ārum, f. : sornettes, balivernes, caquets, babils, discours frivoles.
adfāri ---> adfor.
adfătim (affătim), adv. : amplement, abondamment, suffisamment, assez.
          - usque affatim, Plaut. : à satiété.
          - tibi divitiarum affatim est, Liv. : tu es assez riche.
adfātĭo, ōnis, f. : Gloss. action d'adresser la parole, interpellation, apostrophe.
adfatus (affatus) :
       1 - adfātus, a, um : part. passé de affari. - a - qui a parlé, ayant adressé la parole à. - b - sens passif: dit, raconté, interpellé.
       2 - adfātŭs, ūs, m. : - a - entretien, discours. - b - rescrit d'un empereur.
          - petere affatus alicujus, Sen.-tr. : aborder qqn.
adfăvĕo, ēre : - intr. - Aug. favoriser, seconder.
adfēci : parf. de adficio.
adfectātē, adv. : Serv. avec recherche.
adfectātĭcĭus, a, um : Cassian. recherché, affecté.
adfectātĭo, ōnis, f. : - 1 - désir d'atteindre, désir ardent, passion. - 2 - recherche, poursuite, penchant, prétention. - 3 - recherche, affectation (en parl. du style).
          - sapientiae amor et affectatio, Sen. : l'amour et la recherche de la sagesse.
          - affectatio caeli, Plin. : l'étude des phénomènes célestes.
          - affectatio circa aes Corinthium, Plin. : passion pour l'airain de Corinthe.
          - affectatio imperii, Suet. : prétention à l'empire.
adfectātō, adv. : Lampr. soigneusement.
adfectātŏr, ōris, m. : qui veut atteindre, qui prétend à.
          - affectator doctrinarum diligens, Amm. : partisan zélé des lettres.
          - affectator imperii, Flor. : prétendant à l'empire.
          - nimius adfectator risūs, Quint. 6, 3, 3 : (Cicéron) trop enclin à la plaisanterie.
adfectātrix, īcis, f. : Tert. qui se pique de.
          - sapientia adfectatrix veritatis, Tert. Praescr. 1, 7 : la sagesse qui se pique de rechercher la vérité.
adfectātus, a, um : part. passé de adfecto.
adfectē, adv. : Tert. vivement, avec émotion.
adfectĭo, ōnis, f. [adficio] :
       1 - action d'affecter, influence, impression (causée par qqch).
          - praesentis mali sapientis affectio nulla est, Cic. Tusc. 4 : le mal présent n'impressionne en rien le sage.
       2 - état qui résulte d'une influence subie, affection, modification.
          - odium et invidia et ceterae animi affectiones, Cic. Top. : la haine, la jalousie et les autres phénomènes affectifs.
          - affectio est animi aut corporis aliqua de causa commutatio, Cic. Inv. 1, 25, 36 : l'affection est un changement qu'une cause quelconque opère dans l'âme ou dans le corps.
          - animi adfectionem lumine mentis carentem nominaverunt amentiam, Cic. Tusc. 3 : l'état de l'âme auquel manque la lumière de la raison a reçu le nom de folie.
       3 - état affectif, disposition morale ou physique, état, manière d'être.
          - ex hac animorum affectione testamenta commendationesque morientium natae sunt, Cic. Fin. 3 : c'est de cette disposition morale des hommes que proviennent les testaments et les recommandations des mourants.
          - cum omnes rectae animi adfectiones virtutes appellentur, Cic. Tusc. 2 : alors que toutes les dispositions droites de l'âme sont appelées vertus.
          - vitia adfectiones sunt manentes, Cic. Tusc. 4, 30 : les vices sont des états affectifs permanents.
          - summum bonum firma corporis adfectione contineri, Cic. Tusc. 5, 27 : [dire] que le souverain bien consiste en une solide complexion physique.
          - fac in puero referre, ex qua adfectione caeli primum spiritum duxerit, Cic. Div. 2, 99 : supposons qu'à propos d'un enfant il importe de savoir sous quelle disposition spéciale du ciel il a respiré pour la première fois.
          - astrorum adfectio valeat ad quasdam res, Cic. Fat. 8 : admettons que telle manière d'être des astres ait de l'influence sur certaines choses.
          - virtus est affectio animi constans, Cic. Tusc. 4, 15, 34 : la vertu est une disposition de l'âme qui ne change jamais.
       4 - [après Cicéron] manière dont on est affecté, disposition, sentiment.
          - accidere terrae simile quiddam nostrae adfectioni concesserim, Sen. Nat. 6, 24, 4 : que la terre éprouve qqch d'analogue à ce que ressent l'homme, je l'accorderais.
          - miseremur, irascimur, utcumque pressens movit adfectio, Curt. 7, 1, 24 : nous montrons de la pitié, de la colère, suivant que nous pousse la disposition du moment.
          - grati animi adfectio, Sen. Ben. 4, 18, 1 : sentiment de reconnaissance.
          - ferocissimas adfectiones amoris atque odii coercuit, Gell. 1, 3, 30 : il maîtrisa les deux passions les plus violentes, l'amour et la haine.
          - laetas inter audientium adfectiones, Tac. An. 4, 15 : au milieu des sentiments d'allégresse de l'auditoire.
       5 - inclination, goût, affection, amour, tendresse.
          - argentum sequuntur nulla adfectione animi, Tac. G. 5 : ils recherchent l'argent [métal] non point par goût.
          - simiarum erga fetum, Plin. 8, 216 : tendresse des guenons pour leurs petits.
          - adfectionis specie, Amm. 16 : sous un semblant d'affection.
          - Artemisia Mausolum virum amasse fertur ultra adfectionis humanae fidem, Gell. 10, 18, 1 : on dit qu'Artémise a aimé son époux Mausole au-delà de tout ce qu'on peut attendre de la tendresse humaine.
          - sic adfectione simulata paulatim sororis invadunt animum, Apul. 5 : ainsi en simulant la tendresse, insensiblement elles s'insinuent dans le coeur de leur soeur.
          - adfectio tenendi, Dig. 5, 16, 60 : la volonté de conserver.
          - adfectiones, Cod. Th. 13, 9, 3 : ceux pour qui on a de l'affection (= les enfants).
          - affectiones naviculariorum, Cod. Th. : la famille des matelots.
adfectionālis, e : Aug. relatif à l'affection.
adfectĭosē, adv. : Serv. avec affection.
adfectĭōsus, a, um : Tert. affectueux.
adfectĭto, āre : N.-Tir. fréq. de adfecto.
adfectīvus, a, um : qui exprime un désir.
          - affectiva verba, Prisc. : verbes de désir.
adfecto (affecto), āre, āvi, ātum [adficio] : (Lebaigue P. 45) - tr. -
          - voir la forme dép. adfector.
       1 - faire des efforts vers, entreprendre, tenter, chercher à atteindre, avoir des vues sur, être en quête de.
          - adfectare iter, Cic. : chercher à se frayer un chemin.
          - adfectare viam ad aliquem, Ter. : chercher à s'introduire auprès de qqn.
          - adfectare viam, ut... Plaut. : **entrer dans une voie pour** = chercher un moyen pour.
          - civitates adfectare, Sall.J. 66, 1; Tac. H. 4, 66 : chercher à gagner des cités.
          - Aetolorum amicitiam adfectare, Liv. 25, 23, 9 : chercher à gagner l'amitié des Etoliens.
          - studia militum adfectare, Tac. H. 1 : 23, chercher à gagner le dévouement des soldats.
          - affectare res Africae, Liv. 28, 17, 10 : avoir des vues sur l'Afrique.
          - bellum Hernicum adfectare, Liv. 7, 3, 9 : avoir en vue une guerre contre les Berniques [la direction d'une...].
          - munditiam adfectare, Nep. Att. 13, 5 : viser à la propreté.
          - regnum adfectare, Liv. 24, 25, 5 : aspirer à la royauté.
          - honorem adfectare, Sall. J. 64, 4 : ambitionner une charge.
          - quod nulla ars praestet affectando, Plin. : ce que l'art ne pourrait faire malgré ses efforts.
          - affectare Siciliam, Flor. : convoiter la Sicile.
          - affectare tyrannidem, Quint. : aspirer à la tyrannie.
          - affectare cruorem alicujus, Stat. Th. 11, 539 : avoir soif du sang de qqn.
          - affectare elegantiam, Gell. : viser à l'élégance.
          - affectare famam clementiae, Tac. H. 2, 63 : vouloir passer pour un homme clément.
          - potiundae Africae spem adfectare, Liv. 28, 18, 10 : poursuivre l'espoir de s'emparer de l'Afrique.
          - avec inf. qui esse docti adfectant, Quint. 10, 1, 98 : ceux qui visent à être des savants.
          - avec prop. inf. qui se divitem videri adfectat, Aug. Ep. 36, 1 : qui ambitionne de paraître riche.
          - adfectatus, a, um [a parfois un sens péjor.] : recherché (peu naturel).
          - adfectata et parum naturalia, Quint. 11, 3, 10 : des choses affectées et trop éloignées du naturel.
       2 - approcher de, aborder, atteindre.
          - ubi nulla datur dextra adfectare potestas, Virg. En. 3 : comme il ne lui est pas possible de mettre la main sur nous.
          - viam Olympo adfectare, Virg. G. 4, 562 : suivre la route de l'Olympe (qui mène à l'immortalité).
          - spes adfectandae ejus rei, Liv. 29, 6, 2 : l'espoir d'atteindre ce résultat.
          - tutior ad adfectandas opes via, Liv. 24, 22, 11 : moyen plus sûr d'arriver à la toute-puissance.
          - Gallias adfectavere, Tac. G. 37 : ils s'attaquèrent aux Gaules.
          - dextrā affectare, Virg. : saisir avec la main droite.
          - civitates formidine adfectare, Sall. J. 66 : entraîner les villes par la terreur.
          - morbo affectari, Liv. 29, 10 : être atteint d'une maladie.
          - affectare imperium, Tac. : s'emparer de l'empire.
          - affectare studia militum, Tac. : capter la faveur de l'armée.
adfector, āri, ātus sum : - dép. tr. - c. adfecto.
          - adfectari regnum, Varr. ap. Diom. : convoiter le royaume.
          - affectari ad mulierem, App. Herb. 15 : éprouver de l'inclination pour une femme.
adfectŭōsē, adv. : affectueusement.
          - Sid. superl. adfectuosissime.
adfectŭōsus, a, um [adfectus] : Macr. plein de bienveillance, affectueux.
adfectus (affectus) :

       1 - adfectus, a, um : part.-adj. de adficio.
          - compar. Quint. 12, 10, 45; superl. Vell. 2, 84, 1.
       a - pourvu de, doté de.
          - lictores adfecti virgis, Plaut. As. 575 : licteurs munis de verges.
          - beneficio adfectus, Cic. Verr. 3, 42 : objet d'une faveur.
          - vitiis adfectus, Cic. Mur. 13 ; pourvu de vices.
          - virtutibus adfectus, Cic. Planc. 80 : doté de vertus.
          - optuma valetudine adfectus, Cic. Tusc. 4, 81 : pourvu d'une excellente santé.
          - affectus simili figurā, Lucr. : doué de la même figure.
       b - mis dans tel ou tel état, disposé.
          - oculus probe adfectus ad suum munus fungendum, Cic. Tusc. 3, 15 : oeil convenablement disposé pour remplir ses fonctions.
          - quomodo caelo adfecto quodque animal oriatur, Cic. Div. 2, 98 : [considérer] quel est l'état particulier du ciel quand naît chaque être vivant.
          - ut eodem modo erga amicum adfecti simus quo erga nosmet ipsos, Cic. Lae. 56 : que nous soyons disposés à l'égard de l'ami comme à l'égard de nous-mêmes (avoir les mêmes sentiments pour...).
          - manus recte affecta, Cic. : main en bon état.
          - eodem modo affectus erga... Cic. : animé des mêmes sentiments pour...
       c - mal disposé, atteint, affecté, affaibli.
          - aetate adfectus, Cic. Cat. 2, 20 : atteint par l'âge.
          - senectute adfectus, Cic. de Or. 3, 68 : atteint par la vieillesse.
          - summa difficultate rei frumentariae adfecto exercitu, Caes. BG. 7, 17, 3 : l'armée étant incommodée par suite de l'extrême difficulté du ravitaillement.
          - quem Neapoli adfectum graviter videram, Cic. Att. 14, 17, 2 : [L. Caesar] que j'avais vu à Naples gravement malade.
          - in corpore adfecto vigebat vis animi, Liv. 9, 3, 5 : dans un corps épuisé restait vivace la force de la pensée.
          - adfectae jam imperii opes, Tac. H. 2, 69 : les finances impériales déjà entamées.
          - (Sicilia) sic adfecta visa est ut, Cic. Verr. 3, 47 : (la Sicile) m'apparut en aussi mauvais état que...
          - tributum ex adfecta re familiari pendere, Liv. 5, 10, 9 : prendre sur son patrimoine ruiné pour payer le tribut.
          - corpora affecta tabe, Liv. : corps atteint par la contagion.
          - animi affecti, Liv. : esprits abattus.
          - res affectae, Liv. : affaires désespérées.
          - affecta fides, Tac. : crédit ébranlé.
          - inopiā affectissimi, Vell. : épuisés par les privations.
       d - près de sa fin, dans un état avancé.
          - aetate adfecta, Cic. Verr. 4, 95 : d'un âge à son déclin, d'un âge avancé.
          - bellum adfectum et paene confectum, Cic. Prov. 19 : guerre déjà avancée et presque achevée.
          - affectā prope aestate, Cic. : presque sur la fin de l'été.
          - affectus senectute, Cic. : accablé par la vieillesse.

       2 - adfectŭs, ūs, m. :
       a - état (de l'âme), disposition (de l'âme).
          - adfectus animi, Cic. : disposition de l'âme.
       b - état physique, disposition du corps, affection, maladie, indisposition.
          - supersunt alii corporis adfectus, Cels. 3 : il reste encore d'autres maladies.
       c - sentiment, émotion; désir violent, passion.
          - nec ignoro ceteros adfectus vix occultari, libidinem metumque et audaciam dare sui signa, Sen. Ir. 1 : je sais que les sentiments se déguisent avec peine : l'incontinence, la peur, la témérité ont leurs indices.
          - dubiis adfectibus errat, Ov. M. 8, 473 : elle flotte entre deux sentiments incertains.
          - nec immerito mihi videris hunc praecipue affectum pertimuisse, Sen. Ir. 1 : et ce n'est pas sans raison que tu me donnes l'impression d'avoir redouté surtout cette passion.
          - ejus (= perorationis) duplex ratio est, posita aut in rebus aut in adfectibus, Quint. 6 : cette péroraison présente deux aspects suivant qu'elle repose sur les faits ou qu'elle s'adresse aux passions.
          - muta animalia humanis adfectibus carent, Sen. Ir. 1 : les animaux muets sont étrangers aux passions de l'homme.
      - ne quo affectu perrumperetur, Tac. An. 3 : (impénétrable) au point de fermer son âme à toutes les impressions.
       d - affection, tendresse, amour.
          - affectum parentis exhibere, Plin. Ep. : témoigner l'affection d'un père.
       e - volonté.
          - affectu carent, Dig. : ils sont privés de volonté.

adfĕro (affĕro), ferre, attŭli (adtŭli), allātum (adlātum) : - tr. -
          - inf. passif arch. adferrier, Plaut. Aul. 571.
       1 - apporter, porter à, porter vers.
          - candelabrum Romam adferre, Cic. Verr. 4, 64 : apporter un candélabre à Rome.
          - Socrati orationem adferre, Cic. de Or. 1, 231 : apporter un discours à Socrate.
          - scyphos ad praetorem adferre, Cic Verr. 4, 32 : apporter des coupes au préteur.
          - tamquam vento adlatae naves, Liv. 44, 20, 7 : vaisseaux pour ainsi dire apportés par le vent.
          - afferre se (afferri), Virg. : se rendre, se diriger, s'avancer.
          - afferre pedem, Cat. : se rendre, se diriger, s'avancer.
          - aliquid ad aliquem (alicui) adferre : apporter qqch à qqn.
          - adferre litteras ad aliquem (adferre litteras alicui), Cic. : apporter une lettre à qqn.
          - nimium raro nobis abs te litterae adferuntur, Cic. Att. 1, 9, 1 : on m'apporte trop rarement des lettres de toi.
          - nuntium alicui adferre, Cic. Amer. 19 : apporter une nouvelle à qqn.
          - adfertur ei de quarta nuntius, Cic. Phil. 13, 19 : on lui apporte la nouvelle concernant la quatrième légion.
          - crebri ad eum rumores adferebantur, Caes. BG. 2, 1, 1 : des bruits fréquents lui parvenaient.
          - ego jussero cadum unum vini veteris a me adferrier, Plaut. Aul. 571 : je te ferai porter de chez moi un tonneau de vin vieux.
       2 - apporter une nouvelle, annoncer.
          - quietae res ex Volscis adferebantur, Liv. 6, 30, 7 : on annonçait que les Volsques se tenaient tranquilles.
          - quicquid huc erit a Pompeio adlatum, Cic. Fam. 7, 17, 5 : toutes les nouvelles qu'on apportera ici de Pompée.
          - nuntiarunt caedem consulis adlatam aegre tulisse regem, Liv. 22, 37, 2 : ils annoncèrent que le roi avait supporté avec peine la nouvelle de la mort du consul.
          - alii majorem adferentes tumultum nuntii occurrunt, Liv. 27, 33, 1 : d'autres messagers se présentent à lui, apportant la nouvelle d'un trouble plus grand (plus alarmant).
          - cum mihi de Q. Hortensii morte esset adlatum, Cic. Br. 1 : comme la nouvelle m'avait été apportée de la mort d'Hortensius.
          - adferre + prop. inf. : annoncer que, rapporter que.
          - ita Caelius ad illam adtulit se aurum quaerere, Cic. Cael. 53 : Caelius lui annonça qu'il cherchait de l'or.
          - nuntii adferebant male rem gerere Darium, Nep. Milt. 3, 3 : les messagers annonçaient que Darius n'était pas heureux dans son expédition.
          - novos hostes consilia cum veteribus jungere haud incertis auctoribus Romam est adlatum, Liv. 4, 45, 3 : on annonça à Rome de source certaine que de nouveaux ennemis faisaient cause commune avec les anciens.
          - pro comperto adtulit Achmos statuisse progredi, Liv. 35, 29, 9 : il annonça comme une nouvelle certaine que les Achéens avaient décidé de marcher de l'avant.
          - adferre ut + subj. : apporter l’ordre de.
          - ab Carthagine adlatum est ut Hasdrubal in Italiam exercitum duceret, Liv. 23, 27, 9 : de Carthage l'ordre vint qu'Hasdrubal conduisît son armée en Italie.
       3 - porter sur, porter contre.
          - vim alicui adferre, Cic. Pomp. 39 : faire violence à qqn.
          - manus alienis bonis adferre, Cic. Off. 2, 54 : porter la main sur les biens d'autrui.
          - manus alicui adferre, Cic. Quinct. 85 : se livrer à des actes de violence sur qqn.
          - beneficio suo manus adfert, Sen. Ben. 2, 5, 3 : il enlève à son bienfait tout son prix.
          - adferre sibi manus, Cic. : se tuer de sa propre main.
       4 - apporter en plus; apporter à mettre à.
          - ita ut, quantum tuis operibus diuturnitas detrahet, tantum adferat laudibus, Cic. Marc. 12 : en sorte que, tout ce que le temps enlèvera à ton oeuvre, il l'ajoutera à ta gloire.
          - adferre non minus ad dicendum auctoritatis quam facultatis, Cic. Mur. 4 : apporter à sa plaidoirie non moins d'autorité que de talent.
          - quicquid ad rem publicam adtulimus, Cic. Off. 1, 155 : quels que soient les services que j'ai rendus à l'état.
       5 - apporter (une preuve, un exemple, une raison); alléguer, dire.
          - testimonium adferre : produire un témoignage.
          - argumentum adferre : apporter une preuve.
          - exemplum adferre : donner un exemple.
          - rationem adferre : donner une raison.
          - rationes, cur hoc ita sit, afferre, Cic. Fin. 5 : expliquer pourquoi il en est ainsi.
          - ad ea quae dixi, adfer si quid habes, Cic. Att. 7, 9, 4 : en réponse à ce que je t'ai dit, donne-moi ce que tu sais.
          - aliquid (multa) adferre, cur (quamobrem) : apporter un argument, beaucoup d'arguments pour prouver que.
          - quid adferre potest, quamobrem voluptas sit summum bonum? Cic. de Or. 3, 78 : quel argument peut-il apporter pour prouver que le plaisir est le souverain bien?
          - cur credam, adferre possum, Cic. Tusc. 1, 70 : je puis donner la raison de ma croyance.
          - quid adferri potest cur non casu id evenerit? Cic. Div. 2 : comment peut-on prouver que cela n'est pas dû au hasard?
          - adfer, quem Fabiano possis praeponere, Sen. Ep. 100, 9 : cite qui tu pourrais préférer à Fabianus.
          - avec quod, ce fait que : firmissimum hoc adferri videtur, cur deos esse credamus, quod... Cic. Tusc. 1, 30 : la preuve la plus forte, à ce qu'il semble, qu'on produise pour justifier la croyance en l'existence des dieux, c'est que...
          - avec prop. inf. : adfers in extis cor non fuisse, Cic. Div. 2, 36 : tu dis que dans les entrailles de la victime le coeur manquait.
       6 - apporter, occasionner; contribuer à, aider à.
          - delectationem, dolorem, luctum, metum, spem : apporter du plaisir, de la douleur, le deuil, la crainte, l'espoir.
          - adferre pacem, bellum, Cic. Phil. 6, 17 : apporter la paix, la guerre.
          - cladem populo Romano, multas alicui lacrimas adferre, Cic. Nat. 2, 8 : être la cause d'un désastre pour le peuple romain, de bien des larmes pour qqn.
          - videri proelium defugisse magnum detrimentum adferebat, Caes. BC. 1, 82, 2 : paraître avoir esquivé la bataille causait un grand préjudice.
          - negat diuturnitatem temporis ad beate vivendum aliquid adferre, Cic. Fin. 2, 87 : il prétend que la durée ne contribue en rien au bonheur de la vie.
          - hic numerus nihil adfert aliud nisi ut... Cic. Or. 170 : ce rythme ne contribue à rien d'autre qu'à faire que...
          - quid loci natura adferre potest, ut... Cic. Fat. 8 : quelle influence déterminante le climat peut-il avoir, pour faire que... ?
       7 - rapporter, produire, rendre.
          - agri fertiles, qui multo plus adferunt, quam acceperunt, Cic. Off. 1, 15 : les terres fertiles qui produisent beaucoup plus de grain qu'on ne leur en a confié.
          - talis ager post longam desidiam laetas segetes affert, Col. 2 : une telle terre, après un long repos, produit une abondante moisson.
          - plantae sinapis prima hieme translatae plus cymae vere adferunt, Col. 11 : les pieds de sénevé, transplantés au commencement de l'hiver, produisent au printemps une cime plus développée.
          - au fig. magnum proventum poetarum annus hic attulit, Plin. Ep. 1, 13 : cette année a produit une abondante moisson de poètes.
adfestino, āre : - tr. - Ps. Soran. hâter.
adfĭcĭo (affĭcĭo), ĕre, fēci, fectum [ad + facio] : - tr. -
          - inf. prés. passif adficier Arn. 2, 77.
       1 - pourvoir de, combler de, gratifier.
          - praedā atque agro suos adficere, Plaut. Amp. 193 : pourvoir les siens de butin et de territoire.
          - a te postulo ut dolorem eisdem verbis adficias quibus Epicurus voluptatem, Cic. Tusc. 2, 18 : je ne te demande pas d'attribuer à la douleur les mêmes épithètes qu'Epicure l'a fait à propos du plaisir.
          - res sordidas deorum honore adficere, Cic. Nat. 1, 38 : accorder les honneurs divins à des objets [faire des dieux d'objets] d'usage courant.
          - aliquem sepulturā adficere, Cic. Div. 1, 56 : ensevelir qqn.
          - stipendio exercitum adficere, Cic. Balb. 61 : payer la solde à l'armée.
          - praemiis adficere, Cic. Mil. 57 : récompenser.
          - servitute adficere, Cic. Rep. 1, 68 : mettre dans la servitude.
          - morte, cruciatu, cruce adficere, Cic. Verr. 1, 9 : faire subir la mort, la torture, le supplice de la croix.
          - poenā adficere, Cic. de Or. 2, 134 : punir, châtier.
          - timore adficere, Cic. Quinct. 6 : remplir de crainte.
          - pari sensu doloris aliquem adficere, Cic. Verr. 5, 123 : pénétrer qqn du même sentiment de douleur.
          - adfici, passif : éprouver.
          - affici admiratione : éprouver de l’admiration.
          - delectatione adfici, Cic. Tusc. 1, 98 : éprouver du plaisir.
          - amentiā adficere aliquem, Cic. Amer. 67 : frapper qqn d'égarement.
          - desiderio adficere, Cic. Fam. 15, 21, 1 : inspirer du regret à qqn.
       2 - mettre dans tel ou tel état, affecter, disposer.
          - exercendum corpus et ita adficiendum est, ut... Cic. Off. 1, 79 : il faut exercer le corps et le disposer de telle sorte que...
          - Syracusanam civitatem, ut abs te adfecta est, ita in te esse animatam videmus, Cic. Verr. 4, 151, nous constatons que la cité de Syracuse a pour toi des sentiments qui correspondent à l'état où tu l'as mise.
          - animos ita adficere, ut... Cic. de Or. 2, 176 : disposer l'esprit des auditeurs de telle sorte que...
          - quonam modo ille vos vivus adficeret? Cic. Mil. 79 : quels sentiments donc vous inspirerait-il, s'il vivait?
          - varie sum adfectus tuis litteris, Cic. Fam. 16, 4, 1 : ta lettre m'a causé des impressions diverses.
          - conviciis diversissime afficiebatur, Suet. : les injures faisaient sur lui les impressions les plus diverses.
          - quae audita longe aliter patres ac plebem adfecere, Liv. 2, 24, 1 : cette nouvelle produisit une impression bien différente sur les patriciens et sur la plèbe.
          - ex te duplex nos adficit sollicitudo, Cic. Br. 332 : à ton sujet une double inquiétude me saisit.
       3 - affaiblir, affecter.
          - exercitum super morbum etiam fames adfecit, Liv. 28, 46, 15 : en plus de la maladie la famine aussi attaqua l'armée.
          - corpora adficere, Liv. 28, 15, 4 : affaiblir les forces physiques.
          - rerum corpus adficientium varietas, Sen. Beat. 15, 4 : la variété des objets qui affectent le corps humain.
adfictītĭus (affictīcĭus), a, um [adfictus] : Varr. adjoint à, attaché à.
adfictĭo, ōnis, f. [adfingo] : Aug. action d'imaginer.
adfictus, a, um : part. passé de adfingo.
adfīgo (affīgo), ĕre, fixi, fixum : - tr. -
          - adfixet = adfixisset, Sil. 14, 536.
       1 - attacher, clouer, adapter.
          - cruci aliquem adfigere, Liv. 28, 37, 2 : attacher qqn à la croix.
          - falces adfixae longuriis, Caes. BG. 3, 14, 5 : faux adaptées à des perches.
          - affigere ad terram, Liv. : clouer sur le sol.
          - adfixus Caucaso, Cic. Tusc. 5, 8 : (Prométhée attaché au Caucase.
          - litteram K ad caput alicui adfigere, Cic. Amer. 57 : imprimer sur le front de qqn la lettre K [Kalumnia, calomnie].
          - adfixus ad Caucasum, Cic. Tusc. 2, 23 ; attaché au Caucase.
          - regem cuspide ad terram adfixit, Liv. 4, 19, 5 : il cloua le roi à terre de sa javeline.
          - Ithaca in asperrimis saxulis tanquam nidulus adfixa, Cic. de Or. 1, 196 : Ithaque fixée comme un pauvre nid sur de pauvres rochers escarpés.
          - hiems non patitur (semen) radicem adfigere terrae, Virg. G. 2, 318 : l'hiver ne permet pas que [le plant de vigne] fixe ses racines dans le sol.
          - affigere flammam lateri, Virg. : mettre le feu aux flancs (d'une tour).
       2 - au fig. fixer, graver, inculquer.
          - alicui tamquam magistro adfxus, Cic. Q. 3, 1, 19 : attaché à qqn comme à un maître.
          - in exigua ejus (terrae) parte adfixi, Cic. Rep. 1, 26 : fixés sur un coin étroit de la terre.
          - animis adfigi, Cic. de Or. 2, 357 : se fixer dans les esprits.
          - aliquid animo adfigere, Sen. Ep. 11, 8 : fixer qqch dans l'esprit.
          - aliquid memoriae adfigere, Quint. 10, 1, 19 : fixer qqch dans la mémoire.
          - illud tibi adfige, Sen. Ep. 113, 32 : pénètre-toi de ceci.
          - affigere litteras pueris, Quint. : graver les lettres dans la mémoire des enfants.
adfĭgūro, āre, āvi : - tr. - Gell. façonner.
adfiliātus, a, um : adopté.
adfiliātĭo, ōnis, f. : Isid. adoption.
adfingo (affingo), ĕre, finxi, fictum : - tr. -
       1 - ajouter en façonnant, attacher par l'imagination, façonner, former, ajouter.
          - quae natura corpori adfinxit, Cic. Nat. 1, 92 : les organes que la nature a donnés au corps.
          - non ei manus adfinxit, Cic. Tim. 6 : il ne lui a pas donné de mains.
          - multa natura aut adfingit aut mutat aut detrahit, Cic. Div. 1, 118 : la nature ou ajoute ou change ou retranche maintes choses.
          - huic generi malorum non adfingitur illa opinio rectum esse... Cic. Tusc. 3, 68 : à ce genre de maux ne s'attache point cette opinion, savoir qu'il est bien de...
       2 - feindre, supposer, ajouter, inventer à plaisir, attribuer faussement, imputer à tort.
          - affingere litteras, App. M. 4, 139 : fabriquer une lettre, supposer une lettre.
          - vitium hoc oculis adfingere noli, Lucr. 4, 386 : n'impute pas aux yeux cette erreur.
          - probam orationem adfingere improbo, Cic. Or. 74 : prêter un langage vertueux à un homme pervers.
          - affingens (Fabio) vicina virtutibus vitia, Liv. 22, 12, 12 : imputant (à Fabius) les défauts voisins de ses vertus.
          - fit ut ii, qui boni quid volunt adferre, adfingant aliquid, quo faciant id quod nuntiant latius, Cic. Phil. 1, 8 : il arrive que ceux qui veulent annoncer qqch de bon, ajoutent de leur cru pour rendre plus agréable la nouvelle qu'ils apportent.
          - addunt ipsi et adfingunt rumoribus Galli, retineri Caesarem... Caes. BG. 7, 1, 2 : les Gaulois ajoutent d'eux-mêmes et lancent par des bruits de leur invention que César est retenu...
          - adfingere vana auditis, Liv. 26, 9, 6 : ajouter aux nouvelles recueillies des inventions en l'air.
          - ne quis me adfingere aliquid suspicione hominum arbitretur, Cic. Verr. 4, 67 : pour qu'on ne croie pas que j'ajoute qqch de mon invention d'après les soupçons du monde.
adfĭnis (affĭnis), e : (Lebaigue P. 45 et P. 46)
          - arfinis, arch. Prisc.
       1 - voisin, attenant, limitrophe.
          - gens affinis Mauris, Liv. 28, 17 : nation voisine des Maures.
          - cui fundo erat ad finis M. Tullius, Cic. Tull. 14 : propriété qui touchait M. Tullius.
          - regiones ad fines barbaris, Liv. 45, 29, 14 : les régions voisines des barbares.
       2 - parent par alliance, allié.
          - mihi affinis erat, Cic. : il était mon parent par alliance.
          - au plur. adfines : les parents par alliance.
          - poét. adfinia vincula, Ov. P. 4, 8, 9 : liens de parenté par alliance.
       3 - qui prend part, mêlé à, compromis dans.
          - publicis negotiis adfinis, Plaut. Trin. : qui prend part aux affaires publiques.
          - affinis huic facinori, Cic. Cat. 4, 3 : compromis dans ce crime, complice.
          - adfinis turpitudini, Cic. Clu. 127 : mêlé à une infamie.
          - adfinis rei capitalis, Cic. Verr. 2, 94 : qui a trempé dans un crime capital.
          - homines hujus adfines suspicionis, Cic. Sull. 17 : des hommes susceptibles d'être soupçonnés d'avoir pris part à ce crime.
          - ejus rei auctores adfinesque, Liv. 38, 31, 2 : les instigateurs et les complices de ce crime.
adfĭnĭtās (affĭnĭtās), ātis, f. :
          - gén. plur. adfinitatum --- adfinitatium, Just. 17, 3.
       1 - voisinage, proximité.
          - Varr. R. R. 1, 16, 1.
       2 - parenté par alliance.
          - ut quisque te maxime cognatione, adfinitate, necessitudine aliqua attingebat, ita... Cic. Verr. 2, 27 : plus on te touchait de près par le sang, par l'alliance, par quelque lien de familiarité, plus...
          - propter Pisonum adfnitatem, Cic. Sen. 15 : à cause de la parenté d'alliance avec les Pisons.
          - regia adfinitas, Liv. 29, 28, 7 : parenté d'alliance avec le roi.
          - saepe fieri divortia atque adfinitatum discidia videmus, Cic. Clu. : on voit souvent éclater des divorces et se dissoudre des alliances.
       3 - affinité, ressemblance, relation étroite.
          - litterarum adfinitas, Quint. 1, 6, 24 : parenté (relation étroite) de certaines lettres entre elles.
adfinxi : parf. de adfingo.
adfirmantĕr, adv. : c. affirmate.
adfirmātē (affirmātē), adv. : d'une manière ferme, formellement, avec certitude.
adfirmātĭo (adfirmātĭo), ōnis, f. : affirmation, assurance, attestation, protestation.
adfirmativē, adv. : Prisc. affirmativement.
adfirmātīvus, a, um : affirmatif (t. de gram.).
adfirmātŏr, ōris, m. : Ulp. celui qui affirme, garant, répondant, caution.
adfirmātus, a, um : part. passé de adfirmo. - 1 - affermi, garanti. - 2 - affirmé, confirmé, prouvé, assuré.
adfirmo (affirmo), āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - affermir, fortifier, confirmer, prouver. - 2 - affirmer, donner pour certain, certifier, soutenir.
          - jure jurando affirmare, Liv. 29, 23: sceller par un serment.
          - de aliquo (de aliqua re) affirmare : parler de qqn (de qqch) avec certitude.
          - ut affirmatur, Tac. H. 2, 49 : à ce qu'on affirme.
adfixa, ōrum, n. : les dépendances d'une maison. --- Paul. Dig. 33, 7, 18, 14 .
adfixi : parf. de adfigo.
adfixĭo, ōnis, f. [ad + figere] : - 1 - action de planter, action de fixer. --- Hier. Job. 16, etc. [fig.] Non. 4, 27. - 2 - application (de l'esprit). --- Capell. 1, p. 14.
adfixus (affixus), a, um : - 1 - part. passé de adfigo. - 2 - adj. adhérent, attentif, appliqué.
          - regio adfixa Pyrenaeo, Plin. 3, 6 : région adossée aux Pyrénées.
          - jubes eum mihi esse adfixum tamquam magistro, Cic. Q. Fr. 3, 1, 6 : tu lui prescris de s'attacher à moi, comme à un maître. --- Cic. Fam. 1, 8; Rep. 1, 17.
      - haec (anus) adfixa foribus manet, Tib. 1, 6, 61 : cette vieille femme m'attend, immobile à la porte.
          - nihil illo adfixius ad... Decl. in Cal. 185 : rien de plus appliqué que lui à... --- cf. Cic. Verr. 2, 5, 53; Inv. 1, 26.
adfla, ae, f., [mot barbare] : souffle. --- Virg. Gram. Epit.4, p. 23, 16. etc.
adflagrans, antis : ardent, plein de troubles, difficile, fâcheux, orageux (au fig.).
          - adflagrans tempus, Amm. 21, 12, 23 : époque pleine de troubles.
adflāmĕn, ĭnĭs, n. : souffle, inspiration. --- Juvenc. 1, 85.
adflātŏr, ōris, m. : qui souffle sur, qui envoie son souffle sur. --- Tert. Herm. 32.
adflātōrĭus, a, um : [en parlant de la foudre : adflatorium genus fulminum], qui effleure de son souffle [c'est-à-dire qui brûle légèrement], cf. emploi de adflare dans Sen. Nat. 2, 40, 4; Schol. Luc. 1, 151.
adflatus :

       1 - adflātus (afflātus), a, um : part. passé de adflo.

       2 - adflātŭs (afflātŭs), ūs, m. :
       aaction de souffler sur. --- Cels. 
       b - souffle, brise.
          - adflatum evita, Sen. Ep. 94, 20 : évite les courants d'air.
          - nullius aurae adflatum recipere, Plin. 9, 6 : ne recevoir les souffles d'aucun vent.
          - alii ambusti adflatu vaporis, Liv. 28, 23, 4 : d'autres furent brûlés par les bouffées d'air embrasé.
       chaleine, exhalaison, émanation.
          - (in pestilentia) ipso adflatu laborare, Sen. Tranq. 7, 4 : (en temps de peste) être affecté par les seules émanations (exhalaisons).
       d - souffle (qui inspire), inspiration.
          - quid tam divinum quam adflatus e terra mentem ita movens ut... Cic. Div. 2, 117 : qu'y a-t-il d'aussi divin qu'un souffle émané de la terre et agitant l'âme au point que...
          - nemo vir magnus sine aliquo adflatu divino umquam fuit, Cic. Nat. 2 : personne n'a jamais été un grand homme sans quelque inspiration divine. --- Cic. de Or. 2, 46.
        e - aspiration (t. de gram.). --- Varr. R. R. 3, 1, 6.
adflecto, ĕre : - tr. - tourner, incliner, diriger vers. --- Avien. Arat. 734.
adflĕo (afflĕo), ēre : - intr. - pleurer à, pleurer en présence de. --- Plaut. Pers. 1, 3, 72; Poen. 5, 2, 148; Hor. A. P. 101.
adflictātĭo (afflictātĭo), ōnis, f. : peine, désolation, affliction, abattement.
          - adflictatio est aegritudo cum vexatione corporis, Tusc. 4, 8, 18 : l'adflictatio est une peine morale, accompagnée d'un ébranlement, d'une dépression physique.
adflictātŏr, ōris, m. : celui qui fait souffrir, celui qui tourmente. --- Tert. Marc. 5, 16.
adflictātus, a, um : part. passé de adflicto.
adflictim, adv. : en abattant, avec effort. --- Diom. 407, 4; Capel. 4, 327.
adflictĭo, ōnis, f. [adfligo] : - 1 - action de frapper, d'infliger. --- Aug. Civ. 1, 9. - 2 - malheur, affliction. --- Ambr. Abr. 2, 4, 13. - 3 - tourment. --- Aug. Civ. 3, 19.
          - voluntariae adflictiones : sacrifices volontaires. --- Leo, Serm. 74.
          - adflictio irrita : vaine affliction. --- Sen. Helv. 16.
adflicto (afflicto), āre, āvi, ātum [fréq. de affligo] :
       1 - frapper (heurter) souvent ou avec violence contre.
          - tempestas adflictabat naves Cæs. BG. 4, 29, 2 : la tempête jetait les vaisseaux à la côte (drossait les vaisseaux). --- [comparer BC. 3, 27, 2].
          - tempestate afflictari, Caes. : être battu par la tempête.
       2bousculer, maltraiter.
      - quid me adflictas? Plaut. Aul. 632 : poourquoi me maltraites-tu? --- Rud. 645.
        3endommager, mettre à mal, accabler, abattre, tourmenter, affliger.
      - ne quarta legio adflictaret Batavos, Tac. H. 4, 79 : [crainte] que la quatrième légion n'accablât les Bataves.
          - se adflictare : se frapper (en signe de douleur), s'affliger, se tourmenter. --- Plaut. Mil. 1032; Sall. G. 31, 3.
      - adflictare se aliqua re ou adflictari aliqua re : s'affliger de qqch.
      - ne te adflictes, Ter. Eun. 76 : ne te casse pas la tête contre les murs.
          - afflictari morbo, Cic. : être abattu par la maladie.
          - afflictari amore, Lucr. 4, 1151 : être malade d'amour.
      - Italia gravius atque atrocius quam bello adflictabatur , Tac. H. 2, 56 : l'Italie était désolée par des maux plus pénibles et plus affreux que la guerre.
      - per laeta, per adversa res Cheruscas adflictabat, Tac. An. 11, 17 : par ses succès comme par ses revers, il menait à la ruine la puissance des Chérusques.
      - homines aegri... primo relevari videntur, deinde multo gravius adflictantur, Cic. Cat. 1, 31, les malades... sur le premier moment semblent être soulagés, puis retombent beaucoup plus gravement abattus, cf. Liv. 29, 10, 1; Tac. An. 13, 6.
      - adflictantur coloniae, Cic. Mil. 20 : les colons se désolent. --- Tusc. 3, 83 ; Att. 11, 1, 1.
adflictŏr (afflictŏr), ōris, m. : celui qui renverse, destructeur. --- Cic. Pis. 64.
adflictrix, īcis, f. : celle qui renverse, destructrice. --- Apul. Mund. 15.
adflictus :

       1 - adflictus (afflictus), a, um :
       a - part. passé de adfligo.
       b - adj. jeté à terre, abattu, terrassé; bas, abject, méprisé.
          - [au pr.] Sall. J. 101, 11 ; [au fig.] Cic. Sull. 1 ; de Or. 1, 32; Tusc. 2, 32, etc.
          - rebus adflictis, Cic. Off. 3, 114 : dans une situation désespérée.
          - adflictiore condicione esse quam ceteri, Cic. Fam. 6, 1, 6 : être dans une situation plus désespérée que les autres.
          - adflictum erigere, Cic. Imp. Pomp. 29 : remettre un malheureux sur pied.
          - afflictae copiae, Suet. Oth. 9 : armée battue.
          - homo afflictus, Cic. Phil. 3 : homme abject.
          - afflicti mores, Cic. : moeurs dépravées.

       2 - adflictŭs (afflictŭs), ūs, m. : choc, frottement, collision.
          - nubes adflictu ignem dant, App. de Mund. : les nuages donnent des éclairs par frottement.
adflīgo (afflīgo), ĕre, flixi, flictum : - tr. -
          - adflixint = adflixerint Front, p. 42, 7 N ; inf. prés. pass. adfligier Samm. 826.
       1frapper (heurter) contre.
          - ad scopulos adflicta navis, Cic. Post. 25 : navire jeté contre les rochers.
          - tempestas naves Rhodias adflixit, Caes. BC. 3, 37, 2 : la tempête jeta à la côte (drossa) les navires Rhodiens. --- cf. BG. 5, 10, 2.
          - cum (fortuna) reflavit, adfligimur, Cic. Off. 2, 19 : quand la fortune souffle en sens contraire, nous faisons naufrage.
          - (ferrea manus) navem ita undae adfligebat ut... Liv. 24, 34, 11 : (la main de fer) abattait le navire sur les flots avec tant de violence que...
          - caput saxo adflixit, Tac. An. 4, 45 : il se jeta la tête contre un rocher.
          - fusti caput ejus adflixit, Tac. An. 14, 8 : il lui frappa la tête d'un coup de bâton.
       2 - jeter à terre, abattre; affaiblir, diminuer.
          - affligere aliquem ad terram, Plaut. Pers. 793 : terrasser qqn, jeter qqn à terre. --- Rud. 1010.
          - adfligere terrae, Ov. M. 14, 206 : jeter à terre.
          - adfligere solo, Tac. H. 1, 41 : jeter sur le sol.
          - (alces) arbores pondere adfligunt, Caes. BG. 6, 27, 5 : (les élans) renversent les arbres sous leur poids.
          - Catuli monumentum adflixit, Cic. Cael. 78 : il renversa le monument de Catulus.
          - qui supersteterant (scalis) afflicti sunt, Sall. J. 60 : ceux qui étaient restés sur les échelles furent jetés à terre.
          - au fig. res publica quae et nunc adflicta est nec excitari sine civili bello potest, Cic. Att. 8, 11 d, 6 : la république, qui maintenant est abattue et qui de plus ne peut se relever qu'avec une guerre civile.
          - victum erigere, adfligere victorem, Liv. 28, 19, 12 : relever le vaincu, abattre le vainqueur.
          - tu me adflixisti, Cic. Q. 1, 3, 1 : c'est toi qui as causé ma chute.
          - non plane me enervavit, non adflixit senectus, Cic. CM 32 : la vieillesse ne m'a pas complètement affaibli, ne m'a pas terrassé.
          - si hunc vestris sententiis adflixeritis, Cic. Mur. 88 : si vous le frappez de votre arrêt.
          - rem augere laudando vituperandoque rursus adfligere, Cic. Br. 47 : grossir une chose en la faisant valoir, ou en revanche la rabaisser en la dépréciant.
          - neque ego me adflixi, Cic. Div. 2, 6 : je ne me suis pas laissé abattre.
          - affligere caput saxo, Tac. An. 4, 45 : se jeter la tête contre un rocher.
        3 - laisser tomber, abandonner.
          - an causam susceptam adfligeret? an se domi contineret ? Cic. Sest. 41, 89 : devait-il abandonner ce qu'il avait entrepris ? devait-il rester enfermé chez lui ?
 
adflo (afflo), āre, āvi, ātum :
        1 - intr. - souffler sur, souffler vers, s'exhaler, se répandre. 
          - partes, e quibus ventus gravior adflare solet, Varr. R. 1, 12, 3 : les côtés d'où le vent souffle d'ordinaire avec plus de force. --- cf. 1, 59, 3.
          - impers. si adflavit, Plin. 17, 74 : s'il y a eu du vent.
          - avec dat. velut illis Canidia adflasset, Hor. S. 2, 8, 95 : comme si sur tout cela Canidie avait soufflé (répandu son haleine).
          - fig. rumoris nescio quid adflaverat, Cic. Att. 16, 5, 1 : je ne sais quel bruit s'était répandu jusqu'à lui.
          - ille felix cui placidus adflat Amor, Tib. 2, 1, 80 : heureux celui sur qui l'Amour répand son souffle paisible.
        2 - tr. - envoyer en soufflant, communiquer en soufflant, exhaler; atteindre de son influence, inspirer, insuffler.
          - acc. de la chose portée par le souffle calidum membris adflare vaporem, Lucr. 5, 567 : souffler sur les membres une tiède chaleur.
          - mihi fetorem afflavit, Col. : il m'a empesté de son haleine.
          - (cum admiraretur) suavitatem odorum qui adflarentur ex floribus, Cic. CM 59 : (comme il s'extasiait) sur les suaves odeurs qui s'exhalaient des fleurs.
          - laetos oculis adflarat honores, Virg. En. 1, 591 : [la déesse] avait insufflé à son regard une grâce séduisante.
          - acc. de l'objet sur lequel porte le souffle terga adflante vento, Liv. 22, 43, 11 : le vent soufflant derrière eux.
          - adflati incendio, Liv. 30, 6, 7 : atteints par le souffle embrasé.
          - me Juppiter fulminis adflavit ventis, Virg. En. 2, 649 : Jupiter a fait passer sur moi le vent de sa foudre.
          - tribus modis urit (fulmen) : aut adflat et levi injuria laedit, aut comburit, aut accendit, Sen. Nat. 2, 40, 4 : (la foudre) a trois manières de brûler (les objets); ou elle les effleure de son souffle et ne les endommage que légèrement, ou elle les consume, ou elle les allume.
          - Sibylla adflata numine dei, Virg. En. 6, 50 : la Sibylle touchée du souffle de la divinité.
      - te ... Gratia afflavit, Claud. : une des Grâces t'inspira.
      - adflari sidere = siderari : subir l'influence maligne d'un astre, être saisi de torpeur. --- Plin. 2, 41, 41, § 108.
          - aliquo incommoda adflatur, Sen. Ep. 72, 5 : le souffle de quelque désagrément passe sur qqn.
          - illo vitiato hoc quoque adflatur, Sen. Ep. 114, 3 : l'âme étant gâtée, l'esprit à son tour est atteint par le miasme.
adflŭens (afflŭens), entis :
        1 - part. prés. de adfluo : qui coule vers, qui coule auprès.
    2 - adj. qui coule avec abondance, coulant abondamment, abondant.
          - aquae adfluentiores, Vitr. 8, 1, 2 : eaux plus abondantes.
          - fig. divitior mihi et adfluentior videtur esse vera amicitia, Cic. Lael. 58 : la vraie amitié me paraît plus riche et plus large.
          - securitas alta, adfluens, Sen. Clem. 1, 1, 8 : une sécurité profonde, au large cours [sans restriction].
          - ornatum illud, suave et adfluens Cic. Or. 79, ce langage orné, qui comporte le charme et l'abondance.
          - ex adfluenti, Tac. H. 1, 57 : en abondance, à profusion.
    3 - abondamment pourvu de, qui regorge de.
          - affluens aliqua re : qui regorge de qqch.
          - affluens unguentis, Cic. Sest. 8 : ruisselant de parfums.
          - vestitu adfluens, Phaedr. 5, 1, 22 : vêtu d'une robe flottante.
          - nihil omnibus bonis adfluentius, Cic. Nat. 1, 51 : rien qui regorge plus de tous les biens.
          - opibus adfluentes, Cic. Agr. 2, 82 : des gens ayant des richesses en abondance.
          - homo adfluens omni lepore ac venustate, Cic. Verr. 5, 142 : cet homme plein de toute espèce de charme et de grâce.
          - avec gén. domus scelerum omnium adfluens Cic. Clu. 189, maison surchargée de tous les crimes.
adflŭentĕr (afflŭentĕr), adv. : abondamment, richement.
          - vinum affluenter immissum, Apul. M. 4 : vin versé à discrétion.
          - adfluentius. --- Cic. Tusc. 5, 6; Nep. Att. 14; Tac. A. 15, 54.
          - adfluentius solito convivium initum, Tac. An. 15 : il fit servir un repas plus somptueux qu'à l'ordinaire.
          - in sestertio centiens affluentius vivere, Nep. Att. 14 : vivre plus richement avec dix millions de sesterces.
adflŭentĭa (afflŭentĭa), ae, f. : - 1 - écoulement abondant, afflux. --- Plin. 26, 94. - 2 - abondance, surabondance, satiété, profusion.
          - adfluentia omnium rerum, Cic. Agr. 2, 95 : abondance de tous les biens.
          - nihil amoenum et molle adfluentia putat, Tac. An. 16, 18 : la surabondance (la satiété) ne lui fait rien trouver d'agréable et de délicat.
          - omnisque diligentia munditiam, non affluentiam affectabat, Nep. Att. 13, 5 : et tous ses efforts visaient à l’élégance, mais sans étalage.
adflŭentĭus : compar. de adfluenter.
adflŭo (afflŭo), ĕre, fluxi, fluxum : - intr. -
        1 - couler vers, couler auprès; arriver, pénétrer vers. 
          - (Rhenus) ad Gallicam ripam latior adfluens, Tac. An. 2, 6 : (le Rhin) plus large dans la partie qui baigne la rive gauloise.
          - avec dat. Aufidus amnis utrisque castris adfluens, Liv. 22, 44, 2 : l'Aufide baignant les deux camps. --- cf. 35, 29, 9.
          - fig. nihil ex istis loris non modo litterarum, sed ne rumoris quidem adfluxit, Cic. Q. 3, 3, 1 : de tes parages il ne m'est parvenu, je ne dis pas aucune lettre, mais aucune nouvelle.
          - si ea sola voluptas esset, quae ad sensus cum suavitate adflueret, Cic. Fin. 139 : si le seul plaisir était celui qui apporte aux sens une impression délicieuse.
          - affluit incautis insidiosus amor, Ov. R. A. 148 : insidieusement l'amour se glisse dans les coeurs mal défendus.
          - aestus bis adfluunt, Plin. 2, 97, 99, § 212 : la marée monte deux fois.
      - cibo affluente, Suet. : les aliments remontant (dans l'estomac).
        2fig. affluer, arriver en abondance, arriver en foule.
          - adfluentibus undique barbaris, Liv. 24, 49, 5 : les barbares affluant de toutes parts. --- cf. 29, 30, 7, etc.
          - adfluere ad... --- Cic. Nat. 1, 49.
          - omnium rerum adfluentibus copiis, Cic. Off. 1, 153 : avec l'affluence de toute espèce de ressources.
          - cum domi otium atque divitiae adfluerent, Sall. C. 36, 4 : comme à l'intérieur le loisir et les richesses abondaient.
          - ex hac luce Maecenas meus adfluentes ordinat annos, Hor. O. 4, 11, 19 : c'est de ce jour que mon cher Mécène compte les années qui lui viennent en foule.
          - adfluere : venir en surabondance [rare]. --- Liv. 6, 15, 9, cf. Suet. Aug. 35.
          - adfluere aliqua re : regorger de.
          - divitiis adfluere, Lucr. : abonder en richesses.
adflŭĭtās, ātis, f. : abondance. --- Hier. Job. 38.
adflŭus, a, um : qui coule avec abondance. --- J.-Val. 3, 29.
          - Lebaigue P. 47.
adfluxĭo, ōnis, f. : afflux. --- Gloss. Plac. 4, 5.
adfŏdĭo (affŏdĭo), ĕre : - tr. - ajouter en creusant. ---  *Plin. 2, 175.
adfor, adfāris, adfāri, adfātus sum (affor, affāri...) : - tr. - 1 - adresser la parole à (qqn), parler à; prier (les dieux). - 2 - sens passif être dit; être fixé (en parl. des limites d'un temple).
          - formes usitées : ind. prés. adfātur, adfāminī -- imparf. adfābar -- impér. adfāre -- inf. adfārī -- part. adfātus.
          - arch. arfor Prisc. 2, 35, 4; inf. prés. adfarier Sil. 8, 199. 
          - versibus aliquem adfari, Cic. CM 1 : s'adresser en vers à qqn.
          - talibus adfata Ænean, Virg. En. 6, 40 : ayant ainsi parlé à Enée.
          - tum regem Æneas dictis adfatur amicis, Virg. En. 8, 126 : alors Enée adresse au roi ces paroles amicales.
          - adfari deos : prier les dieux. --- Att. d. Non. 111, 27; Virg. En. 2, 700.
          - adfari : adresser la parole [pour saluer]. --- Cic. Phil. 2, 33; Br. 13; [pour dire adieu]. --- Virg. En. 3, 492.
          - positum adfati discedite corpus, Virg. En. 2, 644 : après avoir dit adieu, éloignez-vous de ce corps posé (sur le bûcher).
          - aliquem adfari extremum, En. 9, 484 : dire à qqn le dernier adieu.
          - passif  hoc adfatum est, ut naviget, Sen. Nat. 2, 38, 2 : il a été dit (prescrit) ceci, qu'il navigue. --- cf. Capel. 7, 731 ; Stat. Th. 6, 51 ; Apul. M. 11, 19. 
          - adfantur qui in his fines sunt, Varr. L. L. 6, § 53 : leurs limites sont fixées (en parl. des temples, dans le langage des augures). 
adfŏre, adfŏrem (affŏre, affŏrem) : v. adsum
adformīdo, āre : - intr. - être pris de peur. --- Plaut. Bac. 1078.
adfractus, a, um : part. passé de adfringo -- brisé contre.
adfrango, ĕre, fractum : - 1 - briser contre. --- Stat. Th. 10, 47. - 2 - appuyer violemment contre. --- Stat. Th. 5, 150.
adfrĕmo, ĕre : - intr. - frémir à, frémir à la suite de. --- V.-Fl. 1, 528 ; Sil. 14, 124.
adfrĭcātĭo, ōnis, f. : frottement. --- C.-Aur. Acut. 2, 33, 175.
adfrĭcātus, a, um : part. passé de affrico; frotté contre.
adfrĭco (affrĭco), āre, cŭi, frictum (frĭcātum) : - tr. -
        1 - frotter contre. 
          - vitiosum locum arbori adfricant (pecudes), Col. 7, 5, 6 : (les animaux) frottent contre un arbre l'endroit malade.
          - attritu harenae sese adfricantis, Sen. Nat. 2, 30, 2 : par le frottement des sables qui s'entrechoquent.
        2communiquer par le frottement (par le contact).
          - candido rubiginem suam affricuit, Sen. Ep. 7, 7 : il souilla de son contact une âme candide.
adfrictŭs (affrictŭs), ūs, m. : frottement, friction. --- *Sen. Nat. 5, 14, 4; Plin. 31, 72.
adfringo (affringo), ĕre : c. adfrango.
adfrĭo, āre : - tr. - broyer contre, émietter, pulvériser entre ses doigts.
adfrĭo, āre : - tr. - émietter sur, saupoudrer. --- Varr. R. 1, 57, 1.
adfūdi (affūdi) : parf. de adfundo.
adfŭi (affŭi) : parf. de adsum.
adfulgĕo (affulgĕo), ēre, fulsi : - intr. -
        1apparaître en brillant. 
          - navium speciem de caelo adfulsisse, Liv. 21, 62, 4 : [on racontait] que du ciel avaient apparu des feux en forme de bateaux.
          - voltus ubi tuus adfulsit populo, soles melius nitent, Hor. O. 4, 5, 7 : quand ton visage jette ses rayons sur le peuple, les soleils ont plus d'éclat [chaque jour le soleil a...]
        2fig. briller d'une façon favorable, apparaître, se montrer, luire.
          - Sardiniae recipiendae repentina spes adfulsit, Liv. 23, 32, 7 : soudain luisit l'espoir de reprendre la Sardaigne. --- cf. 27, 28, 14 ; 29, 6, 2, etc.
          - cum breve tempus libertas adfulsisset, Liv. 24, 32, 9 : la liberté n'ayant brillé que peu de temps.
          - et mihi talis aliquando fortuna adfulsit, Liv. 30, 30, 15 : pour moi aussi jadis la fortune a eu ces sourires.
          - non Venus adfulsit, Ov. Ib. 213 : l'étoile de Vénus ne s'est pas montrée.
          - mihi fortuna affulsit, Liv. 30, 30 : la fortune m'a souri.
          - Cretensibus nihil praesidii affulsit, Val. Max. 7, 6, 1 : aucun secours ne vint relever l'espoir des Crétois.
      - ut prima occasio affulsit, Flor. 4, 9 : à la première occasion favorable.
adfundo (affundo), ĕre, fūdi, fūsum : - tr. -
        1 - verser (répandre) sur, contre.
          - adfundere ad radices aquam, Plin. 17, 263 : répandre de l'eau sur les racines. --- [radicibus 17, 261].
          - venenum vulneri adfusum, Tac. An. 1, 10 : poison versé sur la blessure.
          - frigida in aqua adfunditur venenum, Tac. : on verse le poison mélangé dans de l'eau froide, on mêle le poison à...
          - fig. hujus dignitati adjectis opibus aliquid splendoris adfundam, Sen. Ben. 4, 11, 6 : sur la considération dont il jouit, par cet accroissement de fortune, je répandrai quelque peu d'éclat. --- cf. Ep. 115, 3.
        2[sens réfléchi au passif ] se répandre sur.
          - si sol superiori tantum parti nubium adfunditur, Sen. Nat. 1, 8, 2 : si le soleil se répand (répand ses rayons) seulement sur la partie supérieure des nuages.
          - ut equitum tria milia cornibus adfunderentur, Tac. Agr. 35 : de telle manière que trois mille cavaliers s'étendissent sur les ailes.
          - amnis plurimis adfusus oppidis, Plin. 5, 113 : le fleuve ayant baigné un grand nombre de villes.
          - sens passif Caesaraugusta amne Ibero adfusa, Plin. 3, 24 : Césaraugusta baignée par l'Ebre.
          - médio-passif affusus : affaissé, prosterné.
          - adfusae jacent tumulo, Ov. M. 8, 540 : elles gisent affaissées sur son tombeau.
          - adfusus aris, Sen. Oed. 71 : prosterné au pied des autels.
          - affusaque poscere vitam, Ov. M. 607 : et prosternée, implorer de lui la vie. 
adfurcillo, āre, [ad + furcilla] : -tr. - priver de soutien, secouer, ébranler. --- Placid. 6, 25.
adfūsĭo, ōnis, f. : affusion, infusion. --- Pall. 3, 28, 2.
adfūsus, a, um : part de adfundo. 
adfŭtūrus, a, um : part. fut. de adsum.
adgarrĭo (aggarrĭo), īre : - intr. - adresser des sornettes à. --- Capel. 1, 2. 
adgaudĕo (aggaudĕo), ēre : - intr. avec dat. - se réjouir avec. --- P.-Nol. Carm. 18, 14.
          - adgaudere alicui : se réjouir avec qqn.
adgĕmo (aggĕmo), ĕre : - intr. avec dat. - gémir avec. --- Stat. Th. 6, 112; 11, 247.
          - adgemere alicui : gémir avec qqn.
adgĕnĕro (aggĕnĕro), āre : - intr. avec dat. - engendrer avec.
          - dic mihi, omnibus natis mater advivit? omnibus natis adgenerantur et fratres? Tert. Marc. 4, 19 : parle! tous les enfants ont-ils conservé leur mère? tous ceux qui ont vu le jour ont-ils des frères? 
adgĕnĭcŭlātĭo (aggĕnĭcŭlātĭo), ōnis, f. : action de s'agenouiller. --- Hier. Quaest. in genes. 41, 43.
adgĕnĭcŭlor (aggĕnĭcŭlor), āri : - intr. avec dat. - s'agenouiller devant, fléchir le genou.
          - adgeniculari alicui : s'agenouiller devant qqn. --- Tert. Paen. 9.
adgĕro, ĕre, gessi, gestum [ad + gero] : - tr. -
        1 - porter à, porter vers, apporter (dans un même endroit).
          - adgerere aquam, Plaut. Poen. 224 : apporter de l'eau.
          - eorum aggerimus bona, quin etiam ultro ipsi aggerunt ad nos, Plaut. Truc. : nous emportons leurs biens; que dis-je? ils nous les apportent eux-mêmes.
          - avec dat. ingens adgeritur tumulo tellus, Virg. En. 3, 63 : on apporte au tertre une masse de terre.
          - adgesta humo e montibus, Curt. 6, 5, 20 : avec de la terre apportée des montagnes.
        2 - entasser, accumuler.
          - adgerere terram, Caes. BC. 3, 49, 3; adgere limum, Cic. Ep. fg. VII, 5 M. : entasser de la terre, du limon.
          - cui si adgeruntur vulgaria bona... Sen. Ep. 36, 6 : si sur lui s'entassent les biens ordinaires...
          - multa adgerebantur etiam insontibus periculosa, Tac. An. 3, 67 : il s'ajoutait plusieurs circonstances qui eussent été dangereuses même pour des innocents.
          - adgerere alicui (adgerere ad aliquem) : apporter à qqn.
          - opes opibus adgerere, Sen. : entasser trésors sur trésors.
          - simul intendere manus, adgerere probra, Tac. An. 13, 14 : en même temps elle tendait les bras, accumulait les invectives. --- Tac. An. 2, 57.
adgestim (aggestim)  [aggero] : en tas, en masse. --- Vulg. 2 Macc. 13, 5.
adgestĭo, ōnis, f. : apport, amas, entassement.
          - adgestio terrae : apport de terre. --- Pall. 12, 7, 4.
      - adgestio fluminum, Pall. : les alluvions.
adgestum, i, n. : remblai, terrasse, rempart. --- Amm. 19, 8, 1.
adgestus :

        1 - adgestus, a, um : part. passé de adgero.

        2adgestŭs, ūs, m. :
        aaction d'apporter.
      - adgestus pabuli, materiae, lignorum, Tac. An. 1, 35 : transport [par corvées] du fourrage, du bois de construction et de chauffage.
      - tuto copiarum adgestu, Tac. H. 3, 60 : avec la sécurité des approvisionnements. --- Aur. Vict. Ep. 3.
        b - levée de terre; terrasse.
      - Sen. Ep. 84, 12
        ctombe.
      - Quint. Decl. 5, 6.
adglŏmĕro (agglomero), āre, āvi, ātum : - tr. - (ajouter en formant pelote), rattacher (réunir) étroitement.
      - [se] lateri adglomerant nostro, Virg. En. 2, 341 : ils se serrent à nos côtés.
      - adglomerare tenebras, V.-Fl. 2, 197 : rendre denses (épaissir) les ténèbres.
      - adglomerare fretum, V.-Fl. 2, 499 : soulever la mer comme en pelotes, la boursoufler.
adglūtĭnātio, ōnis, f. : attachement, dévouement. --- Gloss.
adglŭtĭnātus : part. de adglutino.
adglūtĭno, āre, āvi, ātum : - tr. - coller à, coller contre.
      - novum prooemium tibi misi : tu illud desecabis, hoc adglutinabis, Cic. Att. 16, 6, 4 : je t'ai envoyé un nouveau préambule : de ton côté, tu détacheras l'autre [du livre] et tu y colleras celui-ci.
      - adglutinare (medicamentum) fronti, Cels. 6, 6, 1 : coller (un remède) contre le front.
       - fig. adglutinare se ad aliquem, Plaut. Cist. 648 : se coller à qqn (s'attacher à qqn). --- Vulg. Jer. 13, 11.
adgrăvātĭo, ōnis, f. : - 1 - surcharge. --- Arn. J. Psalm. 44. - 2 - pesanteur, malaise. --- Aug. Mus. 6, 14, 43.
adgrăvātus, a, um : part. de adgravo. 
adgrăvesco (adgrăvasco, Pacuv.), ĕre : - intr. - 1 - s'alourdir. --- Pacuv. Tr. 69. - 2 - s'aggraver, empirer [maladie]. --- Ter. Hec. 331.
          - siquidem qui tempestivam medicinam admovens non adgravescens volnus inlidat manu, Cic. Tusc. 3 : si du moins on applique un remède au bon moment sans aggraver la blessure en la heurtant de la main.
adgrăvo, āre, āvī, ātum : - tr. -
        1 - rendre plus lourd.
          - adgravatur pondus, Plin. 18, 117 : le poids est augmenté.
          - adgravare caput, Plin. 25, 50 : rendre la tête lourde [entêter].
        2aggraver, empirer.
          - bello res adgravatae, Liv. 4, 12, 7 : situation aggravée par la guerre.
          - adgravare inopiam, Liv. 24, 36, 7 : aggraver la disette.
          - (beneficia) rationes nostras adgravatura, dum aliorum necessitates laxent, Sen. Ben. 4, 13, 2 : (des bienfaits) qui peuvent bien charger nos comptes [grever notre budget], pourvu qu'ils allègent les besoins d'autrui.
          - in redeundo adgravata valitudine Nolae succubuit, Suet. Aug. 98, 10 : à son retour, sa maladie s'aggrava et resta alité à Nole.
          - beneficia rationes nostras adgravatura, Sen. Ben. 4, 13 : bienfaits qui peuvent bien grever notre budget.
          - adgravare reum, Quint. : charger (accabler) un accusé.
          - argumenta, quae per se nihil reum adgravare videantur, Quint. 5, 7, 18 : arguments qui, pris isolément, ne semblent apporter aucune charge contre l'accusé.
          - sortem aggravare, Curt. : aggraver le malheur.
          - quo (bello) si adgravatae res essent, vix ope deorum omnium resisti potuisset, Liv. 4 : et si, du fait de cette guerre, la situation s'était aggravée, on aurait pu avoir du mal à résister malgré le seours de tous les dieux.
adgrĕdĭo (aggrĕdĭo), ĕre : - tr. - 1 - aborder, attaquer. - 2 - entreprendre.
          - adgredi dolis, Cic. Fragm. d. Prisc. : se laisser gagner par des présents.
          - v. adgredior.
adgrĕdĭor, grĕdi, gressus sum [ad + gradior] : - intr. et tr. -
          - le sens passif [être abordé, attaqué] se trouve : Cic. Ep. frag. 2, 2 M, d'après Prisc. 8, 17 ; au participe [étant entrepris] : Just. 7, 6, 5; Aug. Ord. 1, 4, 11. ---  formes arch. : adgredimur [4è conj.] Plaut. Asin. 680; adgredibor, Plaut. Pers. 15; adgrediri, Plaut. Truc. 251 ; 461 ; adgredirier, Plaut. Merc. 248 ; Rud. 601 --- adgretus = adgressus, Enn. An. 588
 — supin adgressu, Plaut. Pers. 558.

          - intr. -
        1 - aller vers, s'approcher.
          - silentio adgressi, Caes. BC. 3, 50, 1 : s'étant approchés en silence. --- cf. Virg. b. 6, 18.
          - quin ad hunc adgredimur? Plaut. As. 680 : que n'allons-nous à lui ? --- cf. Bac. 1151; Merc. 248, etc.
          - non repelletur inde, quo adgredi cupiet, Cic. de Or. 3, 63 : on ne le repoussera pas [l'Epicurisme] de la position où il désirera se porter [on ne l'empêchera pas d'aller au but qu'il vise].
      - ubi quamque nostrarum videt prope hasce aedis adgrediri (= adgredi), Plaut. : quand il voit l'une de nous s'approcher de cette maison.
        2 - fig. entreprendre, aborder, se mettre à.
          - ad petitionem consulatus adgredi, Cic. Mur. 15 : entreprendre de briguer le consulat.
          - adgredi ad causam, Cic. Balb. 18 ; ad disputationem, Cic. Nat. 3, 7 : aborder une cause, une discussion.
          - adgredi ad dicendum, Cic. Brut. 139 : se mettre à parler [commencer un discours].
          - adgredi ad injuriam faciendam, Cic. Off. 1, 24 : en venir à commettre une injustice.

          - tr. -
        3aborder [aliquem, qqn].
          - Plaut. Mil. 169, etc.; Cic. Q. 3, 1,4.
          - Damasippum velim adgrediare, Cic. Att. 12, 33, 1 : je voudrais que tu voies Damasippe.
          - crudelitatem principis adgreditur, Tac. An. 16, 18 : il s'adresse à la cruauté du prince.
      - aggredi aliquem dictis, Virg. En. 4 : adresser la parole à qqn, accoster qqn.
        4entreprendre qqn, chercher à le circonvenir, chercher à le corrompre.
          - Cic. Verr. 2, 36; Clu. 40; Sall. J. 16. 4.
          - adgredi aliquem pecuniā, Sall. J. 28 : chercher à corrompre qqn avec de l'argent.
          - adgredi aliquem pollicitationibus, Sall. J. 61, 4 : chercher à corrompre avec des promesses.
          - acrius adgreditur modestiam ejus, Tac. An. 2, 26 : il livre un assaut plus vif à sa modestie.
        5attaquer.
          - ex itinere nostros adgressi, Caes. BG. 1, 25, 6 : ayant attaqué les nôtres immédiatement après la marche [sans arrêt].
          - cf. BG. 2, 10, 2; 2, 9, 1; BC. 2, 38, 4, etc.
          - alteram navem adgressus, Caes. BC. 3, 40, 1 : ayant attaqué le second vaisseau.
          - murum scalis adgredi, Sall. J. 57, 4 : donner l'assaut au mur au moyen d'échelles. --- cf. Liv. 6, 8, 10.
          - lex Terentilla novos adgressa consules est, Liv. 3, 10, 5 : la loi Térentilla attaqua [fut une arme contre] les nouveaux consuls.
          - quid cum plebe adgredimur eum, quem per ipsam plebem tutius adgredi est? Liv. 6, 19, 6 : pourquoi attaquons-nous cet homme et la plèbe en même temps, quand il est plus sûr de l'attaquer au moyen de la plèbe même ?
          - absentem adgredi, Nep. Alc. 4, 2 : l'attaquer pendant son absence [= lui intenter une accusation].
        6aborder, entreprendre [rem, qqch].
          - Cic. Att. 2, 14, 2; de Or. 3, 204 ; Or. 2, etc.
          - adgredi causam, Cic. Fin. 4, 1 : aborder une cause [en entreprendre la défense].
          - adgressi facinus, Liv. 42, 16, 5 : ayant tenté ce coup.
          - adgredi eloquentiam, Quint. 8, pr. 22 : aborder l'éloquence.
          - adgredi opus, Tac. H. 1, 2 : entreprendre un travail (une œuvre).
      - nullam rem oportet adgrediri (= adgredi), Plaut. Truc. : il ne faut rien entreprendre.
          - aggredi + inf. : entreprendre de, essayer de.
          - Jugurtham beneficiis vincere adgressus est, Sall. J. 9 : il essaya de désarmer Jugurtha par des bienfaits.
          - oppidum expugnare aggreditur, Sall. C. 21 : il essaie d'emporter la ville d'assaut.
          - de quibus dicere adgrediar, si pauca prius de instituto meo dixero, Cic. Off. 2, 1 : or, je me mettrai à parler de cet objet, quand j'aurai dit d'abord quelques mots du but que je poursuis.
adgrĕgātīo, ōnis, f. : adjonction, addition. --- Boet. Arithm. 1, 20.
adgrĕgo (aggrego), āre, āvī, ātum [ad + grex] : - tr. - *joindre à un troupeau*, joindre, rassembler, réunir, assembler.
          - ADGREGARE : ad gregem ducere, Paul. ex Fest. p. 23.
          - ego te semper in nostrum numerum adgregare soleo, Cic. Mur. 16 : j'ai l'habitude de te ranger toujours au nombre des nôtres.
          - aggregare se ad eorum amicitiam, Caes. BG. 6, 12 : entrer dans leur alliance.
          - te semper in nostrum numerum adgregare soleo, Cic. Mur. 7 : j'ai l'habitude de te regarder comme l'un des nôtres.
          - aggregare deorum numero : mettre au nombre des dieux.
          - oppidani adgregant se Amphotero, Curt. 4, 5 : les assiégés se joignent à Amphotère.
          - si eodem ceteros undique collectos naufragos adgregarit, Cic. Cat. 1, 30 : s'il ramasse au même point le reste des naufragés qu'il aura recueillis de tous côtés.
          - se ad amicitiam alicujus adgregare, Caes. BG. 6, 12, 6 : se ranger parmi les amis de qqn.
          - ad causam alicujus se adgregare, Cic. Fam. 1, 9, 11 : se ranger au parti de qqn.
          - aut vincentibus spes aut pulsis ira adgregat suos, Liv. 30, 11, 7 : sont-ils vainqueurs? c'est l'espoir qui rassemble à leurs côtés leurs compagnons; sont-ils repoussés ? c'est la colère.
          - adgregari = se adgregare.
          - ne desciscentibus adgregarentur, Suet. Ner. 43 : pour qu'ils ne se joignissent pas aux insurgés.
          - antequam is quoque Vespasiani partibus adgregaretur, Tac. H. 2, 96 : avant qu'il se rangeât lui aussi du côté de Vespasien.
          - nostras historias Graecorum fabulis Tac. D. 3, associer des faits de notre histoire aux fables de la Grèce.
adgressĭo, ōnis, f. attaque, assaut. --- Cic. Or. 50 [fig.] II épichérème. --- Quint. 5, 10, 4.
adgressŏr, ōris, m. : agresseur. --- Ulp. Dig. 29, 5, 1, 35.
adgressūra, ae, f. : agression. --- Ulp. Dig. 10, 2, 4, 2.
adgressus :
        1 - adgressus, a, um : part. de adgredior.
        2 - adgressus, ūs, m. : attaque. --- Ulp. Dig. 36, 1, 17, 7.
adgrettus, a, um, arch. : c. adgressus. --- Enn.
adgŭberno, āre : gouverner, diriger. --- Flor. 2, 8, 1.
adgyro, āre : - intr. - tourner autour. --- N. Tir.
adhaerens, entis : part. prés. de adhaereo; adhérent, attaché, qui s'attache à.
          - deo adhaerens, Salv. : tout en Dieu.
          - tempus adhaerens, Quint. 5, 10, 46 : moment qui se rattache immédiatement au précédent.
adhaerentĭa, ae, f. : adhérence. --- Tert. Marc. 4, 24.
adhaerĕo, ēre, haesi, haesum : - intr. -
      - (Lebaigue P. 24)
        1être attaché à.
          - adhaerere alicui rei : être attaché à qqch.
          - avec dat. adhaerere saxis, Liv. 5, 47, 5 : être accroché aux rochers; ancoris Tac. An. 2, 23, aux ancres.
          - avec in abl. vincto in corpore adhaerent, Ov. M. 4, 694 : ils tiennent embrassé son corps enchaîné.
          - adhaerere in visceribus, Cic. Vat. 5, 13 : être attaché aux entrailles. --- cf. Sen. Ep. 65, 18.
          - adhaeserunt in me omnia tela, Cic. : tous les traits ont porté sur moi.
          - avec abl. fronte Rhoeti cuspis adhaesit, Ov. M. 5, 38 : c'est dans le front de Rhétus que la pointe du trait se fixa.
          - pallium quā humerum adhaeret, Tert. : à l'endroit où le manteau est fixé sur l'épaule.
        2abst. se tenir (se maintenir) attaché.
          - adhaerere jumento, Gell. 20, 1 : se tenir à cheval.
          - (ei) cognomen adhaeret, Hor. S. 2, 2, 56 : le surnom lui est resté.
          - Lucr. 3, 557; 6, 914; Sen. Ep. 70, 20.
        3être adhérent à [dat.].
          - Cic. Nat. 2, 137 ; Liv. 6, 10, 8, etc.
          - adhaerere continenti, Liv. 29, 35, 13 : être adhérent au continent.
          - tempus adhaerens, Quint. 5, 10, 46 : moment qui se rattache immédiatement au précédent
          - adhaerere alicui : être toujours aux côtés de qqn. --- Plin. 10, 51; Mart. 5, 41, 1.
          - nulli fortunae adhaerebat animus, Liv. 41, 20, 2 : son esprit ne se tenait attaché à aucun genre de vie.
          - adhaerere stativis castris, Tac. An. 3, 21 : être assujetti à des campements de durée.
          - adhaerere obsidioni, Amm. 19, 3 : s'acharner à un siège.
          - adhaeret altissimis invidia, Vell. 1, 9 : l'envie s'attache à tout ce qui est grand.
          - vineis modica silva adhaerebat, Tac. H. 2, 25 : il y avait à côté des vignes un tout petit bois.  
adhaeresco, ĕre, haesi : - intr. - devenir adhérent, s’attacher à, s'appliquer à, se fixer à.
          - adhaerescere ad rem (in rem, in re rei) : s'attacher à qqch.
          - adhaerescere in aliquo : s'attacher à qqn.
          - adhaerescere ad turrim Caes. BG. 5, 48, 8, se fixer à la tour [en parl. d'un javelot]. ---- cf. BC. 1, 28, 4; Cic. Dom. 13.
          - ne in hanc tantam materiem seditionis ista funesta fax adhaeresceret Cic. Dom. 13, [éviter] que ce brandon funeste [Clodius] ne vînt [par son contact] allumer cet énorme foyer de révolte.
          - in me uno tela adhaeserunt, Cic. Dom. 63 : c'est sur moi seul que se sont fixés les traits.
          - adhaerescere lateri craterae, Hor. : s'attacher aux parois d'un vase.
          - adhaerescere ad columnam (s.-ent. Maeniam), Cic. Sest. 8, 18 : rester attaché au poteau (pour dettes).
          - quae ad id genus adhaerescunt, Cic. : règles qui conviennent à ce genre.
          - oratio ejus numquam adhaerescebat, Cic. : jamais d'hésitation dans sa parole.
          - adhaerescere ad disciplinam, Cic. Ac. 2, 8 : s'attacher à une école.
          - adhaerescere ad omnium vestrum studium, Cic. de Or. 3, 37 : s'appliquer étroitement à votre goût à tous.
          - adhaerescere justitiae, Cic. Off. 1, 86 : s'attacher à la justice.
          - adhaerescere egressibus Tac. An. 11, 12, s'attacher aux pas de qqn quand il sort.
          - adhaerescere memoriae, Sen. Ep. 21, 6, se fixer dans la mémoire.
          - meo osculo non adhaesit, Sen. Ir. 2, 24, 1, le baiser qu'il m'a donné n'était pas appuyé.
          - prava fastidiis adhserescunt, Cic. de Or. 1, 258 : les défauts [de l'orateur] sont voués aux continuels dédains de l'auditeur.
          - te extremum adhaesisse, Cic. Vat. 11 : [pour une élection à la questure] tu es arrivé bon dernier accroché aux autres.
          - ita libere fluebat (oratio) ut nusquam adkaeresceret, Cic. Br. 274 : (son style) coulait si aisément que rien n'en suspendait le cours (rien n'y accrochait).
adhaesē, adv. : Gell. en hésitant.
adhaesi : parf. de adhaereo.
adhaesĭo, ōnis, f. : adhérence, adhésion.
adhaesŭs, ūs, m. : adhésion.
adhalo, āre, āvi : - tr. - souffler sur, effleurer de son haleine.
adhamo, āre, āvi : - tr. - 1 - prendre à l'hameçon (au fig.). - 2 - prendre dans ses filets. - 3 - briguer.
          - adhamare honores, Cic. : aspirer aux honneurs.
adhaurĭo, īre : - tr. - engloutir.
Adherbăl, ălis, m. : Adherbal (roi de Numidie).
ădhĭbĕo, ēre, hĭbŭi, hĭbĭtum [ad + habeo], tr. :
          - adhibere ... ad aliquid ou alicui rei ou in abl.
       1 - mettre auprès, approcher, appliquer, offrir, présenter.
          - adhibere vincula captis, Ov. : enchaîner des captifs.
          - adhibere vultus ad aliquem, Ov. : tourner ses regards vers qqn.
          - adhibere se ad rationem, Lucr. : s'appliquer à la raison.
          - adhibere motum judici, Cic. : faire passer un sentiment dans le coeur du juge.
          - adhibere odores ad deos, Cic. : offrir de l'encens aux dieux.
          - deis cultus, honores, preces adhibere, Cic. Nat. 1, 3 : adresser aux dieux un culte, des honneurs, des prières.
          - cum adhibemus ad eos orationem ejusmodi, Cic. Ac. 2, 32 : quand nous leur adressons des paroles de la sorte.
          - judicium aliqua re acrius adhibere, Quint. 12, 10, 76 : soumettre qqch au jugement de personnes plus sévères.
          - adhibere alicui calcaria, Cic. Brut. 56 : appliquer l'éperon à qqn, employer l'éperon avec qqn.
          - sanae parti corporis scalpellum adhibere, Cic. Sest. 135 : porter le scalpel sur une partie saine du corps.
          - aegro medicinam adhibere, Cic. de Or. 2, 186, appliquer un remède à un malade.
       2 - ajouter, joindre.
          - nihil ad panem adhibere : ne rien ajouter à son pain.
          - ad panem nihil praeter nasturcium Cic. Tusc. 5, 99, n'ajouter à son pain que du cresson.
      - quibus rebus ad illum primum motum animi adhibitis, Cic. Lael. 29 : quand ces éléments d'utilité joignent leur appoint à ce premier mouvement du cœur.
          - adhibere heredem fratri, Dig. : donner un cohéritier à son frère.
       3 - appliquer, employer, mettre en oeuvre.
          - adhibete auris (s.-ent. ad ea) quae ego loquor, Plaut. Ps. : tendez l'oreille à ce que je vous dis.
          - in aliqua re curam et diligentiam adhibere : consacrer ses soins attentifs à qqch.
          - adhibere numerum iambicum in fabulis, Cic. : faire usage de l'iambe dans ses pièces.
          - adhibere machinas ad... Cic. : faire jouer des ressorts pour ...
          - adhibere patientiam, Liv. : faire preuve de patience.
          - sic se adhibere ut ... Cic. : se conduire de manière que.
          - quod amici genus adhibere levitatis est, Cic. Lael. 93 : admettre ce genre d'amis serait de la légèreté.
          - omnes propinqui adhibebantur, Cic. Verr. 5, 120 : tous les proches étaient admis [à ces tractations]
          - adhibere potionem, cibum, Cic. CM 36 : employer la boisson, la nourriture.
          - eandem fidem, majorem curam adhibere, Cic. Att. 3, 15, 7 : apporter la même sincérité de sentiments, mais une sollicitude plus active.
          - adhibere studium atque aures, Cic. Arch. 5 : apporter du goût et une oreille de connaisseur.
          - adhibere severitatem in aliquo, Cic. Fin. 1, 24 : montrer de la sévérité à propos de qqn.
          - adhibere in rem omnem diligentiam, Cic. Fam. 16, 9, 4 : mettre toute son attention sur une chose.
          - in aliquem crudelitatem adhibere, Cic. Dom. 60 : montrer de la cruauté contre qqn.
          - in famulos saevitiam adhibere, Cic. Off. 2, 24 : appliquer un traitement cruel aux esclaves
          - adhibere aliquem ducem, Cic. Tusc. 5, 112 : employer qqn comme chef.
          - adhibere aliquem arbitrum Cic. Mur. 7 : employer qqn comme arbitre.
          - adhibere aliquem patronum, Cic. Sull. 13 : employer qqn comme chef, comme arbitre, comme défenseur ;
       4 - faire venir près de soi, admettre, mander, consulter, faire appel à, appeler, invoquer, avoir recours à, produire (des témoins).
          - adhibere oratorem, Cic. Clu. 139 : employer un orateur, recourir à un orateur.
          - adhibitis omnibus Marcellis, Cic. Verr. 2, 122, ayant fait appel à tous les Marcellus.
          - adhibere doctrinam, Cic. Br. 44 : faire appel à la science.
          - adhibere testes : produire des témoins.
          - adhibere in auxilium : appeler à son secours.
          - adhibere manus medicas ad vulnera, Virg. G. 3 : *employer les mains du médecin pour sa blessure* = avoir recours aux mains du médecin pour sa blessure.
          - adhibere aliquem in partem periculi, Ov. M. 11, 447 : associer qqn à ses périls.
          - adhibuit sibi in consilium principes, Cic. Off. 2, 82 : il s'adjoignit en conseil des notables.
          - auspicia adhibere : prendre les auspices.
          - adhibere in convivium, Cic. Verr. 5, 28 : faire venir dans un festin.
          - adhibere aliquem ad consilium ou in consilium ou consilio : appeler qqn pour lui demander conseil, faire venir qqn au conseil, consulter qqn.
          - non eos ad concilium adhibendos censeo, Caes. BG. 7, 77, 3 : j’estime que ceux-là ne méritent pas de faire partie du conseil.
          - a tuis reliquis non adhibemur, Cic. Fam. 4, 7 : nous ne sommes consultés par aucun des tiens.
          - convivio aliquem adhibere, Liv. 23, 8, 5; cenae, Quint. 11, 2, 12 : admettre qqn à sa table.
          - consiliis publicis sacerdotes adhibere, Cic. Div. 1, 95 : admettre des prêtres aux assemblées officielles.
          - me Regulus non adhibuerat, Plin. Ep. 1, 5, 4 : Régulus ne m'avait pas invité.
       5 - accueillir, traiter.
          - aliquem adhibere + adv. de manière : traiter qqn (de telle ou telle manière).
          - bene aliquem adhibere : bien traiter qqn.
          - adhibere aliquem liberaliter, Cic. Q. 1, 1, 16 : traiter qqn libéralement.
          - adhibere quam liberalissime Cic. Verr. 5, 70 : traiter le plus libéralement possible.
          - adhibere severius, Cic. Att. 10, 12, 3 : traiter avec quelque sévérité
          - sic se adhibere in tanta potestate, ut... Cic. Q. 1, 1, 22 : dans l'exercice d'un si grand pouvoir se comporter de telle manière que...
          - rebus modum et ordinem adhibere, Cic. Off. 1, 17 : apporter de la mesure et de l'ordre dans les affaires de la vie.
          - belli necessitatibus patientiam adhibere, Liv. 5, 6, 3 : apporter de l'endurance dans les nécessités de la guerre.
          - motus, quos orator adhibere volet judici, Cic. de Or. 2, 189 : les passions que l'orateur voudra faire éprouver au juge.
          - adhibere vim alicui, Cic. Verr. 4, 116 : exercer des violences sur qqn.
          - fig. adhibere vim alicui, Cic. Amer. 31 : avoir de l'action (de l'influence) sur qqn.
ădhĭbĭtĭo, ōnis, f. : - 1 - emploi, usage. --- M.-Emp. 15. - 2 - action d'admettre, admission. --- Gai. Inst. 1, 1.
ădhĭbĭtus, a, um : part. passé de adhibeo.
ădhinnĭo, īre, īvi (ĭi), ītum : - tr. et intr. - 1 - hennir à, hennir auprès, hennir à la vue de. - 2 - tressaillir de plaisir.
          - avec dat., acc., ad + acc., in + acc.
          - adhinnire equo, Plin. 35, 95; Ov. A. 1, 280 : hennir à la vue d'un cheval.
          - ad illius hanc orationem adhinnivit, Cic. Pis. 69 : il poussa des hennissements [il eut des transports de joie] aux propos que tenait ce philosophe.
          - adhinnire equolam, Plaut. Cist. 307 : hennir à une cavale.
ădhoc, adv. : c. adhuc.
ădhorrĕo, ēre : - intr. - frisonner en présence de.
ădhortāmĕn, ĭnĭs, n. (c. adhortatio) : exhortation. --- Apul. Flor. 18.
ădhortātĭo, ōnis, f. : exhortation, encouragement. --- Cic. de Or. 2, 11.
          - avec gén. obj. adhortatio capessendi belli, Liv. 31, 15, 4 : exhortation à entreprendre la guerre.
ădhortātīvus, a, um : qui sert à exhorter. --- Diom. 338, 11.
ădhortātŏr, ōris, m. : qui exhorte, qui encourage.
          - si adhortator operis adesset, Liv. 2, 58, 7 : s'il venait encourager les travaux.
ădhortātōrĭē, adv. : de manière à encourager. --- Alcim. Ep. 16.
adhortatus :
       1 - ădhortātus, a, um : part. passé de adhortor. - a - qui a exhorté. - b - sens passif : encouragé.
       2 - ădhortātŭs, ūs, m. : exhortation. --- Apul. Apol. 102.
ădhortor, āri, ātus sum : - tr. - encourager, exhorter, exciter.
          - part. adhortatus [au sens pass.]. --- Cassius d. Prisc. 8, 15; C.-Aur. Acut. 2, 3, 17.
          - adhortari ad rem, ad rem faciendam : exhorter à qqch, à faire qqch. --- Cic. Phil. 2, 89; 13, 7 ; Caes. BG. 7, 68, 3.
          - adhortari ad bellum, Cic. (in bellum, Tac.) : pousser à la guerre.
          - Lepidus optime proximo civili bello de re publica meritus, ad pacem adhortatur, Cic. Phil. 13 : Lépide, qui lors de la dernière guerre civile a bien mérité de la patrie, nous exhorte à la paix.
          - adhortari in rem. --- Sen. Ep. 94, 37; Tac. Suet. Ner. 41.
          - senatum epistulā in ultionem sui adhortatus est, Suet. : il écrivit une lettre au sénat pour l'exhorter à le venger.
          - adhortari de re : à propos de qqch. --- Caes. BG. 7, 17, 2; Cic. Att. 2, 14, 2.
          - de re frumentaria Boios adhortari non destitit, Caes. BG. 7 : pour avoir du blé il ne cessa de harceler les Boïens.
          - sese adhortari, Catul. : s'exciter soi-même.
          - adhortor properent, Ter. Eun. 583 : je les exhorte à se hâter.
          - adhortor ad eos ut properent : je les exhorte à se hâter.
          - adhortari ne : exhorter à ne pas. --- Caes. BG. 6, 37, 10; 7, 40, 4; BC. 1, 34, 3; Liv. 23, 25, 2.
          - Bruto adhortante, ne jamdudum operientes destitueret, Suet. Caes. 81 : il exhorta Décimus Brutus à ne pas décevoir les sénateurs qui attendaient depuis longtemps.
          - avec inf. non adhortabimur ferre imperia carnificum, Sen. Ir. 3, 15, 3 : nous ne les exhorterons pas à subir les lois de leurs bourreaux. --- Plin. Pan. 66.
ădhospĭto, āre : - tr. - rendre favorable (une divinité par des sacrifices). --- Dictys. 1, 15.
ădhūc, adv. :
       1jusqu'ici, jusqu'à ce moment, jusqu'à maintenant.
          - diligenter, sicut adhuc fecistis, attendite Cic. Verr. 4, 102, écoutez attentivement, comme vous l'avez fait jusqu'ici.
          - quae adhuc numquam audistis (commemorabo), Cic. Verr. 5, 9 : (je mentionnerai) des choses que vous n'avez jamais entendues jusqu'ici.
          - quod adhuc non amisi, Cic. CM 28, et [cette sonorité de la voix] je ne l'ai pas encore perdue.
          - nihil adhuc peccavit etiam, Plaut. Pers. 630 : jusqu'à présent elle n'a pas encore bronché.
          - nil adhuc est, quod vereare, Ter. Heaut. 175 : tu n'as pas encore lieu de t'alarmer.
          - usque adhuc : jusqu'à maintenant. --- Plaut., Ter.; Cic. Rep. 2, 36, etc.
          - scripsi me cognosse eloquentem adhuc neminem, Cic. de Or. 1, 94 : j'ai écrit que je n'avais connu encore aucun homme vraiment éloquent.
          - adhuc locorum, Plaut. Capt. 385 [sens temporel] : jusqu'à maintenant.
       2encore maintenant, encore toujours.
          - id quod adhuc est suspiciosum, Cic. Amer. 18 : ce qui maintenant encore n'est qu'un soupçon.
          - minus moleste feremus nos vixisse et adhuc vivere, Cic. Att. 3, 14, 1 : je supporterai avec moins de peine d'avoir vécu et de vivre encore.
          - jampridem ab eo peto ut... et adhuc impetrare non possum, Cic. Verr. 2, 29 : depuis longtemps je lui demande de... et je ne puis toujours pas l'obtenir.
       3 - [non classique] encore [se référant au passé ou au futur].
          - cum vigerem adhuc viribus, Liv. 28, 40, 10 : alors que j'étais encore dans toute la vigueur de mes forces.
          - omnes adhuc tibi favebunt, Luc. 7, 212 : tous seront encore de cœur avec toi.
          - unam adhuc epistolam acceperam, Cic. Att. 7, 2 : je n'avais encore reçu qu'une lettre.
          - unam rem adhuc adjiciam, Sen. Q. N. 4, 8 : à cela j'ajouterai une seule chose.
        4encore, en outre, davantage.
          - Agricola militem accendendum adhuc ratus, Tac. Agr. 33 : Agricola pensant qu'il devait allumer le soldat davantage.
          - devant compar. adhuc difficilior, Quint. 1, 5, 22 : encore plus difficile.
          - adhuc puncto minus, Sen. Ep. 49, 3 : encore moins qu'un point.
          - majora adhuc restant, Curt. 9, 6, 23 : il reste des choses plus grandes encore. --- Quint. 10, 1, 99; Tac. G. 19; Suet. Ner. 10
ădhūcĭne : c. adhucne. --- Apul. M. 9, 3.
Adiabari, ōrum, m. : les Adiabares (peuple d'Ethiopie). --- Plin, 6, 189.
Adiabās, ae, m. : l'Adiabas (fleuve d'Assyrie). --- Amm. 23, 6, 20.
Adĭăbēnē, ēs (Adĭăbēna, ae), f. : l'Adiabène (contrée de l'Assyrie, auj. le Kurdistan). --- Plin. 5, 66; Amm. 23, 6, 20.
          - gr. Ἀδιαϐηνή, ῆς.
          - Adĭăbēnus, a, um : de l'Adiabène. --- Tac. An. 12, 14.
          - gr. Ἀδιαϐηνός.
          - Adĭăbēni, ōrum, m. : les habitants de l'Adiabène. --- Tac. An. 12, 13; 15, 1, etc.
ădĭantum, i, n. : capillaire (plante). --- Plin. 22, 62.
          - gr. ἀδίαντον.
ădĭaphŏrŏs, ŏn : indifférent. --- Varr. ap. Non. 82, 14; cf. Cic. Fin. 3, 16, 53.
          - gr. ἀδιάϕορος.
Adĭătōrix, ĭgis, m. : Adiatorix (roi des Comaniens, fait prisonnier par Octave à Actium). --- Cic. Fam. 2, 12, 2.
ădĭbĭlis, e : accessible. --- Cass. Eccl. 11, 18.
ădĭcĭo : c. adjicio.
ădĭgo, ĕre, ēgi, actum [ad + ago] : - tr. -
          - adaxint = adegerint Plaut. Aul. 50.
       1 - pousser vers.
          - pecore e vicis adacto, Caes. BG. 7, 17, 3 : en faisant amener du bétail des bourgades.
          - quis deus Italiam vos adegit ? [acc. poét.] Virg. En. 9, 598 : quel dieu vous a poussés en Italie ?
          - arbitrum adigere aliquem : pousser, faire aller (citer) qqn devant l'arbitre. --- Cic. Com. 25; Off. 3, 66.
          - adigere tigna fistucis, Caes. BG. 4, 17, 4 : enfoncer des pilotis avec des moutons.
          - adigere scalprum in articule, Liv. 27, 49, 1 : enfoncer un ciseau au point de jonction [de la tête et du cou].
          - d'où, en poésie alte vulnus adactum, Virg. En. 10, 850 : coup porté profondément.
          - adigere telum : lancer un trait de manière qu'il porte à un but.
          - ex inferiore loco tela adigi non possunt Caes. BG. 3, 14, 4 : lancés d'en bas, les traits ne peuvent parvenir au but.
          - ex locis superioribus in litus telum adigi potest, Caes. BG. 4, 23, 3 : lancé d'en haut un trait peut atteindre le rivage.
          - turri adacta, Caes. BG. 5, 43, 6 : une tour ayant été approchée.
          - adigere naves, Tac. An. 2, 7 : amener des vaisseaux
          - adigere equos per publicum, Suet. : pousser ses chevaux à travers la foule.
          - adigere cuneum arbori, Plin. : enfoncer un coin dans un arbre.
          - adigere ferrum in viscera, Sil. : plonger le fer dans les entrailles.
          - adigere classem Byzantium, Tac. : pousser une flotte vers Byzance.
          - vulnus per galeam adigere, Tac. An. 6, 35 : porter un coup à travers le casque, transpercer le casque.
          - adigere ignem turri, Caes. : mettre le feu à une tour.
          - adigere aliquem fulmine ad umbras, Virg. : précipiter qqn d'un coup de foudre dans les enfers.
          - ne sit solvendi tempus adactum, Lucr. : de peur que le temps d'expier ne soit venu.
       2 - contraindre à, pousser à, forcer à.
          - adigere ad mortem, Tac. An. 12, 22 : contraindre à mourir.
          - adigere in furorem, Lact. : rendre fou.
          - tu adigis me ad insaniam, Ter. Ad. 111 : tu me rends fou.
          - adigere + inf. : forcer à.
          - adigit expromere vitas usque retro, Stat. Th. 4, 531 : il les force à dérouler toute leur vie passée. --- Virg. En. 7, 114; cf. 6, 696; Ov. Am. 3, 6, 3; Sil. 2, 472.
          - absol. adigit ita Postumia, Cic. : telle est la volonté de Postumia.
          - jurejurando adigere + prop. inf. : faire jurer que (litt. contraindre par serment).
          - (ad) jusjurandum aliquem adigere : faire prêter serment à quelqu’un. --- Cic. Ac. 2, 116 ; Caes. BC. 1, 76, 3; Sall. C. 22, 1 ; Caes. BG. 7, 67, 1.
          - in verba alicujus aliquem jus jurandum adigere : faire prêter serment à qqn dans les termes [suivant la formule] qu'une personne indique, [c.-à-d. faire prendre à qqn un engagement solennel envers une personne]. --- Caes. BC. 2, 18, 5.
          - in verba adigere : faire jurer. --- Liv. 7, 5, 6; Plin. Pan. 64; Tac. H. 2, 14, etc.
          - provinciam omnem in sua et Pompei verba jus jurandum adigebat, Caes. BC. 2, 18, 5 : il contraignait toute la province à prêter serment de fidélité à Pompée et à lui-même.
          - adigere aliquem, Tac. : faire prêter serment à qqn.
          - adigere aliquem arbitrum (ad arbitrum) : citer qqn devant un arbitre.
        3 - donner une forme, façonner.
          - in faciem prorae pinus adacta, Prop. 3, 29, 14 : pin façonné en forme de proue.
Adimantus, i, m. : Adimante. - 1 - roi de Phlionte. - 2 - général athénien. - 3 - écrivain grec.
ădĭmo, ĕre, ĕmi, emptum [ad + emo] : - tr. - prendre en tirant à soi, enlever, ôter, retirer, ravir.
          - adempsit = ademerit Plaut. Epid. 363.
          - adimere aliquid alicui : enlever qqch à qqn.
          - ou rem ab aliquo. --- Cic. Verr. 4, 151; Prisc. Gram. 3, 280, 13.
          - adimere compedes alicui, Plaut. : délivrer qqn de ses chaînes.
          - adimere aspectum solis, Cic. Ac. 2, 61 : enlever la vue du soleil.
          - adimere dolores, poenas, Cic. Cat. 4, 8 : supprimer les douleurs, les châtiments.
          - adimere equum, Liv. 27, 11, 14 : ôter [à un chevalier pour indignité] le cheval fourni par l'Etat.
          - adimere curas, Ter. : bannir les soucis.
          - vitam alicui adimere, Cic. Planc. 101 : ôter la vie à qqn.
          - adimere puellam leto, Hor. O. 3, 22, 3 : dérober une jeune fille à la mort.
          - chez les poètes casus, fortuna, mors aliquem adimit : le sort, la destinée, la mort enlève qqn.
          - ademptus (fato) : enlevé (par la mort). --- Hor. O. 2, 9, 10; Catul. 67, 20, etc.; Curt. 8, 8, 17.
          - non ademit posse reverti, Ov. P. 1, 7, 47 : il n'enleva pas la possibilité d'un retour.
      - adimam cantare severis, Hor. Ep. 1, 19, 9 : j'interdirai de chanter aux gens austères. --- cf. Ov. P. 1, 7, 47 ; Sil. 9, 160; 9, 425.
      - cf. gr. ϕαιρήσομαι ἀείδειν.
ădimplĕo, ēre, ēvi, ētum : - tr. - 1 - remplir. --- Col. 12, 43. - 2 - accomplir.
          - adimpleti tibiarum cantu vocant deam suam, Jul. Firm. de Err. p. 10 : remplis du son de la flûte, ils invoquent leur déesse.
          - adimplebis me laetitiā, Vulg. Psa. 15, 10 : tu me combleras de joie.
          - adimplere legem, Tert. : exécuter la loi.
          - adimplere libertates, Cod. : réaliser les affranchissements (stipulés par le testateur).
ădimplētĭo, ōnis, f. : - 1 - action de remplir, d'exécuter. --- Aug. Serm. 350, 1. - 2 - accomplissement, réalisation. --- Tert. Marc. 4, 33. 3 - assouvissement. --- Hier. Ep. 121, 10.
          - adimpletio temporum, Tert. : consommation des temps. 
ădimplētŏr, ōris, m. : celui qui accomplit. --- Aug. Serm. 144, 3.
          - (Lebaigue P. 25)
  
ădimplētus, a, um : part. passé de adimpleo; rempli.
ădincresco, ĕre : - intr. - croître, augmenter. --- Vulg. Eccli. 23, 3.
ădindo, ĕre, indĭdi, indĭtum : - tr. - introduire en sus, faire entrer, enfoncer --- Cato, Agr. 18, 9.
ădinfĕro, ferre, tūli : apporter à, citer. --- Tert. Marc. 5, 9.
ădinflo, āre : - tr. - enfler. --- Aug. Civ. 19, 23.
ădingĕro, ĕre, gessi, gestum : - tr. - diriger contre. --- Seren. d. Schol. Juv. 4, 2.
ădingrĕdior, i : - tr. - pénétrer dans, prendre possession de qqch. --- Nov.-Just. 121, praef.
ădinquīro, ĕre : - tr. - rechercher, s'enquérir. --- Jul.-Val. 1.
ădinstar ---> instar
ădinsurgo, ĕre : v. adsurgo. --- *Liv. 22, 4, 2.
ădintellĕgo, ĕre : - tr. - comprendre avec. --- Mar.-Vict. Ar. 1, 42.
ădinvĕnĭo, īre, vēni, ventum : - tr. - découvrir. --- Serv. En. 6, 603.
ădinventĭo, ōnis, f. : invention, découverte. --- P.-Nol. Ep. 43.
ădinventŏr, ōris, m. : inventeur. --- Cypr. Ep. 67, 9.
ădinventum, i, n. : invention, imagination. --- Tert. Scorp. 1.
ădinventus, a, um : part. passé de adinvenio; inventé, imaginé.
          - adinventa animo, Cic. : découvertes de l'esprit.
ădinvestīgo, āre : - tr. - chercher avec soin. rechercher. --- Boet. Geom. p. 400, 1.
ădinvĭcem : c. invicem. ---- Hier. Ep. 51, 8.
ădĭpālis, e : gras. --- Arn 3, 25.
ădĭpatum, i, n. : pâté gras.
ădĭpātus, a, um [adeps] : gras.
          - adipata oratio, Cic. Cic. Or. 25 : style lourd.
          - plur. n. adipata, Juv. 6, 630 : pâté gras.
ădĭpes, is : v. adeps.
ădĭpĕus, a, um : gras, vigoureux. --- Hier. Ep. 147, 8.
ădĭpīnus, a, um : gras. --- Gloss.
ădĭpiscendus, a, um : adj. verbal de adipisco.
ădĭpiscentĭa, ae, f. : compréhension. --- Cassian. Incarn. 5. 11.
ădĭpiscor, ădĭpisci, ădeptus sum [ad + apiscor] : - tr. - 1 - atteindre (en marchant). - 2 - parvenir à, acquérir, obtenir.
          - inf. arch. adipiscier Plaut. Cap. 483; Ter. And. 332.
          - adipisci fugientes, Liv. : atteindre les fuyards.
          - vix adipiscendi potestas fuit, Plaut. Ep. 13 : j'ai eu bien de la peine à t'atteindre.
          - adipisci senectutem, Cic. CM 4 : arriver à la vieillesse.
          - adipisci laudem, Cic. : parvenir à la gloire.
          - adipisci triumphalia, Vell. : obtenir les honneurs du triomphe.
          - quos sequebantur non sunt adepti Liv. 24, 1, 11 : ils n'atteignirent pas ceux qu'ils poursuivaient.
          - plurimis inimicitiis honores adipisci, Cic. Verr. 5, 181 : au prix de haines sans nombre, parvenir aux magistratures.
          - adipisci nomen ab aliqua re, Ov. : tirer son nom de qqch.
          - adipisci aliquid a populo, Cic. Clu. 118 : obtenir qqch du peuple.
          - ex bello aliquid adipisci, Cic. Verr. 5, 42 : tirer qqch de la guerre.
          - adipisci ut + subj. : obtenir que. --- Cic. Verr. 2, 51 ; Tac. An. 6, 8.
          - adipisci ne + subj. : obtenir de ne pas.
          - avec gén. adipisci rerum, Tac. (tournure analogue à rerum potiri).
          - arma, quīs Galba rerum adeptus est, Tac. An. 3, 55 : les armes avec lequelles Galba s'empara du pouvoir.
          - sujet nom de ch. quae illa (Victoria) erat adepta, Cic. Marc. 12 : les avantages que cette (victoire) avait acquis.
          - a Tarpeio mons est cognomen adeptus, Prop. 4, 4, 93 : le mont a tiré (pris) son nom de Tarpéius.
          - adipisci (qqf. sens passif) : être obtenu, être acquis.
          - non aetate adipiscitur sapientia, Plaut. Trin. 2, 2, 88 : ce n'est pas l'âge qui donne la sagesse.
adips : c. adeps.
ădipsathĕŏn, i, n. : astragale (un arbuste épineux). --- Plin. 1, 24, 68.
          - ἄδιψος - θεός.
adipsos :
          - gr. ἄδιψος : qui apaise la soif.
       1 - ădipsŏs, i, f. : - a - palmier dont le fruit calme la soif. --- Plin. 12, 103. - b - réglisse. --- Plin. 22, 26.
        2 - Adipsŏs, i, f. (Adipsŏn, i, n.) : Adipse (ville de l'Egypte inférieure). --- Plin. 6, 167.
ădĭtĭālis, e [aditus] : qui concerne l'entrée, qui concerne la bienvenue. --- Varr. R. R. 3, 6, 6; Sen. Ep. 95, 41; 123, 4; Plin. 10, 45; 29, 58.
          - aditialis cena : repas d'installation, repas inaugural (donné par les magistrats à leur entrée en fonction).
ădĭtĭcŭla, ae, f. (ădĭtĭcŭlus, i, m.) [aditus] : petite entrée, petit passage. --- Jul.-Val. 3, 45; Fest. 29.
ădĭtĭo, ōnis, f. [adire] : action d'aller vers.
          - quid tibi hanc aditiost (= aditio est) ? Plaut. Truc. 622 : qu'as-tu à venir la trouver ? (pourquoi viens-tu vers elle?)
          - aditio praetoris, Dig. : recours au préteur.
          - aditio (hereditatis) : l'action d'entrée en possession d'un héritage. --- Pap. Dig. 50, 17, 77.
          - aditio alicujus : action de se présenter à qqn. --- Ulp. Dig. 39, 1, 1, 2.
ădĭto, āre : - intr. - aller fréquemment vers. --- Enn. Tr. 394.
aditus :

       1 - ădĭtus, a, um : part. passé de adeo, ire.
          - aditus consul, Liv. : le consul auquel on s'adresse.
          - aditae solitudines, Curt. : déserts dans lesquels on s'est engagé.
          - adita pericula, Ov. : périls affrontés.
          - aditi libri Sibyllini, Liv. : livres de la Sibylle consultés.

       2 - ădĭtŭs, ūs, m. :
       a - action d'aller vers, action d'approcher, approche.
          - urbes uno aditu captae, Cic. Imp. Pomp. 21 : villes prises du seul fait d'approcher.
          - hostium aditus urbe prohibere Cic. Phil. 5, 9, défendre la ville contre l'approche des ennemis.
       b - abord, accès, permission d'approcher, droit de passage.
          - aditus in id sacrarium non est viris, Cic. Verr. 2, 4, 45 : les hommes n'ont pas accès dans ce sanctuaire.
          - aditus ad aliquem, Cic. (aditus alicujus, Just.) : accès auprès de qqn.
          - huc aditum ferat, Catul. 61, 43 : qu'il vienne ici.
          - rogare aditum, Phaedr. : demander une audience.
          - regio aditum non habet, Caes. : le pays est inaccessible.
          - fig. aditus ad consulatum, Cic. Mur. 17 : accès au consulat.
          - aditus in illum summum ordinem, Cic. Sest. 137 : l'accès au consulat, dans cet ordre éminent.
          - aditus misericordiae, Cic. Verr. 5, 21 : accès à la pitié.
          - aditus laudis Cic. Pomp. 1 : accès à la gloire.
          - aditus honorum, Cic. Planc. 59 : accès aux magistratures.
          - homo rari aditūs, Liv. 24, 5 : un homme rarement accessible.
          - scilicet aspera mea natura, difficilis aditus, Cic. Vat. 8 : évidemment j'ai un caractère âpre, un abord difficile.
          - aditus commendationis ad aliquem, Caes. : titre de recommandation auprès de qqn.
       c - entrée d'un lieu, abord, passage.
          - aditus finium, Liv. : l'entrée dans un pays.
          - aditus in urbem, Liv. : l'entrée dans une ville.
          - duo sunt aditus in Ciliciam, Caes. : il y a deux entrées en Cilicie.
          - aditus intercludere, Cic. : fermer les passages.
          - aditus in illum summum ordinem, Cic. Sest. 137 : l'accès dans cet ordre éminent.
       d - moyen d'arriver, occasion, possiblité de qqch.
          - aditus ad conandum, Caes. : occasion offerte pour une tentative.
          - aditum religioni dare, Cic. : laisser le champ libre aux abus religieux.
          - sermonis aditum habere, Caes. BG. 5, 41, 1 : avoir la possibilité de s’entretenir.
          - aditus ad multitudinem, Cic. : moyen de plaire à la foule.
          - aditum commendationis habere ad aliquem, Caes. BC. 1, 74, 5 : avoir des possibilités (moyens) de recommandation auprès de qqn.
          - si qui mihi erit aditus de tuis fortunis agendi, Cic. Fam. 6, 10, 2 : si j'ai quelque possibilité de m'employer pour tes biens.
          - neque aditum neque causam postulandi justam habere? Caes. BG. 1, 43, 5 : n'avoir aucun titre, aucune raison légitime pour demander.

adiuĕro : c. adiuvero ---> adjuvo.
ădīvi : parf. de adeo, ire.
adjăcens, entis : part. prés. de adjaceo.
adjacentia :
       1 - adjăcentĭa, ōrum, n. [adjacens] : les environs. --- Plin. 37, 137 ; Tac. An. 1, 79.
       2 - adjăcentĭa, ae, f. : bonne disposition. --- Aug. Nat. et Grat. 51.
adjăcĕo, ēre, jăcŭi : - intr. - 1 - être couché auprès de. - 2 - être situé auprès de, être adjacent, toucher (une région).
          - constr. avec dat., acc., ad + acc. ou absol.
          - adjacere loco, Liv. (adjacere ad locum, Caes.; adjacere locum, Nep.) : être voisin d'un lieu.
          - quae Vulturno adjacent flumini, Liv. 10, 31, 2 : [le pays] qui borde le fleuve Vulturne.
          - quae (regio) ad Aduatucos adjacet, Caes. BC. 2 : (contrée) qui est auprès des Aduatuques.
          - adjacet templum, Plin. Ep. 8, 8, 5 : à côté se trouve un temple.
          - adjacebant fragmina telorum, Tac. An. 1, 61 : à côté gisaient des fragments de traits.
          - adjacentes populi, Tac. An. 13, 55 : peuples du voisinage.
          - adjacentia, ōrum, n. Plin. 37, 137,Tac. An. 1, 79 : les environs.
adjăcŭlātus, a, um (part. passé de adjaculo, inusité) : dardé, lancé. --- Capel. 2, 169.
adjēci : parf. de adjicio.
adjectāmentum, i, n. : ce qu'on ajoute à un mot, suffixe. --- Char. 160, 22.
adjectĭcĭus (adjectĭtĭus), a, um [adjicio] : ajouté, qui est en sus. --- Cass. 11, 8.
adjectĭo, ōnis, f. [adjicio] :
       1 - action d'ajouter, addition, augmentation.
          - Romana res adjectione populi Albani aucta, Liv. 1, 30, 6 : la puissance romaine augmentée par l'annexion du peuple albain.
          - Emeritensibus familiarum adjectiones dedit, Tac. H. 1, 78 : il accorda l'envoi de nouvelles familles à la colonie d'Emérita.
          - paulatim illiberali adjectione... Liv. 38, 14, 4 : peu à peu en augmentant ses offres d'une manière mesquine.
       2 - fortifiant, tonique.
          - quae adjectionibus curantur, Vitr. 1, 6, 3 : (maladies) qu'on soigne avec des fortifiants.
        3 - surenchère.
          - Ulp. Dig. 18, 2, 11.
        4 - bombement, renflement (du milieu de la colonne).
          - Vitr. 3, 3, 13 ; 3, 4, 5, etc.
        5 - répétition (d'un mot).
          - Quint. 9, 3, 18.
adjectīvus, a, um [adjicio] : Prisc. qui s'ajoute.
          - adjectivum (s.-ent. nomen), n. : l'adjectif.
adjecto, āre [adjicio] : - tr. - ajouter. --- Apic. 8, 2.
adjectus :
       1 - adjectus, a, um : part. passé de adjicio; jeté, ajouté, adjoint à.
          - voces adjectae, Cic. : paroles adressées à l'oreille.
          - adjecto trepidam (esse) sibi vitam, Tac. : en ajoutant qu'il tremblait pour sa vie.
       2 - adjectŭs, ūs, m. : action de mettre auprès, action de mettre dans.
          - adjectus odoris (ad narīs), Lucr. 4, 673 : l'approche d'une odeur.
          - adjectus cuneorum, Vitr. 9, 6 : enfoncement des coins.
adjĭcĭālis, e [adjicio] : (repas) auquel on ajoutait quelque chose à l'ordinaire pour régaler les convives.
          - quelques-uns lisent aditialis : (repas) qui se donnait pour la réception de qqn dans une dignité (in aditu).
adjĭcĭo (ădĭcĭo), ĕre, jēci, jectum [ad + jacio] : - tr. -
       1 - jeter dans, jeter sur, placer auprès de, mettre à côté.
          - adjicere telum in litus, Caes. : lancer un trait jusqu'au rivage.
          - adjicere aggerem ad ... Caes. : élever une terrasse auprès de ...
          - adjicere olivas in vas, Col. : mettre des olives dans un vase.
          - adjectis funium laqueis, Curt. 7, 11, 15 : ayant lancé [sur les rochers] des cordages en forme de noeuds coulants.
          - ne adjecta voces laberentur, Cic. Nat. 2, 144 : pour éviter que les sons lancés dans la direction [des oreilles] ne se perdissent.
        2 - au fig. mettre, appliquer à, attacher sur.
          - avec dat. adjicere manum Armeniae, Vell. : mettre la main sur l'Arménie.
          - adjicere album calculum : déposer une pierre blanche (dans l'urne), voter pour, approuver.
          - adjicere album calculum errori, Plin. Ep. 1, 2 : donner son suffrage à une erreur, approuver l'égarement.
          - adjicere mentem dictis, Ov. : prêter son attention aux paroles.
          - adjicere oculos ad rem (adjicere oculos rei) : jeter les yeux sur qqch.
          - cupiditatis oculos adjicere ad ... Cic. Agr. 2.10 : jeter un regard de convoitise sur ...
          - adjicere oculos hereditati : jeter les yeux sur un héritage.
          - aliquid alicui rei adjicere : jeter qqch. sur (dans) qqch. ou ajouter qqch. à qqch.
          - adjicere virus in angues, Ov. A. A. 3, 7 : fournir encore du venin aux serpents.
          - adjecit animum ad consilium ut..., Liv. 25, 37: il attacha son esprit au projet de, il projeta de, il envisagea de.
          - adjicere animos alicui, Ov. M. 10, 656 : accroître l'ardeur de qqn.
       3 - ajouter, joindre à, accroître.
          - avec dat. adjicere sulphur aquae, Cels. : mêler du souffre à l'eau.
          - adjicere aliquem ad numerum sodalium, Suet. : mettre qqn au nombre de ses amis.
          - ad bellicam laudem ingenii gloriam, Cic. Off. 1, 32: joindre au mérite militaire l'éclat du génie.
          - adjecere bonae paulo plus artis Athenae, Hor. Ep. 2, 2, 43 : la bonne ville d'Athènes me donna un peu plus d'habileté.
       4 - ajouter (en parlant), dire en outre, écrire en outre.
          - adjecit locum, socios, diem, Sen. Clem. 1, 9, 9 : il ajouta (il indiqua en outre) l'endroit, les complices, le jour.
          - adjicit Senecam, Tac. An. 15, 56 : il désigne ensuite Sénèque.
          - adjicere + prop. inf. : ajouter que.
          - adjecit se fateri, Liv. : il ajouta qu'il avouait.
          - adjecit... neminem nisi equitem id gerere insigne, Liv. 23 : il ajouta que les chevaliers seulement portaient cet insigne.
          - adjice quod : ajoute que.
          - adjicere his longum est quod... confecit, Sen. Ir. 3, 19, 5 : il serait trop long d'ajouter à cela qu'il fit périr.
          - adjicite ad haec, Liv. 23, 5, 8; adjice huc, Sen. Ot. 8, 1 : ajoutez à cela, ajoute à cela.
      - avec int. ind. adjice, ut idem patrem reum defendat, ut... Sen. Ben. 3, 33, 2 : ajoute comment ce même héros défend son père accusé..., comment...
       5 - ajouter à la mise (dans une vente à l'encan).
          - adjicere pretium, Dig. : couvrir une enchère, surenchérir.
          - adicere supra, Cic. Verr. 3. 77 : couvrir une enchère, surenchérir.
adjŏcor, āri : - intr. - jouer auprès ou avec. --- Chrysol. Serm. 152.
adjŭbĕo, ēre : Plaut. c. jubeo.
adjūbĭlo, āre : accueillir par des cris de joie, acclamer. --- Inscr. Nov. Coll. Mai 5, p. 144.
adjūdĭcātĭo, ōnis, f. : adjudication. --- Dig. 10, 2, 36; 28, 5, 78.
adjūdĭcātus, a, um : part. passé de adjudico; adjugé.
adjūdĭco, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - attribuer légalement, adjuger. - 2 - attribuer. - 3 - dévouer. - 4 - juger, décider, délibérer.
          - adjudicarier, Poët. ap. Auct. Her. 2, 26, 42; adioudico CIL 1, 200, 62.
          - avec dat. adjudicare regnum Ptolemaeo, Cic. Agr. 2, 17 : adjuger le royaume à Ptolémée.
          - adjudicare causam alicui, Cic. : donner gain de cause à qqn.
          - adjudicare sibi controversiosam rem, Liv. 3, 72, 5 : s'attribuer l'objet en litige.
          - adjudicare bona, Quint. : adjuger des biens.
          - alicui salutem imperii adjudicare, Cic. Att. 1, 19 : attribuer à qqn le mérite d'avoir sauvé la république.
          - adjudicare ostreis optimum saporem, Hor. : reconnaître aux huîtres un goût excellent.
          - si quid abest Italis adjudicat armis, Hor. Ep. 1, 18, 57 : ce qui reste (du monde à conquérir), il le soumet aux armes romaines.
          - adjudicare se mortuis, Lact. : se dévouer à la mort.
adjuero, arch. (Enn.) = adjuvero : v. adjuvo.
adjŭgātus, a, um : part. passé de adjugo. - 1 - attaché, lié. - 2 - uni, accouplé.
adjŭgo, āre, ātum : - tr. - 1 - attacher, lier. --- Col. 4, 17, 6; Plin. 17, 175. - 2 - joindre, unir, accoupler. --- Pacuv. Tr. 93; 195; Lact. Opif. Dei, 6.
adjūmentum, i, n. [contraction de adjuvamentum] : aide, secours, assistance. --- Cic. Br. 301 ; Or. 13 ; Lae. 46, etc.
          - avec double dat. adjumento esse alicui, Cic. : apporter du secours à qqn. --- Cic. Verr. 5, 103 ; Mur. 53, etc.
          - belli adjumenta, Cic. Verr. 5, 124 : aide pour la guerre. --- cf. Mur. 53 ; de Or. 2, 303.
      - ou adjumentum ad aliquid. --- Cic. Fin. 5, 39; Off. 1, 1, ou in aliqua re. --- Cic. Mur. 14; Planc. 23; Att. 12, 31, 2.
adjunctĭo, ōnis, f. [adjungo] :
       1action de joindre, d'ajouter.
          - adjunctio animi, Q. Cic. Pet. 20 : inclination de l'âme, sympathie.
          - adjunctio ad hominem naturae, Cic. Att. 7, 2, 4 : rapprochement naturel d'un homme vers un autre homme.
       2rhét. l'adjonction [figure qui consiste à placer en tête ou en queue d'une phrase à plusieurs membres le verbe qui porte sur chacun d'eux].
          - Her. 4, 38; Cic. de Or. 3, 206; Quint. 9, 3, 62.
       3addition qui limite, restreint une pensée.
          - Cic. Inv. 2, 171 ; 2, 172.   
adjunctīvus, a, um : annexé à.
          - adjunctivus modus, Diom. : le mode subjonctif.
          - adjunctivae conjunctiones, Prisc. : conjonctions qui régissent le subjonctif.
adjunctŏr, ōris, m. : qui fait ajouter, qui ajoute. --- Cic. Att. 8, 3, 3.
adjunctus, a, um : (Lebaigue P. 25 et P. 26) part.-adj. de adjungo; attaché, lié.
          - mare adjunctum Curt. 5, 4, 9, la mer attenante.
          - quae propiora hujusce causae et adjunctiora sunt, Cic. Clu. 30 : ce qui se rapproche davantage de sa cause et s'y lie plus étroitement.
          - in adjunctis aevoque morabimur aptis, Hor. P. 178 : nous nous arrêterons aux traits qui se lient et s'attachent à un âge déterminé.
      - adjunctis naribus, Cic. : à l'aide des narines.
          - n. pris subst. pietatis adjunctum, Cic. Leg, 2, 54 : une partie intégrante de la piété.
          - adjunctum, i, n. Gell. : la proposition relative (t. de gram.).
          - adjuncta, ōrum, n. : circonstances (t. de gram.).
          - argumenta ex adjunctis ducta, Cic. Top. 11, arguments tirés de circonstances accessoires. --- cf. Quint. 5, 10, 74.
          - adjunctissimus. --- Arn. 7, 39.
          - paria paribus adjuncta, Cic. : antithèses.
          - propiora causae et adjunctiora, Cic. : les faits qui se rattachent de plus près à la cause. 
adjungo, ĕre, junxi, junctum : - tr. -
          - inf. prés. pass. adjungier. --- Val. Fl. 2. 421.
       1 - joindre à, attacher à, lier à.
          - adjungere aliquid alicui rei : joindre qqch à qqch.
          - plostello mures adjungere, Hor. S. 2, 3, 247 : atteler des rats à un petit chariot.
          - ulmis vites adjungere, Virg. G. 1, 2 : unir la vigne à l'ormeau.
          - natantibus invehens beluis adjunctis humano corpori, Cic. Nat. 1, 78 : [Triton] s'avançant sur les flots grâce à l'adjonction à son corps humain d'animaux nageant.
          - legioni legionem adjungere, Caes. BC. 3, 89, 1 : ajouter une légion à une autre.
          - adjungere montem urbi, Cic. Rep. 2, 33 : ajouter une montagne à la ville.
          - loca finitima provinciae, Caes. BG. 3, 2, 5 : annexer à la province les régions limitrophes.
          - sibi auxilia adjungere, Cic. Cat. 3, 12 : s'adjoindre des secours.
          - infimorum hominum amicitiam sibi adjungere, Cic. Fam. 8, 4, 2 : s'attacher l'amitié de petites gens.
          - adjungere scientiam aliquam oratori, Cic. de Or, 1, 77 : ajouter certaines connaissances au bagage de l'orateur.
          - adjjungere aliquem sibi socium, Cic. Quinct. 12 : s'associer qqn.
          - adjungere multas sibi tribus, Cic. Mur. 42 : se lier (s'attacher) plusieurs tribus.
          - hic dies me valde Crasso adjunxit, Cic. Att. 1, 14, 4 : ce jour-là m'a fortement attaché à Crassus.
          - datif non exprimé laborabat ut reliquas civitates adjungeret, Caes. BG. 7, 31, 1 : il faisait ses efforts pour rallier les autres cités.
          - cf. Caes. BG. 7, 29, 6 ; 7, 30, 4 ; Nep. Hann. 10, 2; Liv. 21, 58, 2.
          - res rei adjungitur [adjuncta est] : une chose s'ajoute [est ajoutée] à une autre.
          - cf. Cic. Off. 1, 13; 3, 35; Fin. 5, 65; Arch. 22; [dat. non exprimé] : Mur. 41 ; Q. 1, 1, 21 ; Ac. 2, 2.
          - nullo adjuncto malo, Cic. Tusc. 5, 28 : sans qu'aucun mal s'ajoute.
          - adjuncta satietate, Cic. CM 85 : quand en outre on est rassasié.
          - adjuncta Latinorum defectione, Liv. 6, 11, 2 : la défection des Latins venant par surcroît.
          - abl. absolu du part. passé neutre adjuncto ut idem etiam prudentes haberentur, Cic. Off. 2, 42 : (étant ajouté que...) si l'on ajoute que ces mêmes hommes étaient tenus aussi pour des gens avisés.
        - socium adjungere sibi : s'associer à qqn.
          - sibi auxilia adjungere, Cic. Cat, 3, 12 : s'adjoindre des secours.
          - ei proxime adjunctus frater fuit, Cic. Brut. 28 : son frère était placé à un rang tout proche du sien.
          - adjungere aliquem sibi, Cic. Mur. 19 : lier qqn à soi, s'attacher qqn (---> liens d'amitié)
          - adjungere sibi aliquem (beneficio) : lier qqn à soi par un bienfait, obliger qqn.
          - adjungere aliquid ad aliquam rem : joindre qqch à qqch.
          - adjungere parietem ad parietem, Cic. Top. 22 : joindre (appuyer) un mur à un mur.
          - hac (navi) adjuncta ad reliquas naves, Caes. BC. 2, 3, 3 : ce dernier navire étant ajouté aux autres.
          - ad imperium populi Romani Ciliciam adjungere, Cic. Pomp. 35 : ajouter la Cilicie à la domination romaine.
          - ad summum imperium acerbitatem naturae adjungere, Cic. Q. 1, 1, 37 : joindre l'âpreté du caractère à la toute-puissance.
          - ad hanc fortitudinem temperantia adjuncta, Cic. Tusc. 5, 42 : la modération s'ajoutant à ce courage.
          - Caesar se ad neminem adjunxit, Cic. Phil. 5. 44 : César ne s'est joint à personne.
          - adjungere aliquem ad suam causam, Cic. Att. 3, 24, 1 : rallier qqn à sa cause.
          - adjungere civitates ad amicitiam, Caes. BC. 1, 60, 5 : gagner des cités à une alliance.
          - ad rationes alicujus se adjungere, Cic. Fam. 1, 8, 2 : embrasser les intérêts de qqn.
          - adjungere animum ad rem : appliquer son esprit à qqch. --- Ter. And. 56 ; Hec. 683.
          - adjungere crimen et suspicionem potius ad praedam quam ad egestatem, Cic. Amer. 86 : appliquer l'accusation et les soupçons au butin acquis plutôt qu'à l'indigence (faire porter... sur ceux qui ont le butin plutôt que sur celui qui manque de tout).       
          - se adjungere ad aliquem, Plaut. : s'unir à qqn, faire cause commune avec lui.
          - adjungi ad aliquem, Cic. : s'unir à qqn, faire cause commune avec lui.
          - ad probos aliquem adjungere, Plaut. Aul. 2, 2, 59 : allier qqn aux gens honnêtes.
        2 - ajouter [par la parole, par l'écriture].
          - avec prop. inf. illud adjungo saepius naturam sine doctrina quam sine natura valuisse doctrinam, Cic. Arch. 15 : j'ajoute que la nature sans la science a été plus souvent efficace que la science sans la nature.
          - adjunxit se dedisse, Cic. : il ajouta qu'il avait donné. --- cf. Ac. 2, 95 ; Tusc. 3, 73, etc.
          - adjungitur ut... Cic. Top. 18 : il s'ajoute que.
adjūrāmentum, i, n. : prière instante. --- Vulg. Tob. 9, 5.
adjūrātĭo, ōnis, f. : - 1 - action de jurer sur, action de jurer au nom de. --- Apul. M. 2, 20. - 2 - invocation. --- Lact. 2, 17, 11.
adjūrātŏr, ōris, m. : qui évoque par des enchantements. --- Alcim. 2, 312.
adjūrātōrius, a, um : appuyé d'un serment. --- Cod. Just. 12, 26, 4, 2.
adjūrātus, a, um : part. passé de adjuro. - 1 - supplié, conjuré. - 2 - exorcisé.
adjuro :

       1 - adjūro, āre, āvi, ātum : - tr. -
       a - ajouter un serment à un autre, jurer en outre. 
          - praeter commune omnium civium jusjurandum haec adjurare, Liv. 43, 14, 5 : outre le serment ordinaire des citoyens ën général jurer ceci. --- cf. Cic. Phil. 2, 9.
       b - affirmer par serment, jurer, attester.
          - adjurare + prop. inf. : jurer que.
          - suam esse filiam adjurabat mihi, Plaut. : il me jurait qu'elle était sa fille.
          - Cic. Fam. 9, 19, 1; Att. 2, 20, 2.
          - poét. adjurare per deos : jurer par les dieux. --- Plaut. Men. 616; 655; Ter. And. 694.
          - cf. gr. ὄμνυμι τοὺς θεούς.
          - absol. Pompeius adfirmat non esse periculum, adjurat, Cic. Att. 2, 20 : Pompée affirme qu'il n'y a pas de danger, il en atteste les dieux.
          - adjurare alicujus caput, Catul. 66, 40 : jurer sur la tête de qqn.
          - Stygii caput fontis adjurare, Virg. En. 12, 816 : jurer sur la source du Styx.
       cexorciser, conjurer (les démons).
      - Lact. 2, 15, 3; Min. Fel. 27, 7.
        d - adjurer, supplier.
      - adjuratum esse in senatu Tacitum, ut ... Vop. Flor. 1 : au sénat Tacite avait été prié instamment de ...

       2 - adjuro = adjuvero (Enn.) ----> adjuvo.
Adjuta, ae, f. : nom de femme. --- Inscr.
adjūtābĭlis, e : secourable. --- Plaut. Mil. 1144.
adjūtīvē : utilement. --- Boet. Arist. top. 6, 4.
adjūtīvus, a, um : utile, propre à. --- Boet. Arist. top. 5, 6.
adjūto, āre, āvi : - tr. et intr. avec dat. - 1 - soulager, alléger, aider. - 2 - fortifier, entretenir.
          - adjutare aliquem : aider qqn. --- Plaut. Cas. 579; Truc. 559.
      - ne qui te adjutem invenio, Acc. : et je ne trouve pas moyen de te venir en aide.
          - id adjuta me, Ter. Eun. 1, 2, 70 : aide-moi en cela.
          - pueris onera adjuta, Ter. : décharge les esclaves de leurs fardeaux.
          - aliquem aliquid adjutare : aider qqn en qqch. --- Ter. Eun. 150 ; Haut. 416.
          - alicui adjutare : prêter son assistance à qqn. --- Pac. Tr. 98; cf. Petr. 62.
          - au passif adjutamur certis ab rebus, Lucr. 1, 812 : nous empruntons nos forces à certaines substances.
adjutor :

       1 - adjūtor, āri [adjuvo] : secourir. --- Afran. Com. 201 ; Pac. Tr. 98.

        2 - adjūtŏr, ōris, m. [adjuvo] :
        acelui qui aide, aide, assistant.
          - Cic. Amer. 23 ; Mur. 8 ; 84, etc.
          - aliquo adjutore uti Caes. BG. 5, 41, 8 : user de l'assistance de qqn.
          - adjutor absentis, Cic. : qui travaille pour un absent.
          - adjutore populo uti, Cic. Tusc. 2, 4 : *bénéficier du peuple comme soutien* = bénéficier du soutien du peuple.
          - solus constitit, nullis adjutoribus, Phaedr. 5, 5, 14 : (l'acteur) parut seul, sans second autour de lui.
          - scio id fieri per adjutores, Quint. : je sais que cet exercice a lieu sous la direction de maîtres adjoints.
          - illius adjutores improbitatis, Cic. Verr. 4, 139 : aides de (pour) sa malhonnêteté.
          - adjutor in aliqua re : aide en qqch (à propos de qqch). --- Cic. Verr. 1, 64 ; Mur. 83 ; Off. 3, 40, etc.
          - adjutor ad rem : aide pour qqch (en vue de qqch). --- Cic. Amer. 6; Lael. 35 ; Off. 2, 53 ; Caes. BG. 5, 38, 4. 
        b - aide [à titre officiel], adjoint.
          - Nep. Chab. 2, 2; Caes. BC. 3, 62; Liv. 33, 43, 5; 35, 18, 7; 39, 14, 10.
          - adjutor triumviris, Liv. : adjoint aux triumvirs.
          - au théâtre adjutor : doublure, celui qui assiste le héros de la pièce --- cf. gr. πρωταγωνιστής.
          - in scena solus constitit sine apparatu, nullis adjutoribus, Phaedr. 5, 5, 14 : notre acteur paraît sur la scène, seul, sans aucun appareil, sans personne pour l'aider dans son rôle.
          - cf. Hor. S. 1, 9, 46; Suet. Gramm. 18; Val. Max. 2, 4, no. 4.
        csous les empereurs ministre ou commis d'un chef de service.
          - adjutor a rationibus, Inscr. : commis du chef de la comptabilité.
          - adjutor cornicularii, Orell. Inscr. 3517 : commis greffier.
          - adjutor ab epistolis, Inscr. : secrétaire. 
adjūtōrĭum, ĭi, n. [adjuvo] : aide, secours. --- Sen. Ep. 31, 5; Ben. 3, 35, 5, etc. ; Vell. 2, 112, 4.
adjūtrix, īcis, f. : aide.
          - Plaut. Cas. 547; Trin. 13; Cic. Off. 3, 38; [avec gén. obj.] Cic. Verr. 4, 17 ; 5, 160.
          - amicitia adjutrix virtutum, Cic. Lael. 83 : l'amitié [a été donnée] comme un auxiliaire de la vertu.
          - quae res Plancio in petitione fuisset adjutrix, Cic. Planc. 1 : ce qui avait servi à Plancius dans sa candidature.
          - assentatio vitiorum adjutrix, Cic. Lael. 24, 89 : la flatterie qui favorise le crime. --- Cic. Verr. 2, 5, 62, § 160.
          - sous les empereurs, épithète de deux légions supplémentaires constituées par l'infanterie de marine prima Adjutrix, Tac. H. 2, 43 : la première légion Adjutrix
adjutus :
       1 - adjūtus, a, um : part. passé de adjuvo.
       2 - adjūtŭs, ūs, m. : aide, asistance. --- Macr. 7, 7, 5.
adjŭvāmen, ĭnis, n. : secours, assistance. --- Ps. Cyp. Cler. 19.
          - ou adjŭvāmentum, i, n. --- Isid. Eccl. 1, 18, 3.
adjŭvātĭo, ōnis, f. : aide, secours, assistance. --- Diom. 391, 24.
adjŭvāvi : v. adjuvo.
adjŭvo, āre, jūvi, jūtum, tr. :
          - adjuvaturus, Petr. Sat. 18: adjŭro ou adjuero = adjuvero, Enn. ap. Cic. Sen. 1, 1; adjuerit = adjuverit, Ter. Phorm. 3, 3, 4.
          - adjuvavi, Dig. = adjuvi.
       1 - aider, assister, seconder, appuyer, favoriser, servir, secourir; être utile.
          - adjuvare ut : contribuer à ce que.
          - adjuvat + inf. : il est avantageux de, il est utile de.
          - nihil adjuvat procedere, Cic. Fin, 4, 64 : il ne sert à rien de faire des progrès.
          - fortis (= fortes) fortuna adjuvat, Ter. Phorm. 1, 4, 25 : la fortune favorise les hommes courageux.
          - adjuvisti ut consequeremur nomen, Cic. : tu nous as aidés à nous faire un nom.
          - messem nobis adjuvent, Gell. : qu'ils nous donnent un coup de main pour la moisson.
          - pater adjuvat incubare, Plin. : le mâle aide la femelle à couver.
          - aliquid adjuvare : aider en qqch; être bon en qqch.
          - nihil me adjuvit cum posset, Cic. Att, 9, 13, 3 : il ne m'a aidé en rien alors qu'il le pouvait.
          - in (de) aliqua re adjuvare : aider en qqch., aider à propos de qqch.
          - (amicos) in filiarum collocatione adjuvare, Cic. Off. 2, 56 : aider (ses amis) à marier leurs filles.
          - ad aliquam rem adjuvare : aider en vue de qqch, seconder à faire qqch.
          - aliquem ad bellum adjuvare, Liv. 29, 1 : aider qqn dans ses préparatifs militaires.
          - ad colendam virtutem adjuvare, Cic. Arch. 7, 16 : aider à pratiquer la vertu.
          - multum eorum opinionem adjuvat, quod sine jumentis ad iter profectos videbant, Caes. B. C. 1, 69 : <favorisait beaucoup leur décision le fait que> = ce qui favorisait beaucoup leur décision, c’est qu'ils voyaient que nous étions partis sans bêtes de somme.
          - itane hunc patiemur fieri miserum, qui me dudum ut dixti adiuerit comiter? Ter. Phorm. : le laisserons-nous tomber dans la misère, lui qui, dis-tu, m'a secondé récemment et de bon coeur?
          - et si quod aliud remedium ad tertianam deus illi monstrasset, adjuvaturos nos divinam providentiam, Petr. : et (il ajouta que), si un dieu lui avait révélé quelque remède pour la fièvre tierce, nous prêterions notre concours à la divine providence.
          - adjuvat etiam quod ... Quint. : ce qui est avantageux aussi, c'est que ...
          - in re mala animo si bono utare, adjuvat, Plaut. : il est utile de faire contre mauvaise fortune bon coeur.
          - causae adjuvantes, Cic. : causes médiates, causes indirectes.
       2 - nourrir, entretenir, alimenter, accroître, fortifier.
          - adjuvare salices aquationibus, Pall. : entretenir les saules par des irrigations.
          - adjuvare delectum, Cic. : hâter la levée des troupes.
          - maerorem orationis lacrimis suis, Cic. de Or. 2 : ajouter par ses larmes au pathétique d'un discours.
          - adjuvare clamore militem, Liv. 1 : encourager un soldat par ses cris.
          - adjuvare argumentum, Quint. : développer un argument.
          - adjuvare ignem, Liv. 34, 39 : attiser le feu.
          - adjuvare formam cura, Ov. M. 2 : relever la beauté par la toilette.
          - adjuvare aquas, Luc. : grossir les eaux.
adlăbo, āre : c. adlavo. --- Grom. p. 52, 12.
adlābor (allābor), lābi, lapsus sum, : - intr. - 1 - se glisser vers, couler vers. - 2 - arriver (en glissant), aborder, parvenir.
          - avec dat. ou acc. de but chez les poètes.
          - ad exta angues adlapsi, Liv. 25, 16, 2 : des serpents qui s'étaient glissés vers les entrailles.
          - umor adlapsus extrinsecus, Cic. Div. 2, 58 : un dépôt d'humidité venu de l'extérieur.
          - mare adlabitur, Virg. En. 10, 291 : la mer arrive en glissant vers le rivage.
          - adlabi genibus, Sil. 8, 74 : se laisser tomber aux genoux de qqn.
          - et tandem antiquis Curetum adlabimur oris, Virg. En. 3, 131 : et nous abordons enfin aux rivages antiques des Curètes.
          - aures adlabi, Virg. En. 9, 474 : parvenir aux oreilles.
adlăbōro (allăbōro), āre : - intr. et tr. - 1 - travailler à, tâcher, faire effort. - 2 - ajouter (par le travail).
          - adlaborare ut, Hor. : travailler à.
          - simplici myrto nihil adlabores sedulus, Hor. : dans ton zèle, n'ajoute rien au simple myrte.
adlacrĭmans (allacrĭmans), antis : pleurant à, pleurant en réponse à. --- Virg. En. 10, 628; Apul. M. 10, 3.
adlacto (allacto), āre : - tr. - allaiter. --- M.-Emp. 8.
adlambo (allambo), ĕre : - tr. - 1 - lécher autour. --- Prud. Ham. 135. - 2 - toucher légèrement, effleurer. --- Aus. Mos. 359.
adlapsus (allapsus) :
       1 - adlapsus, a, um : part. passé de adlabor.
       2 - adlapsŭs, ūs, m. : arrivée (en glissant), arrivée (de l'eau), flux, écoulement, approche insensible. --- Hor. Epo. 1, 20; Val. Max. 1, 6, 8.
          - adlapsus : arrivée [en parlant d'eau]. --- Apul. M. 5, 1.
adlātro (allātro), āre, āvi, ātum : - tr. -
          - (Lebaigue P. 59)
       1aboyer après [seult au fig.].
          - adlatrare aliquem, Quint. 8, 6, 9 : invectiver qqn, être aux trousses de qqn.
          - adlatrare magnitudinem Africani, Liv. 38, 54, 1 : aboyer après (crier contre) la grandeur de l'Africain. --- Mart. 2, 61; 5, 60, 1; Sil. 8, 290. 
       2mugir [en parlant des flots].
          - Plin. 2, 173; 4, 19.
adlātus (allātus), a, um : part. passé de adfero.
adlaudābĭlis (allaudābĭlis), e : louable. --- Lucr. 5, 158.
adlaudo (allaudo), āre : - tr. - adresser des éloges à, combler d'éloges. --- Plaut. Merc. 85.
adlectātĭo, ōnis, f., [adlecto] : séduction. --- Quint. 1, 10, 32.
adlectĭo, ōnis, f. [adlego, ere] :
       1 - choix, élection. --- Capitol. Aur. 11, 7 ; Pert. 6, 10.
        2 - promotion à une charge élevée sans avoir passé par les charges inférieures. --- Cod. Th. 6, 4, 10; Symm. Ep. 7, 97. 
adlecto, āre, (fréq. de adlicio) : - tr. - attirer puissamment, engager à. --- Cic. CM 57; Lae. 99.
adlectŏr, ōris, m. :
       1 - [adlicio] : qui attire. --- Col. 8, 10.
        2 - [adlego, ere] : receveur du fisc. --- CIL 3, 5072.
        3 - qui adjoint par choix [dans un collège]. --- ClL 6, 355. 
adlectōrĭus, a, um : attrayant. --- Plin.-Val. 4, 29.
adlectūra, ae, f. : emploi de receveur du fisc. --- CIL 13, 1688.
adlectus :
       1 - adlectus, a, um : part. de adlego, ere.
        2 - adlectŭs, ūs, m. : choix. --- Gloss. 
adlēgātĭo, ōnis, f. [adlegare] :
       1 - délégation (à, vers). --- Cic. Verr. 1, 44; 1, 136; Att. 1, 11, 1.
          - allegationes, Cic. : démarches, sollicitations, menées.
        2 - allégation, excuse [qu'on fait valoir devant les juges]. --- Hermog. Dig. 4, 4, 17; Ulp. Dig. 48, 5, 2; Apul. M. 10, 6.
        3 - rescrit des empereurs. --- Cod. Th. 16, 5, 7.
adlegatus :
       1 - adlēgātus, a, um, part. de adlegare.
        2 - adlēgātŭs, ūs, m. : action d'envoyer, ordre.
          - meo adlēgātū venit : il est venu sur mission de moi. --- Plaut. Trin. 1142; cf. Gell. 13, 21, 19.
adlego :

       1 - adlēgo, āvī, ātum, āre : - tr. -
        a - déléguer, envoyer [en mission privée].
          - adlegare amicos, Cic. Verr. 1, 149 : déléguer ses amis.
          - adlegare ad aliquem : déléguer à qqn, déléguer vers qqn. --- Cic. Verr. 1, 139; Phil. 5, 14.
          - patrem adlegando fatigare, Liv. 36, 11, 1 : fatiguer un père de délégations (de messages).
          - homines nobiles adlegat iis, qui peterent ne.... Cic. Rosc. Am. 9 : il leur envoie des nobles avec mission de ne pas...
          - alium ego isti rei allegabo, Plaut. Amph. 674 : je chargerai quelqu'un d'autre de ce travail.
          - fig. adlegare philosophiam ad aliquem, Cic. Fam. 15, 4, 16 : dépêcher à qqn la philosophie comme porte-parole.
          - allegare philosophiam ad Catonem, Cic. : charger la philosophie de plaider auprès de Caton.
          - rei aliquem allegare, Plaut. : charger qqn d'une affaire, confier une affaire à qqn.
          - ut ne credas a me adlegatum hunc senem, Ter. And. 899 : [je te demande une chose] c'est de ne pas croire que ce vieillard a été envoyé par moi (= que je l'ai suborné).
        b - alléguer, produire [comme preuve, comme justification].
          - allegare exemplum, Plin. Ep. 3, 15 : citer un exemple.
          - mandata adlegare, Tac. H. 4, 84 : exposer les instructions.
          - aetatem allegare, Suet. : s'excuser sur son âge.
          - merita erga populum Romanum adlegantes, Suet. Aug. 47 : (les cités) qui faisaient valoir des services rendus au peuple romain.
          - hoc senatui allegandum putasti, Plin. Pan. 70 : tu as pensé que cela devait être communiqué au sénat.
          - allegabat pro restitutione libellum a se Domitiano datum, Plin. Ep. 10, 66, 3 : il prétendait y suppléer par une requête qu'il avait adressée à Domitien.
          - ex servitute in ingenuitatem se adlegare, Ulp. Dig. 40, 12, 27 : faire valoir qu'on est de naissance libre et qu'on ne doit pas être maintenu dans la condition d'esclave.

        2adlĕgo, lēgi, lectum, lĕgĕre : - tr. -
        a - adjoindre par choix, par élection [en parlant de collèges de prêtres].
         - Liv. 10, 6, 6; 10, 6, 9.
        b - adjoindre, admettre.
          - adlegere in senatum, Suet. Aug. 2 : faire entrer dans le sénat.
          - adlegere in clerum, Hier. adv. Jov. 1 : admettre dans le clergé.
          - inter praetorios adlectus, Plin. Ep. 1, 14, 5 : admis au rang des anciens préteurs.
          - octo praetoribus adlecti duo, Vell. 2, 89, 3 : aux huit préteurs deux autres furent adjoints.
      - allegere augures de plebe, Liv. 10, 6 : adjoindre des augures issus de la plèbe.
          - fig. caelo adlegi, Sen. Ag. 813 : être reçu au ciel, parmi les dieux. 
adlĕvāmentum, i, n. [adlevo] : allégement, soulagement. --- Cic. Sull. 66. 
adlĕvātīcĭus, a, um : élevé. --- Iren. 1, 30, 2. 
adlĕvātĭo, ōnis, f. [adlevo] : - 1 - action de soulever. - 2 - allégement, soulagement. --- Cic. Fam. 9, 1, 1 ; Fin. 1, 40.
          - adlevatio umerorum, Quint. 22, 3, 83 : soulèvement, redressement des épaules.  
adlĕvātŏr, ōris, m. : qui relève, qui exalte. ---- Tert. Marc. 4, 36.
adlĕvātus, a, um : part. de adlevo. 
adlēvi : parf. de adlino. 
adlĕviātus, a, um : part. de adlevio. 
adlĕvio, āvi, ātum, āre [levis] : - tr. - rendre léger. --- Vulg. Jon. 1, 5; etc. 
adlevo :

       1adlĕvo, āvi, ātum, āre [lĕvis] : - tr. -
        a - soulever, lever.
          - adlevare velum, Sen, Ep. 80, 1 : soulever un rideau.
          - adlevare manum, Quint. 11, 3, 94 : lever la main. --- cf. Vulg. Eccli. 36, 3; Curt. 8, 14Suet. Calig. 36.
          - adlevare aliquem : soulever qqn. --- Curt. 3, 12, 12; 5, 4, 18, etc.
          - adlevare supplicem, Tac. An. 12, 19 : relever un suppliant.
        b - fig. alléger, soulager.
          - adlevare onus, Cic. Amer. 10 : alléger un fardeau.
          - adlevare sollicitudines, Cic. Br. 12 : adoucir les peines.
          - adlevare animum a maerore, Curt. 4, 15, 11 : soustraire son âme à la douleur.
          - adlevor, cum loquor tecum, Cic. Att. 12, 39, 2 : j'éprouve un réconfort, quand je m'entretiens avec toi.
          - adlevatur animum, Tac. An. 6, 43 [poét. = adlevat sibi animum] : il reprend courage.
          - adlevare notas, Tac. H. 1, 52 : adoucir des notes infamantes.
          - ne adlevasse videretur, impulit ruentem, Tac. H. 2, 63 : pour ne pas paraître l'avoir relevé, il précipita sa chute.
          - de adlevato corpore tuo nuntiavit, Cic. Att. 7, 1, 1 : il m'a appris ton retour à la santé.

        2adlēvo, āre [lēvis] : - tr. - rendre lisse, uni. --- Col. 3, 15, 3; 4, 24, etc. 
adlexi : parf. de adlicio.
adlĭbesco : c. adlubesco.
adlĭcĕfăcĭo (allĭcĕfăcĭo), ĕre : - tr. - attirer. --- Sen. Ep. 118, 6; Suet. Vit. 14, 1.
ādlĭcĕfāctus, a, um : part. de adlicefacio. 
adlĭcĕo, ēre : v. adlicio.
adlĭcĭo (allĭcĭo), ĕre, lexi, lectum [ad + lacio] : - tr. - attirer à soi; inviter, gagner.
          - parf. allicui dans Piso Frugi, d'après Prisc. 10, 3; de là, chez les gram., la mention de formes de la seconde conjug. adlices, etc. : Charis. 1, 244, 17; Diom. 1, 367, 11.
          - magnes qui ferrum ad se adlicit, Cic. Div. 1, 39, 86 : l'aimant qui attire à lui le fer.
          - allicere somnum, Plin. : provoquer le sommeil.
          - adlicere ad misericordiam, Cic. Imp. Pomp. 9, 24 : porter à la miséricorde.
          - adlicere lectorem delectatione, Cic. Tusc. 1, 6 : attirer à soi (gagner) le lecteur en le charmant.
          - suis officiis benevolentiam alicujus adlicere, Cic. Verr. 5, 182 : par ses bons offices gagner la bienveillance de qqn.
          - adlicere ad rem, Cic. Off. 2, 48; Pomp. 24 : amener à qqch.
          - adlicere ad recte faciendum, Phil. 2, 115 : amener à bien faire. --- cf. Lael. 28; Mur. 76.
          - cum in hunc sensum et adliciar beneficiis hominum et compellar injuriis, Cic. Fam. 1, 9, 21 : comme je suis dans ce sentiment et parce que m'y attirent des bienfaits et parce que m'y poussent des injustices.
          - adlicere Gallias, Tac. H. 1, 61 : gagner (s'attacher) les Gaules.
adlicui (= adlexi) : v. adlicio.
adlīdo (allīdo), ĕre, līsi, līsum [ad + laedo] : - 1 - heurter contre, briser. - 2 - mettre en péril, endommager.
          - ad scopulos adlidi, Caes. BC. 3, 27, 2 : être heurté contre des rochers.
          - solidis locis adlidi, Lucr. 4, 570 : se heurter à des points durs de l'espace.
          - virtutem adlidere, Sen. Tranq. 5, 4 : briser son courage contre les récifs [en s'exposant témérairement].
          - in quibus (damnationibus) Sevius adlisus est, Cic. Q. 2, 4, 6 : (condamnations) au cours desquelles Sévius a été endommagé.
          - allidere aliquid rei, Lucr. ad rem, Caes. in rem, Claud. : heurter une chose contre une autre.
          - allidere gemmas, Col. : froisser les bourgeons de la vigne.
          - Servius adlisus est, ceteri conciduntur, Cic. : Servius a touché contre l'écueil, les autres se sont noyés.
          - allidi in re aliqua, Cic. : échouer, subir un revers.
          - allidi, Col. : être ruiné (comme après un naufrage).
adlĭgāmĕn, ĭnis, n. : c. adligatio. --- Gloss.
          - et adlĭgāmentum, i, n. --- Aug. Serm. 46, 12.

adlĭgātĭo, ōnis, f. [adligo] : - 1 - action de lier. --- Vitr. 7, 3, 2; Col. 11, 2, 16. 2 - lien. --- Vitr. 8, 7.
adlĭgātŏr, ōris, m. : lieur, qui lie. --- Col. 4,13,1; Aug. Civ. 12, 26.
adlĭgātūra, ae, f. :
       1 - lien pour la vigne. --- Col. Arb, 8, 3.
        2 - ligature [chirurg.]. --- Scrib. 209.
        3 - pansement (pr. et fig.). --- Ambr. Ep. 2, 7; Vulg.
        4 - bandelette, amulette. --- Fil. 21, 3.
adlĭgātus : part. de adligo.
          - voir hors site alligati.
adlĭgo, āvī, ātum, āre : - tr. -
       1attacher à, lier à.
          - alligare aliquem ad statuam, Cic. Verr. 4, 90 : attacher qqn à une statue.
          - alliigare aliquem ad palum, Cic. Verr. 5, 10 : attacher qqn à un poteau.
          - adligare beluam, Cic. Sest. 16 : lier une bête féroce.
          - colorem adligare : fixer la couleur. --- Plin. 32, 66; 9, 134.
          - (voces) quas Ulixes nisi adligatus praetervehi noluit, Sen. Ep. 123, 12 : (voix) le long (à portée) desquelles Ulysse ne voulut passer qu'attaché.
          - ancora unco dente adligavit alterius proram, Liv. 37, 30, 9 : l'ancre de sa dent recourbée accrocha solidement la proue de l'autre navire.
          - unco non adligat ancora morsu, Virg. En. 1, 169 : l'ancre n'assujettit pas [les navires] par la morsure de sa dent recourbée.
          - Saturnum Juppiter siderum vinculis adligavit, Cic. Nat. 2, 64 : Jupiter emprisonna Saturne dans les liens des astres [l'assujettit au cours des astres].
          - vetuit se adligari, Cic. Tusc. 2, 53 : il défendit qu'on le liât [pour une opération].
        2faire une ligature, mettre un bandeau sur.
          - adligare vulnus, Cic. Tusc. 2, 39 : bander une plaie.
          - oculus adligatus, Cic. Div. 1, 123 : l'œil bandé.
        3enchaîner, lier.
          - cum videas civitatis voluntatem solutam, virtutem adligatam, Cic. Att. 2, 18, 1 : quand on voit que les citoyens ont leur bonne volonté affranchie d'entraves, mais leur énergie garrottée.
          - ne qua re impediar atque alliger, Cic. Att. 8,16, 1 : de crainte que quelque événement ne m'entrave et me lie les mains.
          - tristi palus inamabilis unda alligat, Virg. En. 6, 438 : un marais odieux enchaîne les morts (les tient prisonniers) de ses ondes sinistres.
          - (harenae) quae umore alligantur, Sen. Ep. 55, 2 : (les sables) que l'humidité lie [rend compacts].
          - lac alligatum, Mart. 8, 64, 9 : lait coagulé.
        4lier moralement.
          - stipulatione aliquem adligare, Cic. Com. 36 : lier qqn par une stipulation.
          - lex omnes mortales adligat, Cic. Clu. 148 : la loi astreint tous les mortels.
          - beneficio adligari, Cic. Planc. 81 : être attaché par un bienfait.
          - ad unum aliquem ex Stoicis se adligare, Sen. Beat. 3, 2 : s'enchaîner à l'un quelconque des Stoïciens.
          - ad praecepta se adligare, Quint. 2, 13, 14 : se tenir lié à des préceptes.
          - scelere se adligare, Cic. Flacc. 41 : s'engager dans les liens d'un crime, se rendre coupable d'un crime.
          - furti se adligare, Ter. Eun. 809 : se rendre coupable d'un vol.
        en parlant du rythme de la prose ut verba neque alligata sint quasi certa aliqua lege versus neque ita soluta ut vagentur, Cic. de Or. 3, 176 : en sorte que les mots, sans être sous la contrainte pour ainsi dire d'une loi précise de la poésie, ne soient pas non plus affranchis de liens, au point d'aller à l'aventure.
         - adligare orationem ad rythmos, Quint. 9, 4, 53 : assujettir la prose à des rythmes.
        en parlant de la place des mots dans la phrase si, ut quodque oritur (verbum), ita proximis adligetur, Quint. 8, 6, 62 : si chaque mot, comme il se présente, se reliait aux précédents.
adlĭnĭo, īre : c. adlino. --- Pallad. 3, 33 ; 6, 8, 1.
adlĭno, ĕre, lēvī, lĭtum : - tr. - étendre en enduisant sur ou à côté.
         - quidquid pingue secum tulit (Nilus), arentibus locis adlinit, Sen. Nat. 4, 2, 9 : tout l'engrais qu'il traîne dans ses eaux, il le dépose comme un enduit sur le sol aride.
         - versibus incomptis atrum signum adlinere, Hor. P. 446 : aux vers négligés accoler un signe noir [l'obélos, indice de faute].
        fig. nulla nota, nullus color, nullae sordes videbantur his sententiis allini posse, Cic. Verr. pr. 17 : aucune marque, aucune couleur, aucune souillure ne paraissait pouvoir entacher ces votes (s'empreindre sur les tablettes de vote).
         - alicui vitium adlinere, Sen. Ep. 7, 2 : imprégner qqn de ses vices.
adlīsĭo, ōnis, f. [adlido] : action de presser, de broyer. --- Hier. Is. 25, 11.
adlīsus, a, um : part. de adlido.
adlīvescit (adlibescit), impers. : il devient livide. --- *P. Fest. 28, 16. 
adlŏcūtĭo, ōnis, f. [ad + loquor] :
       1allocution, discours, langage.
         - mutat personam, uertit allocutionem isdemque medicis, Plin. Ep. 2, 20, 8 : il lève le masque, change de ton à l'égard des mêmes médecins.
         - coacto senatu incohataque adlocutione derepente velut impar dolori congemuit, Suet. Tib. 23, 1 : il convoqua le sénat, commença une allocution, puis tout à coup, comme étouffé par ses sanglots, il se mit à gémir.
         - obliquae adlocutiones, Quint. 9, 2, 37 : discours indirects.
        2paroles d'exhortation (cf. gr. παραμυθία).
         - adlocutione opus erat homini ad consolandos suos ex ipso rogo caput adlevanti, Sen. Helv. 1, 3 : il fallait des paroles de consolation à un homme qui, pour raffermir les siens, soulevait sa tête du fond même de son tombeau.
          - paulum allocutionis, Catul. 38, 7 : un petit mot de consolation.
adlŏcŭtĭvus, a, um : qui sert de harangue. --- An. Helv. 161, 13. 
adlŏcūtŏr, ōris, m. : qui harangue, qui console. --- Isid. 10, 38.
adlŏcūtus, a, um : part. de adloquor. 
adlŏquĭum, iī, n. [adloquor] :
       1paroles adressées à, allocution, exhortation.
         - alloquio leni hostes pellicere ad dedendam urbem, Liv. 25, 24, 15 : par des paroles conciliantes engager l'ennemi à rendre la ville.
        2conversation, causerie.
         - adloquiis noctem producere, Luc. 10, 174 : occuper la nuit en causeries.
        3exhortation, paroles de consolation.
         - deformis aegrimoniae dulcia adloquia, Hor. Epo. 13, 18 : douces consolations du chagrin qui enlaidit. --- cf. Liv. 9, 6, 8; Tac. An. 4, 8. 
adlŏquor, lŏcūtus sum, lŏqui : - tr. -
       1adresser des paroles à qqn, parler, entretenir.
         - adloqui aliquem, Cic. Clu. 170 : parler à qqn. --- cf. Liv. 1, 28, 1 ; 22, 58, 3 ; 25, 25, 1, etc.
        deos adloqui, Plaut. Amph. 181 : invoquer les dieux.
        2exhorter, haranguer (les soldats).
        Liv, 10, 35; Curt. 3, 10, 4; Suet. Galb. 18; id. Caes. 33.
       abst. manipulatim adlocuti sunt Licinius Proculus et Plotius Firmus, Tac. H. 1, 82 : devant les soldats rangés en manipules, Licinius Proculus et Plotius Firmus prononcèrent leur harangue.
        3exhorter, consoler.
        - nullus melius has adloquendi partes occupaverit, Sen. Pol. 14, 2 : nul n'aurait mieux rempli que lui cette tâche de consolation.
       aliquem adloqui in luctu, Sen. Troad. 619 : consoler qqn dans le deuil. --- id. Oedip. 1029Varr. L. L. 6, 7, 66.
adlŭbentĭa, ae, f. [ad + lubet] : inclination vers. --- Apul. M. 1, 7. 
adlŭbesco (allūbesco), ĕre [ad + lubet] : - intr. - 1 - complaire à qqn [alicui]. --- Apul. M. 7, 11. - 2 - commencer à avoir du goût pour qqch [alicui rei]. --- Apul. M. 9, 3.
       abst. adlubescere : commencer à plaire (à être du goût de qqn). --- Plaut. Mil. 1004.
adlūcĕo (allūcĕo), ēre, lūxi : - intr. - briller, luire auprès, en outre. --- Sen. Ep. 92, 5
        - adlucere alicui : briller (à) pour qqn. --- Plaut. Pers. 515.
       impers. nobis adluxit, Suet. Vit. 8 : la lumière a lui pour nous [nous avons un heureux présage]. 
adlūcĭn : v. hallucin.
adluctāmentum, i, n. : moyen de lutter. --- Arn. j. Conf. 1, 7. 
adluctor, āri : - intr. - lutter contre. --- Apul. M. 10, 17.
        - adluctari alicui : lutter contre qqn. --- Apul. M. 11, 12.
adlūdĭo, āre [ad + ludius] : jouer avec. --- [abst] Plaut. Poen. 1234; Stich. 382. 
adlūdo, ĕre, lūsi, lūsum : - intr. -
       1jouer, badiner, plaisanter [à l'adresse de qqn ou de qqch].
        - Galba adludens, Cic. de Or. 1, 240 : Galba en plaisantant (par manière de jeu).
        - nec plura adludens, Virg. En. 7, 717 : [acc. de qualif.] sans plaisanter davantage (se bornant à cette réflexion plaisante).
        - accedunt et adludunt, Plin. Ep. 9, 33, 6 : ils s'approchent et jouent [avec le dauphin].
        - adludere ad aliquem, Ter. Eun. 424 : badiner avec qqn.
        - adludere alicui, Phaed. 3, 19, 12 : adresser des plaisanteries à qqn.
       en parlant des flots mare litoribus adludit, Cic. Nat. 2, 100 : la mer approche en se jouant du rivage.
        - extremis adludunt aequora plantis, Stat. Theb. 9, 336 : les flots viennent baigner en se jouant les extrémités de ses pieds.
       avec l'acc. Catul. 64, 67; V.-Fl. 6, 665; Min. Fel. 3, 3.
       métaph. prope posita speique nostrae adludentia sequamur, Sen. Tranq. 10, 5 : recherchons ce qui est à notre portée, ce qui sourit à nos espérances.
       2faire allusion à qqn, à qqch.
        - adludere ad. --- Serv. En. 1, 74 ; Schol. Hor. Ep. 1, 10, 6; Ps. Asc. Verr. 2, 4.
        - adludere alicui rei. --- V.-Max. 3, 7, 4.
        - adludere de. --- Schol. Juv. 2, 10; 3, 46.
adlŭo, ĕre, lŭi : - tr. - venir mouiller, baigner.
        - Cic. Leg. 2, 6; Virg. G. 2, 158.
        - urbs mari adluitur, Caes. BC. 2, 1, 3 : la ville est baignée par la mer. --- cf. Cic. Verr. 5, 96; Liv. 24, 34, 4; 26, 44, 10, etc.
        - Massilia barbaries fluctibus adluitur, Cic. Flacc. 63 : Marseille est baignée par les flots de la barbarie.               
adlūsio (allūsio), ōnis, f. : action de jouer avec. --- Arn. 7, 23. 
adlŭvĭēs, ĭēī, f. [adluo] : eau débordée, débordement. --- Liv. 1, 4, 5 [mss]; Col. 3, 11, 8. 
adlŭvĭo, ōnis, f. [adluo] : - 1 - alluvion, atterrissement. --- Cic. de Or. 1, 173. - 2 - débordement, inondation. --- Apul. Mund. 23. 
adlŭvĭum, ĭī, n. : alluvion. --- Sid. Ep. 2, 2. 
adlŭvĭus, a, um : baigné par alluvion. --- Isid. Or. 15, 13, 10. 
adluxi : parf. de adluceo.
Admagetobriga, ae, f. : Admagetobrige (ville celtique, près de laquelle Arioviste battit les Gaulois). --- *Caes. BG. 1, 31, 12.
admănĕo, ēre : rester auprès. --- N. Tir. 30, 40.
admartyrizo, āre : - intr. - aider les martyrs, assister les martyrs. --- Comm. Instr. 2, 16, 19.
admātūro, āre : - tr. - hâter. --- Caes. BG. 7, 54, 2 (α) [seul ex.]. 
Admederensis, e : d'Admédéra [Numidie]. --- Insc. Or. 528.
admembrātim : par parties. --- Gloss.
admĕmŏrātĭo, ōnis, f : commémoration, rappel à la mémoire. --- Aug. Ep. 59, 1.
admĕmordi, arch. = admomordi : v. admomordeeo. --- Plaut.
admensus, a, um : part. passé de admetior. - 1 - qui a mesuré. - 2 - sens passif mesuré.
admĕo, āre : - intr. - approcher. --- P.-Nol. Carm. 17, 119.
admētior, mētiri, mensus sum : - tr. - mesurer exactement.
          - alicui rem admetiri : mesurer qqch à qqn. --- Cato, Agr. 154; Cic. Verr. 3, 192; Liv. 35, 49, 10.
          - admetiri frumentum, Suet. Aug. 41, 5 : distribuer des mesures de blé.
          - admetiri (sens passif ) : être mesuré. --- Cato, Agr. 148.
Admēto, ūs, f. : Adméto (fille de l'Océan). --- Hyg.
Admētus, i, m. : - 1 - Admète (époux d'Alceste, roi de Thessalie). --- Hyg. Fab. 173; V.-Max. 4, 6, 1; Ov. P. 3, 1, 106. - 2 - Admète (roi des Molosses). --- Nep. Them. 8. 3.
          - gr. Ἄδμητος.
          - voir hors site : Admète.
admĭgro, āre : - intr. - aller vers, aller rejoindre (qqch, ad aliquam rem), se joindre (à qqch, ad aliquam rem).
          - ad paupertatem si admigrant infamiae, gravior paupertas fit, fides sublestior, Plaut. Pers. 347 : si la mauvaise réputation se joint à la pauvreté, la pauvreté devient plus lourde et la confiance plus légère.
admĭnĭcŭla, ae, f : servante. --- Fort. Rad. 19.
admĭnĭcŭlābundus, a, um : qui aide. --- It. Alex. 9.
admĭnĭcŭlātĭo, ōnis, f : aide, assistance, appui, soutien. --- Boet. Cic. Top. 5.
admĭnĭcŭlātŏr, ōris, m. : celui qui aide. --- Gell. 7, 3, 8.
admĭnĭcŭlātus, a, um : part. passé de adminiculo; échalassé.
          - memoria adminiculatior, Gell. pr. 16 : mémoire plus sûre.
admĭnĭcŭlo, āre, āvi, ātum [adminiculum] : - tr. -
       1 - étayer, échalasser (la vigne). --- Cic. Fin. 5, 39; Col. 2, 26, 1, etc.
       2fig. soutenir, appuyer, aider, fortifier. --- Varr. Men. 105; Gell. 2, 30, 6.
          - ad beatitudinem adminiculari, Aug. : être soutenu dans la voie de la béatitude.
admĭnĭcŭlor, āri = adminiculo : échalasser. --- Aug. Genes. 1, 18, 36.
admĭnĭcŭlum, i, n. [ad + mineo] :
       1 - étai, échalas. ---- Cic. Nat. 2, 120; CM 53.
       2 - toute espèce d'appui. --- Liv. 21, 36, 7; Curt. 7, 3, 17; Tac. An. 14, 54.
          - egere adminiculis, Tac. An. 12, 5 : avoir besoin de soutien.
          - id senectuti suae adminiculum fore, Liv. 10, 22 : que ce serait le soutien de sa vieillesse.
        3fig. aide, appui, secours. --- Cic. Lael. 88; Liv. 6, 1, 4; 10, 22, 2; Sen. Ep. 59, 6, etc.
          - nullis adminiculis, Cic. Off. 3, 7, 34 : sans aide.
admĭnistĕr, tri, m. : - 1 - celui qui aide, celui qui exécute; travailleur (en t. de guerre). - 2 - aide, agent, assistant, serviteur, ministre. - 3 - péj. agent, ministre, complice.
          - victūs quotidiani administer, Cic. : (l'esclave) chargé de la nourriture de chaque jour.
          - jubet opus et administros tutari, Sall. : il ordonne de protéger l'ouvrage et les travailleurs.
          - bellum gerere sine administris, Sall. J. 74 : faire la guerre sans aides.
          - administris ad ea sacrificia Druidibus utuntur, Caes. BG. 6 : pour ces sacrifices, ils ont comme ministres les Druides.
          - aliquo quasi administro in studiis uti, Gell. : s'aider de qqn dans ses travaux.
          - administri et satellites Sexti Naevii, Cic. Quint. 25, 80 : ministres et satellites de Névius.
          - administer ipsius cupiditatum, Cic. Verr. 2, 2, 54 : agent de ses propres plaisirs.
admĭnistra, ae, f. : servante, gouvernante. --- Varr. L. L. 7, § 34.
          - artes hujus administrae virtutis, Cic. Imp. Pomp. 13, 36 : les qualités qui escortent cette vertu.
admĭnistrātĭo, ōnis, f. :
       1action de prêter son aide.
          - sine administratione hominum, Cic. Off 2, 12 : sans l'assistance des hommes.
       2administration, exécution.
          - rerum magnarum cogitatio atque administratio, Cic. Inv. 2, 163 : la conception et l'exécution de grandes choses.
          - exitus administrationesque Brundisini portus impedire, Caes. BC. 1, 25, 4 : entraver les sorties et le service du port de Brindes.
        3administration, gestion, direction.
          - administratio rei publicae, Cic. de Or. 1, 165 : l'administration de l'état (des affaires publiques). --- cf. Fin. 4, 68 ; Fam. 1, 9, 2; Liv. 2, 54, 4.
          - administratio civitatis, Cic. Rep. 1, 44 : administration de la cité.
          - administratio provinciae, Cic. Fam. 2, 13, 2 : administration d'une province.
          - administratio belli : conduite de la guerre. --- Cic. Div. 2, 12; Fam. 15, 1, 1; Liv. 23, 32, 15; 26, 1, 1.
          - magnitudo operum, multitudo tormentorum omnem administrationem tardabat, Caes. BC. 2, 2, 5 : la grandeur des travaux, la multitude des machines de guerre retardaient toute la conduite du siège.
          - administratio navis, Liv. 34, 6, 6 : direction (manœuvre) d'un navire.
          - administratio patrimonii, Sen. Polyb. 17, 2 : administration (gestion) d'un patrimoine.
          - administratio mundi, Cic. Nat. 2, 76 : gouvernement de l'univers.
          - administratio aquae, Vitr. : distribution des eaux.
          - administrationes portus impedire, Caes. : entraver le mouvement d'un port (le service d'un port).
          - administratio officii alicujus, Tac. D. 6 : gestion (exercice) de quelque charge officielle.
          - administrationes : fonctions administratives. --- Tac. et postérieurement.
          - officiis et administrationibus praeponere, Tac. Agr. 19 : préposer aux emplois et aux fonctions administratives.  
admĭnistrātĭuncŭla, ae, f. : petite fonction. --- Cod. Th. 8, 4, 10.
 
admĭnistrātīvus, a, um : actif, capable d'agir. --- Quint. 2, 18, 5.
admĭnistrātŏr, ōris, m. : qui a la charge de.
          - administrator belli gerendi, Cic. de Or. 1, 210 : qui est chargé de la conduite d'une guerre.
admĭnistrātōrĭus, a, um : agent, ministre, intermédiaire. --- Hier. Isai. 13, 46, 11.
administratus :
       1 - admĭnistrātus, a, um : part. passé de administro.
       2 - admĭnistrātŭs, ūs, m. : admistration. --- Gloss.
admĭnistro, āre, āvi, ātum :
          - (Lebaigue P. 26 et P. 27).
          - intr. -
       1prêter son ministère, son aide.
          - alicui ad rem divinam administrare, Plaut. Epid. 418 : prêter son aide à qqn pour un sacrifice. --- cf. Stich. 397.
          - tr. -
       2 - mettre sous la main, présenter.
          - mel in secundam mensam administratur, Varr. R. 3, 16, 5 : on présente (on sert) du miel au second service.
       3avoir en main, s'occuper de, diriger, régler.
          - rem administrandam arbitror sine ulla mora et confestim gerendam censeo, Cic. Phil. 5, 31 : je pense qu'il faut régler l'affaire sans retard et suis d'avis qu'il faut l'exécuter aussitôt. --- cf. Verr. 3, 193 ; Liv. 24, 8, 7.
       4s'occuper de, exécuter.
          - ad tempus res administrare, Caes. BG. 4, 23, 5 : prendre toutes les mesures au moment opportun.
          - sic hanc rem totam administrasti, ut... Cic. Verr. 3, 164 : tu as mené toute cette affaire de telle façon que... --- cf. Caes. BG. 2, 20, 4 ; 5, 6, 6, etc.
          - abst. administrare : mettre la main à l'œuvre.
          - a quibus (navibus) cum paulo tardius esset administratum, Caes. BG. 4, 23, 2 : comme de la part des navires l'exécution avait été un peu lente. --- cf. BG. 4, 31, 3.
          - inter vineas sine periculo administrare, Sall. J. 92, 9 : travailler (faire leur tâche) sans risques à l'intérieur des mantelets.
          - a nobis populo omnia administrata sunt, Cic. : nous avons tout mis au service du peuple.
          - tuam virtutem administrare gaudeo, Cato d. Cic. Fam. 15, 5 : je suis heureux de voir ton mérite à l'oeuvre.
        5diriger, administrer.
          - administrare rem publicam : administrer les affaires publiques [sens fréquent].
          - [mais Liv. 30, 41, 2, assurer la défense publique.
          - et 23, 49, 3, assurer un service public] ;
          - administrare rem navalem, Cic. Verr. 5, 43 : diriger les affaires maritimes.
          - administrare rem militarem, Cic. Phil. 5, 45 : diriger les affaires militaires.
          - administrare rem familiarem, Cic. Inv. 1, 35 : gérer ses affaires, administrer ses biens.
          - administrare navem, Caes. BC. 3, 14, 2 : diriger (gouverner) un navire.
          - abst. administrare : administrer [en parl. d'un gouverneur de province]. --- Cic. Att. 6, 4, 1; Cat. d. Cic. Fam. 15, 5, 1.
          - administrare : diriger la manœuvre [en parl. d'opér. milit.]. --- Caes. BG. 7, 61, 2 ; BG. 3, 26, 1.
admīrābĭlis, e : - 1 - digne d'admiration, admirable. - 2 - étonnant, surprenant, prodigieux, étrange; paradoxal (t. de rhét.).
          - admirabile est quantum inter omnes oratores unus Demosthenes excellat, Cic. : **il est digne d'admiration à quel point seul Démosthène l'emporte sur tous les orateurs** = la supériorité de Démosthène sur tous les orateurs est digne d'admiration.
          - admirabilis in dicendo, Cic. Br. 169 : admirable dans l'éloquence (comme orateur).
          - nulla virtus admirabilior misericordia est, Cic. Lig. 37 : il n'y a pas de vertu plus admirable que la pitié.
          - nihil admirabilius, quam quo modo ille mortem fili tulit clari viri et consularis, Cic. CM : rien de plus admirable que la manière dont il supporta la mort de son fils, homme illustre et personnage consulaire.
          - quo quidem admirabilius existimandum est, quod... Plin. Pan. 84 : il faut l'admirer d'autant plus que...
          - cognitio rerum aut occultarum aut admirabilium, Cic. Off. 1, 13 : l'étude soit des secrets, soit des merveilles de la nature.
          - o admirabilem impudentiam! Cic. Phil. 3, 18 : o prodigieuse impudence !
          - admirabilia, Cic. Fin. 4, 74 : les paradoxes des Stoïciens (choses étranges, qui heurtent l'opinion).
admīrābĭlĭtās, ātis, f. : le fait d'être digne d'admiration, qualité qui rend admirable.
          - haec animi despicientia admirabilitatem magnam facit, Cic. Off. 2, 11 : ce noble dédain est un grand sujet d'admiration.
          - quanta sit admirabilitas caelestium rerum, Cic. Nat. 2, 90 : combien les choses célestes ont de quoi mériter l'admiration.
admīrābĭlĭtĕr, adv. :
        1 - d'une manière admirable, admirablement. --- Cic. Opt. 17; Nat. 2, 132; Att. 5, 14, 2.
          - admirabilius. --- Cic. Part. 17.
        2 - d'une manière insolite, d'une manière paradoxale. --- Cic. Tusc. 4, 36.
admīrācŭlum, i, n., c. miraculum. --- [décad.].
admīrandus, a, um : digne d'admiration, admirable. --- Cic. de Or. 1, 76; Rep. 3, 44; Phil. 2, 69.
          - admiranda (plur. n.) : choses admirables, merveilles. --- Sen. Ep. 114, 12; Plin. 31, 12; Gell. 6, 1.
          - admirandum in modum, Nep. Epam. 3, 2 : d'une manière admirable. --- cf. Virg. G. 4, 3 ; Liv. 42, 11, 8.
          - admirandissimus. --- Salv. Ep. 8.
admīrātĭo, ōnis, f. :
       1 - action d'admirer, admiration.
          - admirationem habere : comporter l'admiration, exciter l'admiration. --- Cic. de Or. 2, 344 ; Fam. 5, 12, 5.
          - admiratione adfici, Cic. Off. 2, 37 : être l'objet de l'admiration.
          - maxima est admiratio in judiciis, Cic. Off. 2, 49 : ce qui procure le plus l'admiration, c'est l'éloquence judiciaire. --- cf. Mur. 25.
          - non est admirationi una arbor, Sen. Ep. 33, : on n'admire pas un arbre isolé. --- cf. Gell. 5, 14, 8; 6, 14, 10 ; 15, 4, 2.
          - in admiratione esse : être admiré. --- Plin. 34, 41 ; 35, 145, etc.
          - avec gén. subj. summam hominum admirationem excitare, Cic. Br. 327 : exciter au plus haut point l'admiration du public.
          - cf. Off. 2, 36; Att. 5, 21, 7; Fam. 7, 1, 3 ; Liv. 4, 35, 5, etc.
          - avec gén. obj. magna est admiratio dicentis, Cic. Off. 2, 48 : on a beaucoup d'admiration pour l'orateur.
          - cf. Tusc. 4, 3; Nep. Iph. 3, 1; Liv. 21, 39, 7; 25, 11, 18, etc..
          - admiratio divitiarum, Cic. Off. 2, 71 ;virtutis Cic. Lael. 30 : admiration pour les richesses, pour la vertu.
          - admirationem movere (habere) : susciter l'admiration, exciter l'admiration.
          - auri admirationem nobis fecerunt, Sen. : ils ont fait de l'or l'objet de notre admiration.
          - admirationes : marques d'admiration. --- Cic. Or. 236; Br. 290.
       2 - étonnement, surprise.
          - admiratio rei, Cic. : surprise que cause un événement.
          - quid habet admirationis tali viro obviam prodisse multos, Cic. Mur. 68 : qu'y a-t-il d'étonnant à ce que beaucoup de personnes se soient portées à la rencontre d'un tel homme. --- cf. Phil. 1, 7 ; Or. 11.
          - est etiam admiratio non nulla in bestiis aquatilibus, Cic. Nat 2, 124 : les animaux aquatiques offrent aussi quelques sujets d'étonnement.
          - [avec gén. subj.] Cic. Lael. 2; Verr. 4, 27; [avec gén. obj.] Cic. Tusc. 1, 58; Liv. 21, 3, 4.
          - consulem admiratio incessit, quod ... Liv. 7, 34, 12 : le consul s'étonna que ...
          - abies admirationis praecipuae, Plin. : sapin d'une dimension étonnante.
        3 - tours particuliers.
          - admiratio (eum) incessit, quod pugnam non inirent, Liv. 7, 34, 12 : la stupeur l'envahit de voir qu'ils n'entamaient pas la bataille.
          - admiratio orta est non simul regressum Hannibalem, Liv. 26, 12, 3 [cf. Cic. Verr. 5,106] : ils commencèrent à s'étonner qu'Hannibal ne fût pas revenu en même temps.
          - et molestia sum adfectus... et admiratione, quidnam accidisset, Cic. Att. 1, 17, 1 : j'ai été pris de chagrin..; et aussi d'étonnement, me demandant ce qui était donc arrivé.
admīrātīvus, a, um : admiratif. --- Isid. 2, 21.
admīrātŏr, ōris, m. : qui admire, admirateur. --- Sen. Contr. 2, 2, 8; Sen. Oet. 5,8; Quint. 2, 5, 21 ; 9, 2, 46; Tac. D. 19; 21, etc.
admīrātus, a, um : part. passé de admiror; qui a admiré, qui s'est étonné.
admīror, āri, ātus sum : - tr. - voir avec étonnement, admirer, s'étonner, être surpris.
          - absol. admirantibus omnibus Cic. de Or. 3, 213, tous étant dans l'admiration
          - admiratus quaerit, Caes. BG. 7, 44, 2 : dans l'étonnement, il s'informe.
          - hunc ego non admirer ? Cic. Arch. 18 : cet homme, moi, je ne l'admirerais pas ?
          - in hoc eum admirabar quod... Cic. de Or. 1, 47 : je l'admirais en ce que...
          - alicujus ingenium vehementer admirari, Cic. de Or. 1, 93 : admirer vivement le talent de qqn.
         - admirari rem (de re, in re), Cic. : être étonné de qqch.
          - admirari impudentiam alicujus, Cic. de Or. 1, 237 : s'étonner de l'impudence de qqn.
          - nil admirari, Hor. Ep. 1, 6, 1 ; nihil admirari, Cic. Tusc. 5, 81 : ne s'étonner de rien [ne se laisser déconcerter par rien].
          - abst. avec de quid tu admirere de multitudine indocta, Cic. Mur. 39 : pourquoi, de ton côté, aurais-tu de l'étonnement au sujet d'une multitude ignorante ?
          - de diplomate admiraris, Cic. Att. 10, 17, 4 : tu marques de l'étonnement au sujet du passeport.
          - admirari quod... : s'étonner de ce que... --- Cic. CM 3; Dej. 28; Att. 6, 9. 1, etc. ; Sen. Ep. 81, 12.
          - avec la prop. inf. illud admiror te nobis... tribuisse... Cic. de Or. 2, 227 : ce qui m'étonne, c'est que tu nous aies accordé...
          - admirari cur, quomodo : se demander avec étonnement pourquoi, comment.
          - admirari quo pacto, Hor. S. 1, 4, 99 : se demander avec étonnement comment.
          - admirantes, unde hoc philosophandi nobis studium extitisset, Cic. Nat. 1, 6 : se demandant avec surprise d'où m'était venu ce goût pour la philosophie.
admiscĕo, ēre, miscŭi, mixtum : - tr. - mélanger, mêler, adjoindre à, ajouter.
          - formes de la 3e conj. admiscis Pallad. 8, 7; Apic. 2, 51; ammiscunt Diosc. 1, 19 ; admiscetur ou admiscitur Plaut. Cas. 222.
          - rem rei (re) admiscere, Cic. : mêler une chose avec qqch.
          - rem in rem admiscere, Plin. : mêler une chose avec qqch.
         - admiscere rem cum re : mélanger une chose avec une autre. --- Cato, Agr. 115, 2.
          - au passif aer calore admixtus, Cic. Nat. 2, 27 : air mélangé de chaleur.
          - ego ad id consilium admiscear ! Cic. Phil. 12, 7 : moi! que j'entre dans ce projet !
          - his Antonianos milites admiscuerat, Caes. BC. 3, 4, 2 : à ces (légions) il avait incorporé les soldats d'Antonius.
          - telis aspera dicta admiscere, Sil. : entremêler ses coups de paroles amères.
          - admisceri novis sermonibus ac disciplinis, Cic. : être en contact avec des langues et des moeurs nouvelles.
          - non admiscere se erroribus, Cic. : ne pas participer aux erreurs.
          - tua misceto, ne me admisceas, Ter. Heaut. 4, 5, 35 : arrange tes affaires de façon à ne pas m'y mêler.
          - ne te admisce, Ter. Heaut. 5, 2, 22 : ne t'en mêle pas.
          - admiscere mortiferum vitali, Liv. 6, 40, 12 : mélanger la substance mortelle à la substance qui fait vivre.
          - aquae admixtum esse calorem, Cic. Nat. 2, 26 : [faire voir] que de la chaleur est mêlée à l'eau.
          - admixto calore, Cic. Nat. 2, 26 : par suite du mélange de la chaleur.
          - nulla se alia admiscente natura, Cic. Nat. 3, 36 : sans mélange d'aucun autre élément.
          - his Antonianos milites admiscuit, Caes. BC. 3, 4, 2 : à ces légions il mêla (incorpora) les soldats d'Antonius.
          - admiscere versus orationi, Cic. Tusc. 2, 26 : entremêler des vers à un exposé [philosophique].
          - admisceri ad consilium, Cic. Phil. 12, 16 : (se mêler à) prendre part à un conseil.
          - Trebatium quod isto admisceas, nihil est, Cic. Q. 3, 1, 9 : il n'y a pas de raison pour que tu mêles Trébatius à ces affaires.
          - (maritimae urbes) admiscentur novis disciplinis, Cic. Rep. 2, 7 : (les villes maritimes) se laissent pénétrer de principes nouveaux.
          - hoc Precianum cum iis rationibus, quas..., admisceri nolo, Cic. Att. 1, 9 : je ne veux pas que cette succession de Précius se mélange avec les comptes que...
admīsi : parf. de admitto.
admissārĭus, a, um [admitto] : réservé à la reproduction (en parl. d'un cheval, d'un âne); en rut.
          - admissārĭus, i, m. : - a - [avec ou sans equus, asinus] - étalon. --- Varr. R. 2, 8,3; 2, 7, 1, etc. - b - un étalon [en parlant d'un débauché]. --- Cic. Pis. 69; Sen. Nat. 1, 16, 2.
admisse, arch. (Plaut.) = admisisse.
admissĭo, ōnis, f. :
        1 - admission, audience, accès.
          - admissionum tuarum facilitas, Plin. Pan. 47 : ta facilité à accorder des audiences.
      - quidam ex officio admissionis, Suet. Vesp. 14 : un des huissiers du palais.
      - cohors prima admissionis, Sen. Clem. 1, 10, 1 : la suite des familiers les premiers à être reçus en audience.
          - in secundas admissiones digeri, Sen. : être classé pour la seconde audience.
          - officium admissionis, Suet. : fonction d'introducteur (d'huissier).
        2 - monte, saillie.
          - Varr. R. 2, 7,1 ; 2, 1, 18.
        3en droit prise de possession, envoi en possession.
          - Cod. Just. 6, 15, 5.
        4 - action d'admettre.
          - admissio cucurbitarum, Scrib. : l'emploi des ventouses.    
admissĭōnālis, is, m. [admitto] : introducteur, huissier (maître de cérémonies qui introduit dans les appartements de l'empereur). --- Lampr. Sev. 4, 3; Cod. Th. 6, 35, 7.
admissivae (aves), f. [admitto] : oiseaux de bon augure. --- P. Fest. p. 21, 12.
admissŏr, ōris, m. [admitto] : - 1 - celui qui introduit. --- Aug. Cic. 7, 3. - 2 - celui qui commet (une faute). --- Lact. Epit. 63, 4.
admissum, i, n. [admitto] :
          - v. admissus.
       1 - action, acte [au sens péjoratif].
          - ob admissum foede, Lucr. 5, 1224 : pour un acte honteux
          - admissum : mauvaise action. --- Tac. D. 12.
       2 - mauvaise action, méfait, crime.
      - admissa Poppaeae, Tac. An. 11, 4 : les crimes de Poppée.
      - meum admissum, Ov. H. 11, 110 : mon crime.
admissūra, ae, f. [admitto] : monte, accouplement. --- Varr. R. R. 2, 1 med.; so id. ib. 2, 4, 8; Col. 6, 24, 1; Plin. 8, 42, 66, § 164; Stat. S. 5, 2, 24; Vulg. Gen. 30, 42.
admissus :
       1 - admissus, a, um : part. passé de admitto. - a - lâché, lancé. - b - admis. - c - commis.
          - admisso passu, Ov. : d'un pas rapide.
          - admissae jubae, Ov. : crinière flottante.
          - admissa vota, Sil. : voeux exaucés.
          - admissum dedecus, Cic. : déshonneur dont on s'est couvert.
       2 - admissŭs, ūs, m. : - a - action d'admettre. - b - monte, saillie.
          - solis admissu, Pall. : en livrant passage au soleil.
          - admissum facere, Veg. : saillir.
admistio, admistius = admixtio, admixtius.
admitto, ĕre, mīsi, missum : - tr. -
          - inf. parf. admisse Plaut. Mil. 1287 ; inf. passif admittier Virg. En. 9, 229.
       1 - faire avancer, aller vers.
          - in hostem equos admittere, Liv. 25, 19, 3 : lancer les chevaux contre l'ennemi.
          - equo admisso : à toute bride, à bride abattue. --- Cic. Fin. 2, 61 ; Caes. BG. 1, 22, 2.
          - admissi equi, Ov. F. 4, 674 : chevaux lancés.
          - d'où, poét. admisso passu, Ov. M. 1, 532 : d'un pas pressé, en pressant le pas.
          - admissae jubae, Ov. Am. 2, 16, 50 : crinière flottante (qu'on laisse aller librement).
          - fig. quod semel admissum coerceri reprimique non potest, Cic. Fin. 1, 2 : une chose qui, une fois qu'on l'a laissée aller, ne peut être maîtrisée et arrêtée.
          - admittere equum in aliquem, Caes. Liv. : pousser son cheval contre qqn.
          - equo admisso : *le cheval lâché* = à bride abattue, à toute bride.
          - se admiserat unda, Ov. : l'onde s'était élancée.
          - quod semel admissum coerceri non potest, Cic. : science dont on ne peut arrêter l'essor.
       2admettre, permettre l'accès.
          - admissi auditique sunt, Liv. 21, 10, 1 : ils furent reçus en audience et entendus. --- cf. Cic. Q. 1, 1, 32.
          - salutatum veniebant; admissus est nemo, Cic. Phil. 2, 105 : on venait pour te saluer ; personne ne fut admis. --- cf. Verr. 5, 93 ; Nep. Con. 3, 3
          - admittere domum ad se aliquem, Nep. Tim. 1, 5 : admettre qqn chez soi en sa présence.
          - admittere in domum, Cic. Off. 1, 139 ; in cubiculum, Cic. Phil. 8, 29 : admettre dans sa maison, dans sa chambre.
          - admittere in castra, Liv. 21,10, 6 : admettre dans le camp.
          - admittere aliquem ad capsas, Cic. Caecil. 51 : laisser qqn s'approcher des coffrets.
          - spectatum admissi, Hor. P. 5 : admis à voir.
       3 - admettre à une chose.
          - admittere ad colloquium, Caes. BC. 3, 57, 5 : admettre à une entrevue.
          - admittere ad fastos, ad commentarios pmtificum, Liv. 4, 3, 9 : admettre à la connaissance des fastes et des livres des pontifes.
          - admittere in rapinam rei publicae, Sen. ép. 14, 13 : admettre (laisser participer) au pillage de l'état.
          - admissus Jovis arcanis Hor. O. 1, 28, 9, admis aux secrètes pensées de Jupiter..
          - admittit arcus aquam, Tib. : l'arc-en-ciel aspire l'eau.
          - admittere aliquem per fenestram, Petr. : introduire qqn par la fenêtre.
          - admittere ad colloquium, Caes. : admettre à une entrevue.
          - admittere in cubiculum, Cic. Phil. 8.10 : admettre dans sa chambre.
          - lucem in thalamos admittere, Ov. A. A. 3, 807: laisser entrer la lumière dans la chambre à coucher.
          - domum ad se filium admittere, Nep. Tim. 1: admettre son fils chez soi en sa présence.
          - admittere aliquid in cibos (ad cibos), Plin. : employer une substance comme aliment.
          - admittere aliquem ad officium, Nep. : admettre qqn à une charge.
        4 - accoupler, donner à saillir.
          - admittere asinum in equam, Dig. : faire saillir une jument par un âne.
          - admittere equam asino, Varr. : faire saillir une jument par un âne.
          - taurum admittere : accoupler le taureau.
        5 - enter, greffer.
          - surculum admittere, Plin. : enter, greffer.
        6 - laisser passer (une chose), permettre, tolérer; approuver, être favorable (t. d'augure).
          - aliquid admittere auribus (ad aures), Liv. : prêter l'oreille à une proposition.
          - admittere manus castas ad sacra, Ov. F. 6, 290 : n'admettre que des mains pures à son culte.
          - nihil non modo ad animum, sed ne ad aures quidem, Liv. 25, 21, 7 : ne laisser arriver aucun conseil non seulement à leur esprit, mais même à leurs oreilles [non seulement ne pas suivre..., mais même ne pas écouter]
          - admittere lucem in thalamos, Ov. A. A. 3, 807 : laisser la lumière pénétrer dans la chambre à coucher.
          - ira in animum admissa, Sen. Ep. 85, 15 : la colère admise dans l'âme.
          - avec dat. longae barbae mucronem cultri admittere, Juv. 14, 217 : laisser le tranchant du rasoir entamer sa barbe longue
          - admittere preces, Tac. H. 4, 60 : accueillir des prières.
          - admittere solacia, Plin. Ep. 8, 16, 4 : accueillir des consolations.
          - numquam ira admittenda, Sen. Ir. 2, 14, 1 : on ne doit jamais admettre (donner accès en soi à) la colère.
          - sacellorum exaugurationes admittunt aves, Liv. 1, 55, 3 : les auspices permettent l'exauguration des chapelles.
          - abst. aves admittunt : les auspices sont consentants. --- Liv. 1, 36, 6 ; 4, 18, 6.
          - admittere quaestionem, Traj. d. Plin. 10, 82, 2 : autoriser des poursuites.
          - admittere exemplum, Tac. H. 1, 30 : admettre un précédent.
          - non admittit hoc veritas, Quint. 6, 1, 43 : la réalité ne tolère pas cela.
          - admittere jocos, Mart. : entendre la plaisanterie.
        7 - commettre (une faute).
          - admittere in se culpam : **laisser arriver à soi une faute** = se permettre une faute, commettre une faute.
          - admittere in se facinus, Cic. Mil. 103 : commettre un crime. --- cf. Clu. 167 ; Caes. BC. 3, 9, 3.
          - sans in se admittere scelus : commettre un crime. --- Cic. Q. 1, 3, 7 ; Nep. Epam. 6, 3.
          - admittere dedecus, Cic. Amer. 111 : commettre une action déshonorante.
          - admittere aliquid scelerate in aliquem, Liv. 40, 15, 9 : se rendre coupable d'une action criminelle à l'égard de qqn.
admixtĭo, ōnis, f. [admisceo] : mélange, addition.
          - admistio parfois dans les mss.
          - animus omni admixtione corporis liberatus, Cic. CM 80 : l'âme débarrassée de tout mélange avec le corps.
admixtus :
       1 - admixtus, a, um : part. passé de admisceo. - a - mêlé, adjoint, incorporé à. - b - mélangé, composé d'éléments divers.
       2 - admixtŭs, ūs, m. : mélange. --- Macr. 2, 1, 6.
admŏdĕrātē, adv. : d'une manière conforme à, d'une manière proportionnée. ---- Lucr. 2, 169.
admŏdĕror, āri, ātus sum : modérer.
          - nequeo risu admoderarier (= admoderari), Plaut. *Plaut. Mil. 1073 : je ne peux m'empêcher de rire.
admŏdŭlantĕr, adv. : harmonieusement. --- Fort. 5, 1, 1.
admŏdŭlo, āre : - tr. - faire résonner harmonieusement. --- Fort. 10, 11, 2.
admŏdŭlor, āri : c. admodulo. --- Claud. Fesc. 2, 15.
admŏdum, adv. : jusqu'à la mesure, pleinement.
          - (Lebaigue P. 27 et P. 28)
       1tout à fait, parfaitement [dans les réponses].
          - Plaut. Rud. 143; 1081; Trin. 421; Bac. 1111 ; Cic. Part. 68 ; Leg. 3, 26.
       2tout à fait.
          - admodum adulescens, Cic. Lael. 101 : tout jeune. --- cf. Phil. 5, 48; Cael. 47; Br. 115, etc.
          - juvenis admodum, Liv. 29, 20, 2, etc. : tout jeune.
          - admodum puer, Liv. 29, 29, 7 : tout enfant.
          - admodum senex, Cic. CM 30, très vieux.
          - admodum pauci, Cic. Phil. 3, 36 ou pauci admodum, Cic. CM 46 : un très petit nombre.
          - nihil admodum, Cic. Br. 35 ou admodum nihil, Cic. Br. 210 : absolument rien.
          - litterarum admodum nihil sciebat, Cic. Brut. 58, 210 : il ne savait absolument rien en fait de littérature.
          - non admodum indocti, Cic. Fin, 1, 1 : qui ne manquent pas tout à fait (précisément) de culture.
          - id fuit nobis gratum admodum, Cic. Verr. 3, 10 : cela nous a été tout à fait agréable.
          - utrique nostrum gratum admodum feceris, Cic. Lael. 4, 16 : cela nous sera très agréable à tous deux.
          - paulum admodum, Cic. Off. 1, 1 : tout à fait peu.
          - admodum diligere, Cic. Att. 1, 13, 4 : aimer absolument.
          - admodum delectare, Cic. Br. 265 : faire un très grand plaisir.
          - admodum gaudere, Cic. Br. 64 : éprouver la plus grande joie.
          - traditum clarum admodum somnium, Cic. Div. 1, 27 : on rapporte un songe d'une flagrante clarté.
          - voce admodum quam suavi, Gell. 19, 9 : de quelle voix délicieuse il a chanté.
          - exacto admodum mense Februario, Liv. 43, 11, 9 : tout à fait à la fin du mois de février.
       3avec un n. de nombre au moins ou tout au plus.
          - turres admodum centum et viginti, Caes. BG. 5, 40, 2 : cent vingt tours au moins [en compte rond]. --- cf. Liv. 21, 36, 2; 27, 30, 2; 31, 37, 12.
          - secuti eum sunt admodum, quingenti Cretenses, Liv. 44, 43, 8 : il y eut pour le suivre tout au plus cinq cents Crétois.
          - in laevo cornu Bactriani ibant equites, mille admodum, a round thousand, Curt. 4, 12, 3: à l'aile gauche, marchaient des cavaliers bactriens, mille exactement.
admoenĭo, īre, īvi [ad + moenio = munio] : - tr. - appliquer des terrassements, des travaux de siège contre.
          - admoenire oppidum, Plaut. Pseud. 384 : bloquer une ville.
          - quot admoenivi fabricas : que de fourberies j'ai dû dressés ! --- Plaut. Cist. 540.
admōlĭor, īri, ītus sum : - 1 - intr. - faire des mouvements, des efforts vers. - 2 - tr. - mettre en mouvement vers.
          - ad nidum admolirier (= admoliri), Plaut. : tâcher d'atteindre un nid.
          - admoliri manus alicui rei, Plaut. As. 570 : porter la main sur qqch. ---  Apul. M. 1, 40.
admŏnefăcĭo, ĕre : - tr. - avertir.
admŏnĕo, ēre, mŏnŭi, mŏnĭtum : - tr. -
       1faire souvenir, rappeler.
          - recte admones ; Polyclitum esse dicebant, Cic. Verr. 4, 5 : tu me remets bien en mémoire ; c'est Polyclète qu'on l'appelait.
          - admonitum venimus te, non flagitatum, Cic. de Or. 3, 17 : nous venons te rappeler ta promesse et non pas te presser de la tenir.
          - cum admoneris, Cic. Mur. 77 : quand on te fait souvenir [des noms des électeurs].
          - admonere aliquem de aliqua re : faire souvenir qqn de qqch. --- Cic. Pomp. 45; Q. 3, 1, 14.
          - admonere aliquem alicujus rei : faire souvenir qqn de qqch.
          - admonitus hujus aeris alieni, Cic. Top. 5 : ma dette m'étant rappelée à la mémoire.
          - admonebat alium egestatis, alium cupiditatis suae, Sall. C. 21, 4 : il rappelait à l'un son dénuement, à l'autre ses convoitises.
          - cf. J. 95, 2 ; Liv. 23, 18, 7 ; 24, 22, 8; 31, 43, 6, etc.; Sen. Ben. 2, 11, 2; Ep. 53, 5, etc.
          - admonere + prop. inf. : rappeler que. --- Cic. Or. 88.
          - admonebant alios supplicium ex se peti, Liv. 28, 19, 11 : ils rappelaient aux autres que c'était un châtiment qu'on voulait tirer d'eux
          - avec int. ind. meus me sensus, quanta vis fraterni sit amoris, admonet, Cic. Fam. 5, 2, 10 : mon propre sentiment me rappelle la force de l'amour fraternel.
       2avertir, faire remarquer, faire prendre garde.
          - satis est admonere, Cic. Fin. 1, 30 : il suffit de faire constater.
          - natura admonente, Cic. Tusc. 1, 29 : sur les indications de la nature.
          - proximi diei casu admoniti, Caes. BC. 2, 14, 6 : mis sur leur garde par l'échec du jour précédent.
          - prodigiis a dis admonemur, Cic. Har. 44 : les dieux nous avertissent au moyen des prodiges.
          - admonent quiddam, quod cavebimus, Cic. Phil. 1, 18 : ils me signalent un danger, contre lequel je serai en garde.
          - admonere aliquem de aliqua re : avertir qqn de qqch, attirer l'attention de qqn sur qqch.
          - cf. Cic. Nat. 1, 46; Div. 2, 142; Att. 2, 7, 5 ; Fam. 4, 10, 2, etc.
          - avec acc. n. des pron. ridiculum est istuc me admonere, Ter. Haut. 353 : il est ridicule de me faire cette observation.
          - multa extis admonemur, Cic. Nat. 2, 166 : nous recevons des entrailles des victimes maints avertissements.
          - eam rem [= id] nos locus admonuit, Sall. J. 79, 1 : le lieu m'y a fait penser.
          - admonere + prop. inf. : avertir que, annoncer que. --- Cic. Verr. 2, 36.
          - admonitus est hasce tabulas nihil profuturas, Cic. Verr. 5, 103 : il fut averti que ce procès-verbal ne lui servirait de rien.
          - illud jam non es admonendus neminem bonum esse nisi sapientem, Sen. Const. 7, 3 : tu n'as plus besoin d'être averti que le sage seul est bon.
          - avec int. ind. cotidie nos natura admonet quam parvis rebus egeat, Cic. Tusc. 5, 102 : chaque jour la nature nous fait remarquer combien elle a besoin de peu.
       3rappeler à l'ordre.
          - admonere liberos verberibus, Sen. Clem. 1, 14, 1 : corriger ses enfants en les frappant. --- cf. Const. 12, 3 ; Ep. 47, 19.
        4admonester, faire des remontrances, une semonce.
      - Sen. Clem. 2, 7, 2, etc.
      - admonere bijugos telo, Virg. En. 10, 585 : exciter l'attelage du fer de son javelot.
        5engager [à], stimuler.
      - abst. Cic. Att. 13, 19, 3; Liv. 6, 4, 6.
      - admoneri ad ... Cic. Div. 2, 134 : être poussé à ...
      - admonere ut... : avertir de, engager à... --- Cic. Cael. 8; Tusc 3, 51 ; Mil. 3.
      - admonere ne, Cic. Att. 9, 9, 3 : engager à ne pas.
      - admonere + inf. --- Cic. Verr. 1, 63 ; Cael. 34 ; Hirt. G. 8, 12, 7 ; Plin. Ep. 1, 2, 4.
          - sol ire lavatum admonuit, Hor. S. 1, 6, 125 : le soleil nous fit souvenir d'aller au bain.
      - admonere + subj. hunc admonet iter caute faciat, Caes. BG. 5, 49, 3 : il l'avertit d'être sur ses gardes au cours de son voyage.
      - cf. Cic. Tull. 17 ; Nep. Phoc. 1,3 ; Liv. 39, 27, 2; Plin. Ep. 2, 11, 15.
admŏnĭtĭo, ōnis, f. [admoneo] :
        1action de faire souvenir, rappel.
      - tanta vis admonitionis inest in locis, Cic. Fin. 5, 2 : tant les lieux ont le pouvoir d'évoquer les souvenirs. --- cf. Liv. 29, 16, 2.
      - unius admonitione verbi, Quint. 11, 2, 19 : en rappelant un seul mot.
      - admonitio doloris, Plin. 25, 88 : ressentiment d'une douleur.
      - admonitio morbi, Plin. 24, 158 : ressentiment d'une maladie. --- Plin. 55, 88. 
        2action de faire remarquer (constater).
      - Cic. Fin. 1, 30.
        3avertissement, représentation.
      - admonitio quasi lenior objurgatio, Cic. de Or. 2, 339 : des représentations qui sont des reproches adoucis. --- cf. 2, 282; Off. 1, 145; Liv. 44, 36, 12.. 
        4 - leçon, correction.
          - admonitio fustium, Dig. 48, 19, 7 : bastonnade.
admŏnĭtĭuncŭla, ae, f. : petit avertissement. --- Cassian. Collat. 18, 11.
admŏnĭtŏr, ōris, m. : qui rappelle au souvenir. --- Cic. Top. 5; Fam. 9, 8, 1.
          - admonitor operum, Ov. M. 4, 664 : [l'étoile du matin] qui fait songer aux travaux.
admŏnĭtorĭum, ĭi, n. : avis. --- Dig. ad Trib. 12.
admŏnĭtrix, īcis, f. : celle qui donne un avis. --- *Plaut. Truc. 501.
admŏnĭtum, i, n. : avertissement. --- au plur. Cic. de Or. 2, 64.
admonitus :

       1 - admŏnĭtus, a, um : part. passé de admoneo; averti.

       2 - admŏnĭtŭs, ūs, m. :
      - [touj. à l'abl., sauf Capel. 9, 896]
        a - rappel du souvenir.
      - locorum admonitu, Cic. Fin. 5, 4 : parce que les lieux rappellent nos souvenirs.
        b - conseil.
      - admonitu istius, Cic. Verr. 2, 60 : sur son conseil. --- cf. Verr. 3, 8 ; 4, 148.
        c - avertissement.
      - Cic. Tusc. 2, 48; Att. 9, 10, 5.
        d - parole d'excitation, d'encouragement.
      - Cic. Rep. 2, 67.
admŏnŭi : parf. de admoneo.
admōram, -ōrim, -ōrunt : v. admoveo.
 
admordĕo, ēre, admŏmordi, admorsum : - tr. - mordre après, entamer par une morsure. --- Prop. 3, 11, 53.
      - fig. admordere aliquem, Plaut. Ps. 1125; Pers. 267 : dévorer qqn, mordre à belles dents après qqn [lui soutirer son argent].
      - parf. admemordi Plaut. d. Gell. 6, 9, 6.
admōrint = admoverint.
admorsus :
       1 - admorsus, a, um : part. passé de admordeo; mordu, entamé par une morsure.
       2 - admorsŭs, ūs, m. : morsure. --- Symm. Ep. 1, 31.
admōrunt = admoverunt.
admōtĭo, ōnis, f. : action d'approcher.
          - admotio digitorum, Cic. Nat. 2, 150 : application des doigts [sur les cordes d'un instrument].
admōtus, a, um : part. passé de admoveo. - 1 - approché de, appliqué à. - 2 - au fig. : inspiré à.
admŏvĕo, ēre, mōvi, mōtum, tr. :
          - formes du parf. sync. admorunt Virg. En. 4, 367 ; admorint Ov. P. 3, 7, 36; admoram Prop.3, 2, 5 ; admarat Ov. Am. 3, 8, 38 ; admosse Liv. 38, 45, 3.
       1faire mouvoir vers, approcher.
          - [compl. ind. au dat. ou avec ad].
          - admovere reticulum ad nares sibi, Cic. Verr. 5, 27 : approcher de ses narines un sachet parfumé.
          - admovere ferrum jugulo, pectori, Tac. An. 11, 38 : approcher un poignard de sa gorge, de sa poitrine.
          - tu lene tormentum ingenio duro admoves, Hor. O. 3, 21, 13 : toi [le vin], tu appliques une douce torture aux caractères rigides [tu les fais fléchir].
          - capiti suo cultros admovere : Plin. Ep. 7, 27, 12, approcher des ciseaux de sa tête.
          - admoto igni, Cic. de Or. 2, 190 : au contact du feu.
          - admovere lumen, Sen. Nat. 1, pr. 2 : approcher un flambeau.
          - hoc opus ad turrim hostium admovent, Caes. BC. 2, 10, 7 : ils approchent cette machine de la tour des ennemis.
          - admovere scalas moenibus, Liv. 7, 16, 6 : approcher les échelles des murailles.
          - admovere classem ad moenia, Curt. 4, 3, 13 : approcher la flotte des remparts.
          - in Campaniam exercitum admovere, Liv. 22, 13, 3 : faire entrer son armée en Campanie.
      - Capuam exercitum admovere, Liv. 24, 12, 2 ; ad Hennam exercitum admovere, Liv. 24, 39, 10 : approcher l'armée de Capoue, d'Henna.
          - admovere signa, Liv. 10, 17, 7 : approcher les enseignes [c.-à-d. s'approcher].
          - admovere castra ad Anienem, Liv. 26, 10, 3 : porter son camp sur les bords de l'Anio.
          - abst admovere : s'approcher avec son armée. --- Curt. 8, 4, 27
          - aure admota, Liv. 38, 7, 8 : l'oreille appliquée contre le sol.
          - aurem admovere, Cic. de Or. 2, 153 : prêter l'oreille [écouter, au fig.].
          - poculis labra admovere, Virg. B. 3, 43 : approcher ses lèvres d'une coupe.
          - fidibus manum admovere, Cic. Br. 200 : appliquer ses doigts aux cordes d'une lyre.
          - numquam deos ipsos admovere nocentibus manus, Liv. 5, 11, 16 : jamais les dieux ne portent eux-mêmes la main sur les coupables [ne les châtient de leurs propres mains].
          - admovere manus vectigalibus populi Romani, Cic. Agr. 1, 11 : porter la main sur les revenus du peuple romain [les accaparer].
          - lanae manus admovere, Curt. 5, 2, 19 : mettre la main à la laine [travailler la laine].
          - altaribus aliquem admovere, Liv. 10, 38, 9; 21, 1, 4 : faire approcher qqn des autels.
          - admotae hostiae, Tac. An. 2, 69 : victimes amenées près de l'autel [pour le sacrifice].
          - admovere canes, Curt. 9, 1, 32 : faire lancer des chiens [contre un lion].
          - equiti equos admovere, Liv. 2, 20, 12 : ramener leurs chevaux aux cavaliers [qui les avaient laissés pour combattre à pied].
          - alicui fatum admovere, Sen. Brev. 17, 2 : hâter pour qqn le destin (l'heure fatale).
          - laeti occasionem exsequendi sceleris admotam, Curt. 8, 6, 16 : joyeux que l'occasion d'accomplir leur crime leur soit offerte plus tôt.
          - in idem fastigium aliquem admovere, Curt. 6, 9, 22 : faire monter qqn sur le même faîte [des honneurs].
          - admovere Drusum summae rei, Tac. An. 3, 56 : faire approcher Drusus du trône impérial.
          - ad lumen se admovere, Cic. Lael. 100 : s'approcher d'une lumière.
          - alicui se admovere, Curt. 7, 1, 14 : s'approcher de qqn.
          - studiis admoveri, Sen. Brev. 13, 9 : se mettre aux études.
          - admovere infantem papillae, Suet. Tib. 44 : donner le sein à un enfant.
          - admovere (gressum) : approcher.
          - manum marmori admovere, Plin. 35, 11, 40, § 133 : mettre la main à une sculpture.
          - admovere manus vectigalibus, Cic. Agr. 1, 4 : faire main basse sur les revenus.
          - admovere nocentibus manus, Liv. 5, 11 : châtier les coupables.
          - admovere ferrum pectori : approcher un poignard de sa poitrine.
       2appliquer, employer.
          - admovere orationem ad sensus animorum inflammandos, Cic. de Or. 1, 60 : employer la parole à enflammer les passions de l'auditoire.
          - populationibus terror est oppidanis admotus, Liv. 6, 10, 3 : par des dévastations on sema la terreur chez les habitants de la ville.
          - vitiis monitiones admovere, Sen. Ep. 94, 24 : appliquer des avertissements aux vices [comme remèdes].
          - admovere stimules alicui, Cic. Sest. 12 : aiguillonner, stimuler qqn.
          - admovere curationem ad aliquem, Cic. Tusc. 4, 61 : appliquer un traitement à qqn.
          - admovere acumina chartis Graecis, Hor. Ep. 2, 1, 161 : tourner vers les écrits grecs la pénétration de son esprit.
          - admovere aliquem dextrae regis, Curt. : faire avancer qqn à la droite du roi.
          - admovere contubernio, Suet. : admettre dans sa tente, admettre dans son intimité.
          - admovere aliquem ad munera publica, Suet. Tib. 10 : pousser qqn aux emplois publics.
          - admovere mentem ad ... Cic. : donner son attention à ...
          - admovere calcar, Cic. : aiguillonner, donner de l'éperon.
          - admovere desiderium patriae, Curt. 6, 2 : inspirer le regret de la patrie.
          - se admovere ut ... Cic. : s'attacher à ...
          - mors Agrippae admovit propius Neronem Caesari, Vell. 2, 96 : la mort d'Agrippa rapprocha Néron de César.
       3 - hâter, avancer (---> temps).
          - admovere alicui fatum : hâter l’heure fatale de qqn.
          - admovere mortem, Plin. : hâter la mort.
       4 - au passif : être voisin de (---> lieux).
          - admota Nilo Africa, Juv. : l'Afrique, voisine du Nil.
          - genus admotum Superis, Sil. : race qui tient aux dieux.
admūgĭo, īre, īvi : - intr. - mugir, meugler [en réponse à, à l'adresse de].
          - avec dat. --- Ov. A. 1, 279; Claud. Pros. 3, 443.
          - abst. --- Claud. Cons. Hon.4, 576.
admulcĕo, ēre : - tr. - caresser, flatter. --- Pall. 4, 12, 2.
admūnĭo, īre : - tr. - annexer à une enceinte fortifiée. --- Dosith. 63, 4.
admurmŭrātĭo, ōnis, f. : murmure (de la foule).
          - secundae admurmurationes, Cic. Q. Fr. 2, 1, 3 : murmures d'approbation. --- Cic. Verr. 2, 15, 45.
          - amurmuratio : murmure de désapprobation. --- Pis. 31; Pomp. 37.
admurmŭro, āre, āvi, ātum : - intr. - faire entendre des murmures à l'adresse de [marques de désapprobation]. --- Cic. Verr. 5, 41; Att. 1, 32, 2.
          - admurmuratum est, Cic. de Or. 2, 285 : il s'éleva un bourdonnement.
admurmŭror, āri, ātus sum : c. admurmuro. --- Front. Caes. 1, 8, p. 61, 6 N.
admŭtĭlo, āre, āvi : - tr. - tondre, écorcher, dépouiller (fig.). --- Plaut. Cap. 269 ; Pers. 829 ; Mil. 768.
adnascor, adnātus : c. agnascor, agnatus.
adnăto (annăto), āre, āvi : - intr. -
       1nager vers.
          - adnatare ad + acc. --- B. Alex. 20, 6; 31, 6; Plin. 9, 86.
          - avec dat. littoribus vacuis adnatare, Sil. 10, 610 : nager vers le rivage désert.
          - avec acc. --- Plin. 9, 38.
        2nager à côté de.
          - avec dat. --- Sen. Agam. 452; Plin. 8, 93; Plin. Ep. 9, 33, 6.
adnāvĭgo, āre, āvi : - intr. - naviguer vers. --- Plin. 35, 81 ; 36, 76.
adnĕcessārĭus, a, um : indispensable. --- Cass. Music. p. 558, 2. 
adnecto (annecto), ĕre, nexŭi, nexum : - tr. - attacher à, unir à, ajouter.
          - avec dat. annectere insulas continenti, Plin. 5, 117 : joindre des îles au continent.
          - annectebatur crimini ... Tac. : on lui reprochait en outre...
          - cadavera saxis adnexa, Liv. 33, 29, 6 : cadavres attachés à des rochers.
          - pons ulteriora coloniae adnectit, Tac. H. 4, 77 : un pont relie à la colonie les régions d'au-delà.
          - pars populi magnis domibus adnexa, Tac. H. 1, 4 : la partie du peuple liée d'intérêt aux grandes familles.
          - (exordium) nec sicut aliquod membrum adnexum orationi, Cic. Inv. 1, 26 : (exorde) et qui ne se rattache pas, comme un membre, au discours.
      - rebus praesentibus futuras adnectere, Cic. Off. 1, 4 : au présent rattacher l'avenir.
          - adnectere + prop. inf. : aiouter que.
      - adnectebat Cornutum ministravisse pecuniam, Tac. An. 4, 28 : il ajoutait que Cornutus avaitfourni l'argent.
adnĕpōs, ōtis, m., adneptis, is, f. : fils, fille au 6e degré.
adnexĭo (annexĭo), ōnis, f. : connexion, jonction. --- Pall. 4, 10, 36.
adnexus (annexus) :
       1 - adnexus, a, um : part. passé de adnecto; attaché à, uni à.
       2 - adnexŭs, ūs, m. : rattachement, association. --- Tac. H. 3, 34.
adnicto, āre : - intr. avec dat. - cligner, faire signe de l'oeil (à qqn, alicui). --- Naev. Com.76.
adnĭhĭlātĭo, ōnis, f. : mépris absolu. --- Hier. Ep. 106, 67.
adnĭhĭlātŏr, ōris, m. : qui réduit à rien. --- Gloss.
adnĭhĭlo (annĭhĭlo), āre, āvi, ātum : - tr. - réduire à néant, considérer comme rien. --- Hier. Ep. 106, 57.
adnisus :
       1 - adnīsus, a, um : part. de adnitor.
        2- adnīsŭs, ūs, m. : effort. --- Symm. 5, 75.
adnītendus, a, um : adj. verb. de adnitor.
adnītor (annītor), nīti, nixus sum (nīsus sum) :
       1 - s’appuyer sur, s'appuyer contre.
          - adniti alicui rei (adniti ad aliquam rem) : s'appuyer sur qqch.
          - natura solitarium nihil amat semperque ad aliquod tamquam adminiculum adnititur, Cic. Lael. 88 : la nature n'aime pas la solitude et s'appuie sur quelque chose qui semble un étai.
          - avec dat. columnae adnixa, Virg. En. 12, 92 : [lance] appuyée contre une colonne.
          - oleae adnisa, Tac. An. 3, 61 : [Latone] appuyée contre un olivier.
       2s'efforcer de, travailler à.
          - [avec ut, ne, dans Sall. et Liv.].
          - omni ope, summa ope, summis opibus Liv. 8, 16, 4; 4, 43, 5; 38, 50, 2; summo studio Sall. J. 43, 4; summis viribus Virg. En. 5, 226, faire tous ses efforts, les plus grands efforts, mettre toute son ardeur, toutes ses forces à.
          - niti ad restituendam pugnam, Liv. 10, 36, 12 : s'efforcer de rétablir le combat. --- cf. Sall. J. 43, 4.
          - niti + inf. : s'efforcer de. --- Liv. 10, 41, 7, etc. ; Tac. H. 3, 43; 4, 8, etc.
          - adnitentes retinere morem, Tac. H. 4, 8; 5, 8 : travaillant à maintenir la coutume.
          - niti de : faire des efforts à propos de.
          - niti de triumpho, Cic. Att. 6, 3, 5 : travailler à obtenir le triomphe. --- cf. Liv. 5, 25, 13.
          - niti alicui : faire des efforts pour qqn. --- Macr. S. 1, 14, 2.
          - omnis civitas summo studio annitebatur, Sall. J. 43, 4 : la cité tout entière s'active pour le soutenir. --- Liv. 27, 14.
          - abst. niti : faire des efforts. --- Sall. J. 85, 47; Liv. 21, 8, 8.
          - avec acc. n. des pron. hoc idem niti, Liv. 5, 25, 3 : faire les mêmes efforts.
          - se id adniti, ut... Liv. 22, 58, 3 : il faisait effort [disait-il] relativement à ceci que, le but de ses efforts était que.
          - homines nituntur ne vitam silentio transeant, Sall. C. 1, 1 : les hommes s'efforcent de ne pas passer leur vie dans l'obscurité.
adno (anno), āre : - intr. - 1 - nager vers, nager à côté de. - 2 - arriver par eau.
          - adnare ad litus : nager vers le rivage.
          - avec dat. adnare terrae, Virg. En. 6, 358 : nager vers la terre. --- Liv. 28, 36, 12.
          - pauci milites, qui naves adnare possent, Caes. BC. 2, 44, 1 : quelques soldats, qui réussissaient à nager jusqu'aux bateaux.
          - avec dat. pedites adnantes equis, Tac. An. 14, 29 : les cavaliers nageant près de leurs chevaux.
          - ad eam urbem adnare, Cic. Rep. 2, 4 : arriver par eau jusque dans cette ville (en parl. des marchandises).
adnōdo, āre, āvi : - tr. - raser jusqu'au nœud [des branches]. --- Col. 4, 11, 4.
          - palmitem adnodare, Col. 4, 24, 10 : élaguer les branches d'un palmier.
adnōmĭnātĭo, ōnis, f. : paronomase [figure qui consiste à répéter un mot dans une signification différente, ou avec un léger changement de lettres ; ex. : avium gén. de avis, oiseau, et avium subst. tiré de avius, écarté ; lenones (marchands d'esclaves) et leones (lions)]. --- Her. 4,29 ; Quint. 9, 3, 66.
          - trad. du mot grec παρονομασία.
adnōmĭno, āre : - tr. - admettre au nom, épouser, marier. --- Aug. Hept. 2, 20, 24.
adnŏtāmentum, i, n. : annotation, remarque. --- Gell. 1, 7,18, etc.
adnŏtātĭo, ōnis, f. :
       1 - annotation, remarque. --- Quint. 10, 7, 31; Gell. praef. 3; Plin. Ep. 7, 20, 2.
       2 - annotation dans un acte. --- Cod. Just. 9, 51, 10, etc.
adnŏtātĭuncŭla, ae, f. : petite remarque, notule. --- Gell. 17, 21, 60, etc.
adnŏtātŏr, ōris, m. : - 1 - qui prend note de. --- Plin. Pan. 49, 6. - 2 - contrôleur. --- Cod. Theod. 12, 6, 3.
adnotatus :
       1 - adnŏtātus, a, um : part. passé de adnoto.
       2 - adnotātŭs, ūs, m. : remarque, annotation, note, observation. --- V.-Max. 9, 12, 1.
adnŏto (annŏto), āre, āvi, ātum : - tr. - mettre une note à; noter, marquer, annoter.
          - adnotare aliquid : remarquer qqch. --- Quint. 1, 4, 17 ; Plin. Ep. 9, 26, 5, etc.
          - eos adnotavi in urbem remittendos, Plin. Ep. 10, 96, 4 : je les ai notés comme à renvoyer à Rome.
          - ex noxiis laniandos adnotare, Suet. Cal. 27 : parmi les criminels désigner ceux qui sont destinés à être déchirés [par les bêtes].
          - adnotare + prop inf. : remarquer que. --- Sen. Nat. 4, 3, 3; Tac. Agr. 22; H. 3, 37, etc.
          - adnotatus est miles praeriguisse manus Tac. An. 13, 35, on remarqua qu'un soldat avait [été raidi relativement aux mains] eu les mains raidies par le froid.
          - adnotari : se signaler à l'attention.
          - haec litora pisci nobili adnolantur, Plin. 3, 60 : ces rivages se signalent par un poisson renommé.
          - littora conchylio annotantur, Plin. : le rivage est renommé par ses coquillages.
          - annotavi quae commutanda arbitrarer, Plin.-jn. : j'ai noté ce qui me semblait devoir être changé.
          - adnotare librum, Lact. 5, 3 : donner un titre à un livre.
          - cum adnotasset militem ... Suet. Ner. 41 : ayant remarqué un soldat...
          - quod annales adnotavere, Plin. 34, 6, 11, § 24 : ce qu'ils ont consigné dans les annales.
          - annotasse debes, Plin.-jn. : tu dois en avoir fait l'observation.
adnūbĭlo, āre, āvi, ātum : - tr. - répandre l'obscurité sur. --- Stat. S. 5, 1, 149.
adnŭĭtūrus, a, um : part. futur de adnuo.
adnullātĭo, ōnis, f. : anéantissement. --- Eccl.
adnullo (annullo), āre [ad + nullus] : - tr. - anéantir, annihiler, réduire à rien. --- Eccl.
adnŭmĕrātĭo (annŭmĕrātĭo), ōnis, f. : calcul. --- Hier. Ruf. 3, 6.
adnŭmĕro (annŭmĕro), āre, āvi, ātum : - tr. -
       1compter à, remettre en comptant; compter.
          - adnumerare pecuniam alicui, Cic. Verr. 2, 144; 5, 60 : compter une somme à qqn.
          - fig. adnumerare verba lectori, Cic. Opt. 14 : remettre un décompte des mots au lecteur [faire une traduction mot à mot].
          - adnumerare genus humanum, Sen. Clem. 1, 1, 4 : présenter la somme intégrale du genre humain.
          - non annumerare verba, sed appendere, Cic. : ne pas compter les mots, mais les peser.
          - annumerantur duo agni pro una ove, Varr. R. 2, 2, 5 : deux agneaux comptent pour une brebis.
          - forsitan propter multitudinem patronorum in grege adnumerer, Cic. Rosc. Am. 32 : peut-être, vu la multitude des défenseurs, suis-je compté dans la foule.
       2ajouter au compte de, ajouter.
          - avec dat. his duobus viris adnumerabatur nemo tertius, Cic. Br. 206 : à ces deux hommes ne s'en ajoutait pas un troisième.
          - his libris adnumerandi sunt sex de re publica, Cic. Div. 2 : à ces livres, il faut en ajouter six autres sur la République.
          - illi qui se Collegae adnumerari patiebantur in diversum transierunt, Plin. Ep. 2 : ceux qui laissaient penser qu'ils étaient rangés du côté de Colléga repassèrent du côté opposé.
          - adnumerabor Numisiis et Herenniis, Tac. H. 4, 77 : on ajoutera mon nom à ceux des Numisius et des Hérennius.
          - adnumerare dialogos philosophiae, Sen. Ep. 100, 9 : mettre des dialogues au compte de la philosophie (les rattacher à la phil.)
          - avec in abl. adnumerare Naevium in vatibus, Cic. Br. 75 : compter Naevius au nombre des devins. --- cf. Amer. 89 ; Ov. Tr. 5, 4, 20 ; H. 15, 328.
          - adnumeratus est cum undecim apostolis, Vulg. Act. 1, 26 : (Matthias) fut associé aux onze apôtres.
       3présenter un compte de.
          - nec habent adnumeranda tibi pro republica vulnera, Plin. Pan. 15 : et ils n'ont pas besoin de te faire le compte des blessures qu'ils ont reçues pour l'Etat.
        4attribuer à, imputer à.
          - adnumerare aliquid alicui, Stat. Th. 1, 688 : mettre qqch au compte de qqn.
          - adnumerare imperitiam culpae, Dig. 19, 2, 9 : imputer l'inexpérience à faute (incriminer l'inexpérience.
adnuntĭa, ae, f. : celle qui annonce.
          - vox hominis plerumque peccati adnuntia est, Ambr. Off. 1, 1, 6 : la voix de l'homme est, la plupart du temps, la messagère du péché.
adnuntĭātĭo, ōnis, f. : annonce, message, annonciation. --- Eccl.
adnuntĭātŏr, ōris, m. : celui qui annonce. --- Eccl.
          - et fém. adnuntĭātrix, īcis, f. --- Ennod. Dict. 2, p. 431, 6.
adnuntĭo, āre, āvi, ātum : - tr. - annoncer, faire savoir, raconter. --- Sen. Vit. 28; Curt. 10, 8, 11; Plin. 7, 174; Apul. M. 3, 15; Stat. Th. 7, 457.
adnuntĭus, ĭi, m. : qui annonce. --- Ambr. Noe. 17, 62; Off. 2, 10, 55.
adnŭo, (annŭo), ĕre, nŭi, nūtum : - tr. et intr. -
          - au parf. adnūit Enn. An. 136; annūtum Prisc. 7, 12.
       1faire un signe à, adresser un signe à.
          - annuentibus ac vocantibus suis, Liv. 1,12, 10 : les siens lui faisant des signes, l'appelant. --- cf. Quint. 11, 3, 71.
          - adnuere alicui : faire signe à qqn. --- Plaut. Asin. 784 ; Cic. Quinct. 18 ; Sen. Tranq. 14, 7.
          - donec, ut considerem, adnueres, restiti, Curt. 5, 2, 22 : je suis resté debout jusqu'à ce que tu me fisses signe de m'asseoir.
       2indiquer par un signe.
          - adnuere aliquem, aliquid : indiquer par un signe qqn, qqch. --- Cic. Verr. 1, 158 ; 3, 213.
          - quos iste annuerat, Cic. : ceux qu'il avait désignés par un signe de tête.
       3demander par signes.
          - annuere an ... : demander par un signe de tête si ...
          - Flavo adnuenti an caedem patraret, Tac. An. 15, 58 : comme Flavus demandait par signes s'il devait commettre le meurtre.
        4 - donner par signes son approbation, son assentiment, être favorable.
          - quaesivi cognosceretne signum ; adnuit, Cic. Cat. 3, 10 : je lui demandai s'il reconnaissait son cachet ; il fit signe que oui.
          - acc. n. des pron. id quoque toto capite adnuit, Cic. de Or. 2, 285 : à cela aussi il fit un mouvement d'approbation de toute la tête.
          - quod semel annuisset, Nep. Att. 15, 2 : pour une chose à laquelle il avait une fois donné son assentiment. --- cf. Tac. D. 33.
          - adnuere falsa, Tac. An. 14, 60 : avouer des choses qui ne sont pas.
          - adnuere deditionem, Curt. 8, 2, 28 : approuver la reddition.
          - adnuere alicui rei : donner son approbation à qqch.
          - cf. Sall. Lep. 25; Virg. En. 12, 841; Ov. P. 2, 8, 74; Tac. An. 12, 48; Plin. Ep. 1, 22, 11.
          - adnuere alicui : donner son approbation, son consentement à qqn. --- Virg. En. 4, 128; Ov. M. 4, 539.
          - alicui aliquid adnuere : consentir pour qqn à qqch, daigner accorder à qqn qqch.
          - caeli quibus annuis arcem, Virg. En. 1, 250 : [nous] à qui tu veux bien accorder le séjour du ciel. --- cf. Hor. S. 1, 10, 45; O. 4, 6, 22.
          - adnuite nutum numenque vestrum invictum Campanis, Liv. 7, 20, 20 : faites pour les Gampaniens le signe de consentement, le signe qui leur accorde votre protection invincible.
          - abst. adnueram, Cic. Att. 13, 44, 2 : j'avais consenti.
          - adnuere + prop. inf. amicitiam se Romanorum accipere, annuit, Liv. 28, 17, 8 : il déclara qu'il consentait à recevoir l'amitié des Romains.
          - cum adnuisset se venturum, Liv. 32, 39, 3, ayant répondu que oui, qu'il viendrait.
          - annuo venturum (me), Plaut. : je promets de venir.
          - adnuere + inf. : permettre de. --- Catul. 64, 230; Virg. En. 11, 20.
          - annuentibus suis, evadit, Liv. : il s'échappe, encouragé par les signes de ses compagnons.
          - annuere aliquid toto capite : faire un signe de tête clairement affirmatif. --- Cic. de Or. 2, 70, 285Phil. 13, 3.
          - adnuere aliquid alicui : - a - accorder qqch à qqn. - b - promettre qqch à qqn.
          - anilitas omnia omnibus annuit, Catul. 61 : le vieillard accorde tout à tout le monde (dit oui à tout le monde).
          - adnuite nutum numenque vestrum invictum Campanis, Liv. 7 : promettez d'un signe de tête (Pères conscrits) votre divine et invincible protection aux Campaniens.
          - audacibus adnue coeptis, Virg. G. 1, 40 : favorise mes hardies entreprises. --- Virg. En. 9, 625; Plin. Ep. 1, 22.       
adnūtātīvus, a, um : affirmatif. --- Dosith. 51, 7. 
adnūtīvus, a, um : affirmatif. --- Gloss.
adnūto, āre : - intr. - faire un signe de consentement. --- Plaut. Merc. 437.
adnūtrĭo, īre : - tr. - nourrir, élever auprès. --- Plin. 17, 202.  
ădobrŭo, ĕre, rŭi, rŭtum : - tr. - recouvrir d'un peu de terre. --- Col. 2, 10, 33, etc.
          - Gaffiot P. 51-53 -- Lebaigue P. 28.
ădobrŭtĭo, ōnis, f. : action de recouvrir de terre, amas (de sable). --- Cass.-Fel. 76, p. 187.
ădŏlēfactus, a, um : brûlé. --- Frat. Arv. [CIL 6, 2107].
Ădŏlenda, ae, f. [adoleo] : Adolenda ("celle qui est chargée de brûler", déesse qui présidait à la combustion d'un arbre frappé par la foudre).
          - autres déesses : Commolenda, "celle qui est chargée d'élaguer", Coinquenda, "celle qui est chargée d'émonder", Deferenda, "celle qui est chargée de transporter" : ces déesses romaines présidaient aux cérémonies observées pour enlever un arbre frappé par la foudre; on le déplaçait alors - deferre - puis on le coupait en morceaux - commolere - ou bien on lui enlevait ses branches - coinquere - et enfin on le brûlait - adolere.
adoleo :

       1 - ădŏlĕo, ēre, ēvi, ădultum : - tr. -
          - sur la forme adolui, Diom. 1, 373, 18; cf. Prisc. 9, 53 ; part. adultus V.-Ant. An. 61 ; Apul. M. 11, 24.
        a - réduire en vapeur, faire évaporer, faire brûler (pour un dieu), couvrir de vapeur, couvrir de fumée (le lieu que l'on veut honorer), honorer (par une offrande).
          - quinquaginta intus famulae, quibus ordine longam cura penum struere, et flammis adolere Penatis (= Penates), Virg. En. 1, 703 : à l'intérieur, il y a cinquante femmes qui ont pour tâche de mettre en bon ordre la longue série de vivres et d'offrir un sacrifice aux Pénates (il s'agit de couvrir de la fumée des offrandes les tables de sacrifice).
          - in sacris, κατ εὐϕημισμόν, adolere dicitur, nam in aris non adolentur aliqua, sed cremantur, Serv. : dans les sacrifices, on se sert par euphémisme d'adolere, car de ce qu'on fait brûler sur l'autel on ne peut pas dire proprement adoletur mais crematur.
          - castis adolet dum altaria taedis et juxta genitorem adstat Lavinia virgo, visa (est) longis comprendere crinibus ignem, Virg. En. 7 : alors que la jeune fille Lavinia met le feu aux autels avec de chastes torches et se trouve près de son père, on voit ses longs cheveux prendre feu.
          - verbenas adole et tura, Virg. B. 8, 65 : fais brûler les feuilles de verveine et l'encens.
          - Junoni honores adolere, Virg. En. 3, 547 : offrir par le feu [en brûlant les entrailles des victimes] des honneurs à Junon (= honorer Junon par un sacrifice).
          - sanguine conspergunt aras adolentque altaria donis, Lucr. 4, 1237 : ils arrosent de sang les autels et couvrent de la fumée de leurs offrandes les tables de sacrifice.
          - flammis penates adolere, Virg. En. 1, 704 : répandre sur les pénates la vapeur des victimes embrasées = leur offrir un sacrifice.
          - mais adolere altaria taedis, Virg. En. 7, 71 : mettre le feu à l'autel au moyen d'une torche = allumer ce qui est sur l'autel.
          - precibus et igne puro altaria adolere, Tac. H. 2, 3 : honorer les autels par l'offrande de prières et d'un feu pur.
          - cruore captivo aras adolere, Tac. An. 14, 30 : honorer les autels par l'offrande du sang des captifs.
      b - brûler [en général].
          - ut leves stipulae demptis adolentur aristis [...] sic pectore toto uritur, Ov. M. 1, 492 : de même que le chaume léger brûle après la récolte du blé [...], de même (le dieu) brûle de toute son âme.
          - adolere Æneida, Gell. 17, 10, 7, brûler l'Enéide.

       2ădŏlĕo, ēre : exhaler une odeur, sentir.
          - unde hic, amabo, unguenta adolent? Plaut. Cas. : *d'où vient, s'il te plaît, qu'ici des onguents répandent du parfum?* = s'il te plaît, d'où vient cette odeur de parfum?
ădŏlescens, -centia : c. adulescens.
adolesco : (Lebaigue P. 29)

       1 - ădŏlesco, ĕre, ădŏlēvi, ădultum :
          - parf. adolui Varr. d. Prisc. 9, 53; inf. parf. adolesse Ov. H. 6, 11.
        a - pousser, grandir, se développer.
          - ingenium brevi adolevit, Sall. J. 63, 3 : son esprit se développa rapidement.
          - (Cremona) numero colonorum, opportunitate fluminum, ubere agri adolevit floruitque, Tac. H. 3, 34 : (Crémone) se développa et devint florissante grâce au nombre des colons, à l'opportunité du fleuve, à la fertilité de la campagne.
          - postquam adoluerit haec juventus, Varr. ap. Prisc. : quand ces jeunes gens auront grandi.
          - adolescere in solitam speciem, Tac. : offrir l'aspect d'une croissance ordinaire.
          - adolescere in amplitudinem, Plin. 12, 1, 3, § 7 : grossir.
          - adolescere in crassitudinem, Plin. 13, 7, 15, § 58 : épaissir.
          - adolescebat lex majestatis, Tac. : la loi de lèse-majesté prenait plus d'extension.
          - liberi cum adoleverunt, ut munus militiae sustinere possint, Caes. BG. 6, 18, 3 : quand les enfants ont grandi au point de pouvoir remplir le service militaire.
          - (viriditas) sensim adulescit, Cic. CM 51 : (la pousse verdoyante) grandit peu à peu.
          - poét. ubi robustis adolevit viribus aetas, Lucr. 3, 449 : quand avec le progrès de l'âge les forces se sont accrues. --- cf. Virg. G. 2, 362; Liv. 1, 4, 8. 
        b - fig. croître, se développer.
          - postquam res publica adolevit, Sall. G. 51, 40 : lorsque l'état eut grandi.
          - cupiditas agendi aliquid adulescit una cum aetatibus, Cic. Fin. 5, 55 : le désir d'agir croît avec les progrès de l'âge.
          - adolescebat lex majestatis, Tac. An. 2, 50 : la loi de majesté prenait vigueur.
          - adulta nocte, Tac. H. 3, 23 : la nuit étant avancée.
          - coepta adultaque conjuratio, Tac. An. 15, 73 : une conjuration formée et mûrie.

       2 - ădŏlesco, ĕre [adoleo] : - intr. - se transformer en vapeur, brûler, être allumé.
          - Panchaeis adolescunt ignibus arae, Virg. G. 4, 379 : *les autels se couvrent des feux (des encens) de Panchaïe* = la fumée de l'encens de Panchaïe couvre les autels.
ădŏlesse, ădŏlēvi, ădŏlŭi : v. adolesco.
ădōmĭnātĭo, ōnis, f. : bon présage, présage favorable. --- Gloss.
Ădōn, ōnis, m. : c. Adonis--- Varr. Men. 540; Plin. 19, 49.
Adonai, indécl. m. : Yahvé (un des noms de Dieu chez les Juifs).
          - nomen meum Adonai non indicavi eis, Vulg. Exod. 6:3 : je ne leur ai pas donné mon nom de Yahvé.
Adōnēa, ōrum, n. : c. Adonia. --- Amm. 22, 9, 15.
Adoneus :
       1 - Ădōneūs, ĕi, m. : - a - Adonis. --- Plaut. Men. 143; Catul. 29, 8. - b - Adonéus (surnom de Bacchus chez les Arabes). --- Aus. Epigr. 30, 628.
          - gr. Ἀδωνεύς, έως.
       2 - Ădōnĕus, a, um : d'Adonis. --- Aus. 345, 3.
          - gr. Ἀδώνιος.
Ădōnĭa, ōrum, n. : fêtes en l'honneur d'Adonis. --- Amm. 22, 9, 15.
          - gr. τὰ Ἀδώνια.
ădōnĭdĭus, a, um : [Adonis] : adonique.
Adonis :
       1 - Ădōnis, is (ĭdis), m. ou Ădōn, ōnis, m. : - a - Adonis (un beau jeune homme aimé de Vénus). --- Virg. B. 10, 18; Ov. M. 10, 532; Cic. Nat. 3, 59. - b - l'Adonis (un fleuve de Phénicie). --- --- Plin. 5, 78.
          - gr. Ἄδωνις, ιδος (Ἄδων).
          - voir la déclinaison
          - voir hors site : Adonis.
       2 - ădōnis, m. : une sorte de poisson. --- Plin. 9, 70.
adonium :
       1 - ădōnĭum, ĭi, n. : goutte de sang [fleur]. --- Plin. 21, 60.
       2 - voir adonius.
ădōnĭus, a, um : adonique. --- Serv. Metr. 460, 14; 468, 23.
          - versus adonius : vers adonique (un dactyle et un spondée).
          - adonium (s.-ent. metrum) : vers adonique.
ădŏpĕrĭo, īre, rŭi, pertum : - tr. - couvrir. --- Col. 8, 6, 1.
          - quidam prius trito sale sex horis adoperiunt, Col. 6 : certains recouvrent (les oeufs), pendant six heures, de sel en poudre.
          - adoperta lumina somno, Ov. M. 1 : les yeux fermés par le sommeil.
          - adopertus, a, um : couvert. --- Virg. En. 3, 405; Liv. 1, 26, 13.
          - poét. avec acc. de relation adoperta vultum, Ov. M. 4, 93 : (Thisbé) s'étant couvert le visage.
          - adopertus, a, um : voilé.
          - adoperta lumina somno, Ov. M. 1, 713 : yeux voilés par le sommeil.
          - adopertis fenestris, Plin. Ep. 7, 21, 2 : les fenêtres étant voilées.
          - foribus adopertis, Suet. Oth. 11 : les portes étant fermées.
          - capite adoperto, Liv. 1, 26 : la tête voilée. --- id. Epit. 89Suet. Ner. 48.
ădŏpĕror, āri : - intr. - faire un sacrifice. --- Solin. 2, 26.
ădŏpertē, adv. : d'une manière obscure, obscurément. --- Capel. 9, 894.
ădŏpertĭo, ōnis, f. : action de couvrir, de cacher. --- P.-Nol. Ep. 13, 10.
ădŏpertus, a, um : part. passé de adoperio.
ădŏpīnor, āri : - tr. - conjecturer, estimer. --- Lucr. 4, 816.
ădoppĕrior, īri : - tr. - attendre. --- Heges. 3, 18, 3.
ădoptābĭlis, e : souhaitable. --- Cod. Just. 11, 12, 1.
ădoptārĭus, a, um : né d'un fils adoptif.
ădoptātīcĭus, a, um : - 1 - adoptif, adopté. --- Plaut. Poen. 1045; 1060. - 2 - né du fils adoptif. --- P. Fest. 29. 
ădoptātĭo, ōnis, f. : action d'adopter, adoption. --- Cic. Dom. 77 ; Balb. 57; Tusc. 1, 31; Gell. 5, 19, 2.

 
ădoptātŏr, ōris, m. : celui qui adopte, père adoptif. --- Gell. 5, 19, 15.
ădoptātus, a, um : part. passé de adopto. - 1 - adopté. - 2 - enté, greffé. - 3 - adjoint, acquis.
          - nomen adoptatum, Plin. : nom qu'on se donne (qu'on ajoute au sien).
ădoptĭo, ōnis, f. : action d'adopter, adoption. --- Cic. Dom. 34; 36, etc.
          - adoptio consularis, Quint. : adoption consulaire (qui a eu lieu en présence d'un consul).
          - dare se in adoptionem, Vell. 2, 8, 2 : se faire adopter.
          - eum adsciri per adoptionem a Tiberio jussit, Tac. An. 1, 3 : il le fit adopter par Tibère.
          - adoptione in imperium et cognomentum Neronis adsciri, Tac . An. 11, 11 : être appelé par adoption à hériter de l'empire et à s'appeler Néron.
          - in adoptionem alicui filium emancipare, Cic. Fin. 1, 24 : émanciper son fils en vue de son adoption par qqn.
          - filium in adoptionem dare, Liv. 45, 40, 7 ; 45, 41, 12 : donner son fils en adoption.
          - adoptio in Domitium festinatur, Tac. An. 12, 25 : on hâte l'adoption de Domitien.
          - au fig. en parl. de greffe. --- Plin. 16, 1.
          - adoptio filiorum Dei, Vulg. Rom. 8, 23 : adoption des fils de Dieu. --- ib. Gal. 4, 5; ib. Ephes. 1, 5.
          - en parl. des abeilles. --- Col. 9, 13, 9.
ădoptīvē, adv. : par adoption. --- Iren. 4, 20, 5.
ădoptīvus, a, um : adoptif, adopté, qui adopte; obtenu par la greffe.
          - adoptivus filius : fils adoptif.
          - nomen adoptivum (opp. nomen gentile), Suet. Ner. 41 : nom reçu par adoption.
          - sacra adoptiva, Cic. Dom. 35 : le culte de la famille adoptive (sacrifices de la famille dans laquelle on a été reçu par adoption).
          - adoptiva nobilitas, Ov. F. 4, 22 : noblesse acquise par adoption.
          - adoptivas arbor habebit opes, Ov. A. A. 2, 652 : l'arbre portera des fruits obtenus par greffe. --- Mart. 13, 46, 2.
ădopto, āre, āvi, ātum, tr. :
       1 - choisir, adopter, adjoindre.
          - defensorem sibi adoptare, Cic. : se choisir un défenseur.
          - adoptare sibi aliquem patronum, Cic. : choisir qqn comme son protecteur.
          - quem adoptem, Vatin. ap. Cic. Fam. 5 : à qui aurai-je recours?
          - Etruscas Turnus adoptat opes, Ov. F. 4 : Turnus s'adjoint les forces d'Etrurie.
          - se adoptare alicui ordini, Plin. : s'associer à une compagnie.
       2 - adopter (légalement).
          - adoptare aliquem sibi filium, Cic. : adopter qqn pour fils.
          - adoptare aliquem pro filio, Cic. : adopter qqn pour fils.
          - adoptare aliquem in nomen, Suet. : adopter qqn pour fils.
          - adoptare aliquem ab aliquo : adopter le fils d'un autre.
          - adoptare in regnum, Sall. : adopter pour son successeur au trône.
          - adoptare in successionem, Just. : adopter pour successeur.
          - adoptare in divitias, Plaut. : adopter pour héritier.
          - se ipse adoptaverat et de Staleno Aelium fecerat, Cic. Brut. 68 : il s'était adopté lui-même, et de Stalénus s'était fait Aélius.
       3 - au fig. associer à; adopter (par la greffe).
          - servi in bona libertatis nostrae adoptantur, Flor. 3, 20 : les esclaves sont associés aux bienfaits de notre liberté.
          - ramus ramum adoptet, Ov. : qu'une branche adopte une branche.
          - fac ramum ramus adoptet, Ov. Rem. 195 : tâche que le rameau adopte la greffe du rameau.
       4 - donner son nom à; appeler.
          - Baetis provinciam adoptat, Plin. 3 : le Bétis donne son nom à la province.
          - regis in nomen adoptant, Stat. : ils lui donnent le nom de roi.
ădoptŭlus, i, m. : fils adoptif. --- Eutych. p. 453, 33.
ădŏr, ŏris, n. : espèce de froment, épeautre. --- Hor S. 2, 6, 89 ; Serv. En. 7, 109.
          - adōris Prisc. 2, 237.
ădōrābĭlis, e : adorable. --- Apul. M. 11, 18.
ădōrātĭo, ōnis, f. : action d'adorer, adoration. --- Plin. 28, 22.
          - gr. προσκύνησις.
          - voir hors site adoratio.
ădōrātīvus, a, um : qui exprime l'idée d'adorer (en parl. des mots).
          - adorativa verba, Prisc. 18, 147 : verbes adoratifs, qui expriment l'idée d'adorer.
ădōrātŏr, ōris, m. : adorateur. --- Eccl.
adoratus :
       1 - ădōrātus, a, um : part. passé de adoro. - a - prié, imploré. - b - adoré, vénéré, salué.
          - frondes adoratae, Stat. : feuillage consacré.
          - Urbem tantum non adoratam reliquit, Flor. : il (= Annibal) s'éloigna de Rome dont il avait presque touché les portes (de Rome qu'il n'avait pas saluée).
       2 - ădōrātŭs, ūs, m. : adoration. --- Eccl.
ădordĭnātĭo, ōnis, f. : mise en ordre, disposition, arrangement. --- Iren. 5, 36, 2.
ădordĭno, āre, āvi : - tr. - 1 - disposer, dresser (un plat). --- Apic. 4, 2. - 2 - prépare, assigner. --- Tert. Scorp. 12.
          - nobis magistros adordinavit omnia utique docturos, Tert. : il nous prépara des maîtres avec mission de bien nous instruire sur tout.
ădōrĕa (ădōrĭa), ae, f. (s.-ent. donātĭo) : - 1 - récompense en blé (donnée aux soldats). - 2par ext. gloire militaire, renommée, victoire. --- Plin. 18, 24; Plaut. Amp. 193; Hor. O. 4, 4, 41.
          - adorea plena, Apul. : gloire complète.
adoreus :

       1 - ădōrĕus, a, um, de blé. --- Cato, Ag. 34, 2; Varr. R. 1, 9, 4.
          - adorea liba, Virg. En. 7, 109 : gâteaux de farine de froment
          - ădōrĕum, i, [s. ent. far], n. : blé, froment. --- Col. 2, 8, 5; Plin. 18, 191.

       2 - Adōrĕus, i, m. (s.-ent. mons) : le mont Adorée (en Galatie). --- Liv. 38, 18, 8.
ădōrĭa, ae, f. : c. adorea.
ădŏrĭo, īre, ortum : Naev. c. adorior.
ădŏrĭor, īri, ortus sum : - tr. -
          - imparf. subj. adoreretur Suet. Claud. 13 ; parf. adorsus est Gell. 9, 2, 10 -- forme active adoriant Naev. Tr. 14 -- adortus sens passif Aurel. d. Prisc. 8, 16 -- forme adorsus Gell. 9, 2, 10; Ambr. Off. 1, 35, 117, etc.
       1 - se lever pour aller vers, se diriger vers, aborder.
          - cesso hunc adoriri? Ter. Heaut. : pourquoi hésiter à l'aborder?
       2 - se lever pour aller contre, attaquer.
          - adoriri aliquem gladio, Cic. : tomber sur qqn l'épée à la main.
          - adoriri aliquem gladiis, fustibus Cic. Sest. 79, assaillir qqn avec des épées, des bâtons.
          - adoriri pagum, Caes. BG. 1, 13, 5 : attaquer un bourg.
          - adoriri navem, Cic. Verr. 5, 90 : attaquer un navire.
          - adoriri castra, Caes. BG. 5, 22, 1 : attaquer un camp.
          - adoriri aliquem a tergo, Liv. : attaquer qqn par derrière, prendre qqn en traître.
          - adoriri jurgio, Ter. Ad. : chercher querelle.
          - novissimos adoriri, Liv. 2, 59 : attaquer l'arrière-garde.
          - oppugnatio eos atrocior adorta est, Liv. 21 : un assaut plus terrible fut dirigé contre eux.
          - minis aliquem adoriri, Tac. H. 1. 31 : assaillir qqn de menaces.
          - adoriri tumultuosissime, Cic Verr. 2, 37 : diriger contre qqn une attaque à grand fracas.
          - transeuntem Apenninum adorta tempestas est, Liv. 21, 58, 3 : au passage de l'Apennin une tourmente l'assaillit.
       3 - se lever pour faire qqch, entreprendre, tenter, s'efforcer de.
          - adoriri variis criminationibus, Tac. An. 14 : diriger diverses accusations.
          - adoriri convellere, Cic. de Or 2, 205 : entreprendre (essayer) d'arracher. --- cf. Nep. Thras. 2, 5; Liv. 22, 9, 2; 24, 41, 8; 28, 3, 6, etc.
          - castra oppugnare est adortus, Liv. 2 : il entreprit de prendre le camp d'assaut.
          - hoc ipsum adoriamur, Cic. : mettons-nous à l'oeuvre.
          - urbem oppugnare adortus est, Liv. : il essaya d'emporter la place.
          - libertatis recuperandae gratia Hippiam tyrannum interficere adorsi erant, Gell. 9 : pour rendre la liberté (à leur pays), ils avaient tenté de tuer le tyran Hippias.
ădornātē, adv. : avec élégance. --- Suet. Gram. 30 (6).
ădornātus, a, um : part. passé de adorno. - 1 - équipé, préparé, muni. - 2 - orné, enrichi, rehaussé.
ădorno, āre, āvi, ātum : - tr. -
       1 - préparer, arranger, munir, équiper.
          - adornare nuptias, Plaut. : préparer une noce.
          - adornare mare classibus, Cic. : couvrir la mer de flottes.
          - naves onerarias adornare, Caes. BG. 1, 26, 1, équiper des vaisseaux de transport.
          - adornare Italiae maria praesidiis, Cic. Pomp. 35 : munir les mers d'Italie de moyens de protection.
          - adornare accusationem, Cic. Mur. 46 : préparer une accusation.
          - adornare nuptias, Ter. Eun. 673 : préparer une une noce.
          - absolt. adornare : préparer tout, tenir tout prêt. --- Plaut. Ep. 361; Rud. 129; Ter. Eun. 582.
          - adornare testium copiam, Cic. Clu. 6 : produire une foule de témoins.
          - adornare ut... : prendre des dispositions pour...
          - adorna, ut rem divinam faciam, Plaut. Rud. : prends des dispositions pour que j'offre un sacrifice.
          - adornat + inf. Plaut. : il se dispose à ...
          - tragulam in te injicere adornat, Plaut. Ep. : il se prépare à lancer sur toi un javelot.
       2 - orner, embellir, décorer; rehausser, faire valoir, vanter.
          - flaminem insigni veste et curuli regiā sellā adornavit, Liv. 1 : il revêtit le flamine d'un vêtement éblouissant et lui donna la chaise curule, celle des rois.
          - bene facta suis verbis adornant, Plin. Ep. 1 : ils font valoir par leurs discours le bien qu'ils ont fait.
          - hanc legem (s.-ent. verbis) leviter adornabit, Quint. 7 : il fera légèrement ressortir les mérites de cette loi.
          - gemmis vestem adornare, Curt. 3, 3, 13 : orner un vêtement de pierres précieuses.
          - adornare forum ad speciem magnifico ornatu, Cic. Verr. 1, 58 : décorer le forum d'ornements somptueux pour l'œil.
          - si nobilitas ac justi honores adornarent, claris imperatoribus par, Liv. 28, 42, 5 : qui serait, si des titres de noblesse et des fonctions régulières venaient le rehausser, l'égal des généraux illustres.
ădōro, āre, āvi, ātum : (Lebaigue P. 29 et P. 30) - tr. -
       1 - adresser la parole à qqn, faire une démarche publique, déposer une plainte.
          - P. Fest. 19; Serv. En. 10, 677 ; XII tab. d. Fest. 162.
          - cum gemitu populum sic adorat, Apul. M. 2, 29, 5 : tout gémissant, il s'adresse au peuple en ces termes. --- Apul. M. 3, 3, 1.
          - populum sic adorat, Apul. M. 2 : il s'adresse au peuple en ces termes.
          - si adorat furto, Tab. : s'il se plaint d'un vol.
       2 - demander avec prière, prier, conjurer, implorer.
          - adorare aliquem, Liv. : faire une demande à qqn.
          - adorare ut : prier de, prier que.
          - maneat sic semper adoro, Prop. 1, 4, 27 : je demande qu'elle reste ce qu'elle est.
       3 - adorer (les dieux...); se prosterner, faire une révérence, saluer (en signe de respect).
          - adorare prece superos, Ov. Tr. 1 : adresser une prière aux dieux.
          - adorare pacem deūm, Liv. 6, 12, 7 : implorer la bienveillance divine.
          - adorare large deos, Plin. : honorer les dieux par de riches offrandes.
      - adorati dii, ut ... Liv. 22, 17, 4 : on adressa aux dieux des prières, pour que...
          - adorare Caesarum imagines, Suet. : saluer respectueusement les images des Césars.
          - elephanti regem adorant, Plin. : les éléphants se prosternent devant le roi.
       4 - vénérer, respecter, admirer.
          - adorare Caesarem ut deum, Suet. Vit. 2 : adorer César comme un dieu.
      - adorare vulgum, Tac. H. 1, 36 : témoigner son respect à la foule.
          - adorare priscorum in inveniendo curam, Plin. : estimer profondément le zèle des anciens à faire des découvertes.
          - Ennium sicut sacros vetustate lucos adoremus, Quint. : respectons Ennius comme ces forêts que le temps a consacrées.
          - adoranda robigo, Juv. : rouille vénérable.
ădorsus, a, um : v. adorior.
ădoscŭlor, āri : - tr. - déposer un baiser sur (la main), baiser (la main). --- Dict. 2, 51.
ădoxus, a, um : sans renommée, inconnu, humble. --- Fortun. Rhet. 2, 13, p. 109, 5; Aug. Rhet. 21.
          - gr. ἄδοξος.
adpatrŭus, i, m. : oncle au 4e degré. --- Isid. 9, 6, 28.
adpertĭnĕo, ēre : - intr. - être attenant. --- Grom. 311, 22.
adpet- : v. appet-.
adpl- : v. appl-.
adposco, ĕre : - tr. - demander en plus. --- Ter. Haut. 838 ; Hor. Ep. 2, 2, 100.
adpostŭlo, āre : - tr. - demander avec instance. --- Tert. Monog. 10.
adpr-, adpu- : v. app-.
adquĭesco : v. acquiesco
adquīro : v. acquiro
adquō, adv. (ad et quo) = quoad : jusqu'à ce que. --- Afran. Com. 249 ; 278.
adrachlē, ēs, f. : forme douteuse pour andrachle.
          - gr. ἀδράχλη.
adrādo, ĕre, rāsi, rāsum : - tr. -
       1 - tondre, raser. --- Hor. Ep. 1, 7, 50; Sen. Ep. 114, 21.
       2 - rogner, tondre des rejetons. --- Col. 5, 11, 17. 
       3 - trancher, tailler. --- Plin. Ep. 2, 12, 1.
Adrămyttēŏs, i, f. (Adrămyttēum, i, n.) : Adramytte [ville de Mysie]. --- Liv. 37, 19, 7 ; Plin. 5, 122.
          - gr. Ἀδραμύττειον.
          - Adrămyttēnus, a, um : d'Adramytte. --- Cic. Flacc. 31 ; Br. 316.
Adrana, ae, f. : l'Adrana (fleuve de Germanie). --- Tac. An. 1, 56.
Adranum, i, n. : Adranum (ville de Sicile). --- Sil. 14, 250.
adrarrhiza, ae, f. : aristoloche. --- Apul. Herb. 19.
Adrastēa (Adrastīa), ae, f. : - 1 - Adrastée (autre nom de Némésis, dont Adraste institua le culte). --- Virg. Cir. 239; Apul. Mund. p. 75; Amm. 14, 11. - 2 - Adrastée (ville de Mysie). --- Plin. 5, 141; Just. 11, 6, 10.
          - gr. Ἀδράστεια.
Adrastēus, a, um : v. Adrastus.
Adrastis, ĭdis (acc. -ida), f. : l'Adrastide [Argie, fille d'Adraste]. --- Stat. Th. 12, 678.
Adrastus, i, m. : Adraste [roi d'Argos, beau-père de Tydée et de Polynice]. --- Virg. En. 6, 480; Ov. F. 6, 433.
          - gr. Ἄδραστος.
          - Adrastēus, a, um : d'Adraste. --- Stat. S. 2, 2, 52.
          - gr. Ἀδράστειος.
          - voir hors site : Adraste.
adrāsus, a, um : part. passé de adrado.
adrectārĭus, a, um [ad + rego] : dirigé droit verticalement, perpendiculaire. --- Vitr. 2, 8, 20.
adrectus (arrectus), a, um :
       1 - part. passé de adrigo.
        2 - adjt. dressé, escarpé; excité, animé, attentif.
          - pleraque Alpium ab Italia adrectiora sunt, Liv. 21, 35, 11 : la plus grande partie des Alpes du côté de l'Italie sont plus escarpées.
          - laudum adrecta cupido, Virg. En. 5, 138 : le désir impatient des louanges.
          - spes adrectae juvenum, Virg. G. 3, 105 : les espoirs impatients des jeunes gens.
          - arrectae aures : oreilles dressées, attentives.
adrēmĭgo (arrēmĭgo), āre, āvi : - intr. - s'approcher à la rame, ramer vers. ramer vers [avec dat.]. --- Flor. 1,18, 4 ; 3, 7, 3.
adrēpo (arrēpo), ĕre, repsi : - intr. -
       1 - ramper vers, se glisser vers.
          - adrepere ad aliquid, ad aliquem : ramper vers qqch, vers qqn. --- Varr. R. 3, 7, 2 ; Plin. 35, 98, etc.
       2 - au fig. se glisser, s'insinuer.
          - ad amicitiam alicujus adrepere, Cic. Verr. 3, 158 : se glisser (s’insinuer) dans l’amitié de qqn.
          - animis muliercularum adrepere, Tac. An. 3, 50 : se glisser dans les bonnes grâces des femmelettes.
          - in spem (hereditatis) adrepe, Hor. S. 2, 5, 48 : insinue-toi en vue de l'héritage.
          - occultis libellis saevitiae principis adrepit, Tac. An. 1, 74 : par des mémoires secrets il trouve accès insensiblement auprès des dispositions cruelles du prince.
adreptans, antis : part. prés. de adrepto, inusité : qui rampe.
adreptīcĭus (arreptīcĭus), a, um : saisi, possédé [du démon]. --- Aug. Civ. 2, 4, etc.
adreptīvus (arreptīvus), a, um : en délire. --- Itala Ps. Hier. Psalm. 33 [Migne 26, 919].
Ādrĭa... : voir Hadria.
Ādrĭăcus, a, um : voir Hadria.
Adrianopolis, is, f. : Adrianopolis (ville de Thrace).
Ādrĭānus : voir Hadria.
Ādrĭātĭcus : voir Hadria.
adrīdĕo, (arrīdĕo), ĕre, rīsi, rīsum : - intr. avec dat. -
       1rire à (en réponse à).
          - ridentibus adridere, Hor. P. 101 : répondre au rire par son rire. --- cf. Sen. Clem. 2, 6, 4.
          - absol. cum risi, adrides, Ov. M. 3, 459 : tu ris si je ris. --- Tac. Or. 42Vulg. Dan. 14, 6.
        2 - sourire (par amitié, par approbation ou par moquerie).
          - adridere alicui : sourire à qqn. --- Ter. Eun. 250; Ad. 864; Liv. 41, 20, 3; Hor. A. P. 101; Ter. Ad. 5, 4, 10.
          - avec acc. video quid adriseris, Cic. Nat. 1, 28, 79: je vois à propos de quoi tu souris. --- Piso d. Gell. 6, 9 fin.; Val. Cato Dir. 108.
          - omnibus adridere : sourire à tout le monde ou rire de tout le monde.
          - omnibus adrides, dicteria dicis in omnis, Mart. 6, 455 : tu ris au nez de tout le monde, tu lances des brocards à chacun.
        3 - sourire, plaire, être favorable.
          - inhibere illud tuum, quod valde mihi adriserat, vehementer displicet, Cic. Att. 13, 21, 3 : ton mot inhibere, qui m'avait d'abord souri beaucoup, me déplaît vivement.
          - si arriserit pretium, Plin. Ep. 1, 24 : si le prix lui convient.
          - praesertim cum tempestas adridet, Lucr. 2, 32 : surtout quand le temps sourit.
adrigo :

        1 - adrĭgo, (arrĭgo), āre : - tr. - arroser. --- Col. Arb. 8, 5.

       2 - adrĭgo (arrĭgo), ĕre, rexi, rectum [ad + rego] : - tr. -
       amettre droit, dresser.
          - adrectis in hastis, Virg. En. 9, 465 : sur des piques dressées.
          - adrectis cervicibus, Virg. En. 11, 496 : avec la tête dressée.
          - comas adrigere, Virg. En. 10, 725 : hérisser sa crinière.
          - adrigere aures : dresser les oreilles [l'oreille]. --- Ter. And. 933; Virg. En. 1, 152.
       b - relever, exciter.
          - adrigere animos : exciter les esprits]. --- Sall. C. 39, 3; J. 84, 4, etc.
          - poét. his animum adrecti dictis, Virg. En. 1, 579 : ayant l'âme réconfortée par ces paroles.
          - adrecti ad bellandum animi sunt, Liv. 8, 37, 2 : les cœurs furent soulevés d'une ardeur belliqueuse.
          - adrecta omni civitate quanta fides amicis Germanici (futura esset), Tac. An. 3, 11 : toute la cité était dans l'attente de savoir quelle serait la fidélité des amis de Germanicus.
adrĭpĭo (arrĭpĭo), ĕre, rĭpŭi, reptum : - tr. -
        1tirer à soi, saisir.
          - adripere telum, Cic. Verr. 4, 95 : saisir une arme.
          - quidquid obvium erat, arripiunt, Curt. 4, 15 : ils se saisissent de tout ce qu'ils rencontrent.
          - adripere vexillum, Liv. 25, 14, 4 : saisir l'étendard.
          - adripere medium aliquem : saisir qqn par le milieu du corps (par la ceinture). --- Ter. Ad. 316; Liv. 1, 48, 3.
          - arrepta manu, Hor. S. 1, 9, 4 : m'ayant pris la main.
        2entraîner (vivement).
          - adrepta est familia, Cic. Sull. 54 : on a ramassé (entraîné) vivement une troupe de gladiateurs.
          - cohortes adreptas in urbem inducit, Liv. 34, 20, 8 : ayant entraîné vivement les cohortes, il les introduit dans la ville.
          - adreptis navibus, Tac. H. 1, 41 : s'étant saisi de navires.
        3assaillir.
          - proinde adriperent integri fessos, Tac. H. 4, 17 : qu'ils assaillent donc, pendant qu'ils ont leurs forces fraîches, des ennemis fatigués.
          - hanc adripe velis, Virg. En. 3, 477 : saisis (aborde) cette terre [d'Ausonie] à la voile.
        4saisir, arrêter.
          - adripi unum insignem ducem seditionum jussit, Liv. 2, 27, 12 : il fit saisir (arrêter) un meneur notable des révoltes. --- cf. 3, 13, 4 ; 3, 49, 2, etc.
        5traîner devant les tribunaux.
          - Cic. Planc. 54.
          - abeuntes magistratu tribunus plebis adripuit, Liv. 2, 54, 2 : au moment où ils sortaient de charge, un tribun de la plèbe les mit en accusation.
          - luxuriam et Nomentanum arripe mecum, Hor. S. 2, 3, 224 : attaque avec moi (dans tes écrits) la luxure et Nomentanus.
        6fig. saisir brusquement (avidement).
          - haec (praecepta) adripuit, Cic. Mur. 62 : voilà les préceptes dont il s'empara.
          - quod iste adripuit, Cic. de Or. 2, 89 : lui, saisit avec empressement ce conseil.
          - adripere maledictum ex trivio, Cic. Mur. 13 : ramasser une injure dans les carrefours.
          - primam quamque occasionem adripere, Liv. 35, 12, 17 : saisir vite la première occasion venue.
          - quod ipse celeriter adripuit, id cum tarde percipi videt, discruciatur, Cic. Com. 31 : ce qu'il a saisi lui-même rapidement, quand il le voit assimiler lentement par l'élève, il est au supplice.
          - non mediocri cupiditate adripuit imperium, Cic. Lig. 3 : il ne mit pas un médiocre empressement à se saisir du commandement.
          - qui cognomen sibi ex Æliorum imaginibus adripuit, Cic. Sest. 69 : celui qui s'est approprié un surnom dérobé aux ancêtres des Ælius.
adrīsĭo (arrīsĭo), ōnis, f. : sourire d'approbation, sourire approbatif. --- Her. 1, 10.
adrīsŏr, (arrīsŏr), ōris, m. : qui sourit en approbation. --- Sen. Ep. 27, 7.
adrōdo, (arrōdo), ĕre, rōsi, rōsum : - tr. - ronger autour, ronger, entamer avec les dents. --- Liv. 30, 2, 9; Plin. 8, 22, etc.
          - ut illa nitedula rem publicam conaretur adrodere, Cic. Sest. 33, 72 : pour que ce mulot entreprît de grignoter la république.
adrŏgans (arrŏgans), antis, part. prés, pris adjt. : arrogant.
          - adrŏgantior. --- Cic. Div. 2, 30 ; Quint. 12, 3, 12; adrŏgantissimus. --- Quint. Decl. 8, 9 ; Macr. S. 1, 11, 13.
          - homo adrogans, Cic. Verr. 1, 10 ; de Or. 2, 364, etc. : personnage arrogant.
          - adrogans in praeripiendo populi beneficio, Caes. BC. 3, 1, 5 : [se montrer présomptueux] en anticipant (pour ses partisans) sur la faveur [ou les faveurs] du peuple.
          - verbum adrogans, Cic. Br. 30 : parole arrogante.
          - adrogans minoribus, Tac. An. 11, 21 : arrogant envers les inférieurs.
          - adrogans est + inf. : c'est faire preuve d'arrogance de... --- Plin. Ep. 9, 31, 2.
          - adrogantis est apud vos dicere, Cic. Agr. 2, 2 : c'est le fait d'un homme arrogant que de parler devant vous. --- cf. Off. 1, 99.
adrŏgantĕr (arrŏgantĕr) : avec arrogance. --- Cic. Off. 1, 2, etc.  
          - arrŏgantius. --- Cic. Mur. 78 ; Phil. 12, 21, etc. ; arrŏgantissime. --- décad.
          - facere arroganter, Caes. BG. 1, 40, 10 : agir avec présomption.
adrŏgantĭa (arrŏgantĭa), ae, f. : arrogance, présomption.
          - suum codicem testis loco recitare adrogantiae est, Cic. Com. 5 : donner lecture de son propre registre en guise de témoignage, c'est une preuve d'arrogance.
          - tantos sibi spiritus, tantam adrogantiam sumpserat, ut... Caes. BG. 1, 33, 5 : il avait conçu un tel orgueil, une telle présomption que...
          - adrogantiā uti, Caes. BG. 1, 46, 4 : se montrer arrogant.
          - adfirmandi adrogantia, Cic. Off. 2, 8 : la présomption qui consiste à affirmer.
adrŏgātĭo (arrŏgātĭo), ōnis, f. : arrogation, adoption d'une personne sui juris, c.-à-d. qui n'est pas sous la puissance paternelle. --- Gell. 5, 19, 8.
adrŏgātŏr (arrŏgātŏ), ōris, m. : qui adopte. --- Dig.
adrŏgātus (arrŏgātus), a, um : part. de adrogo.
adrŏgo (arrogo), āvī, ātum, āre : - tr. -
        1faire venir à soi, s'approprier, s'arroger.
          - (sapientiam) sibi ipsum detrahere, eis tribuere qui eam sibi adrogant, Cic. Br. 292 : se refuser à soi-même la sagesse et l'attribuer à ceux qui se l'arrogent.
          - quo minus sibi adrogent minusque vos despiciant, Cic. Verr. 4, 26 : pour qu'ils s'en fassent moins accroire et vous dédaignent moins.
          - sibi aliquid derogare, aliquid adrogare, Cic. Amer. 89 : s'enlever qqch, s'ajouter qqch (diminuer son mérite, le surfaire).
          - quod ex aliena virtute sibi adrogant, Sall. J. 85, 25 : ce qu'ils s'approprient en le dérobant au mérite d'autrui.
     &nb